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L’émerveillement : de l’émotion individuelle au geste social

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Coordinateurs

Le terme d’émerveillement trouve son origine dans le latin populaire (mirabilia) et renvoie à ce qui est « admirable » (CNRTL). Dans le langage courant, le merveilleux est défini comme un « événement » ou une « chose qui cause un vif étonnement par son caractère étrange et extraordinaire » (ibid.). Avec le préfixe « é », l’é-merveillement appose à cet événement un mouvement vers l’inconnu, l’étranger, une sortie de soi (Edwards, 2008), voire une diminution du soi (Bai et al., 2017 ; Zhang et al., 2014). C’est dans cette optique que Jacques Goimard définit l’émerveillement comme « une qualité de présence de l’homme au monde et du monde à l’homme » (Goimard, 2023 : §1). Saisi par la philosophie, la théologie ou les études littéraires par exemple, l’émerveillement peut se rencontrer au détour de l’étude d’autres concepts (tels que les émotions, le bien-être ou le bonheur, l’attention ou l’étonnement, la réception, la traduction). Son positionnement comme objet de recherche à part entière des sciences humaines et sociales, nous semble pouvoir offrir des perspectives nouvelles et fécondes.

Contextualisation

Dans ce numéro, nous souhaitons contribuer à la construction scientifique de la notion d’émerveillement sous l’angle des sciences humaines et sociales. Au-delà d’une approche qui considère l’émerveillement comme un geste de pensée (Vergnaud, 2011) intime, saisir l’émerveillement par le prisme des sciences humaines et sociales constitue une voie d’appréhension des façons d’être au monde, de le lire, d’y interagir, de le faire… Proche de la sociologie du rapport au monde (Rosa, 2018 [2016]), notre projet vient interroger les enjeux heuristiques de l’étude de l’émerveillement comme phénomène social.

Ancré dans la confrontation à l’environnement et associé à un processus d’évaluation, l’émerveillement se rapprocherait d’une émotion (Audrin, 2020 ; Cuisinier et Pons, 2011 ; Espinosa, 2020) poussée à l’extrême (Edwards, 2008), qui associerait joie et surprise selon Cannone (2017) ou des registres plus ambivalents selon Edwards (2008). Pour Joris Thievenaz (2016 : 6), l’émerveillement, par opposition à l’étonnement, est associé à une fascination qui « relève d’un processus tautologique dont on ne peut rien dire d’autre à part “je suis fasciné par” ou “ça me fascine” ». Nous considérons au contraire que l’émerveillement en tant qu’expérience émotionnelle peut contribuer à l’interaction sociale (Goffman, 1973 [1971] ; Rimé, 2015) dans une « propension à traduire cette expérience en paroles et à la partager socialement » (Rimé, op. cit. : 110).

L’intérêt d’étudier l’émerveillement réside également dans l’observation du paradoxe apparent entre l’intensité vive de l’émotion suscitée et l’échelle des déclencheurs, qu’il s’agisse d’une émergence graduelle ou d’une épiphanie (Gumbrecht, 2006), dans un rapport au temps différent. Les déclencheurs peuvent ainsi relever des « petits riens » (Molinier, 2018 : 11), de l’« inframince » (Davila, 2010 ; Petrova, 2017 : 352), du « sublime modeste » (Cannone 2017 : 168). Comme l’exemplifient Alain Mouchet et Elisa Cattaruzza (2015), l’étude de cet objet va de pair avec une épistémologie qui instaure la subjectivité et l’expérience vécue comme objets de recherche, l’émerveillement prenant sa source dans « les plis singuliers du social » (Lahire, 2013). Lahire indique ainsi : « Le social ne se réduit pas au collectif ou au général, mais gît dans les plis les plus singuliers de chaque individu » (ibid.  : 11). Le relationnisme méthodologique, en proposant de déplacer l’objet de la sociologie vers les relations entre individus et leurs « univers objectivés » (Corcuff, 2007 [1995] : 15), constitue une voie de conciliation des échelles individuelle et sociétale.

Pistes d’exploration

Les contributions pourront être issues de différentes disciplines des sciences humaines et sociales, et porter un regard pluri ou interdisciplinaire sur l’émerveillement. Elles viseront à éclairer cet objet comme phénomène social, au travers d’articles s’appuyant sur des enquêtes de terrain ou études de corpus, dans des contextes diversifiés. Si cet appel porte attention à un phénomène susceptible de « maintenir, perpétuer et réparer notre “monde”  » (Tronto, 2008 : 2), dans une appréhension salutogène – c’est-à-dire bénéfique pour la santé – du réel (Molinier, 2018 ; Rascle et Bergugnat, 2016), il se garde de contribuer à une nouvelle injonction et normalisation de « la vie bonne » (Danis et Schwimmer, 2022 : 13). Aussi, dans une perspective critique, les contributions pourront, par exemple, questionner les conditions de l’émerveillement (éthiques, spirituelles, sociales, politiques, organisationnelles, économiques…) et les effets moins désirables de ce dernier (tels que l’idéalisation ou l’amnésie) (Pierron, 2023a et 2023b).

À titre indicatif, nous proposons ci-dessous quelques exemples de contextes comme soutien à la réflexion des contributeur·rice·s :

  • L’émerveillement dans et par le corps. Quelles sensorialités et corporéités sont mises en jeu dans l’expérience d’émerveillement (Muniez et Letonturier, 2016) ? Quels dispositifs peut-on imaginer pour étudier l’émerveillement dans le domaine du goût (Hennion, 2009) ou du parfum (Deramond, Pianezza, 2020) par exemple ? Par quels processus le corps et ses différents systèmes sont-ils creuset et « caisse de résonance » de cette expérience (Berger, 2005 : 52) ? Quelles médiations à l’émerveillement offrent les artefacts ? À quelles interactions remodelées engagent-ils ? L’émerveillement s’incarne-t-il, s’incorpore-t-il ? À quels rapports au monde le corps émerveillé ouvre-t-il ? À quel « sensible-comme-connaissance » l’émerveillement est-il associé (Necker et Filiod, 2014) ?
  • L’émerveillement formatif et/ou inclusif. La société peut-elle bénéficier d’une littératie partagée de l’émerveillement et de la « surprésence » (Cannone, 2017 : 136-137) alors envisagés comme comportements prosociaux ? De quelles façons les contextes culturels (historiques, sociaux, géographiques…) modèlent-ils ce rapport au monde, et réciproquement ? En quoi l’émerveillement peut-il être considéré comme une compétence psychosociale, protectrice et favorable à la santé (Lamboy et al., 2022) ? Dans la mesure où le bien-être à l’école fait partie des axes prioritaires des politiques éducatives [2], qu’en est-il de l’éducabilité à l’émerveillement dans une perspective de mieux-vivre ensemble ? Le geste didactique peut-il exploiter ces phénomènes de « surprésence » ? Par quels dispositifs, pratiques, techniques, contribuer à éduquer à l’émerveillement, à la disponibilité et à l’ouverture au monde ? Comment situer l’émerveillement vis-à-vis du processus d’« emmétamorphose » (Rosa, 2022 [2016]), autrement dit vis-à-vis des processus de transformation et de montée en capacité, en contextes d’apprentissage, d’éducation et/ou de formation ? Comment mettre en relation émerveillement et engagement dans la tâche ou dans le parcours scolaire ?
  • L’émerveillement en contexte artistique et culturel : créer, produire, diffuser, recevoir. L’émerveillement provoqué par la confrontation aux œuvres d’art ou par l’implication dans le processus de création peut-il contribuer à créer du commun ? Quelle forme prendrait une socialisation esthétique ? Quel est le degré de proximité entre l’émerveillement et les qualités d’écoute, de présence à soi et à son environnement étudiées dans les arts, en littérature (Anselmini, Boblet, 2019) et en danse notamment (Cornus, Marsault, 2015 ; Cornus, Marsault, Burel, 2016 ; Pierron, 2023b) ? De quelle façon l’artiste intègre-t-il l’émerveillement du·de la spectateur·rice en réception dans son processus créatif (Sorlin, 1992), dans une dynamique d’attention conjointe (Depraz, 2014) ? Par exemple, en arts visuels, l’action individuelle du déclenchement de la prise de vue, du « clic » du photographe, embrasse-t-elle – déjà – l’émerveillement du public ? L’appréhension patrimoniale des travaux d’un·e artiste dépend-elle d’un émerveillement partagé ? Des propositions plus spécifiquement méthodologiques pourront exposer et discuter des échelles – « de masse », « de temps » (Grossetti, 2011) – et des dispositifs d’observation, de recueil, d’analyse et de visualisation des données dans le contexte d’étude de l’émerveillement. Ces dispositifs pourront être variés voire créatifs – tels que la « boîte à moments spéciaux » et l’« émoscope » (Necker, Rémon et Magnat, 2022 et 2023 ; Magnat et al., 2023) –, faire éventuellement appel au numérique. Dans cette optique, les contributions pourront interroger les indicateurs ou les traces d’émerveillement, ainsi que les voies subjectives et objectives pour saisir ce phénomène.

Ce numéro pourra également ouvrir une réflexion sur les cadres épistémologiques mêmes permettant l’appréhension de l’émerveillement, la façon dont cet objet conduit à (re)penser les contours des sciences et leurs dialogues. Des propositions définitoires pourront qualifier l’émerveillement, chercher à « prendre acte de la variation des effets de connaissance selon le contexte adopté » (Lahire, 1996 : 393). Elles pourront également permettre de positionner la notion vis-à-vis de l’étonnement, la surprise, la spiritualité, la pleine conscience, le bien-être, le flow et d’autres notions ou concepts satellites.

Modalités de soumission des articles

Les propositions d’articles sont attendues le 21 mai 2024 au plus tard et à envoyer simultanément aux trois coordinatrices du numéro : sophie.necker@univ-lille.fr ; josephine.remon@univ-lyon2.fr et a-vandevelde@orange.fr

Les textes ne devront pas dépasser 50 000 signes (notes, espaces et bibliographie compris) et devront être accompagnés d’un résumé et de cinq mots-clés en français, d’un résumé (abstract) et de cinq mots-clés (keywords) en anglais.

Les articles répondront impérativement aux normes de rédaction présentées à l’adresse suivante : http://www.revue-interrogations.org/Recommandations-aux-auteurs

Publication prévue du numéro : juin 2025.

Bibliographie

Anselmini Julie et Boblet Marie-Hélène (dir.) (2017), L’Emerveillement dans les littératures poétiques et narratives des XIXe et XXe siècles, Grenoble : ELLUG.

Audrin Catherine (2020), « Les émotions dans la formation enseignante : une perspective historique », Recherches en éducation, 41, juin, pp. 5-19.

Bai Yang, Maruskin Laura A., Chan Serena, Gordon Amie M., Stellar Jennifer E., MacNeil Galen, Peng Kaiping, Keltner Dacher (2017), « Awe, the diminished self, and collective engagement : universals and cultural variations in the small self », Journal of personality and social psychology, 113, août, pp. 185-209.

Berger Ève (2005), « Le corps sensible : quelle place dans la recherche en formation ? », Pratiques de formation – Analyses, 50, décembre, pp. 51-64.

Cannone Belinda (2017), S’émerveiller, Paris, Stock.

CNRTL, « Merveille », [En ligne] www.cnrtl.fr/definition/merveille (consulté le 5 juillet 2023).

Corcuff Philippe (2007), Les nouvelles sociologies. Entre le collectif et l’individuel, [1995], Paris, Armand Colin.

Cornus Sabine, Marsault Christelle (2015), « L’observation de la présence dans des situations d’improvisation en danse : l’incertitude comme condition d’apprentissage », Spirale, 56, janvier, pp. 49-63.

Cornus Sabine, Marsault Christelle, Burel Nicolas (2016), « Présence et improvisation en danse. Un comportement émergeant au service d’une présence spontanée », dans Corps et méthodologies. Corps vivant – corps vécu – corps décrit, Nicolas Burel (dir.), Paris, L’Harmattan, pp. 97-113.

Cuisinier Frédérique, Pons Francisco (2011), « Émotions et cognition en classe », [en ligne] https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00749604 (consulté le 5 juillet 2023).

Danis Jean, Schwimmer Marina (2022), « Pratiques et conceptions du bien-être à l’école primaire : quelles subjectivités en jeu ? », Éthique en éducation et en formation, 12, juillet, pp. 12-31.

Davila Thierry (2010), De l’inframince : brève histoire de l’imperceptible, de Marcel Duchamp à nos jours, Paris, Éditions du regard.

Deramond Julie, Pianezza Nolwenn (2020), « “Avec les odeurs, vous pouvez réveiller des choses…” : lorsque l’émotion s’invite dans la visite guidée au musée d’art », Culture & Musées, 36, novembre, pp. 85-110.

Depraz Natalie (2014), Attention et vigilance, Paris, Presses Universitaires de France.

Edwards Michael (2008), De l’émerveillement, Paris, Fayard.

Espinosa Gaëlle (2020), « De la question des émotions de l’élève dans la formation enseignante en France », Recherches en éducation, 41, juin, pp. 20-30.

Goffman Erving (1973), La mise en scène de la vie quotidienne 2. Les relations en public, [1971], Paris, Minuit.

Goimard Jacques (1997), « Merveilleux », Encyclopædia Universalis, [en ligne] https://www.universalis.fr/encyclopedie/merveilleux/ (consulté le 27 juin 2023).

Grossetti Michel (2011), « L’espace à trois dimensions des phénomènes sociaux », SociologieS, avril, [en ligne] http://journals.openedition.org/sociologies/3466 (consulté le 26 novembre 2023).

Gumbrecht Hans Ulrich (2006), « Aesthetic Experience in Everyday Worlds : Reclaiming an Unredeemed Utopian Motif », New Literary History, 37, mars, pp. 299-318.

Hennion Antoine (2009), « Réflexivités. L’activité de l’amateur », Réseaux, 153, pp. 55-78.

Lahire Bernard (1996), « La variation des contextes en sciences sociales. Remarques épistémologiques », Annales histoire et sciences sociales, n°2, pp. 381-407, [en ligne] https://doi.org/10.3406/ahess.1996.410853 SMASH (consulté le 5 juillet 2023).

Lahire Bernard (2013), « Le singulier pluriel », dans Dans les plis singuliers du social : individus, institutions, socialisations, Paris, La découverte, pp. 11-22.

Lamboy Béatrice, Arwidson Pierre, du Roscoät Enguerrand, Fréry Nadine, Lecrique Jean-Michel, Shankland Rébecca, Tessier Damien, Williamson Marie-Odile (2022), Les « compétences psychosociales » un référentiel pour un déploiement auprès des enfants et des jeunes. Synthèse de l’état des connaissances scientifiques et théoriques réalisé en 2021, Saint-Maurice, Santé Publique France, [en ligne] https://www.santepubliquefrance.fr/content/download/414261/document_file/2022_referentiel_cps_enfants_jeunes_bat_180222.pdf (consulté le 5 juillet 2023).

Magnat Émilie, Rémon Joséphine, Necker Sophie, Dubois-Paget Marion (2023), « “Cours de langue en 45 minutes” : vécu des acteurs au cœur d’un écosystème éducatif », Mélanges CRAPEL, n°44, pp. 122-145 [en ligne] https://www.atilf.fr/publications/revues-atilf/melanges-crapel/ (consulté le 24 novembre 2023).

Molinier Pascale (2018), Le care monde : trois essais de psychologie sociale, Lyon, ENS Éditions, [en ligne] https://doi.org/10.4000/books.enseditions.9377 SMASH (consulté le 5 juillet 2023).

Mouchet Alain, Cattaruzza Elisa (2015), « La subjectivité comme ressource en éducation et en formation », Recherche formation, n°80, décembre, pp. 9-16, [en ligne] https://www.cairn.info/revue-recherche-et-formation-2015-3-page-9.htm (consulté le 5 juillet 2023).

Muniez Brigitte, Letonturier Éric (dir.) (2016), « La voie des sens », Revue Hermès, n°74, mai.

Necker Sophie, Filiod Jean Paul (2014), « Le sensible au pluriel. Jeux de cadres en contexte d’éducation artistique », STAPS, 103, pp. 87-99.

Necker Sophie, Rémon Joséphine, Magnat Émilie (2022), « L’accès aux émotions à l’école : de la boîte à “moments spéciaux” à l’émoscope », Tréma, n°57 [en ligne] https://journals.openedition.org/trema/7454 (consulté le 5 juillet 2023).

Necker Sophie, Rémon Joséphine, Magnat Émilie (2023), « Bien-être subjectif d’élèves de cm2 : les relations au cœur des “moments spéciaux” », Éducation et socialisation – Les cahiers du CERFEE, n°67 [en ligne] https://journals.openedition.org/edso/22550 (consulté le 5 juillet 2023).

Petrova Lyliana (2017), Le parcours commobile. Des pratiques numériques en situation de mobilité : approches interdisciplinaires et visuelles de l’immersion, thèse de doctorat, Grenoble, Université Grenoble Alpes, [en ligne] http://lilyanapetrova.com/parcours/… (consulté le 5 juillet 2023).

Pierron Jean-Philippe (2023a), « S’étonner, méditer, s’émerveiller ? », dans Les journées émergences : les vertus de l’émerveillement, octobre, Bruxelles, association Émergences.

Pierron Jean-Philippe (2023b), Pour une insurrection des sens. Danser, chanter et jouer pour prendre soin du monde, Arles, Actes Sud.

Rascle Nicole, Bergugnat Laurence (2016), Qualité de vie des enseignants en relation avec celle des élèves : revue de question, recommandations, CNESCO, [en ligne] https://www.cnesco.fr/wp-content/uploads/2016/11/enseignants2.pdf (consulté le 5 juillet 2023).

Rimé Bernard (2015 [2005]), Le partage social des émotions, Paris, PUF.

Rosa Hartmut (2018), Résonance. Une sociologie de la relation au monde, [2016], Paris, La découverte.

Rosa Hartmut (2022), Pédagogie de la résonance. Entretiens avec Wolfgang Endres, [2016], Paris, Le Pommier.

Sorlin Pierre (1992), « Le mirage du public », Revue d’histoire moderne et contemporaine, n°39, janvier, pp. 86-102, [en ligne] https://www.persee.fr/doc/rhmc_0048-8003_1992_num_39_1_1622 (consulté le 5 juillet 2023).

Thievenaz Joris (2016), « L’étonnement », Le télémaque, n°49, pp. 17-29 [en ligne] https://doi.org/10.3917/tele.049.0017 SMASH (consulté le 5 juillet 2023).

Tronto Joan (2008), « Du care », Revue du Mauss, n°32, pp. 243-265 [en ligne] https://doi.org/10.3917/rdm.032.0243 SMASH (consulté le 5 juillet 2023).

Vergnaud Gérard (2011), « La pensée est un geste. Comment analyser la forme opératoire de la connaissance », Enfance, n°1, janvier 2011, pp. 37-48. [en ligne] https://www.cairn.info/revue-enfance2-2011-1-page-37.htm (consulté le 5 juillet 2023).

Zhang Jia Wei, Piff Paul K., Iyer Ravi, Koleva Spassena, Keltner Dacher (2014), « An occasion for unselfing : Beautiful nature leads to prosociality », Journal of Environmental Psychology, n°37, mars, pp. 61-72, [en ligne] https://blogs.ubc.ca/2017wufor200/files/2017/01/An-occasion-for-unselfing-Zhang-et-al-2014.pdf (consulté le 24 novembre 2023).

 Appel à contributions permanent

La revue accueille également des articles pour ses différentes rubriques, hors appel à contributions thématique :

♦ La rubrique« Des travaux et des jours » est destinée à des articles présentant des recherches en cours dans lesquels l’auteur met l’accent sur la problématique, les hypothèses, le caractère exploratoire de sa démarche, davantage que sur l’expérimentation et les conclusions de son étude. Ces articles ne doivent pas dépasser 30 000 signes (notes, espaces et bibliographie compris) et être adressés à Mireille Dietschy : mireille.dietschy@gmail.com

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♦ La rubrique« Varia », accueille, comme son nom l’indique, des articles qui ne répondent pas aux différents appels à contributions ni aux rubriques précédentes. Ils ne doivent pas dépasser 50 000 signes (notes, espaces et bibliographie compris) et être adressés à Pierre Humbert (pierre.humbert@univ-lorraine.fr)

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