Intelligence artificielle et création artistique et littéraire

Mis en ligne le

Informations éditées à partir d’une annonce Calenda.

Réponse attendue pour le 30/10/2022

Type de réponse Résumé

Type d’événement Colloque

Contacts

Dates de l’événement
  • Du au

Lieu de l’événement Laboratoire de Recherche Sociétés et Humanités (LARSH) , Bâtiment Matisse - LARSH, Campus Mont Houy , Valenciennes 59300, France

Argumentaire

Dans une perspective interdisciplinaire et transdisciplinaire, il s’agit d’analyser et de reconsidérer les œuvres d’art, les récits, les imaginaires et les représentations, leurs constructions / déconstructions, et les problèmes éthiques que cela pose. Cette prise en considération a débouché sur une nouvelle manière de concevoir des protocoles et de nouvelles applications pour les industries culturelles et créatives, les milieux industriels et les domaines de la santé.

Les mutations technoscientifiques contemporaines du numérique et l’émergence de formes nouvelles d’intelligence, dites artificielles, questionnent le devenir humain, le rapport à la création artistique et littéraire, le statut même de l’œuvre d’art. Elles laissent augurer l’apparition de formes inédites de coopérations : entre les êtres humains et les machines, d’une part, et entre les êtres humains eux-mêmes, d’autre part. Cette évolution entraine une rupture de paradigme au cœur des avancées technologiques et conceptuelles de notre société, avec en ligne de mire une autre définition de l’humain, un hyper-humain dont le dessein semble ainsi s’esquisser.

Ce deuxième colloque organisé les 24 et 25 novembre 2022 sera consacré aux dispositifs intelligents, à l’usage de l’intelligence artificielle par des artistes et dans les œuvres littéraires et artistiques à travers des machines anthropomorphes.

On s’intéressera aux pratiques de création, au processus de création des œuvres instaurés à partir de l’intelligence artificielle, aux enjeux éthiques et sociétaux, à la propriété intellectuelle et au concept de créativité.

Comment les algorithmes et l’apprentissage des machines peuvent prendre le relai de l’intuition et de la démarche créatrice ? Quelles perspectives pour les gestes dans l’art, le style, mais aussi les formes du sensible et la sensorialité face à une œuvre dotée d’une intelligence artificielle ? Comment saisir l’impact culturel de l’IA et réfléchir sur l’univers sensible des langages artificiels qu’elle engage.

Comment le programme informatique, porteur d’une logique formelle, a ouvert la voie à des simulations et à des simulacres de la réalité mais aussi à la réalisation d’œuvres déployées dans le métavers et issues de la blockchain, certificat d’authenticité et du code informatique des NFT, le « non fongible token » ( jetons non fongibles) qui se sont imposés dans le marché de l’art. Une telle mutation de l’art invite également à s’interroger sur les enjeux économiques et politiques des cryptomonnaies/crypto-arts utilisées pour déterminer la valeur de l’art dans les métavers, la dimension lucrative et spéculative, des contrefaçons des œuvres.

On pourra s’intéresser à la traçabilité et à l’authenticité des œuvres du fait même de leur « reproductibilité » (Walter Benjamin) infinie. Leur plus grande diffusion souvent instantanée rend la notion de propriété intellectuelle et morale plus obsolète sauf à disposer des moyens juridiques pour tracer l’authenticité et défendre ses droits. Comment la profusion s’est substituée à la diffusion ?

Une telle approche peut aussi être envisagée en convoquant des mouvements artistiques ayant posé des jalons d’une exploration quasi machinique.

Conditions de soumission

Les propositions (titre, résumé, courte bio – bibliographie – 3000 signes maximum) ) devront être envoyées à : amos.fergombe@uphf.fr ou nikoleta.kerinska@uphf.fr avant le 30 octobre 2022 au plus tard.

Le colloque est envisagé dans une perspective transdisciplinaire, afin de croiser des approches, issues des sciences humaines avec celles de l’informatique. Il accueillera des chercheurs de ces disciplines mais aussi des artistes et des créateurs.

Responsables scientifiques

  • Mourad Abed (Université Polytechnique Hauts-de-France – Valenciennes)
  • Amos Fergombé (Université Polytechnique Hauts-de-France – Valenciennes)
  • Arnaud Huftier (Université Polytechnique Hauts-de-France – Valenciennes)
  • Nikoleta Kerinska (Université Polytechnique Hauts-de-France – Valenciennes)

Présentation du laboratoire de Recherche Sociétés et Humanités (LARSH)

Le colloque Humanités Numériques s’inscrit dans les axes de recherche de DeScripto – Praxis des écritures et des imaginaires du Laboratoire de Recherche Sociétés et Humanités (LARSH) dont un des objets est l’étude théorique et pratique des dispositifs de présentation/représentation de toutes les formes d’écriture ou d’énonciation (signes linguistiques, iconiques, vocaux, corporels) à valeur esthétique ou non. DeScripto entend interroger, depuis des processus d’expression, mise en scène, transmédialité, Trans généricité ou traduction, écritures et usages du numérique.

À rebours du cloisonnement habituel entre les disciplines, le projet initié autour des humanités numériques propose d’examiner une transdisciplinarité féconde en montrant comment les travaux de recherche des sciences issues du numérique vont ainsi être nourries par les interrogations soulevées par les sciences humaines et sociales, et réciproquement. Il s’agit d’articuler de manière originale et ambitieuse les problématiques et les méthodes des SHS et du numérique, afin d’élaborer, interpréter, analyser socialement et techniquement l’être humain connecté, et en interaction permanente avec ses objets, smart-devices, assistants numériques, etc. et d’analyser le faire des œuvres littéraires et artistiques par le numérique.