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Parution : Web sémantique, web de données. Revue Documentaliste - Sciences de l'information (n°4/2011)

Parution

Documentaliste - Sciences de l'information

 Web sémantique, web de données... Quelle nouvelle donne ? (n°4/2011)


Au cœur de ce nouveau numéro, vous trouverez un dossier sur le web sémantique et le web de données. Coordonné par Muriel Amar, conservateur des bibliothèques à la BNF, et Bruno Menon, maître de conférences au département Sciences de l’information-documentation de Paris 8, ce dossier vous invite à rejoindre le chemin – encore long malgré des initiatives encourageantes – vers le web de données et aborde la question du web sémantique sous les angles de la technique (« c’est quoi ? ») et des enjeux (« pour quoi faire ? »). De très nombreuses applications documentaires illustrent ces propos et viennent enrichir la réflexion.

Une étude de Fabrice Papy, entouré de nombreux participants, sur la « Continuité documentaire « lycée-université » dans l’académie de Lille : un dispositif expérimental généralisable ? » termine cette livraison qu’ouvrent les habituelles rubriques d’actualité où de nombreux sujets relatifs à l’évolution de notre domaine sont évoqués.


Vous trouverez ci-dessous le sommaire de ce numéro et toutes autres informations sur le site de l’ADBS à l’adresse http://www.adbs.fr/c/m

Nous vous rappelons que nos abonnés ont accès à la version pdf de la revue sur le site de l’Adbs (www.adbs.fr/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-75413.htm?RH=REVUE&RF=REVUE). Pour les non-abonnés, plusieurs solutions sont proposées : achat au numéro sur le site de l’Adbs (www.adbs.fr/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-acquerir-un-numero-44024.htm? ) ou sur le portail Cairn.info (www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information.htm  ) ; acquisition des articles en pay per view sur Cairn.info (au format pdf ou html).


Bonne lecture !

Parution : Premier numéro de la revue Communication

Premier numéro de la revue Communication

La revue Communication, publiée au département d'information et communication à l'Université Laval (Québec) annonce la mise en ligne du premier numéro de son volume 29 (www.openedition.org/2083).

Ce premier numéro propose, en plus de notes de lecture, des textes qui traitent d'argumentation, d'appropriation, de pratiques de communication, de journal de quartier, de dispositif culturel, de médiation, de relations publiques, de sémiotique, de téléphonie, d'économie solidaire, d'images et d'imaginaire.

Le second numéro sera consacré au centenaire du quotidien montréalais Le Devoir et paraîtra au printemps 2012. Fondé le 10 janvier 1910 par Henri Bourassa, l'un des objectifs du journal est «d'appuyer les honnêtes gens et de dénoncer les coquins». Ce quotidien indépendant est devenu aujourd'hui un journal de référence pour la classe politique, de quelque tendance.

Parution : Nouveaux espaces de partage des savoirs

NOUVEAUX ESPACES DE PARTAGE DES SAVOIRS

Dynamiques des réseaux et politiques publiques

Sous la direction de Alain Kiyindou et Rocio Amador Bautista

Collection : Questions contemporaines

ISBN : 978-2-296-56617-0 • janvier 2012 • 222 pages


L'une des caractéristiques de la société actuelle est la multiplication de nouveaux espaces de partage des savoirs. En effet, le savoir n'est plus uniquement l'apanage d'une catégorie de la population qui la transférerait au reste du monde. Il est le résultat d'une co-construction dans laquelle l'expertise naît de l'intelligence collective. Les réseaux sociaux et les nombreuses plateformes construites à cet effet révèlent de nouvelles dynamiques s'inscrivant dans des politiques publiques appropriées. Cet ouvrage porte sur l'analyse de ces différents réseaux, des dynamiques qui les sous-tendent et des politiques publiques sur lesquelles ils reposent.

LES AUTEURS

Professeur à l'université Michel de Montaigne, Bordeaux 3, Alain Kiyindou est président de la Société française des sciences de l'information et de la communication et membre de la Commission française pour l'Unesco. Il a déjà publié de nombreux ouvrages sur les questions liées au développement et à la communication.

Professeur à l'Université autonome du Mexique, Rocío Amador Bautista a publié de nombreux articles et ouvrages dans le domaine des TIC dans l'éducation.

SOMMAIRE

Avant-propos, Alain Kiyindou

PARTIE 1 : GOUVERNANCE ET ESPACES DE FORMATION

Le rôle de l'observation et de l'évaluation des sites institutionnels dans la gouvernance des universités - Lise Vieira, David Reymond, Nathalie Pinède-Wojciechowski

De la Recherche à l'Enseignement : modalités du partage des savoirs dans le domaine des sciences de la vie et de la Terre - Muriel Pommier, Catherine Foucaud-Scheunemann, Françoise Morel-Deville

Espaces de formation en ligne et culture de l'information : un nouveau paradigme pour l'usage et la médiation ? - Sophie Kennel

PARTIE 2 : DYNAMIQUES PARTICIPATIVES ET MODALITES DE PARTAGE

Rôle des flux numériques participatifs dans les approches du marketing public : une analyse à travers les communautés urbaines françaises - Amélie Fiorello, Grégory Spieth, Didier Bede

Bibliothèques participatives. Elaboration communautaire des instruments d'organisation et de diffusion des connaissances - Fidelia Ibekwe-SanJuan, Widad Mustafa El Hadi

Le néojournalisme ou la pratique de l'information à l'heure du web 2.0 - Emmanuel Murhula A. Nashi

PARTIE 3 : L'INTERNATIONALISATION DES SAVOIRS

Connaissance, Tic, sociétés - Anne-Marie Laulan

Contribution au développement du paradigme « sociétés du savoir » en sciences de l'info-com - David Benmahdi

Du droit à la communication à la solidarité numérique : questions récurrentes dans des contextes idéologique, politique, économique et technique différents - Ndianga Loum

Droit et Nouvelles technologies : l'éthique et les Toc étatiques - Patrick Saerens

Nouvelle dynamique des TIC dans l'enseignement supérieur au Mexique - Rocío Amador Bautista

Contact promotion - diffusion : Emmanuelle MOUCHE

Tél. : 01 40 46 79 22 / Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.



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Nouveaux espaces de partage des savoirs

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Journées d'étude : La communication politique des Présidentielles de 2012: premières analyses

La communication politique des Présidentielles de 2012: premières analyses

22-23 juin 2012 - Université Paris Est


Le Centre d'Etudes Comparées en Communication Politique et Publique (Ceccopop, sous-équipe du Largotec, EA 4688), organise deux journées de recherche les vendredi 22 et samedi 23 juin 2012 prochain sur le thème "La communication politique des Présidentielles de 2012:  premières analyses" à l'Université Paris Est (UPEC).

Ces journées interviennent dans le cadre des travaux du Ceccopop sur la Communication Politique en France qui se sont déjà traduits par la publication de quatre ouvrages collectifs aux Editions L'Harmattan (le dernier en date, "La Communication Politique Européenne sans l'Europe – Les élections au Parlement Européen de 2009", vient de paraître).

Le vendredi 22 juin, les discussions seront publiques, divisées en plusieurs ateliers: "Personnalisation, Peopolisation, la nouvelle construction de la légitimité? ", "Tweet, Tube, Tumb et Like, les nouvelles pratiques médiatiques de la campagne électorale", et "De l'élection primaire à la réalité".

Le samedi 23 juin, après une synthèse des débats de la veille, un atelier "fermé" réunira les intervenants, parmi lesquels plusieurs chercheurs étrangers qui suivent la campagne française.

Les chercheurs et enseignants-chercheurs intéressés peuvent envoyer une proposition de participation (abstract de 300 à 500 mots, et bref CV), par email uniquement, en indiquant celui des trois ateliers dans lequel leur intervention s'effectuerait, avant le 15 février, à

Philippe J. Maarek
Professeur en Sciences de l'Information et de la Communication
Université Paris Est (UPEC)
Directeur du Ceccopop
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Le Conseil Scientifique du Colloque est composé de:

Jamil Dakhlia, Maître de Conférences à l'Université de Nancy 2
Arnaud Mercier, Professeur à l'Université de Metz
François Jost, Professeur à l'Université Paris 3
Philippe J. Maarek, Professeur à l'Université Paris Est (UPEC)
Richard Nadeau, Professeur à l'Université de Montréal
Brigitte Sebbah, Maître de Conférences à l'Université Paris Est (UPEC)

AAC - Patrimoines et humanités numériques : quelles formations?

Colloque international

Patrimoines et humanités numériques : quelles formations?

21, 22, 23 juin 2012

Archives nationales (Pierrefitte) - Université Paris 8 - Labex Arts-H2H - Laboratoire Paragraphe

Argument

La formation au patrimoine a été longtemps articulée aux définitions du patrimoine qui se sont succédé : musées au service de l'instruction publique pour la formation du citoyen, de l'artiste ou du scientifique après la Révolution (la création de l'Ecole du Louvre en 1882 pour former « les conservateurs, les missionnaires et les fouilleurs » s'inscrit dans ce cadre), souci d'élaborer une histoire nationale (création de l'Ecole des Chartes en 1821, de l'Inspection des monuments historiques en 1830), prise en compte du patrimoine naturel dès 1906 (création de l'Ecole nationale d'horticulture en 1945 remplacée en 1976 par l'actuelle l'École nationale supérieure du paysage de Versailles). La création de l'Institut national du patrimoine en 1990, celle de l'ENSSIB en 1992 témoignent de l’adaptation de la formation au développement du champ patrimonial : les futurs conservateurs doivent être des scientifiques et des gestionnaires. Les programmes prennent progressivement en compte les  évolutions de la notion de patrimoine dont témoignent les différentes conventions de l’Unesco, de la reconnaissance du patrimoine mondial culturel et naturel en 1972  jusqu’à celle sur le patrimoine immatériel  en 2003 et la charte sur la conservation du patrimoine numérique la même année.

S’il nous semble opportun de reposer la question de la formation aujourd’hui, c’est que nous commençons à disposer d’un recul suffisant pour analyser les formes de socialisation de l’information induites par le numérique : comment cette technique spécifique affecte-t-elle non seulement les savoir-faire et les compétences professionnels mais aussi la manière de penser les rapports entre les institutions du patrimoine (musées, archives, bibliothèques, sites patrimoniaux) et leurs publics?

Cette question recouvre au moins deux interrogations : la première porte sur la numérisation du patrimoine et  ses effets, la seconde sur le concept même de “patrimoine numérique” . Celles-ci intéressent autant les institutions patrimoniales que les établissements d’enseignement et de recherche.

Des compétences documentaires aux modalités d’édition et de communication dans l’espace public numérique, en passant par l’exploitation des données et des documents numériques au sein des institutions ou encore des problématiques de préservation et de conservation, de nouvelles pratiques se mettent place sans qu' en soit pensée la cohérence par rapport aux missions traditionnelles des institutions et par rapport à l'environnement dans lequel se situent les formations au patrimoine. Le contexte actuel invite à considérer la perméabilité entre les normes, les outils et les pratiques liées à la création et la gestion des documents numériques qui proviennent des institutions et celles qui se développent dans l’environnement public du web. Par ailleurs la documentation numérique joue également un rôle considérable dans les changements de pratiques des institutions académiques et de recherche.

 

Aussi, le colloque se propose-t-il d’articuler les nouveaux enjeux de la formation aux métiers du patrimoine avec les transformations plus générales des cultures académique et de recherche. Dans cette optique, les Humanités numériques doivent permettre de penser la relation entre les définitions du patrimoine, les modalités de circulation, d’appropriation, de socialisation des ressources numériques.

 

Quatre axes sont proposés afin d’aborder les interrogations soulevées.

 

Axe 1 : Epistémologie du concept de « patrimoine » au XXIème siècle

Sur quels critères la catégorie « patrimoines numériques » se fonde-t-elle? S’agit-il d’un ensemble de documents d’origine numérique ou convertis sous forme numérique faisant l’'objet de sélections et de politiques de conservation de la part d'institutions patrimoniales mais aussi de la part de groupes sociaux, notamment de communautés? Cette conception voit dans le patrimoine le résultat de processus de légitimation. Elle occulte toutefois la dynamique à l’oeuvre dans ce qui serait une patrimonialisation ouverte, que le numérique permet de penser, dans la mesure où il est à la fois l’objet, sa propre documentation et ses conditions de diffusion.

Le concept a une valeur heuristique en ce sens qu'il mobilise à la fois les théories du patrimoine et la question de la reproduction ouverte par Benjamin et réactualisée avec l’inscription dans la culture numérique en réseau.

Quelles incidences sur les orientations et les cursus? Comment ce concept remet-il en jeu des découpages disciplinaires du point de vue institutionnel comme du point de vue des savoirs?Comment remet-il en question la coupure établie entre formations professionnelles et formations à la recherche? La question de la technologie doit -elle être posée en termes de savoir-faire ou plus largement en termes de culture informationnelle?

Axe 2 : Production, diffusion, appropriation des ressources numériques. 

Si la numérisation du patrimoine est motivée par des discours d'intérêt général mettant en jeu la conservation (documentation et préservation) des objets sources et la diffusion de ressources en direction des publics, les choix de numérisation sont, en revanche, moins bien clarifiés.

La mise en conformité des données et documents numériques progresse en ce qui concerne les normes d'accessibilité et d'interopérabilité imposées par les évolutions de l’environnement numérique (métadonnées, encodage, etc.).

En revanche, les questions d'usage et d'appropriation de la documentation à différents niveaux produite par les archives, les bibliothèques et les musées, donnent lieu à des interprétations diverses.

La structuration des données, l’usage des langages documentaires aussi bien que la conception d’interfaces de consultation informent une édition numérique tous médias. La tendance à la mise en ligne exhaustive des fonds conservés donnent aux ressources documentaires un place majeure  au regard des usages de documentation, notamment dans le cadre des pratiques académiques. Comment comprendre cette inflation documentaire? Quelles interfaces pour quels usages professionnels? Par ailleurs, les développements contemporains du Web 2.0 redéfinissent les relations entre les institutions et les publics et remettent en jeu ce qui était le coeur des compétences des institutions patrimoniales : quelle place pour de nouvelles indexations (folksonomies)?

Ces nouvelles situations de coopération jouent en retour sur les pratiques professionnelles. Comment les formations académiques intègrent-elles les savoir-faire liés à l’exploitation des données et de la documentation numérique? Comment la formation au patrimoine intègre-t-elle les perméabilités entre l’institution et son environnement numérique ?

 

Axe 3: Institutions patrimoniales, enseignement et recherche : l'invention de nouvelles formes d'édition numérique.

 

De nouvelles formes de publication numérique émergent qui expérimentent  l'instrumentation de corpus de documents déterminés par les besoins de l’étude et de la recherche :  traitement de masses de données et documents, visualisation, représentation des connaissances, chronologies et spatialisations dynamiques) :  la mise à disposition et l’édition des documents se  modifie et se complexifie sans cesse. Sur ce terrain, la mise au jour des activités de recherche des institutions patrimoniales et  académiques est réactualisée, prend des formes inédites et renouvelle es modalités des collaborations scientifiques. Dans le cadre de leur mission scientifique, certaines institutions patrimoniales mettent en oeuvre des réalisations numériques à partir de fonds documentaires, conservés localement ou mutualisés. Elles peuvent également coopérer avec des équipes de recherche extérieures pour favoriser l’exploitation de corpus, à la demande des chercheurs. Au-delà d’accords de mise à disposition des sources numériques, ces nouveaux  développements reposent sur des partenariats entre les institutions  patrimoniales et des communautés de chercheurs.

En quels termes penser  ces nouvelles coopérations entre conservateurs, documentalistes, ingénieurs, techniciens, chercheurs en SHS, dès lors qu’elles mettent en présence des institutions, des corps et des professions dont les compétences mais également les cultures diffèrent ? Ces ouvertures éditoriales requièrent la possibilité de l’expérimentation et l’ouverture à la créativité : comment les  institutions peuvent-elles leur faire place ? Comment les filières orientées vers les métiers du patrimoine et celles de la recherche dans les disciplines des Sciences humaines et sociales prennent-elles en compte ces nouvelles orientations ?

Axe 4 : Penser de nouveaux modèles économiques et juridiques 

La numérisation du patrimoine entraîne de nouvelles situations de travail dans le monde professionnel: l'architecture des projets numériques demande l'intervention de plusieurs corps professionnels sans que les normes qui président à leur élaboration soient clairement établies. Quelles sont les balises qui pourraient servir de repères pour la mise en place de projets culturels numériques? Le projet Europeana illustre à la fois ces nouvelles situations de travail et leurs implications sur le plan juridique, notamment en ce qui concerne le droit de la propriété intellectuelle. La numérisation nécessite par ailleurs de nouveaux moyens sur le plan économique : n’assiste-t-on pas à de nouveaux modèles marqués à la fois par des politiques et des investissements publics inédits et par la recherche de partenariats public-privé à concilier avec des missions de service public? Comment l’’actualité de l’Open data et de la réutilisation des données publiques  croise-t-elle  la problématique du patrimoine numérique ? Les institutions patrimoniales, institutions scientifiques par essence, ne sont-elles pas aussi aujourd’hui des entreprises de services dans l'économie du web, à côté des moteurs de recherche mais aussi en concurrence avec eux ?

Les contributions souhaitées peuvent émaner des professionnels des institutions patrimoniales, des agences de services dans le domaine du patrimoine, des responsables de formations spécialisées dans les filières du patrimoine ou dans les filières des SHS engagées dans le numérique

 

Calendrier et  informations pratiques

•    2 mars 2012  : soumission d’un résumé de maximum 1000 mots (hors bibliographie) à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . La soumission sera précédée d’une page de garde reprenant : le nom et le prénom du ou des auteurs / contributeurs ; les titres, fonctions et institutions des auteurs / contributeurs; les coordonnées : adresse postale, téléphone, fax, courrier électronique ;

•    30 mars 2012 : Réponse du comité scientifique

•  1er juin 2012 : Soumission de la communication complète. Les communications présentées seront susceptibles de faire l’objet d’une publication..

Comité scientifique:

Labex  Arts H2H:

Yves Abrioux, Paris 8

Denis Bruckmann,BnF

Bernadette Dufrene, Paris 8

Madjid Ihadjadene, Paris 8

Remi Labrusse, Paris10

Elsa Marguin, Archives nationales

Isabelle Moindrot, Paris 8

 

 

CNAM :

Ghislaine Chartron

Dominique Ferriot

Manuel Zacklad

 

Ecole de restauration et de conservation des biens culturels d'Alger :

Nacéra Benseddik

 

Institut national du Patrimoine:

Gennaro Toscano

 

Institut du Patrimoine, Tunis:

Soumaya Gharsallah

 

Université de Laval:

Philippe Dubé

Milad Doueihi

 

Université Paris1:

Corinne Welger

 

Université de Poitiers :

Nabila Oulebsir

 

Comité organisateur:

Marie-Cécile Bouju, Paris 8, Bernadette Dufrene, Paris 8, Elsa Marguin, Archives nationales,

Axel Bourgeois, Paris 8, Muriel Flicoteaux, Benjamin Barbier.

 

Parution : Artistes de laboratoire. Recherche et création à l'ère numérique

Artistes de laboratoire

Recherche et création à l'ère numérique

Jean-Paul FOURMENTRAUX


Préface de Pierre-Michel MENGER
Editions Hermann, 2011
ISBN : 9782705681852
Format : 15 x 23 cm - 130 pages

 

Présentation du livre sur le site des éditions Hermann

 

 

 

 

 

Un comédien virtuel, des images interactives, un cirque transmédia, des agents intelligents… Ce livre porte sur la manière dont la création artistique et la recherche technologique, qui constituaient autrefois des domaines nettement séparés et quasiment imperméables, sont aujourd’hui à ce point intriqués que toute innovation au sein de l’un intéresse (et infléchit) le développement de l’autre. Dans les nouveaux laboratoires de la création artistique et informatique – Ircam, Hexagram, Lip6, Cnam, Orange Labs – des œuvres hybrides rendent irréversible le morcellement des anciennes frontières opposant art et science.

Car en articulant des contributions interdisciplinaires, l’art numérique instaure en effet un morcellement de l’activité créatrice et des modes pluriels de désignation de ce qui fait œuvre. Les logiques de conception et la régulation du travail qui en découlent étant désormais orientées vers une pluralité d’enjeux : exposition (artistique), invention (technologique) et connaissance (académique). 

L’examen de ces évolutions en France et au Canada révèle de nouvelles manières de faire œuvre commune et soulève plusieurs questions : l’art peut-il faire l’objet d’une recherche ?L’écriture informatique peut-elle, elle-même, recouvrir une dimension théorique et devenir un enjeu de création ? L’interdisciplinarité mise en jeu s’accompagne-t-elle d’une transformation des modes d’attribution et de valorisation des œuvres partagées entre art et science ?

Jean-Paul Fourmentraux est sociologue, maître de conférences (HDR) à l’université de Lille 3 et chercheur associé à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS Paris) au Centre d’Études Sociologiques et Politiques Raymond Aron (CNRS).

 

 

CONTACT PRESSE

Arthur Cohen

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 01 45 57 45 40


 

Concours de thèse :
 Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS)

Concours de thèse

Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) 
Collection CTHS Histoire


Notre ambition

Le Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) 
lance en 2012 la 4e édition de son concours de thèses 
ouvert aux jeunes docteurs en histoire. À l’issue 
de ce concours, les thèses sélectionnées seront 
publiées dans la collection CTHS-Histoire. 
Par cette initiative, le CTHS vise à encourager de 
jeunes chercheurs et à permettre une plus large diffusion
de leurs travaux.

Le CTHS s’intéressera particulièrement aux thèses qui abordent des thèmes en débat dans la communauté scientifique, apportent un regard neuf sur les sujets traités et participent aux grandes controverses historiographiques susceptibles de concerner un large public.

Sur la base d’un article présentant et résumant leur thèse ainsi que d’un projet de
remaniement, les candidats devront montrer leur aptitude à dégager clairement la nouveauté et la richesse du contenu scientifique de leur travail et leur capacité à prendre du recul par rapport à ce travail pour en faire un livre.
Le CTHS sera aussi sensible à la qualité rédactionnelle des travaux, sans laquelle il ne sera pas possible d’élargir le champ des lecteurs.
En demandant notamment aux lauréats un effort systématique de réécriture pour passer d’une thèse à un livre, il souhaite toucher un public plus large ne se limitant pas au seul cercle des spécialistes.

note: Les Éditions du CTHS publient chaque année une quarantaine de volumes : sources, monographies, études et actes de congrès. Pour une présentation générale du CTHS et de ses activités (éditions, congrès, relations avec les sociétés savantes), voir le site cths.fr.

Règlement

1. Objet du concours

Les lauréats du concours sont récompensés par la publication de leur thèse aux Éditions du CTHS dans la collection CTHS-Histoire après remaniement (dans un délai qui leur sera indiqué) conformément aux
normes de la collection.

2. Conditions de participation

Le concours de thèses du Comité des travaux
historiques et scientifiques (CTHS) est ouvert aux
docteurs ayant soutenu une thèse d’histoire (y
compris d’histoire des sciences et des techniques) rédigée enfrançais entre le 31 octobre 2010 et le 31 décembre 2011 et ayant obtenu la mention très honorable avec félicitations du jury (sauf si l’université de rattachement a renoncé à décerner des mentions). Les thèses d’habilitation à diriger des recherches et les thèses de l’École nationale des chartes ne seront pas retenues.

3. Constitution du dossier de candidature

Pour s’inscrire, le docteur doit faire acte de candidature en envoyant aux Éditions du CTHS, en trois exemplaires, un dossier qui servira à la présélection des thèses et qui comprendra les éléments suivants :

  • – le formulaire d’inscription ci-joint dûment rempli ;
  • – un résumé de la thèse de 5 000 signes environ ;
  • – la table des matières de la thèse ;
  • – l’introduction de la thèse ;
  • – la photocopie du rapport de soutenance ;
  • – un projet de remaniement conformément aux
  • normes de la collection d’histoire (800 000 signes maximum – annexes et bibliographie comprises – et 40 illustrations maximum) ;
  • – dans la mesure du possible, il est demandé aux candidats de joindre un CD (un seul exemplaire) contenant les différents éléments demandés.
  • 4. Présélection des thèses

Une présélection des thèses sera opérée par les sections du CTHS participant au concours. Celle-ci s’effectuera à partir du dossier déposé par les docteurs.Les résultats de cette présélection seront annoncés aux candidats en avril 2012.

5. Procédure de sélection des lauréats

À l’issue de la présélection, les candidats
retenus devront envoyer un exemplaire de leur thèse (avec une copie sur CD) avant la date qui leur sera indiquée.
Les thèses seront ensuite réparties dans
les différentes sections concernées du CTHS :

  • – Histoire et archéologie des civilisations antiques ;
  • – Histoire et philologie des civilisations médiévales ;
  • – Histoire du monde moderne, de la Révolution française et des révolutions ;
  • – Histoire contemporaine et du temps présent ;
  • – Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle.


Les sections, après avoir soumis chacune des thèses à deux experts (qui ne doivent pas avoir fait partie du jury de soutenance du candidat), proposeront un classement à un jury désigné par la commission de publication du CTHS. Chaque section se réserve le droit de ne pas retenir de thèse si les dossiers soumis ne lui semblent pas éligibles. Le jury se prononcera en fonction de l’originalité du projet, de sa place dans le catalogue du CTHS et de sa capacité à toucher un public le plus large possible. Lui seul sera en mesure de désigner les lauréats du concours.
Les thèses retenues par le jury seront au nombre de 3 maximum.

6. Calendrier

Les inscriptions seront enregistrées entre le 15 janvier et le 1er mars 2012 (le cachet de la poste faisant foi).
Les thèses retenues à l’issue de la présélection seront annoncées en avril 2012. Les résultats seront proclamés en juillet 2012 au plus tard.

7. Engagement des candidats

En s’inscrivant, le candidat accepte de
nous remettre un exemplaire de sa thèse si son dossier est présélectionné. Cet exemplaire lui sera retourné uniquement s’il en fait la demande dans un délai de 6 mois maximum après l’annonce des résultats.

S’il fait partie des lauréats, il s’engage à effectuer une réécriture de sa thèse sous la responsabilité d’un membre du CTHS selon les conditions prévues dans le contrat d’édition conclu avec les Éditions du CTHS (ces dernières se réservant le droit de ne pas publier le manuscrit si le lauréat ne suit pas les recommandations qui lui auront été données) ; il accepte que la première édition soit exempte de redevances au titre des droits d’auteur.


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Fiche d’inscription
Nom :

Prénom :

Adresse :



Téléphone :

E-mail:

Situation professionnelle :

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Intitulé de la thèse :



Date de soutenance :
Université de rattachement :

Nom du directeur de recherche :


Membres du jury de soutenance :







Thèse relevant de la section :
- Histoire et archéologie des civilisations
antiques
- Histoire et philologie des civilisations
médiévales
- Histoire du monde moderne, de la Révolution
française et des révolutions
- Histoire contemporaine et du temps présent
- Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle

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Pièces à produire :
un résumé de 5 000 signes environ
présentant la thèse
la table des matières de la thèse
l’introduction de la thèse
le rapport de soutenance
un projet de remaniement
___________________________________________________

Formulaire et pièces demandées à retourner
à :

Éditions du CTHS
Concours de thèses
110, rue de Grenelle
75357 Paris cedex 07

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Renseignements complémentaires :

Contact : Clémence de Clavière
Tél. : 01 55 95 89 13
E-mail :
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site internet : cths.fr

Colloque - Retour au virtuel. Vie et cultures numériques

Retour au virtuel. Vie et cultures numériques

jeudi 9 février 2012

Conservatoire national des arts et métiers

amphithéâtre Fabry-Perot - 292 rue Saint Martin 75003 Paris

inscription recommandée : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (objet : colloque virtuel)

 

Colloque organisé par l’EA Dicen du Cnam et l’équipe Tactic de l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense

Avec le soutien de la Chaire de recherche sur les cultures numériques de l’Université de Laval au Québec.

Comité scientifique

Haud Guéguen (Philosophie, Cnam)

Louise Merzeau (Infocom, Paris Ouest)

Manuel Zacklad (Infocom, Cnam)

Argumentaire

On sait qu’au départ, le virtuel ne désigne pas tant ce qui s’oppose au réel qu’un mode paradoxal de la réalité : celui des choses en puissance, non actualisées mais présentes sur le mode de la potentialité. Le recours à cette notion pour désigner les nouvelles technologies de l’information et de la communication et leurs effets a pu se justifier dans les premières années du tournant numérique par le caractère encore expérimental et incertain des applications envisagées. Aujourd’hui, les promesses comme les menaces de la numérisation se sont presque toutes réalisées et ont investi la réalité quotidienne de la science et de la société. Le virtuel cède donc logiquement sa place à d’autres qualificatifs : « digital », « numérique », « 2.0 »… Pourtant, si dans le champ académique le mot est bien passé de mode, il continue néanmoins d’être utilisé dans le langage courant pour caractériser une gamme sans cesse croissante de dispositifs et de pratiques. Amour, amitié, travail, politique, administration, création artistique… il va désormais de soi que chacune de nos activités a son pendant ou son prolongement virtuel. Longtemps considéré comme un monde séparé, le virtuel est ainsi devenu une dimension de la réalité. C’est cet entêtement du virtuel et son actualisation paradoxale dans les nouvelles formes de vie et de culture numériques que ce colloque voudrait interroger en trois temps.

1. Lieux et non-lieux du virtuel

Les objets numériques se caractérisent par un rapport singulier à l’espace et au corps. Productions techniques matérielles et localisables, ils s’actualisent en revanche dans une dimension apparemment immatérielle, créant ainsi des sortes de non-lieux métaphorisés par l’image des espaces infinis, des flux ou des nuages. En même temps, à travers les effets de réalité augmentée, le virtuel sollicite constamment la sensation et donne une place croissante au corps, remettant en question le discours récurrent sur les risques de déréalisation. On essaiera donc tout d’abord de préciser à quels types d’espace le virtuel donne accès et comment il se laisse éprouver ou habiter par le corps.

En obligeant à reconsidérer les notions classiques de territoire, de corporéité et de visibilité, le virtuel interroge aussi la sociabilité. Poussés par une apologie ambiante du lien, tous les usages numériques se recentrent aujourd’hui sur la formation de supposées communautés. Mais, derrière l’injonction de communiquer qui relève pour une large part d’une instrumentalisation économique de l’intersubjectivité, le corps social et politique a-t-il quelque chose à gagner à se virtualiser ? Liens faibles, filtrage affinitaire, pensée conversationnelle, relations à distance, en simultané ou en clair-obscur : la sociabilité virtuelle est-elle une transposition d’anciens modèles relationnels, ou l’invention de formes inédites de rapports humains ? Quelle place accorde-t-elle à l’altérité, l’engagement et l’action politique  ? Faut-il y voir le levier d’un individualisme radical ou la condition d’une reconstruction du politique (démocratie délibérative) ? Enfin, la « montée de la visibilité médiatisée » (J.-B. Thompson) ayant modifié en profondeur les modalités de l’apparition publique, quel rôle internet peut-il jouer dans les luttes pour la visibilité sociale et politique ? Les NTIC permettent-elles de rétablir une certaine égalité ou renforcent-elles au contraire les effets de pouvoir, contribuant ainsi à l’occultation de certaines situations sociales ? Ce qui est interrogé ici, c’est donc autant la teneur émancipatrice de la communication numérique que sa capacité à devenir le nouveau vecteur du pouvoir et de l’intelligibilité sociale.

 

2. Industries du simulacre, de la simulation et de la relation : conception, loisirs et services virtuels

En permettant la visualisation et le traitement de données jusque-là irreprésentables et en permettant leur diffusion à large échelle, la numérisation et la simulation ont favorisé l’émergence à la fois d’un nouveau paradigme de la connaissance et d’un nouveau secteur de l’industrie du divertissement. En se généralisant à tous les dialogues hommes-machine, les interfaces à manipulation directe ont introduit une représentation métaphorique de l’ensemble des objets numérisables en redéfinissant leurs contours et les modalités de manipulation qui leurs étaient associées, impliquant toujours plus avant la gestualité et le corps de l’utilisateur.

Dans le registre de l’imagerie scientifique et de l’ingénierie, le recours au virtuel modifie l’ordre logique des opérations de conception, d’analyse et d’anticipation. Calculant la réalité à partir de ses variantes possibles (et non plus de ses seules manifestations), la simulation ne questionne pas seulement le regard : elle déplace l’ordre du savoir. Du cabinet d’architecte au laboratoire de biologie, et du constructeur automobile à l’étude des flux migratoires, c’est le mode même de relation aux phénomènes qui est transformé. Notre ambition est de questionner cette hypothèse d’un virage épistémologique. Les prothèses virtuelles favorisent-t-elles l’exploration, la découverte, l’audace de la pensée ? Ou servent-t-elles le projet de prédictibilité qui vise à évacuer toute prise de risque du champ social ?

Dans le domaine du jeu et de la fiction, la simulation vise moins l’anticipation que son contraire : appliquer à des situations imaginaires les patterns d’une connaissance aboutie, au plus près des données issues de l’observation. « Augmentant » l’expérience ludique ou cinématographique d’un surplus de réalité, le virtuel joue ici la carte de la crédibilité, de l’immersion et de l’effet. Pour certains, la simulation relève alors du simulacre et porte à confondre le vrai et le faux. Pour d’autres, elle cherche plutôt à donner toujours plus de corps à l’imaginaire.

Dans le domaine des services, de la librairie à l’agence de voyage, de l’agence immobilière à l’agence bancaire, de l’enseignement à distance aux services d’offre d’emplois, du salon de conversation à l’agence matrimoniale, la virtualisation a profondément transformé les pratiques et les marchés. En formalisant les interactions de conseil à l’aide de services logiciels et d’interfaces homme-machine graphiques, la virtualisation substitue aux échanges en face à face visant à fournir assistance, conseil et influence une série de processus partiellement automatisés, séparant l’information de la relation et conférant une place toujours plus importante aux recommandations plus ou moins fondées des clients, consommateurs et amateurs.

Mais dans l’univers du service caractérisé par une co-production des prestations, ces nouvelles médiations ne tendent-elles pas à transformer simultanément et de manière profonde la nature de l’offre et celle de la demande en induisant de nouvelles frontières entre réalisateur et bénéficiaire, matériel et immatériel, produit et service, ouvrant la voie à des modèles socio-économiques encore inédits ? Ainsi, de l’univers de la conception à celui des services relationnels en passant par celui de la consommation culturelle, les nouveaux supports numériques, les interfaces augmentées et les réseaux ubiquitaires apparaissent comme des opportunités menaçantes ou heureuses, pour de nouvelles industries accroissant le sentiment de désenchantement, de perte de sens, de captivité ou stimulant l’inventivité et les nouvelles configurations conviviales.

3. Le temps des données

Comme le laisse entendre l’importance de l’anticipation dans la simulation, le virtuel affecte pour finir notre expérience du temps. La virtualisation oblige tout d’abord à reconsidérer la manière dont présent, passé et futur s’articulent et se distinguent, dans la chronologie, la mémoire et le dessein des individus comme des collectivités.

Le fonctionnement particulier de la traçabilité numérique exige ensuite que soient repensé le rapport du citoyen à ses traces. Démultipliées dans des proportions inédites, produites de manière non intentionnelle et traitées par des algorithmes, nos empreintes virtuelles construisent un nouveau territoire de données auquel nul ne peut plus se soustraire. Dans cette temporalité de veille et de surveillance, quelle place reste-t-il pour une culture de la mémoire qui ne soit pas un enregistrement automatique des traces ? Le nivellement des temps dans une même disponibilité de toutes les ressources ne menace-t-il pas les libertés individuelles comme l’élaboration et la transmission d’une culture ?

Ces questions, notre communauté scientifique ne doit pas seulement se les poser. Sa responsabilité épistémologique autant que politique est aussi d’y apporter des débuts de réponse, afin de peser sur les logiques et les rapports de force qu’il est encore possible d’infléchir à l’heure de la transition vers le tout-numérique.

Programme

Jeudi 9 février 2012, 9h-12h30

Ouverture : Haud Gueguen

1. Industries du simulacre et de la simulation : loisirs et services virtuels

Modérateur : (à préciser)

  • Manuel Zacklad : La virtualisation des services relationnels

M. Zacklad est Professeur titulaire de la Chaire « Expressions et Cultures au Travail » du  Cnam et directeur du laboratoire Dicen (Dispositifs d’Information et de Communication à l’Ere Numérique). Ses domaines de recherches sont la sémiotique des transactions coopératives (communautés, gestion des connaissances, socio-économie des services), l’approche communicationnelle et documentaire des TIC (document pour l’Action, documentarisation, annotation coopératives…), les systèmes d’organisation des connaissances pour la coopération via le Web dans des contextes professionnels, citoyens ou culturels.

  • Elsa Boyer : De la perception artificielle au phantom shot

E. Boyer a soutenu une thèse de philosophie intitulée « Phénoménologie et perception artificielle – La synchronisation en conflit » (Paris Ouest La Défense, 2010). Elle a récemment publié un article dans la revue Critique (octobre 2011, n°773), « Les jeux vidéo : du tribunal à l’exposition », et coordonne un ouvrage collectif sur les jeux vidéo aux éditions Bayard (Voir les jeux vidéo. Perception, construction, fiction, février 2012). Elle est chargée d’enseignement en études cinématographiques à l’Université de Lille III.

  • Milad Doueihi : Le virtuel, habitus de l'intelligence ?

M. Doueihi est historien du religieux dans l'Occident moderne, professeur et titulaire de la Chaire sur les cultures numériques de l’Université Laval au Québec, auteur de La Grande conversion numérique (Seuil, 2008) et Pour un humanisme numérique (Seuil, 2011), chroniqueur à Place de la Toile (France culture) et auteur du blog notules.org.

 

Jeudi 9 février 2012, 14h30-18h

2. Le temps des données

Modérateur: Louise Merzeau

  • Bruno Bachimont : Traces et mémoire : nivellement numérique et conscience temporelle

Br. Bachimont est Directeur de la Recherche de l’Université de Technologie de Compiègne, où il enseigne la logique, la philosophie et l’ingénierie des connaissances et des documents, et conseiller  scientifique de la direction de la Recherche et de la Formation à l’Institut National de l’Audiovisuel (France). Il travaille sur l'archivistique audiovisuelle et numérique dans le contexte des contenus culturels, ainsi que sur les questions de mémoire et de patrimoine. Au croisement de la philosophie de la technique et du numérique ainsi que de l'ingénierie des connaissances, sa recherche vise à croiser le travail des concepts avec l'opérationnalité des techniques.

  • Yann Leroux :

Y. Leroux est psychologue, psychanalyste, membre de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines et auteur du blog Psy et Geek ;-) . Il est notamment l’auteur de plusieurs publications sur les jeux vidéos.

  • Arnaud Bouaniche : La réalité du virtuel

A. Bouaniche est chercheur post-doctorant à l'UMR STL (Lille 3) et membre associé du CIEPFC (ENS). Ses travaux portent principalement sur la philosophie française contemporaine, de Bergson à Deleuze. Il est notamment l'auteur de Gilles Deleuze, une introduction (Pocket, 2010), et a édité, de Bergson, l'*Essai sur les données immédiates de la conscience* (PUF, 2007).

 

Vendredi 10 février 2012, 9h-12h30

3. Lieux et non-lieux du virtuel

Modérateur : Haud Guéguen

  • Marcello Vitali Rosati : Le pouvoir du virtuel : entre dynamis et potesta

M. Vitali Rosati, Docteur en philosophie avec une thèse intitulée Corps et virtuel. Pour un discours métaontologique à partir de Merleau-Pont" (Pise-Paris IV Sorbonne 2006), enseigne actuellement dans des écoles d’art et création à Paris. Il dirige avec A.-L. Brisac le séminaire Nouvelles formes d’éditorialisation et communautés virtuelles à la MSH Paris-Nord/INHA. Il est l’auteur de Corps et virtuel (L’Harmattan, 2009) et de « La virtualité d’internet », article paru dans la revue en ligne Sens-Public en 2009

  • Christiane Vollaire : De Hobbes à Foucault. La virtualité du corps politique réalisée dans le corps biologique

Ch. VOLLAIRE est philosophe et membre du comité de rédaction des revues Pratiques et Chimères. Ses travaux portent sur la philosophie esthétique, politique et philosophie de la médecine. Elle a publié notamment Humanitaire, le cœur de la guerre, ed. L'Insulaire (Paris, mars, 2007).

  • Fanny Georges : Éternités numériques (à propos des données post-mortem)

F. Georges est Maître de conférences en Sciences de la communication à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris III. Elle est spécialisée en sémiotique des interfaces numériques et est l’auteure de Identités virtuelles: les profils utilisateur du web 2.0 (Questions théoriques, 2010)

 

Conclusion : Robert Damien

R. Damien est Professeur de philosophie à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense, directeur de l’École Doctorale « Connaissance, langage, Modélisation » et Président du conseil scientifique de l’Enssib. Ses recherches portent sur la philosophie politique, l’histoire et l’épistémologie des sciences humaines, sociales et politiques, la philosophie du conseil et de l'expertise et l’histoire et la philosophie de la bibliothèque et de la culture. Il est l’auteur de Bibliothèque et Etat, naissance d'une raison politique (PUF, 1995), La grâce de l'auteur, essai sur la représentation d'une institution publique, l'exemple de la bibliothèque publique (La versanne, Encre marine, 2001), Le conseiller du Prince, de Machiavel à nos jours, genèse d'une matrice démocratique, (PUF, 2003).

 

 

 

Conservatoire national des arts et métiers

amphithéâtre Fabry-Perot - 292 rue Saint Martin 75003 Paris

inscription recommandée : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (objet : colloque virtuel)

Journée d'étude : Qu’est-ce qu’un architecte de l’information ?

Journée INTD-CNAM (Dicen) / Paris 8 (Index-Paragraphe)

31 janvier 2012

Qu’est-ce qu’un architecte de l’information ?

CNAM, 292 rue St Martin, Paris 3ème, Amphi Z,

http://presentation.cnam.fr/adresses-et-plans-d-acces/


En 1976, le designer graphiste Richard Saul Wurman, introduit la notion d’Architecte de l’information face au défi des masses d’information et de données produites et diffusées dans nos sociétés contemporaines : "I thought the explosion of data needed an architecture, needed a series of systems, needed systemic design, a series of performance criteria to measure it ». En 1986, James C. Brancheau et James C. Wetherbe publient "Information architectures : methods and practice" dans la Revue Information Processing & Management. Les auteurs utilisent la notion pour désigner une grille modélisant les exigences d'information globale pour une entreprise, un moyen d'évaluer les besoins informationnels d'une organisation.
Louis Rosenfeld et Peter Morville publient en 1996 « Architecture information for the world wide web » et fondent l'art et la science d’organiser l’information des sites web, des intranets et des applications logicielles pour aider les usagers à réaliser leurs besoins

Les notions d’architecture et d’architecte de l’information ne sont donc pas nouvelles, elles traversent plusieurs décennies, se transforment et connaissent aujourd’hui un regain d’attention  en particulier en Amérique du nord où les architectes de l’information se rassemblent désormais au sein d’une association spécifique l’IA Institute (IAI). Trois types de compétences semblent se distinguer : celles liées à la conception technique des dispositifs, celles liées à l’organisation des contenus, et celles du Web design particulièrement mises en avant ces dernières années.

L’objectif de cette journée est d’éclairer et de comprendre ces différentes compétences associées à l’ « architecte de l’information », de s’interroger sur la réalité actuelle de ces métiers en entreprise : l’architecte de l’information est-il un professionnel particulier ou plutôt une équipe projet? Quelles convergences, différences avec les métiers d’ingénieur documentaliste, de designer, de concepteur d’interface Web ?

(Cette journée s’inscrit dans un cycle de conférences 2012 initiées par l’INTD-CNAM, l’Université de Paris 8, l’Université de Lille 3, l’ENS-Lyon)

Programme provisoire


MATIN

  • 9h-9h30 accueil des participants
  • 9h30-9h45 : Mise en perspective historique du concept d’Architecte de l’information
    Evelyne BROUDOUX (MCF CNAM), Ghislaine CHARTRON (Professeur, CNAM)
  • 9h45-10h15 : La conception technique du système d’information, le cas de l’interopérabilité de ressources de données hétérogènes
    Philippe BOURDENET (SDC de l’Université du Maine et Doctorant DICEN-CNAM)
  • 10h15-10h45 : Systèmes d’organisation des connaissances et navigation 
    Nadia IVANOVA (Consultante Senior chez Arisem)
  • 10h45-11h : pause
  • 11h-12h : La conception des interfaces, le design visuel
    Luc DALL’ARMELLINA (enseignant design ESAD Grenoble-Valence, MCF arts Université de Cergy Pontoise) : "Voir en relation"
    Geoffrey DORNE (Designer et chercheur à l'EnsadLab)
  • 12h-12h30 : Architecture de l'information et éditorialisation complexe :
  • l'exemple de la solution Topos et de la Sémantique analogique.
  • Carole LIPSYC (Directrice du développement chez ADREVA, Doctorante Paragraphe Paris8)

APRES-MIDI

  • 14h-14h30 : Architecte de l’information et stratégie du contenu
    Ray GALLON, Culturecom, Président de STC France, http://stcfrance.org/
  • 14h30-15h30 : L’architecture de l’information chez Orange
    Madeleine HEID, FT/Chef de projet Capitalisation du Patrimoine Informationnel et Info-Designer
  • 15h30-15h45 : pause
  • 15h45- 16h30 : Débat collectif et conclusions, E. BROUDOUX, M. IHADJADENE, G. CHARTRON

Journée d'étude : La série revisitée par le web

Le Laboratoire Communication et politique du C .N.R.S.organise

le Vendredi 20 janvier 2012 de 9h30 à 17h une journée sur :

« La série revisitée par le web »

 

à la Maison de la communication

20 Rue Berbier-du-Mets

75013 Paris

Cette journée regroupe le séminaire « Pratiques créatives sur Internet » (L.C.P.) et le réseau S.E.R.I.E.S.

  • 9h30-10h.Présentation de la journée. Brigitte Chapelain (Paris Nord, LCP), Barbara Villez (Paris 8, SERIES, JILC)
  • 10h-10h30.Hervé Glevarec (Directeur d’études CNRS) :« Quel modèle théorique pour penser la réception des séries télévisées contemporaines ?

10h30-10h50.Discussion

  • 10h50-11h20.Mélanie Bourdaa (Université Bordeaux 3, MICA): « Bienvenue dans le monde des web séries: nouvelles stratégies de production et sérialité »

11h20-11h40.Discussion.

  • 11h40-12h10.Virginie Spies (Université d’Avignon, Laboratoire Culture et communication) :« Analyser les médias audiovisuels à l'heure du numérique : lorsque les fans de séries témoignent de leur réception sur Twitter ».

12h10-12h30.Discussion

12H30-14h. Pause déjeuner.

  • 14h-14h30.Clément Combes (Doctorant, CSI, Mines Paris Tech) : »La sériphilie comme pratique partagée: la consommation de séries à l’heure d’Internet. »

14h30-14h50.Discussion.

  •  
  • 15h-16h15. Table ronde: évolution de la série télé, des modes de réception sur Internet, à la web série tournée et diffusée pour Internet (fabrication, public, diffusion et production).

Vincent Solignac, scénariste, réalisateur, président de la guilde des scénaristes.

Guillaume Crémonèse, réalisateur, producteur.

Amandine Prié, Co-auteur du Blog des séries et des hommes sur Libération.fr.

Manuel Raynaud, journaliste, créateur du site Spinn-off.

Cédric Apikian scénariste, réalisateur.

Patrick Tallec, scénariste (sous réserve)

 

16h15-17h. Discussion.

 

L’inscription est obligatoire

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Pour toute information :

Contact:Brigitte Chapelain

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