Congrès SFSIC Rennes 2025

Logo de la Société Française des Sciences de l'Information et de la Communication 

Transition(s)

XXIVème Congrès de la SFSIC

Rennes, 18, 19 & 20 juin 2025

en partenariat avec le PREFICS

 

 

Le XXIVème Congrès de la Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication sera accueilli par le Pôle de Recherche et de Formation : Information, Communication, Sociolinguistique (PREFICS, Université Rennes 2).

Nous vivons une période de transition(s) multiples : transitions numériques, écologiques, sociales, organisationnelles, (géo)politiques, économiques, médiatiques, territoriales… Comment les sciences de l’information et de la communication (SIC) œuvrent-elles à leur compréhension et à leur accompagnement ? Quelles transitions traversent les SIC, leurs environnements académiques, leurs terrains, leurs formations, les métiers afférents ?

La notion de transition(s) est polysémique. Elle peut être rattachée à nombre de phénomènes, de processus, de politiques, d’enjeux qui couvrent la diversité et la richesse des domaines de la discipline. Nous ne la considérons pas comme un concept, mais comme un objet à examiner de manière critique (y compris dans le caractère dépolitisant porté par ce terme), et comme une occasion d’interroger collectivement nos postures épistémologiques et méthodologiques.

1975-2025 : l’année prochaine marque les cinquante ans d’existence des Sciences de l’Information et de la Communication en France. Dans la continuité des Assises tenues en novembre 2023, et au prisme de la thématique, le Congrès sera aussi l’occasion de réfléchir ensemble aux héritages et aux perspectives scientifiques, épistémologiques, méthodologiques, mais aussi politiques, des sciences de l’information et de la communication.

Comme de coutume, les contributions issues de tous les domaines des SIC seront les bienvenues. Elles s’inscriront dans l’un des quatre axes présentés ci-dessous.

Axe 1. Expérimenter les transitions et éprouver le sensible

Coordination scientifique :

Marie Bénéjean, Fanny Bougenies, Florian Hémont, Vincent Liquète

Cet axe s’intéresse aux expériences des transitions dans l’espace public, les organisations, institutions et les communautés privées. Il porte sur les constructions et co-constructions de sens (tant des significations que des sensations et des sensibilités) au sein de communautés, de nouveaux espaces, de temporalités revisitées. Dans la continuité des évolutions récentes autour des enquêtes par le corps, les émotions et l’affect, il prête attention aux méthodologies de recherche innovantes (en mettant l’accent sur leurs fabriques) dans leurs manières de saisir les expériences. Les communications pourront porter sur les transitions de genre, les dynamiques d’inclusion, de migration, les situations de handicap, etc. ; les vécus des acteurs dans des mondes d’activités professionnelles en transition (télétravail, nomadisme numérique, dynamique d’évolution du rapport au travail, etc.) ; les expériences esthétiques, artistiques et culturelles des spect(acteurs) et les médiations sensorielles in situ et/ou virtuelles (du musée à la réalité virtuelle) ; l’apport des SIC sur les transitions écologiques par/avec les sobriétés numériques et l’éthique des pratiques.

Axe 2. Organiser les transitions. Recompositions de l’action collective et enjeux de régulation

Coordination scientifique :

Jean-Luc Bouillon, Vincent Bullich, Sidonie Gallot, Marcela Patrascu

Cet axe propose d’interroger les processus de transition au sein d’espaces sociaux organisés ainsi que l’organisation même de ces transitions. Il s’intéresse aux dimensions complexes et plurielles de ces processus, en mettant l’accent sur les phénomènes de recomposition de l’action collective ainsi que sur les enjeux de régulation concomitants. Il s’agira d’y questionner les agencements et les modes de structuration que traduisent ces processus, ainsi que les modèles de gouvernance et les modalités de leur mise en œuvre. Les communications pourront se rapporter aux formes instituées d’actions collectives, aux politiques publiques et aux stratégies porteuses d’injonctions à une « fabrique de la transition » ; mais également à des formes d’organisations plus alternatives. En effet, questionner l’organisation de et dans la transition conduit également à s’intéresser aux formes d’auto-organisation et d’autogestion, et à penser la tension entre des logiques émergentes et d’autres beaucoup plus stabilisées, que ce soit dans les entreprises, dans les institutions publiques ou dans les organisations non gouvernementales.

Axe 3. Equiper les transitions : accompagnements, résistances et alternatives

Coordination scientifique :

Bruno Chaudet, Anne-France Kogan, Julien Péquignot, Laurie Schmitt

Cet axe est consacré à la manière dont les transitions se manifestent ou posent question dans les dispositifs, techniques, machines et productions (contenus/objets) déployés ou construits. Il s’agit d’observer ces transitions au prisme des techniques, notamment les machines numériques, les réseaux, les IA, des dispositifs co-construits (dans des démarches d’UX, UI, des dynamiques d’inclusion, d’accessibilité, d’intersectionnalité, d’éco-responsabilité) ou encore dans des productions culturelles et médiatiques (séries, films, musiques, jeux vidéo, articles journalistiques ou autres). Comment ces dispositifs, techniques, machines, productions contribuent-ils à accompagner les transitions ? Et, en retour, à les entraver ? À quelles critiques donnent-ils lieu, quelles résistances et alternatives se dessinent ? Enfin, il s’agit d’appréhender la matérialité de ces dispositifs et d’interroger les rapports au monde qu’ils induisent : informationnels, sensibles, etc.

Axe 4. Informer et communiquer les transitions. Régimes de vérité de et dans l’espace public

Coordination scientifique :

Dominique Bessières, Laurence Corroy, Allan Deneuville, Jean-Baptiste Le Corf

Ère de transition communicationnelle et informationnelle, ce début de XXIe siècle interroge profondément les régimes de vérité, l’éthique et la déontologie de l’information, les formes de savoirs qui ne concernent pas seulement les professionnel.le.s de l’information mais aussi les citoyens. La société de la connaissance se voit attaquée et parfois battue en brèche par des désordres informationnels et des perturbations des circulations des savoirs. Plusieurs termes tentent de nommer, circonscrire, voire dénoncer ces effets de brouillage : post-vérité, fake-news, désinformation, contre-information, infobésité… Cet axe questionne les tensions et controverses qui animent le débat public autour des transitions, les types d’expertises sollicitées, les idéologies qui affleurent. L’espace public est interrogé dans le même mouvement : il s’agit tout autant d’analyser la manière dont il est lui-même reconfiguré, élargi, fragmenté – le numérique apparaissant tout à la fois en continuité et en rupture avec les arènes traditionnelles de discussion.

Formats attendus

Communications

Les communications portent sur un sujet inclus dans la thématique générale du congrès et inscrit dans l’un de ses axes. Elles se déroulent lors d’ateliers sous la forme d’une présentation de 20 minutes suivie de 10 minutes de questions.

Les propositions de communication comporteront un résumé et un texte de 10000 signes hors bibliographie.

Panels

Coordination scientifique : Pauline Escande-Gauquié

Les panels sont des tables rondes constituées de quatre à six conférencier.e.s. Ils permettent de mettre au débat durant une heure trente un sujet inclus dans la thématique générale du congrès et inscrit dans l’un de ses axes. Les panels sont donc l’occasion d’échanger de façon dynamique en proposant un focus clairement structuré autour d’un sujet précis.

Les propositions de panel comporteront la liste des panélistes ainsi qu’un résumé et une description de 5000 signes hors bibliographie.

Calendrier

Juillet 2024 : annonce du Congrès : thématique, calendrier, modalités de participation

13 septembre 2024 : diffusion de l’appel à communication et ouverture de la plateforme sciencesconf pour le dépôt des propositions

9 décembre 2024 : fin des dépôts des propositions de communication et de panels

24 janvier 2025 : notification d’acceptation ou de refus

3 mars 2025  : fin des dépôts de textes complets des communications

Semaine du 7 avril 2025 : mise en ligne du programme du Congrès

18/19/20 juin 2025 : Congrès