SFSIC-Infos

AAC - Développement territorial, patrimoine et tourisme en zones fragiles et menacées : entre dynamiques économiques, démocratie participative et communication


Laboratoire Économie et sociétés rurales

équipe d’accueil 3476 – communication, culture, art, société

Colloque International

Développement territorial, patrimoine et tourisme en zones fragiles et menacées : entre dynamiques économiques, démocratie participative et communication 

Djerba – Tunisie
14-15-16 novembre 2012
Appel à communication


1.    Cadre général

La thématique de ce colloque international s’inscrit dans la problématique du développement local durable de différents territoires du bassin méditerranéen, appelés à faire face aux défis engendrés par de multiples changements (environnementaux et notamment climatiques, socio-économiques, politiques). Ceux-ci s’accompagnent aussi d’une transition démocratique fondée sur une participation citoyenne aux niveaux local, national et international. Ces défis pèsent d’une manière spécifique sur les conditions de vie et de production de populations vivant dans des zones déjà fragilisées et menacées, et qui ont su pendant longtemps maintenir un équilibre et entretenir une dynamique de développement, en dépit de leurs nombreuses contraintes. Dans ce contexte, l’accent sera mis sur les enjeux de développement territorial de zones connaissant des dynamiques de transition fortes sur le plan :
social (modes de gouvernance et représentation, transformation des structures institutionnelles) ;
économique (mutation des systèmes productifs et des règles économiques) ;
environnemental (évolution des écosystèmes sous l’effet naturel et/ou anthropique, régulation ou essor des activités touristiques) ;
communicationnel (échange et valeur de l’information, rôle et influence des médias, notamment à l’ère numérique).

Ce faisant, on interrogera le rôle des pouvoirs publics, des acteurs intéressés par le développement territorial, des professionnels du secteur touristique, mais également les populations locales et les « publics » du tourisme. Tous, à des degrés divers, vont intervenir dans la conception, la mise en œuvre et l’adoption de stratégies de développement et de valorisation (patrimoine naturel, matériel et immatériel, tourisme…) en mobilisant différentes formes de communication (publique, politique, interculturelle, événementielle et/ou de crise) qui se déploient localement dans des techniques de marketing territorial, et/ou au niveau national ou international, dans de grands plans de lutte ou programmes de développement.

2.    Objectifs du colloque

Ce colloque s’inscrit dans le programme franco-maghrébin et interdisciplinaire « Langages, objets, territoires et hospitalités » (LOTH) qui regroupe des chercheurs en sciences humaines et sociales (sciences de l’information et de la communication, économie et histoire), et a un double objectif :
présenter et échanger les résultats des travaux scientifiques et des expériences de différents acteurs (chercheurs, acteurs de développement, ONG, agences de coopération, professionnels de communication et du secteur touristique, etc.) ;
comprendre et analyser les dynamiques – à la fois économiques et communicationnelles – indispensables à ces zones fragiles et menacées, afin de dégager des orientations pour un partenariat plus efficace entre les acteurs privés et publics d’un développement territorial.

3.    Trois thématiques

Axe 1: Information/communication, publics et territoires

Il s’agit de sérier et d’analyser les liens entre communication et développement territorial dans la préservation et la valorisation de différents patrimoines et/ou l’essor du tourisme en zones fragiles et menacées, tout en cherchant à évaluer l’efficacité des actions et des systèmes d’information mis en place, et à interroger leur utilité pour favoriser la participation citoyenne. Ceci implique trois directions :

- Territoires « fragiles » et « menacés » au miroir de la communication

Communiquer sur un territoire suppose de le considérer dans ses particularités  géographiques, climatiques, culturelles, socio-économiques et humaines. Saisir les spécificités et les contextes de ces zones est donc un préalable indispensable à la mise en œuvre d'une communication publique et territoriale adaptée. Elles permettront de comprendre quel rôle joue cette communication dans la construction et la représentation de ces zones ; d’analyser les stratégies adoptées pour les promouvoir et pour soutenir des actions de valorisation et de préservation des patrimoines en leur sein ; de saisir comment circulent les connaissances et les savoirs stratégiques sur leur développement et quels sont les dispositifs de mutualisation et de qualification de l’information mis en place.

- Acteurs, populations et publics : vers une démocratie participative ?

Divers acteurs, privés et publics, sont impliqués dans la dynamique du développement territorial et touristique. De multiples actions sont ainsi menées, traduisant des choix politiques, économiques et sociaux. À partir de là, se pose la question de l’équilibre à trouver et à reconstruire entre volonté politique et aspirations de la population locale. Comment, dans une démarche participative et partenariale, s’articulent les interactions entre les décideurs politiques et les acteurs du terrain ? Comment in fine instaurer, sur la base de la concertation, un débat participatif autour de projets et programmes en cours.

- Position du chercheur et choix méthodologiques

Toute recherche pose la question de l’accès au terrain, couplée à celle du choix de la technique de recueil des données. On souhaite interroger la position du chercheur et ses choix méthodologiques en fonction des particularités de ces zones, des terrains spécifiques et de leurs populations et/ou des institutions locales avec lesquelles il doit construire une relation de confiance, adapter ses techniques d’enquêtes et penser la restitution des résultats et la circulation des connaissances produites.

Axe 2 : Tourisme, patrimoine et marketing territorial

Cet axe articulera des problématiques relatives à la relation entre patrimoine et tourisme, dans une perspective de mise en valeur et de promotion territoriale par la communication. En effet, le patrimoine joue un rôle dans la reconnaissance, la visibilité du territoire et dans l'appropriation de celui-ci par ses habitants. Vecteur d'identité et de cohésion, il est aussi devenu un facteur de production de richesses. Ainsi les enjeux de sa valorisation sont-ils nombreux et stratégiques, tant pour l’économie que pour la dimension socioculturelle du territoire. Aussi, le développement local des territoires – à travers la mise en place d'une dynamique touristique fondée sur la valorisation et la préservation du patrimoine – constitue-t-il, de nos jours, une des stratégies marketing les plus plébiscitées, dont les effets peuvent être analysés en trois points.

- La valorisation du patrimoine : dimension touristique et marketing territorial

Les territoires qui s’imposent avec le plus de dynamisme sont ceux qui ont su intégrer le patrimoine comme levier, au cœur même de leur stratégie de développement touristique. Se pose toutefois le problème de « la détérioration du patrimoine » par la fréquentation touristique sur des sites devenus accessibles et qu’il faut rentabiliser économiquement. Le rôle des décideurs politiques, des acteurs économiques et de la population dans ce processus sera déterminant pour définir ce que les uns et les autres entendent par valorisation, surtout quand les actions proposées relèvent d’un « écotourisme ».

- Rôle du marketing territorial dans la préservation du patrimoine

Si le marketing territorial est devenu une priorité dans la valorisation des territoires, il doit aussi, dans ces zones, se coupler à une réflexion stratégique autour des actions de préservation. Nous tenterons de sérier les outils et les moyens à mettre en place, afin de préserver les patrimoines naturel, matériel et immatériel. Quelles stratégies communicationnelles adopter et comment les évaluer dans un contexte de développement d’activités professionnelles (tourisme, échanges commerciaux…) non destructives ?

- Le patrimoine face aux défis et risques du tourisme

La relation entre patrimoine et tourisme s’inscrit dans une dynamique générant des opportunités de valorisation économique et culturelle, tout en posant de grands défis. Comment penser un processus de patrimonialisation couplant valorisation, préservation et participation citoyenne au regard de certains risques (non adéquation entre la formation des professionnels et les besoins, protection des sites, produits touristiques inadaptés ou génériques…), tout en amenant à réfléchir sur l’authenticité des biens patrimoniaux, ainsi que sur leur force symbolique et culturelle ?

Axe 3 : Tourisme, TIC et constructions identitaires dans l’espace méditerranéen

Dans les zones fragiles et menacées, les questions liées aux transformations des liens sociaux et des identités, couplées à celles de l’appropriation des technologies numériques, s’imposent pour saisir les nouvelles manières de communiquer et de penser certaines fractures, notamment entre le milieu rural/agricole et urbain, entre régions côtières et internes. Considérer les TIC en tant qu’outil permettant de valoriser autrement les territoires en zones fragiles de la Méditerranée nous amène à étudier trois dimensions.

- L’usage des nouveaux outils de communication à l’ère des TIC

Il s’agit d’étudier les usages sociaux des TIC face aux nouvelles manières de communiquer, d’être en société. Comment les diverses sociétés méditerranéennes construisent-elles, différemment ou semblablement, leur relation à l’Autre via les TIC ? Comment les outils de l'e-participation – sites internet, blogs, forums – ou encore les supports multimédias se développent-ils comme nouveaux « canaux » de la communication publique territoriale et touristique, tout en favorisant la construction d’une « citoyenneté électronique » ?  

- Les causes et conséquences de « la fracture communicationnelle » en Méditerranée

La fracture communicationnelle, touchant à la fois les domaines politique, économique, scientifique et socioculturel, est souvent affichée comme source d’inégalités en matière de développement. Il faut donc en déterminer les formes et mesurer les conséquences éventuelles dans des zones particulièrement affectées par l’existence de disparités entre différentes catégories sociales : milieu urbain / milieu rural ; centre / périphérie.

- Conceptions et usages TIC appliquées au secteur touristique

Les enjeux d’une participation citoyenne ne se pensent plus sans référence aux systèmes numériques d’information et de communication. Lorsque celle-ci doit également servir un développement touristique, il est utile de sérier les interactions entre les usagers visiteurs, expatriés ou habitants, entre professionnels du secteur touristique et du patrimoine, et public cible. C’est ici qu’une analyse des impacts des outils du Web 2.0 et des réseaux sociaux sur les stratégies de communication internet du secteur touristique dans ces zones prend tout son sens, et plus généralement avec elle, quelles transversalités peut-on observer entre les usages et l’appropriation des TIC dans les pays du Maghreb ?

4.    Propositions de communications et organisation du colloque

Les personnes désirant présenter une communication sont priées d’envoyer par courriel à l’adresse suivante (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) au plus tard le 15 février 2012 un résumé de 2500 signes en français ou en anglais.

Le résumé doit être accompagné du titre, cinq mots-clés et 3 à 5 références bibliographiques, choix de l’axe thématique, du nom des auteurs, leur fonction et rattachement institutionnel, ainsi que leurs coordonnées complètes (mail, tél, fax et adresse postale).

Les auteurs, dont les résumés auront été retenus par le comité scientifique, seront appelés à soumettre le texte intégral de leur communication dans un délai de trois mois.  


5.    Calendrier

  • 2 janvier 2012 : date limite d’envoi des résumés dans un fichier format Word (.doc) portant le nom de l’auteur.

  • Janvier-février 2012 : examen des résumés par le comité scientifique.

  • 5 mars 2012 : annonce des contributions retenues et publication du programme du colloque.

  • 4 juin 2012 : date limite d’envoi des textes définitifs (35 000 signes espaces compris)  et des fiches d’inscription (les frais d’inscription comprenant les repas de midi et les actes du colloque).

  • 6 août 2012 : retour aux auteurs des remarques du comité scientifique.

  • 3 septembre 2012 : retours du comité scientifique aux contributeurs définitivement retenus pour les actes et publication du programme définitif du colloque.

  • 14, 15 et 16 novembre 2012 : tenue du colloque à Djerba.

6.    Comités scientifique et d’organisation

Coordination scientifique du colloque : Houcine Khatteli, Mongi Sghaier et Vincent Meyer

Composition du comité scientifique :

Ali Abaab (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit)
Abdellatif Ait Heda (Université Ibn Zohr, Maroc)
Philippe Bachimon, (Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, France)
Nabil Ben Khatra (Observatoire du Sahara et du Sahel, Tunisie)
Leila Benlatrache (Université Mentouri Constantine, Algérie)
Françoise Bernard (Université de Provence, France)
Azzedine Bouderbane (Université Mentouri Constantine, Algérie)
Driss Boumeggouti (Université Toulouse 2, France)
Larbi Chouikha (Université de la Manouba, Tunisie)
Jamil Dakhlia (Université de Lorraine, France)
Pierre-Noël Denieuil (Institut de recherche sur le Maghreb contemporain, Tunisie)
Pierre Dérioz (Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, France)
Michel Durampart (Université du Sud Toulon Var, France)
Mouna El Gaied (Université de Lorraine, France)
Mohamed Elloumi (Institut national de recherche agronomique, Tunisie)
Michèle Gellereau, (Université Lille 3, France)
Wahid Gdoura (Université de la Manouba, Tunisie)
Gino Gramaccia (Université Bordeaux 1, France)
Nozha Ibn Lkhayat (Ecole des sciences de l’information, Rabat, Maroc)
Habib Kazdaghli (Université de la Manouba, Tunisie)
Alain Kiyindou (Université Bordeaux 3, France)
Maud Loireau (Institut de recherche pour le développement, France)
Catherine Loneux (Université Rennes 2, France)
Pierre Morelli (Université de Lorraine, France)
Sihem Najjar (Institut de recherche sur le Maghreb contemporain, Tunisie)
Mohamed Nawar (Université du Caire, Égypte)
Gabriela Tigu (Académie des études économiques, Bucarest, Roumanie)

Composition du comité d’organisation :

Med Ali Ben Abed (Institut des régions arides, Tunisie)
Pierre Morelli (Université de Lorraine, France)
Mohamed Jaouad (Institut des régions arides,Tunisie)
Sarra Belhassine (ISBA de Nabeul, Tunisie)
Balkis Mzioudet (Université de Lorraine, France)
Nozha Smati (Université Lille 3, France)
Hayat Zerouali (Ecole des sciences de l’information, Rabat)
Amor Tbib (Institut des régions arides Tunisie)
Abdel Majid Mokh (Institut des régions arides, Tunisie)
Mohamed Haddad (Université de Lorraine, France)
Fraej Zamit (Université de Lorraine, France)

Parution - Hypermédias et pratiques numériques

Parution

Hypermédias et pratiques numériques
H2PTM’11
Imad Saleh, Luc Massou, Sylvie Leleu-Merviel, Yves Jeanneret, Nasreddine Bouhai, Pierre Morelli (Eds.)
Paris, Hermès-Lavoisier, 372 pages

Au carrefour des sciences de l’information et de la communication, de l’informatique, de la sémiotique, de l’art et des sciences cognitives, la onzième édition de la conférence H2PTM présente un panorama des derniers avancements de la recherche et du développement des hypertextes et hypermédias. H2PTM’11 répond aux multiples défis posés par le développement actuel des technologies numériques et de leurs usages : applications décentralisées ou collaboratives, web intelligent, réseaux virtuels, documents numériques, jeux numériques, publication en ligne. Cet ouvrage analyse l’évolution actuelle des hypermédias en faisant appel à différentes approches, parfois en interaction : questions techniques (développement des applications nomades et composites, environnements virtuels ambiants), sociales (hypertextualisation des pratiques communicationnelles, nouvelles sociabilités), informationnelles (écritures collaboratives et hypertextuelles, recherche d’information via le web social ou participatif, indexation collaborative), et culturelles (mutations du jeu numérique, esthétique des interfaces web ou 3D, interculturalité).

Cet ouvrage regroupe l’ensemble des communications de la onzième conférence internationale Hypermédias et pratiques numériques qui a eu lieu les 12/13/14 octobre 2011 à l’université Paul Verlaine-Metz.

Imad Saleh est Professeur au laboratoire Paragraphe, université Paris 8, France
Luc Massou est Maître de conférences au Centre de recherche sur les médiations (CREM), université Paul Verlaine-Metz, France
Sylvie Leleu-Merviel est Professeur au laboratoire DeVisU, université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis, France
Yves Jeanneret est Professeur au Groupe de recherches interdisciplinaires sur les processus d’information et de communication (GRIPIC), CELSA Paris-Sorbonne, France
Nasreddine Bouhai est Maître de conférences au laboratoire Paragraphe, université Paris 8, France
Pierre Morelli est Maître de conférences au Centre de recherche sur les médiations (CREM), université Paul Verlaine-Metz, France

AAA - Les visiteurs photographes

Appel à contributions ouvrage collectif La Documentation Française - Collection "Musées-Monde"

"Les visiteurs photographes. Un outil pour penser le musée"
Coordonné par Serge Chaumier, Anne Krebs et Mélanie Roustan

Les visiteurs photographes posent une série de questions aux chercheurs en cela qu’ils interrogent l’institution du musée dans ses choix, ses orientations et dans son rapport à la société. L’autorisation ou l’interdiction faite aux publics de photographier ne relève pas seulement du juridique ou de la conservation préventive. Une philosophie du muséal s’y exprime dès lors que la photographie peut être un instrument de partage et d’appropriation, c’est-à-dire de médiation entre des oeuvres, ceux qui en assurent la protection et l’exposition, et ceux qui les découvrent lors d’une visite. Interdire ou favoriser la prise de vue, ce n’est alors pas seulement une mesure de simple gestion.
Les nouvelles technologies ont bouleversé les usages de la photographie : tout à la fois la production des clichés (numérique, miniaturisation, smartphones), leurs appropriations et leurs diffusions (internet et ses espaces coopératifs et participatifs). Dans le même temps, la photographie a gagné ses lettres de noblesse comme discipline artistique et envahit les cimaises des musées, mais elle serait mise en cause par ceux-ci comme pratique populaire, cet art moyen qui conduit le visiteur à produire ses propres représentations.
Il est alors paradoxal de voir certains musées inviter le visiteur à mettre en ligne ses clichés (muséum de Toulouse, musée des beaux-arts de Montréal avec l’exposition Imagine…) ou à constituer son exposition virtuelle en ligne à partir de ses propres photographies (Musetrek, expérimenté au Louvre), quand d’autres institutions, à l’inverse, interdisent la prise de photographie par leurs visiteurs, comme le musée d’Orsay. Il y a derrière le geste anodin de la prise de vue des démarches singulières que le musée peut accompagner pour s’y révéler comme un opérateur de mise en culture. Ce sont ces questions que cet ouvrage invite à explorer, par une approche interdisciplinaire et empirique.
Au-delà d’une certaine actualité du thème, incarnée par les hésitations institutionnelles autour du choix d’interdire ou d’autoriser la photographie dans les musées (musée du Louvre, plus récemment, musée du Quai Branly qui ont tous deux opté pour l’autorisation de photographier les oeuvres dans leurs collections permanentes), cet ouvrage, à vocation interdisciplinaire, se propose d’offrir des perspectives au débat : d’une part en confrontant l’analyse des logiques des usagers à celle des discours et pratiques professionnelles des établissements (conservation préventive, conditions de travail, gestion des flux…), d’autre part, en apportant une épaisseur historique, sociologique, scientifique et juridique à la question.

Axes thématiques :

1) Pratiques photographiques in situ, usages des clichés a posteriori
Impact sur le regard porté aux oeuvres, l’expérience de visite et son appropriation
Techniques du corps / sociabilités / dématérialisation / mémoire / représentation du patrimoine/ médiation / nouvelles technologies / espaces participatifs

2) Dynamiques organisationnelles et institutionnelles
Généalogie et légitimité de la pratique photographique au musée, usage profane et usage savant
Hiérarchies / statuts / professionnels / amateurs / touristes / histoire de l’interdiction / production de la norme

3) Production des normes
Enjeux juridiques de la production et de la diffusion de représentations personnalisées du « bien commun »
Propriété intellectuelle / propriété du patrimoine / droits d’auteur /droits de diffusion / image / espace public

Disciplines concernées :
Muséologie, ethnologie, sociologie, anthropologie, histoire, droit, sciences de gestion, sciences de l’information et de la communication, philosophie, histoire de l’art, conservation…

Calendrier :
Les propositions de contribution (résumé d’une demi-page + présentation de l’auteur) sont à envoyer avant le 15 février 2012 aux trois coordinateurs du projet :
Serge CHAUMIER, professeur à l’Université d’Artois
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Anne KREBS, chef du service Études et recherche au Musée du Louvre
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Mélanie ROUSTAN, chercheur associé au Centre de recherche sur les liens sociaux
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Emploi - Post-doc Communication politique

CONTRAT POST-DOCTORAL EN COMMUNICATION POLITIQUE
Basé à l’IRENEE, Université Nancy 2

(Université de Lorraine au 1er janvier 2012)


Un poste de chercheur-e post-doctorant-e est à pourvoir au sein de l’équipe de recherche IRENEE à Nancy. Il s’agit d’un contrat de 9 mois renouvelable (1er février 2012– 30 oct 2012, renouvelable jusqu’à juillet 2013). Les candidat-e-s doivent être titulaires d’un doctorat en sciences sociales, de préférence en science politique, sciences de l’information et de la communication ou sociologie. La rémunération mensuelle est de 1800 euros net (temps plein). Ce poste est compatible avec des vacations d’enseignement. Le cas échant, les frais de transport entre le lieu de résidence du-de la chercheur-e post-doctoral-e et la résidence administrative ne pourront pas être pris en charge.

Présentation du projet :
Le poste est associé au projet de recherche comparatif franco-québécois « enpolitique.com » financé par l’ANR (1er janvier 2012 – 31 décembre 2014) et mené conjointement en France par l’IRENEE-Nancy (F. Greffet), le CEDITEC-Paris Est Créteil (S. Wojcik) et GERIICO-Lille 3 (G. Blanchard), ainsi qu’au Québec par le GRCP-Université Laval (Th. Giasson et F. Bastien) et l’Université du Québec à Trois-Rivières (M. Ladoucette). Ce projet porte sur les stratégies web mises en oeuvre par les partis politiques et les candidats lors des campagnes présidentielle et législatives françaises 2012 et la campagne législative québécoise 2012 ; ces stratégies web seront confrontées aux usages, perceptions et pratiques qu’ont les internautes des dispositifs de campagne en ligne. Plusieurs méthodes seront mobilisées pour cette étude : analyse de contenus et de réseaux, entretiens semi-directifs, entretiens de groupes, questionnaires en ligne.

Missions du-de la chercheur-e post-doctoral-e :
- Veille (principalement numérique) sur les campagnes présidentielle et législatives françaises en ligne 2012 ;
- Veille sur la littérature académique francophone et anglophone dans le domaine des campagnes électorales en ligne ;
- Assistance à la conception des stratégies d’échantillonnage et des outils quantitatifs et qualitatifs d’analyse des corpus web (sites, blogs, réseaux sociaux des partis et des candidats), en collaboration avec les chercheurs des équipes française et québécoise ;
- Analyses de ces corpus web (réalisation de fichiers comparatifs, exploitation statistique) selon les stratégies définies dans le projet ;
- Si nécessaire, réalisation d’archivage de corpus web ;
- Assistance à la conception des guides d’entretiens et co-réalisation des entretiens (individuels et de groupes) en collaboration avec les chercheurs de l’équipe française ;
- Assistance à la conception des questionnaires et passation de ces questionnaires, en collaboration avec les chercheurs des équipes française et québécoise ;
- Exploitation des données recueillies en France et au Québec ; coordination avec les chercheurs doctorants et post-doctorants au Québec ;
- Participation à des opérations de valorisation du projet et à des publications issues du projet, avec les chercheurs des équipes française et québécoise ;
- Assistance à l’organisation des réunions du projet, participation active aux réunions de recherche, participation à la gestion des relations avec les autres intervenants du projet et éventuellement avec les prestataires externes du projet.

Profil :
Le projet s’appuiera sur un-e chercheur-e post-doctoral-e impliqué-e dans le volet empirique de la recherche, en France, mais aussi dans sa valorisation.
Le-la candidat-e doit être titulaire d’un doctorat dans l’une des disciplines des sciences sociales, de préférence science politique, sciences de l’information et de la communication ou sociologie. Idéalement, ses recherches porteront sur la communication politique et/ou la communication web et il-elle aura une bonne connaissance de la littérature du domaine. Il-elle devra maîtriser les méthodes quantitatives et qualitatives en sciences sociales (entretien semi-directif de recherche, analyse de contenu et un niveau basique en statistiques multivariées). Il-elle fera preuve d’autonomie dans son travail.
Compte tenu du projet, une parfaite maîtrise de la langue française est exigée. La connaissance de l’anglais est vivement souhaitée.

Les dossiers de candidature sont à adresser par courrier électronique à Fabienne Greffet, responsable scientifique du projet en France (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) pour le 10 janvier 2012. Après analyse des dossiers par l’ensemble des membres de l’équipe, un entretien pourra être organisé avec les candidats sélectionnés.

Documents demandés : CV détaillé, lettre de motivation, rapport de soutenance de thèse, résumé de la thèse, thèse (format pdf), deux publications significatives du candidat (format pdf).

JE - Médias et élection

Programme demi-journée d'étude sur médias et élection organisée à l'EHESS le 13 décembre en partenariat avec les Entretiens de l'information et l'Institut français de presse.


Mardi 13 décembre 2011 (14h-18h)
Les médias font-ils l'élection?
EHESS, 105 boulevard Raspail, amphithéâtre François Furet
Métro: Notre-Dame-des Champs ou Saint-Placide -

On les dit tout puissants ou, au contraire, fondamentalement inoffensifs: mais quel rôle jouent exactement les médias dans la dynamique des campagnes électorales? Lors de cette demi-journée d'étude organisée en partenariat avec les Entretiens de l'information et l'Institut Français de Presse, des chercheurs en science politique et des sociologues viendront exposer l'état avancé de la recherche sur cette question et ouvrir le dialogue avec des journalistes. A quelques mois de l'élection présidentielle de 2012, un partage de connaissances et un échange de vues qui s'imposait.

14h. Présentation: Cyril Lemieux (EHESS)

1. Les médias dans la campagne électorale: quels effets sur les candidats?
Présidence: Eric Lagneau (Agence France Presse)
Discutant: Renaud Dély (Le Nouvel Observateur)

14h10. Rémi Lefebvre (Université Lille 2): Le parti socialiste et les journalistes: l'imbrication croissante du jeu médiatique et du jeu partisan

14h50. Nicolas Kaciaf (Université de Versailles-Saint-Quentin): La production de l'actualité en période de campagne: une logique d'économie du travail

15h30. Discussion.

2. Quels effets sur les électeurs?
Présidence: Rémy Rieffel (Institut Français de Presse)
Discutant: Jacques Gerstlé (Université Paris 1)

16h. Céline Braconnier (Université de Cergy): Les campagnes font-elles la participation électorale?

16h40. Pierre Lefébure (Sciences-po Bordeaux): Les dynamiques de campagne électorale dans la formation des raisonnement des citoyens

17h20. Discussion.

Parution - Revue ESSACHESS "Communication et sacré"

Parution du volume 4, n°2 (8) / 2011 de la revue ESSACHESS - Journal for Communication Studies.

Le dossier de ce numéro est consacré au thème : « La communication et le sacré ». Il est coordonné par Céline BRYON-PORTET et Mihai COMAN.

Le directeur de la revue et les membres du comité de la rédaction remercient tous les auteurs qui ont contribué à la réussite de ce numéro :
Carlos AGUIAR, Mihaela-Simona APOSTOL, Marcel BOLLE DE BAL, Philippe BRETON, Yves CHEVALIER, María DEL MAR RUBIO-HERNANDEZ, Stéphane DUFOUR, Gilbert DURAND, Denis JEFFREY, Salvador JIMENEZ MURGUÍA, Bernard LAMIZET, Olivier NANNIPIERI, Johanna SUMIALA, Minttu TIKKA, Jean-Jacques WUNENBURGER

La  revue ESSACHESS - Journal for Communication Studies, répertoriée dans les bases de données internationales EBSCO, ProQuest CSA,  Ulrich’s, DOAJ, Gale, Index Copernicus et récemment CEEOL, est disponible en version papier et en version électronique.

La version en ligne est accessible à l’adresse www.essachess.com

Emploi - UCL : communication organisationnelle, communication web

L’Université catholique de Louvain recherche un(e) spécialiste à temps plein en
Communication (communication organisationnelle – communication web) 

http://www.uclouvain.be/375355.html

Le/La titulaire du poste développera des recherches en communication organisationnelle au sein du Centre de recherches en communication (RECOM) inscrit dans l’Institut Langage et Communication (IL&C) qui favorise les synergies entre les sciences de la communication et les sciences du langage. Plus particulièrement, le/la titulaire du poste montrera une expertise probante dans l’analyse de l’évolution des communications en relation avec les technologies Web.

Il/Elle assurera, tant en jour qu’en horaire décalé, des enseignements de base (Bachelier) et avancés (Master) dans le domaine de la communication Web principalement sur le site de Mons, ainsi que sur le site de Louvain-La-Neuve.
Le/La titulaire du poste assurera des enseignements dans ces domaines au sein des divers cycles d’études gérés par la Faculté.

Attention, la date limite d'envoi des candidatures a été fixée au

15 décembre 2011 à 23h59

Qualifications/aptitudes particulières (autres que celles mentionnées dans les conditions générales ci-dessous) :

  • •    Le candidat retenu développera une expertise de recherche dans le domaine de la communication des organisations, en particulier la communication web ; une affinité pour le secteur non-marchand et culturel est un atout.
  • •    Le candidat retenu contribuera de manière active au déploiement (recrutement, promotion de la réussite et évaluation des programmes) de la filière information et communication au sein de l’UCL Mons.


Renseignements complémentaires :

Professeur Marc Lits, Doyen ESPO – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  – Tél. : +32 (0)10 47 85 92

Professeur Liesbeth Degand, Présidente IL&C – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  – Tel. : +32 (0)10 47 49 82
 

Référence du poste :   421 / ESPO/ COMU12 / 2012
   (à mentionner dans toute correspondance svp)

Localisation :
 Secteur Sciences humaines
Faculté des Sciences économiques, sociales et politiques et de communication (ESPO)
Institut Langage et Communication (IL&C)


Comment postuler ? Composition du dossier de candidature
Conditions générales

Tâches

  • •    Assurer des enseignements dans divers cycles d’études gérés par la faculté, ainsi que dans des programmes de formation continue ;
  • •    assurer la direction de mémoires de fin d’études et superviser des thèses de doctorat ;
  • •    animer des programmes de recherche ;
  • •    assurer, par des activités de recherche et d’enseignement, la visibilité internationale de l’université ;
  • •    contribuer aux services à la société, notamment dans les domaines économique, socio-culturel ou de la coopération au développement.
  • Qualifications
  • •    Etre titulaire d’un diplôme de doctorat en Information & Communication (ou qualifications équivalentes);
  • •    faire état d’une expérience scientifique reconnue par des publications de niveau international
  • •    faire état d’un séjour d’étude prolongé à l’étranger ou d’une expérience significative acquise hors de l’UCL
  • •    faire état d’une expérience et d’aptitudes en matière d’enseignement universitaire
  • •    être capable de travailler en équipe d’enseignants et d’intégrer des résultats de recherches dans ses enseignements
  • •    être créatif et ouvert à l’innovation pédagogique et à l’interdisciplinarité
  • •    avoir les qualifications pour mener des recherches scientifiques de haut niveau et animer, voire diriger, une équipe de chercheurs
  • •    posséder la maîtrise de la langue française parlée et écrite, ou s’engager à l’acquérir dans les deux années qui suivent la prise de fonction, la connaissance de l’anglais et d’autres langues constituant un atout supplémentaire
  • •    être capable d’enseigner en français, et dans une autre langue.

 

AAC-Colloque Scientifique International Ludovia 2012

COLLOQUE SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL LUDOVIA 2012
27 / 30 août 2012
Ax les Thermes – Ariège (09) – France
Organisé par Culture numérique
Réseau scientifique pluridisciplinaire dans le domaine des technologies,
applications et pratiques liées au numérique.
http://culture.numerique.free.fr/

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APPEL À COMMUNICATIONS

Pour sa huitième édition, le Colloque Ludovia, lieu d’échanges et de réflexions, poursuit son exploration des problématiques posées par le multimédia dans les pratiques éducatives et/ou ludiques. Que ce soit en production ou en réception, les réalisations sont des creusets de synergies convoquant des approches pluridisciplinaires (arts, informatique, sciences de l’éducation, sciences cognitives, sciences de l'information et de la communication, etc).

Après les problématiques de l’immersion (2006), de la convivialité (2007), du « faire soi-même » (2008), « espace(s) et mémoire(s) » (2009), « interactivité / interactions » (2010), de la mobilité (2011), nous proposons pour l’édition 2012 le thème :

Plaisir et numérique
Approches critiques des enjeux dans la création, les usages et les pratiques.

Si la question du plaisir semble attachée d’abord à la sexualité et aux disciplines liées à la psychanalyse (Freud), elle a aussi été abordée d’un point de vue philosophique par Husserl, pour qui le plaisir est une attitude, le sentiment pour un sujet d’être présent à l’objet, de l’apprécier, d’y attacher de la valeur.

La diffusion d’objets numériques, qui peuvent paraître « intelligents », questionne le plaisir dans le cadre d’une société de consommation à consonance hédoniste. Dans cette perspective la thématique du plaisir est peu abordée sur le plan scientifique comme nombre d’enjeux émotionnels à priori non quantifiables. En outre, le plaisir peut sembler futile puisque qu’il est traditionnellement associé au loisir, à l’oisiveté, et de fait opposé au travail. Pourtant, il pourrait être au cœur de notre relation aux objets numériques ; il fait partie des enjeux que Ludovia ne saurait ignorer.

Avec la diffusion des premières applications interactives à destination d’un large public dans les années 1980 a été mise en avant la notion de convivialité (Ludovia 2007), rassemblant dans ce concept la facilité d’appropriation et l’aspect affectif qui peut créer des formes d’attachement et un sentiment d’intimité dans la relation. Il s’agit alors d’imaginer des interfaces favorisant une relation de plaisir entre l’objet et l’usager.

D’un autre côté, les jeux vidéo, activités libres, à priori sans finalités, valorisent le pur divertissement et élèvent le plaisir au cœur de leur principe de fonctionnement. D’ailleurs, sans cette relation de plaisir ils n’existeraient pas. Les pratiques ludiques furent longtemps méprisées et considérées comme relevant d’une activité adolescente compulsive, voire dangereuse et addictive. Elles sont aujourd’hui observées avec attention en éducation, formation et marketing avec l’émergence des jeux dits « sérieux ».

La progression des équipements mobiles, des environnements pervasifs et de l’Internet des objets questionne la qualité relationnelle aux objets et aux textes, aux « contenus ». Elle concerne le cadre étroit de l’usage d’ordinateurs ou de consoles mais gagne aussi tous les domaines du quotidien. La recherche d’immersion dans les nouveaux environnements numériques peut-elle se passer des modalités susceptibles d’apporter du plaisir ? Le plaisir n’est-il pas la source première de motivation ? Une clarification des niveaux de plaisir (plaisir dans l’interaction entre l’objet et l’usager, plaisir dans l’interaction entre l’objet et le contenu, etc) est nécessaire pour comprendre le lien entre eux parfois complémentaire, parfois contradictoire.

Les nouveaux contextes organisationnels au sein desquels l’outil numérique s’impose tendent à abolir les coupures spatio-temporelles entre travail et temps libre. Les relations électroniques tendent à se substituer aux relations physiques. Dans le cadre de ces bouleversements, où se situent les dispositifs numériques, entre l'engendrement de nouvelles sources de plaisir et la génération de nouvelles nuisances psycho-sociales ?

Ludovia souhaite mobiliser les chercheurs dans une perspective pluridisciplinaire sur des problématiques de conception et d’usages de dispositifs et applications numériques, dont particulièrement :
-    L’usage et la conception en général des interfaces : comment la relation à la machine peut-elle être source de plaisir ? Comment les modalités sensibles et cognitives sont-elles convoquées pour nourrir la dimension du plaisir lors de l’interaction homme/machine ? Quelle est l’importance de la dimension plaisir dans cette relation ? Ne peut-elle pas faire obstacle à des finalités plus « utiles » ?
-    Le jeu : comment caractériser le plaisir ludique ? Comment le mettre en œuvre dans la conception de jeux ? Quelles en sont les composantes ?
-    L’éducation : comment concilier plaisir et apprentissage ? Comment le plaisir de l’interactivité, de l’hypermédia peut-il être (in)efficace dans l’apprentissage ? Le plaisir peut il être un indicateur de l'efficience d'une activité de production, de conception, de communication de la part de l'élève, de l'enseignant ? Comment l’évaluer ?
-    Les jeux dits « sérieux » : comment concilier finalités communicationnelles, didactiques, informationnelles, et plaisir ludique ? Les objectifs des jeux sérieux sont-ils intrinsèquement liés à la notion de plaisir ?
-    Les réseaux sociaux : quels y sont les ressorts et modalités du plaisir ? plaisir de l’affirmation de soi ? plaisir relationnel ?
-    Les nouvelles applications pour terminaux mobiles mobilisant des interfaces gestuelles, la connexion permanente et la géolocalisation : quelles sont les nouvelles modalités dans la relation valorisant le plaisir ? Comment décliner le plaisir relationnel dans les applications « transmédia » (usages sur ordinateurs domestiques, ordiphones et terminaux dédiés) ?
-    Le marketing : comment la mise en avant du plaisir favorise t-elle la diffusion des nouveaux objets numériques ? Peut-on mesurer le plaisir ? Quel est par ailleurs, dans le cadre d’un marketing des produits de la communication et de l’information, le gradient à affecter au plaisir de consommer pour créer ou de créer en consommant (consocréation) ?
-    L’art numérique : comment les artistes anticipent-ils sur les nouvelles relations homme-machine ? Quelle est la part du plaisir dans les propositions artistiques ?

Ces pistes ne sont pas limitatives et toutes les ouvertures permettant d’éclairer notre problématique dans l’esprit pluridisciplinaire qui est le nôtre seront les bienvenues.

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ORGANISATION SCIENTIFIQUE

Modalités de soumission
Les propositions doivent être transmises par courrier électronique avant le lundi 5 mars 2012 à :
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
La réception de chaque proposition donnera lieu à un accusé de réception par mail
La proposition livrée en fichier attaché (titré au nom de l’auteur et Ludovia2012) au format rtf, doc ou odt, sera composée de 3 parties :
-    un résumé de la communication de 4000 signes maximum, espaces non compris,
-    une courte biographie du(des) auteur(s), incluant titres scientifiques et principales publications récentes, une page maximum,
-    une note de positionnement scientifique indiquant la section scientifique de rattachement, la méthode appliquée, le terrain d’expérimentation et les références.

Organisation de la sélection
La lecture des propositions et des articles complets se fera en double aveugle (deux lecteurs, ne disposant que du texte de la communication, sans les mentions liées à son auteur), l’un des lecteurs étant issu du champ de recherche correspondant à l’article, l’autre extérieur.
Chaque auteur recevra un avis circonstancié qui indiquera l’acceptation (conditionnée ou non), ou le refus de l’article et en donnera les critères. Les articles acceptés sous condition devront être modifiés en fonction des remarques des lecteurs.

Modalités techniques
L’article définitif devra respecter les conventions typographiques et de mise en page qui seront envoyées dans une feuille de style type.
La taille de l’article sera comprise entre 25000 et 30000 signes espaces compris.
Il sera envoyé par voie électronique sous la forme d’un fichier au format .doc, .rtf ou .odt, contenant le titre, le résumé, le texte et, le cas échéant, ses illustrations, numérotées de façon incrémentielle (figure 1, figure 2, etc).


Publication
•    Les résumés des articles acceptés, notes biographique et de positionnement scientifique seront édités dans un document papier distribué aux auteurs lors du Colloque. Les auteurs seront conviés à venir présenter leurs travaux à Ax les Thermes dans le cadre d’une communication orale de 20 minutes.
•    La articles seront publiés par voie électronique après le Colloque dans l’espace de publication du site web de Culture numérique, espace destiné à devenir une base de connaissance de référence dans le domaine de la création et des usages des dispositifs numériques.
•    Une publication scientifique ultérieure composée des meilleures contributions du Colloque dans une revue scientifique sera envisagée.

Calendrier (dates importantes)
•    Date limite de soumission : lundi 5 mars 2012.
•    Notification d'acceptation des propositions : mercredi 25 avril 2012.
•    Remise des textes complets (30 000 signes maximum, espaces compris) : mercredi 30 mai 2012.
•    Colloque : du lundi 27 au jeudi 30 août 2012.

En savoir plus
Pour de plus amples renseignements sur l’appel à communications, vous pouvez nous contacter par l’adresse de réception des communications :
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Coordinateur de l’organisation scientifique : Michel Lavigne (Mcf Universités Toulouse 2 & 3).
Présidents du Colloque Scientifique Ludovia 2012 :
Jean-Pierre Jessel (Pr Université Toulouse 3) & Patrick Mpondo-Dicka (Mcf Université Toulouse 2).
Les informations ultérieures concernant le Colloque, seront diffusées :
-    pour les aspects scientifiques sur le site : http://culture.numerique.free.fr/
-    et pour les aspects matériels (inscriptions, hébergement…) sur le site : www.ludovia.org/

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Le Colloque scientifique Ludovia est organisé par Culture numérique, association de chercheurs,
dans le cadre de Ludovia, Université d’été du multimédia ludo-éducatif & pédagogique.

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AAC - Yasuni

Appel à communication - Journée d’étude

L’initiative « Yasuni- ITT » en Equateur.
Quels enjeux pour les sciences sociales ?

Mardi 24 janvier 2012
Institut des Amériques (Paris)

Résumé : Cette journée d’étude a pour objectif d’introduire dans le champ académique une réflexion critique sur les enjeux de l’initiative « Yasuni – ITT », lancée en 2007 par le gouvernement équatorien et présentée comme une alternative post-Copenhague de développement. Les discussions s’inscriront dans une perspective pluridisciplinaire. Elles devront permettre à la fois de mieux saisir les débats actuels autour de cette initiative et de soulever de nouvelles perspectives d’étude.

Clôture de l’appel : vendredi 2 décembre 2011

Langues de travail : français, espagnol, anglais

Argumentaire : Le Président d’Équateur, Rafael Correa, fit l’annonce, en 2007, devant l’Assemblée Générale des Nations Unies, de l’engagement de l’Équateur à conserver indéfiniment, sans les exploiter, les réserves de 846 millions de barils de pétrole du champ ITT (Ishpingo-Tambococha-Tiputini), soit 20% des réserves pétrolières nationales, situées dans le Parc National Yasuní.  En échange, le Président proposa que la communauté internationale contribue financièrement à hauteur d’au moins 3.600 millions de dollars (environ 50% des ressources que percevrait l’État s’il devait exploiter ces réserves). À cette fin a été créé un fonds de capitalisation, géré par le PNUD avec la participation de l’État d’Equateur, de la société civile équatorienne et de représentants des contribuables.

L’initiative Yasuni – ITT vise à lutter contre le réchauffement global, en évitant l’exploitation de combustibles fossiles dans certaines zones de pays en développement. Par ailleurs, le développement social, la conservation de la nature et la mise en œuvre de sources d’énergie renouvelables s’intègrent dans une stratégie destinée à consolider un nouveau modèle de développement équitable et durable en Equateur, qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle Constitution de l’Equateur (dans laquelle référence est explicitement faite à la notion de « bien vivre », Sumak Kawsay). Cette initiative a provoqué de nombreux débats, tant dans les milieux politiques et diplomatiques qu’au sein de la société civile équatorienne et internationale. Peinant à obtenir des engagements financiers auprès de la communauté internationale, le gouvernement équatorien à toutefois dû revoir ses stratégies d’action. Sans abandonner les objectifs de fond de l’initiative Yasuni – ITT, il cherche maintenant à sensibiliser d’autres acteurs susceptibles d’y contribuer financièrement (notamment les collectivités locales).

Dans un panorama marqué par une reconfiguration des capacités d’agir des acteurs sociaux face à des enjeux globaux, le projet Yasuni – ITT constitue une étude de cas intéressante, illustrant à la fois la possibilité d’expérimentation innovante et les limites auxquelles ils font face. Quels sont les acteurs qui le portent au niveau national et international, quelles stratégies déploient-ils et quels sont les enjeux qu’ils soulèvent? A l’inverse, quels sont les obstacles et les acteurs qui s’opposent à la réalisation et à la diffusion du projet ? L’initiative semble ouvrir un espace pour une gouvernance des biens communs à l’échelle globale et des relations internationales, dans lesquelles les collectivités territoriales jouent un rôle important. L’heure d’un premier bilan semble pourtant marquée par la realpolitik et par une coopération limitée.  

Au-delà des questions liées aux mobilisations pour porter ou défendre une cause sur la scène internationale, cette initiative soulève de nombreux enjeux pour les sciences sociales. Tout d’abord parce qu’elle comporte traverse les frontières disciplinaires. Les débats qui accompagnent l’initiative Yasuni – ITT touchent aussi bien au politique, à l’économie, à l’anthropologie et à la sociologie. Ensuite parce qu’il implique une multiplicité d’acteurs et touche simultanément plusieurs niveaux d’analyse (international, national, local). En ce sens, l’initiative Yasuni – ITT constitue un laboratoire pour les sciences sociales, qui reste encore à décrypter. Dans quelle mesure les sciences sociales peuvent-elles nous permettre de mieux saisir les implications (locales et globales) de l’initiative Yasuni – ITT ? Quels outils des sciences sociales peuvent être mobilisés pour en analyser les différentes dimensions et les différents acteurs? A l’inverse, en quoi l’initiative Yasuni – ITT et, plus largement, les mouvements autour de la notion de « bien vivre » en Equateur peuvent-ils contribuer à reformuler certaines théories et méthodes des sciences sociales ?

Cette journée d’étude a plusieurs objectifs : dresser un état des travaux en cours sur l’initiative Yasuni ITT et sur la notion de « bien vivre » en Equateur ; stimuler les échanges disciplinaires sur les enjeux de l’initiative Yasuni ITT ; faire émerger de nouvelles perspectives d’études à partir du cas Yasuni – ITT ; ouvrir un débat entre le milieu académique et les acteurs qui portent l’initiative Yasuni – ITT en Equateur et à l’étranger (mouvements sociaux, associations, collectivités locales, etc.)

Les propositions de communications (3.000 signes + 5 références bibliographiques sont à envoyer avant le vendredi 2 décembre 2011 à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Elles devront être accompagnées d’une notice biographique de 5 lignes présentant l’auteur (rattachement universitaire, fonctions, principales publications, etc.) Après examen par le comité d’organisation de la journée d’étude, les résultats de la sélection seront communiqués par courrier électronique le jeudi 15 décembre 2011.

Comité organisateur

Jean-François Claverie (Observatoire des Changements de l’Amérique latine, LOCAL)
Frédéric Louault (IHEAL/Université Sorbonne Nouvelle & CERI-Sciences Po)
Geoffrey Pleyers (FNRS-Université Catholique de Louvain & CADIS-EHESS)
Soschanne Schurink (Université Catholique de Louvain)

Institutions partenaires de l’évènement

Association Française de Sociologie – Réseau Thématique n°21 (« Mouvements sociaux »)
Centre de Recherche Interdisciplinaire « Démocratie, Institution, Subjectivité » (CriDIS /Université Catholique de Louvain)
Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine (IHEAL/Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)
Observatoire des Changements en Amérique Latine (LOCAL)
Observatoire Politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (OPALC/Sciences Po)

icon Appel Yasuni (116.49 KB 2011-12-01 15:28:50)

Séminaire - Pratiques créatives

SÉMINAIRE « PRATIQUES CRÉATIVES SUR INTERNET »
2011-2012
Laboratoire « Communication et politique » C.N.R.S.


La troisième séance aura lieu  le Lundi 5 Décembre 2011 de 17 h à 19h30 à la Maison de la Communication (I.S.C.C.)
20 Rue Berbier du Mets
Paris 75013.

Lundi 5 décembre : Écriture, et genre sur le web.

•    Alexandre Gefen (enseignant chercheur, fondateur du site Fabula): « Genre et littérature de réseaux ». Université Michel de Montaigne - Bordeaux 3, Équipe d'accueil EA 4195 TELEM / Modernités

•    Carole Lipsyc (chercheur, auteur de Récit variable ): « Espace, Objet et Genre : approche phénoménotechnique au travers de l'exemple du dispositif 3 Espaces ».ADREVA, Laboratoire Paragraphe E A 340,Université de Paris 8.

Responsable : Brigitte Chapelain (Paris 13, LCP)
Coordinateurs : Aurélie Aubert (Paris 8, CEMTI, LCP), Brigitte Chapelain (Paris 13, LCP), Sandra Frey (Paris-Ouest-Nanterre, LCP) et Pierre-Louis Fort (Cergy Pontoise, CRTF,LCP) .

Contact :Brigitte Chapelain
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