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Réseau de recherche : « Communication et espaces du religieux »

Mise en place d’un réseau de recherche sur le thème

« Communication et espaces du religieux »

Première rencontre : journée d’études
le vendredi 4 mai de 9h à 17h, à l’Université Paris 13

(le programme sera publié ultérieurement)



L’objectif de ce réseau est de permettre aux chercheurs travaillant sur la communication en lien avec les religions ou le religieux d’échanger, de se lire, de partager des ressources, d’organiser ensemble des rencontres de recherche afin de contribuer au développement de ce champ de recherche en communication en France. Il s’agit dans un premier temps d’inviter à nous rejoindre des chercheurs travaillant déjà sur cette question et ayant déjà communiqué ou publié sur ce sujet.



Les mouvements religieux développent des théories et des pratiques de la communication qui intéressent les sciences de l’information et de la communication (Sic). Historiquement, ces pratiques et ces théories sont restées toutefois peu abordées par les Sic, peut-être pour des raisons politiques, quand bien même des penseurs du signe et de la communication, à l’origine ou en marge des Sic (Roland Barthes, Michel de Certeau…), se sont préoccupés très tôt de la « signification » religieuse. La médiologie (notamment celle de Régis Debray), s’est, avec une approche spécifique, efforcée de traiter cette question.

Les questions de communication relatives aux espaces du religieux nous semblent recouvrir huit domaines :

1. les modes de communication et les pratiques d’information et de communication des religions ;
2. les signes produits par les groupes religieux dans leur activité liturgique ou de prière;
3. les approches théoriques de la communication proposées par les religions, lorsqu’elles font de la communication un objet proprement théologique ;
4. la manière dont les religions s’efforcent de théoriser l’échange, le dialogue, l’interrelation ;
5. la manière dont l’information et la communication sont mobilisées dans le cadre des relations institutionnelles des religions ou des mouvements religieux ;
6. la manière dont les religions pensent l’espace médiatique et leur intervention dans l’espace public ;
7. les pratiques communicationnelles ou de mise en visibilité de membres des organisations religieuses dans l'espace public ;
8. la manière dont les médias abordent les religions (la trace laissée par les religions dans l’espace public).

1. De l’imprimé au numérique, du journal à la télévision, de la radio aux sites de réseaux sociaux, les religions utilisent différents canaux ou médiums de diffusion de l’information et de communication, dans une grande diversité de langues…

2. Les religions produisent ou accompagnent leurs rites et leurs célébrations par un ensemble de signes destinés à manifester la présence divine, la mise en relation de Dieu, ou la communauté humaine rassemblée « devant Lui ». Elles peuvent également penser la prière ou l'adresse au divin, la louange comme « communication » avec le divin.

3. La communication n’est pas seulement un moyen, elle est aussi pensée par les religions. La question de la transmission fait en effet l’objet d’une élaboration théorique, renouvelée par l’intégration contemporaine de la question de la communication, portée par les sciences humaines et sociales. On peut parler dans certains cas d’une véritable théologie de la communication.

4. Les religions sont porteuses de pratiques relationnelles, qu’elles se sont efforcées de penser : les « relations justes » entre les individus, la nature de l’échange et du dialogue, la régulation des pratiques communicationnelles, l’accompagnement spirituel et les relations maître-disciple…

5. Les religions peuvent, se concrétisant dans des institutions, avoir à réguler et à organiser la diffusion de l’information et de la communication. Les modalités communicationnelles et informationnelles de ces institutions sont alors à interroger. Les institutions sont également porteuses de modalités relationnelles qui sont rendues visibles dans le langage, dans les textes et dans les modes d’expression des acteurs (par exemple, la règle monastique).

6. En découvrant les médias et en les utilisant, les religions se sont efforcées de penser l’espace médiatique afin d’y trouver leur place. Elles se sont alors souciées de formaliser le sens de la présence des médias dans l’espace public. La mobilisation de termes comme forum, agora, communication sociale est dans ce contexte très significative.

7. En se rendant visibles dans l’espace public, les groupes religieux communiquent leur présence, par le défilé, la prière publique, le chant, et parfois manifestent leur opposition à des phénomènes culturels qu'elles jugent inadéquats; ceci relève également d'une position communicationnelle. De même sont nombreuses les traces du religieux et des religions (architecture, art...) dans l'espace public.

8. Les religions sont enfin l’objet de discours médiatiques variés. La façon dont les médias abordent et présentent les religions constitue un champ d’investigation. L’évolution du traitement médiatique des phénomènes religieux, de la culture des journalistes sont dans ce cadre à étudier.


Ces questions, parfois bien étudiées en anthropologie et sociologie des religions, en histoire, ou en histoire de l’art, nous semblent devoir être investiguées aujourd’hui en Sciences de l’information et de la communication, à la suite des travaux de, notamment, R. Debray, D. Bougnoux, C. Abensour, J. Devèze, et quelques autres, car elles recèlent de fortes questions communicationnelles, qui peuvent enrichir les Sic autant que prolonger leur champ d’investigation.

Il ne s’agit pas ici de se limiter à une approche (sémiologie, approche socio-économique, socio-pragmatique, organisationnelle…), mais d’étudier les dimensions informationnelles et communicationnelles du religieux et de permettre aux Sic dans leur ensemble de s’approprier ces questions.

Au-delà des objets et de la réflexion sur la communication (théories du langage, de l’écriture, de l’image et de la communication, en présence ou à distance), c’est à une approche communicationnelle de ces questions que nous (nous) sommes invités : étudier les discours, signes, médiations, dispositifs socio-communicationnels qui disent l’opération religieuse, de façon pragmatique, sociale, ou théorique.



Le but de ce réseau de recherche et de cette première journée d’étude n’est évidemment pas de constituer une doctrine de la communication religieuse, encore moins une méthodologie unique d’approche, mais de confronter, rassembler dans des espaces provisoirement communs, et de comparer nos recherches, qui peuvent relever de sous-champs spécifiques des Sciences de l’information et de la communication , pour les enrichir et les éclairer, les différencier aussi, mutuellement. Ceci, en retour, pourrait enrichir les Sciences de l’information et de la communication de nouveaux objets, approches, théorisations et questionnements.




David Douyère, Stéphane Dufour, Odile Riondet

Labsic, Université Paris 13, Villetaneuse ;
Cimeos/Limsic, Université de Bourgogne, Dijon ;
Elico, Rectorat de Lyon, Lyon.


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Quelques références de nos travaux relevant de ce domaine


Douyère, D. (2011), « La prière assistée par ordinateur », Médium, n°27, p. 140-154.

Douyère, D. (2011), “Communication: on being an angel, Incarnation and angelic communication in medieval Christian theology: modern reflections, starting with Thomas Aquinas's Summa Theologica”, trad. John Doherty, Communication and Critical / Cultural Studies, 8/2, p. 188-193
(http://www.informaworld.com/smpp/content~db=all~content=a937176644~frm=titlelink).

Douyère, D. (2010), « La communication sociale : une perspective de l’Eglise catholique ? Jean Devèze et la critique de la notion de ‘‘communication sociale’’ », Revue internationale de communication sociale et publique (RICSP), Uqàm, Montréal, n°3-4, p.73-86 (http://www.revuecsp.uqam.ca/numero/n3-4/pdf/RICSP_Douyere_2010.pdf).

Douyère, D. (2010), « Une organisation fondée pour communiquer : l’Ordre des frères prêcheurs (1215-1228) », Loneux, C., Parent, B. (dir.), Communication des organisations : recherches récentes, Paris, L’Harmattan, tome 1, p. 145-152.


Dufour, S. (2010), « Le culte en quête de signe. Une lecture de la campagne du "Denier de l'Eglise" », Communication & Langages, n°163, p. 17-28.

Dufour, S. (2005), « Les discours explicatifs dans les églises, un palliatif à la perte de culture religieuse ? », Communication & Langages, n°144, p. 77-88.

Dufour, S. (2005), « Le rôle de l'image dans la patrimonialisation et la consommation culturelle des édifices cultuels ? », Cahiers de Champs Visuels, n°1-2, p.351-378.

Dufour, S. (2004), « L'art contemporain dans les églises : le recours à la médiation écrite », Questions de communication, n°5, p.227-241.


Riondet, O. (2011), « Une lecture communicationnelle des textes de la doctrine sociale de l'Eglise », Actes du  colloque Management et Religions, EM Strasbourg, Université de Strasbourg.

Riondet, O. (2009), « Permanenţe şi evoluţii în gândirea lui Jürgen Habermas », Jurnalism şi Comunicare, n°4 ; trad. fr. « Permanences et évolutions de la pensée de Jürgen Habermas », http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00619136/fr/.

Riondet, O. (2009), « Emmanuel Levinas, le Livre et l’Autre », Bulletin des Bibliothèques de France, 54/2, p. 91-98.

Riondet, O. (2008), « Communication and religion », Revista romana de comunicare si relatii publice (Bucarest) 13, p. 103-108, trad. fr.  « La célébration communicationnelle », http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00153740.


Appel à projets 2011 : ISCC

Appel à projets 2011
porté par l'Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC - www.iscc.cnrs.fr)



I)   Objectif : développer les sciences de la communication  comme vecteur d’interdisciplinarité

La communication représente l’enjeu central de la société de la connaissance à l’ère de la mondialisation et donne depuis 50 ans lieu à un nombre croissant de recherches, en France comme à l’étranger qui ont fait émerger une discipline originale et ouverte : les « sciences de la communication ».

Dans la lignée des 4 programmes interdisciplinaires de recherche (PIR) lancés de 2007 à 2010, la nouvelle action interdisciplinaire de recherche (AIR) en sciences de la communication vise à développer ce champ scientifique en mobilisant une communauté de chercheurs et en favorisant de nouveaux projets de recherche.

Dans un souci d’interdisciplinarité renforcée, les AIR « Sciences de la communication »,  « Chimie pour le développement durable » et « Énergie » ont pris la décision de joindre leurs efforts en soumettant des thèmes de recherche communes à l’appel d’offre.

II)   Priorités pour 2011
Epistémologie comparée, expertise et controverses

L’appel à projets de l’AIR 2011 s’inscrit dans le cadre du « Carré des connaissances de l’ISCC » qui en constitue la grille d’analyse théorique.

Ce « Carré des connaissances » privilégie 4 axes de recherche :
– l’épistémologique comparée et l’interdisciplinarité,
– l’expertise et les controverses,
– les industries et l’ingénierie des connaissances,
– les rapports entre sciences, techniques et société.
Les questions de cultures, sociétés et mondialisation relient ces 4 axes.
L’appel à projets 2011 entend concentrer ses efforts sur les deux premiers axes : « Épistémologie comparée et interdisciplinarité », « Expertise et controverses ».

Les thèmes de recherche proposés dans le cadre de sa coopération avec les AIR « Chimie pour le développement durable » et « Énergie » s’inscrivent dans ces axes.

Épistémologie comparée et interdisciplinarité
– Place et rôle des concepts d’information et de communication dans les théories de la connaissance et dans les grandes évolutions des théories scientifiques.
– L’interdisciplinarité comme problématique de la communication : problématiques de l’interdisciplinarité selon les sciences  et les domaines de connaissances ; réussites et contradictions de la démarche d’interdisciplinarité.

Expertises et controverses
– Rôle croissant de l’expertise dans l’expansion des connaissances ; statuts et types d’expertise : experts scientifiques, agences publiques, expertise et médias ; place de l’expertise dans l’évaluation des politiques publiques, stratégie de communication, dimensions argumentatives et délibératives.
– Émergence des controverses dans le champ social concernant les rapports entre sciences, techniques et société : OGM, nanotechnologies, gouvernance de l’internet, questions bioéthiques, santé publique, perturbateurs endocriniens, réchauffement climatique, ondes électromagnétiques : études de cas.

Thématiques conjointes avec l’AIR « Chimie pour le développement durable »
– Communication de la chimie et autour de la chimie : relations chimie – société civile ; visions de la nature dans la communication de la chimie ; image publique des sciences chimiques et de l’industrie chimique ; participation du public et des ONG dans les choix scientifiques et technico-politiques (ex. : mise sur le marché d’un produit de l’innovation) ; méthodes participatives, analyses de cas, stratégies publicitaires.
– Le règlement REACH : analyse socio-économique et politique de la mise en œuvre du règlement ; analyses de l’expertise en matière d’évaluation du risque chimique telle qu’elle ressort de ce règlement ; stratégies des acteurs dans le développement et l’évaluation de l’expertise réglementaire en matière de risques chimiques ; analyse de controverses autour du développement ou de la mise en œuvre du règlement REACH.

Thématiques conjointes avec l’AIR « Énergie »
– Communication sur les questions énergétiques : relation énergie – société civile en France et à l’étranger ; géopolitique de l’énergie et des économies d’énergie ; représentation scientifique et culturelle des diverses sources d’énergie.
– La controverse autour de l’énergie atomique : dimension politique, économique et médiatique ; évolution historique ; rôle de l’opinion publique ; rôle des ONG ; comparaisons internationales.

III)   Critères d’éligibilité

Présentation synthétique et dynamique du projet.
Valeur scientifique : maîtrise du champ disciplinaire, validité de la méthode, perspective d’évaluation ; valeur synthétique de la présentation.
Composante interdisciplinaire. NB : le recours à un logiciel de traitement de données ne constitue pas en lui-même un projet transdisciplinaire avec les mathématiques appliquées à l’informatique.
Perspectives de production scientifique : séminaires, conférences, publications.
Rigueur logistique : budget cohérent, calendrier crédible.
Validation par le directeur de l'unité à qui seront délégués les fonds.

IV)   Engagement des porteurs de projet

Rester en contact suivi avec l’ISCC et prendre le plus souvent possible part à son séminaire bimensuel.

Participer le mercredi 29 juin 2011 à la « Journée AIR de l’ISCC » ; le financement de cette participation est à imputer sur le projet présenté à l’appel à projets.

Mettre en ligne un site consacré à leur projet de recherche et à ses développements ; il sera possible le cas échéant de recourir au site de carnets de recherche « hypothèse.org ».

Faire impérativement mention de l’ISCC et, s’ils sont concernés, des AIR Chimie durable et Energie, dans toutes publications effectuées dans le cadre du projet; au cas où seul le laboratoire de rattachement serait autorisé à signer, la mention suivante devra être insérée : « Cet article est publié dans le cadre d’un programme financé par l’Institut des sciences de la communication du CNRS au titre de l’appel à projets de l’année 2011 ».

Transmettre une note d’étape fin 2011 et le rapport final au plus tard le 31 décembre 2012.

V)   Financements et gestion

Les projets retenus seront financés pour un montant pouvant aller jusqu’à 10 000 euros à utiliser au cours de l’année 2011 pour couvrir exclusivement des dépenses de fonctionnement et d’équipement. Les crédits alloués devront être impérativement dépensés avant décembre 2011.

Les budgets seront présentés en s’inspirant du tableau suivant :
http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1382

VI)   Calendrier

La date limite de dépôt des projets  est fixée au vendredi 17 juin 2011 à minuit


Les dossiers peuvent être retirés aux adresses suivantes :

http://www.cnrs.fr/prg/PIR/programmes/ScCom/ao.htm
ou

http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1382

et déposés jusqu'au 17 juin 2011 à l’adresse suivante
https://www2.cnrs.fr/ipam_gao/inscription.php?id_ao=9602


Le comité d'experts chargé d'examiner les projets rendra sa décision le vendredi 24 juin 2011 en publiant la liste des dossiers retenus sur le site de l'ISCC et en contactant leurs auteurs par voie électronique.

VII)   Contacts

Pour tout renseignement complémentaire, contactez le directeur de l’AIR en sciences de la communication, Pascal DAYEZ-BURGEON, 20, rue Berbier-du-Mets, 75 013 Paris.
(Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

Pour la gestion des crédits, contactez Mme Laurence EL KHOURI, Mission pour l’interdisciplinarité, CNRS, 3 rue Michel-Ange, 75794 Paris CEDEX 16.
(Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

Une enquête de l'INA

Chers collègues,

L’institut national de l’audiovisuel mène une enquête sur nos usages méthodologiques d’internet et sur les avantages d’un archivage à des fins de recherche. Je vous serais reconnaissante de bien vouloir prendre quelques minutes pour y répondre (accès au questionnaire par le lien ci-dessous).

N’hésitez pas à transmettre à d’autres collègues !

https://spreadsheets.google.com/viewform?hl=fr&formkey=dGhNWk5IR2FDcElob0ZnVkUxSG9DSVE6MQ#gid=

Avec mes amitiés
Divina Frau-Meigs

Prix de thèse Jacques Dondoux


 INSTITUT DE RECHERCHES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES SUR LES TÉLÉCOMMUNICATIONS


Le Prix Jacques DONDOUX récompense depuis 30 ans « une personne dont les recherches ou les réalisations éclairent le domaine des télécommunications, de l’audiovisuel ou de la communication, en matière économique, sociale, juridique ou politique, d’une façon personnelle, originale et novatrice ».

Ce prix a distingué dans le passé une vingtaine d’étudiants de troisième cycle, généralement à l’occasion de la soutenance de leur thèse de doctorat. Il a souvent été mis à profit pour publier ces thèses.
La carrière ultérieure de tous ces lauréats a prouvé que cette distinction avait repéré leur potentiel novateur, dans des domaines comme l'université, la recherche en sciences sociales, l'industrie et même les nouveaux services du web!

Lire la suite : Prix de thèse Jacques Dondoux

@rchiveSIC

 

@rchiveSIC est un centre de dépôt et de consultation de textes, articles, documents et publications en sciences de l'information et de la communication. Il a vu le jour en Mai 2002.

Vous pouvez y déposer des articles, des communications, et les actualiser.

Lien web :  http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/

Ce projet, porté par Gabriel Gallezot, Ghislaine Chartron et Jean-Max Noyer, a fait l'objet d'une proposition lors du colloque "Place et enjeux des revues pour la recherche en InfoCom (SFSIC)", le 25 mars 2002. Il a été retenu en conclusion de ces journées comme une piste favorisant le développement scientifique de notre communauté.

Il s'inscrit dans le mouvement mondial des Archives ouvertes, dont le précurseur fut Paul Ginsparg au début des années 90, au "Los Alamos National Laboratory" (http://arxiv.org/ ). L'initiative de Paul Ginsparg a profondément  bousculé l'univers de l'édition en ouvrant la possibilité d'un monde plus différencié de l'édition scientifique et technique.

Le développement de ces nouvelles mémoires numériques entraîne un certain nombre de transformations et soulève des difficultés. Il offre aussi de nouvelles possibilités au premier rang desquelles un changement d'échelle majeur pour ce qui est de la mise en visibilité des travaux. Rendre visibles et accessibles les travaux des chercheurs en SIC n'est pas aisé (hétérogénéité de notre champ, multiplicité et dispersion des revues, non indexation des revues dans les bases de données, accès coûteux, non disponibilité dans les BU, exemplaires épuisés, ...). Cette difficulté vaut pour la communauté elle-même.

@rchiveSIC offre de plus une visibilité internationale non seulement par le biais des moissonneurs OAI (par exemple OAIster) de répertoires ou moteurs dédiés (par exemple OpenDOAR ), mais aussi par la bonne indexation des archives par les principaux moteurs de recherche généralistes ou scientifiques. (Google Scholar par exemple) Dans l'espace francophone, cela est manifeste si l'on se réfère aux textes déposés en langue française. Cette mise en visibilité contribue à l'évidence, à la dynamique de la recherche de notre discipline.

De plus elle rend possible, à terme, de nouveaux modes de représentation de l'intelligence collective, des textes, documents, produits par les chercheurs en SIC. Ce nouveau mode éditorial offre aussi l'occasion de remettre en chantier la question des économies politiques des savoirs. La question n'est pas seulement celle des modèles économiques et financiers en débat et en confrontation, elle est fondamentalement celle des modèles socio-cognitifs et des types de pratiques intellectuelles possibles à présent, sous les conditions des mémoires hypertextuelles en réseau. Elle est celle de la possibilité de maintenir ouvert le creusement intensif des modes de circulation, de diffusion et de percolation des savoirs.