La communication numérique en quête de sens et de légitimité

Réponse attendue pour le 20/12/2022

Type de réponse Résumé

Type d’événement Colloque

Coordinateurs

Dates de l’événement
  • Du au

Lieu de l’événement Maison des sciences de l'homme de Clermont-Ferrand (Amphi 125), Clermont-Ferrand 63, France

Ce colloque international pluridisciplinaire s’inscrit dans la continuité de la première édition du colloque la communication numérique au prisme des transformations sociales organisé à Clermont-Ferrand en 2021. Il est le fruit d’une collaboration scientifique entre trois laboratoires associés à cette manifestation scientifique : le laboratoire communication et société de l’université Clermont Auvergne, le laboratoire pluridisciplinaire ETHICS (Ethics on experiments, Transhumanism, Human Interactions, Care & Society) de l’université catholique de Lille et le laboratoire de recherche en science de l’information SILAB de l’université de Manouba de Tunis.
Au vu de la thématique choisie et des thèmes privilégiés, ce colloque prolongera le débat scientifique (ancien/nouveau) sur la communication digitale, les usages et les usagers des réseaux sociaux numériques dans divers secteurs d’activités, la communication d’influence et la e-réputation, la diffusion et la réception de l’information sur les réseaux sociaux numériques (Mercier et Pignard-Cheynel, 2018). Ce colloque accueillera des contributions de chercheurs (professeurs, MCF, doctorants, post doctorants, etc.) en sciences humaines et sociales (sciences de l’information et de la communication, anthropologie, sociologie, économie, histoire, géographie, linguistique, histoire de l’art, science politique, etc…) qui défendent le dialogue entre les recherches théoriques et les travaux empiriques appliqués à divers terrains de recherche spécifiques, locaux, nationaux et internationaux (Europe, Afrique, Amérique latine, Amérique du nord, monde arabe, Maghreb Machrek, pays du golfe).

 

Axes du colloque

Axe 1 : Débats épistémologiques autour des concepts

Cet axe a pour ambition d’encourager les débats scientifiques (anciens, nouveaux) entre chercheurs autour des concepts suivants : communication numérique, communication digitale, communication médiatisée par la technique, web social, technologies de l’information et de la communication, influence, influenceurs, déterminisme social, déterminisme technique, société de l’information et de la communication. Il s’agit d’aborder ces concepts du point de vue théorique, anthropologique, paradigmatique et épistémologique grâce aux contributions émanant de chercheurs de différents domaines des sciences humaines et sociales (anthropologie, sociologie, philosophie, économie, science politique, linguistique, sciences de l’information et de la communication, etc…). Les contributeurs s’interrogeront sur les différents regards que posent les scientifiques à l’aune de leur(s) discipline(s), sur le développement mondial, plurisectoriel, exponentiel et cumulatif des dispositifs techno- communicationnels.

Axe 2 : Communication en ligne des institutions publiques et privées

Le présent axe apporte un éclairage sur l’évolution des stratégies de communication que les institutions qu’elles soient publiques ou privées adoptent depuis l’avènement du web.2.0. Il s’agit d’explorer les différentes formes et techniques de communication en ligne que les entreprises mobilisent pour construire ou améliorer leur réputation, surmonter une crise ou conquérir de nouveaux marchés. Les contributeurs s’interrogeront en ce sens sur les enjeux déontologiques, écologiques, économiques, socio-culturels et éthiques que la prise en compte et l’adaptation par les entreprises à des nouveaux outils induisent. Ils devront mener une réflexion critique et empirique en mettant en avant les type de difficultés, dysfonctionnements et effets pervers auxquels se confrontent les dirigeants, les salariés et les parties prenantes d’une entreprise dans l’exercice de leurs fonctions. La nécessité d’encourager et de légitimer les usages de ces techno-réseaux mérite d’être posée alors qu’apparaissent des formes de contournement, de rejet et de résistances à l’égard de ceux-ci.

 

Axe 3 : Industries des médias (sociaux) numériques

Cet axe s’inscrit dans les travaux sur les industries culturelles et médiatiques en sciences de l’information et de la communication. Il interroge la manière dont les industries des médias (sociaux) numériques reconfigurent (et jusqu’à quel point) les logiques et procédés de fabrication, de diffusion et d’accès à l’information qu’elle soit à caractère scientifique, journalistique, personnel ou intime. Il s’agit plus particulièrement d’identifier les enjeux socio-économiques, culturels et sociaux-politiques sous-tendant cette nouvelle industrie au regard des limites et des dérives qui caractérisent son expansion sur le plan déontologique (guerre par l’information, sur-spectacularisation, mésinformation, désinformation, fake news, harcèlement, exhibition de soi…), juridico-économique (stratégies oligopolistiques, opacité financière et commerciale avec les marques…), politico-éthique (affaires Snowden/NSA, Cambridge Analytica, affaires liks…). Dans quelle mesure les pouvoirs publics doivent-ils continuer à favoriser le développement incessant de technologies dont les logiques d’usages sont particulièrement difficiles à encadrer, réguler et à maitriser ?

Axe 4 : Big data et systèmes d’archivage (in)contrôlables ?

L’ère numérique génère des transformations rapides dans la production et la diffusion de l’information. En effet, l’explosion des données sur web 2.0 (Big data, Smart data, Research data, Open data, Linked data, …) touche tous les domaines (la santé, l’éducation, les sciences, le transport, l’économie, la Finance, …) et concerne tout le monde (les citoyens, les scientifiques, les acteurs du mode des entreprises et des institutions publiques) mais elle soulève surtout, un certain nombre de défis : on s’interroge sur la crédibilité, la qualité, la fiabilité et la pertinence de ces données et leur impact sur les choix, les comportements et les décisions des individus. On questionne notamment les façons de faire de ceux qui ont pour mission de distinguer les ressources d’information fiables et pertinentes évitant ainsi les fake news disséminées sur les réseaux sociaux. Cependant, le flux perpétuel et inexorable des données ne peut être appréhendée aisément avec les moyens traditionnels comme les Systèmes d’information (SI) et les solutions GED classiques par exemple. Quel rôle les professionnels de la documentation, peuvent-ils jouer dans un environnement technique et informationnel nouveau et complexe où la donnée non structurée prend le dessus sur la donnée structurée matérialisé dans un document ? Quelles stratégies mettent-ils en place pour dégager de la valeur, des données trouvées sur le Web 2.0 tout en continuant à gérer les contenus, les processus de travail et les connaissances archivés dans la mémoire des organisations privées comme publiques ? Quels défis majeurs rencontrent-ils ? Et quelles relations entretiennent-ils avec leurs publics ?

L’objectif de cet axe est de saisir les enjeux et les contextes de la recherche de l’information et le partage des connaissances depuis l’avènement du web.2.0. Les contributeurs pourront :

  • Identifier les enjeux éthiques, socio-culturels et économiques induits par l’explosion des données.
  • S’interroger sur l’impact de l’explosion des données sur la transmission du savoir et de la connaissance dans la recherche, l’enseignement et l’apprentissage.
  • Apporter un éclairage sur l’évolution des outils et des pratiques de recherche d’information et de gestion des connaissances dans le secteur privé ou public en mettant en avant, les type de difficultés auxquels sont confrontés les professionnels de la documentation.

Axe 5 : Communication digitale et secteur de la santé

Cet axe entend interroger la communication et la médiatisation du secteur de la santé. Il accueille des contributions qui discutent des travaux théoriques et empiriques sur les TIC et et la communication digitale et traditionnelle appliquées aux domaines de la santé (professionnels, patients, publics). Les articles attendus abordent la publicisation des questions de santé et les usages des outils de communication (Facebook, YouTube, Daily motion, Twitter, instagram, Snapchat, Tik Tok, LinkedIn, Viadeo, blog, etc..), et des médias traditionnels (presse, radio, télévision) par les organisations et les professionnels de santé et la réception des discours par les publics des médias et des TIC. Ainsi, les articles portant sur la communication la médiatisation et la construction des discours (professionnels, profanes) de la pandémie de la Covid 19 (Busson, Evrard 2013) sont fortement encouragés. Les communications attendues peuvent alors explorer les thèmes suivants (liste non exhaustive) : les stratégies de production et de diffusion de l’information liée au Covid 19, les formes de consommation et de réception de l’information sur la Covid 19, l’analyse du discours journalistique (traditionnel, numérique), le traitement journalistique sur la Covid 19 (Triquet 2021), les Fake-news, l’information/la désinformation, les réseaux sociaux et la pandémie, la communication politique et la Covid 19, la communication de crise.

Bibliographie

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Bachimont,       B.,         (2021). « Archive et    mémoire :  le  numérique et les mnémophores », Signata [En ligne], 12 | 2021, mis en ligne le 31 mai 2021, URL : http://journals.openedition.org/signata/2980 ; DOI : https://doi.org/10.4000/signata.2980

Boullier D., (2016). Sociologie du numérique. Paris : Armand Colin.

Brasseur, C., (2016). Enjeux et usages du Big Data. 2e édition. Paris : Hermès Lavoisier. Management et informatique

Busson A., Evrard Y., (2013). Les industries culturelles et créatives. Paris : Vuibert. Bouquillion Ph. (2008), Les industries de la culture et de la communication : les stratégies du capitalisme. Grenoble : Presses universitaires de Grenoble.

Delmas, B., (2015). Archivistes de 2030 : réflexions prospectives. Louvain-la-Neuve : Academia-l’Harmattan.

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Mercier, A. Pignard-Cheynel, N. (sous dir.), (2018). #info Commenter et partager l’actualité sur Twitter et Facebook, éditions FMSH, 352 p.

Dianoux C., Siado, « Éclairages sur la communication des entreprises lors de la crise de la COVID-19 : que dire et comment le dire ? », Projectics / Proyéctica / Projectique, 2020/3, n°27, p. 9-20. DOI : 10.3917/proj.027.0009. URL : https://www.cairn.info/revue-projectique- 2020-3-page-9.htm (consulté le 02/07/2021)

Federer, L. Research data management in the age of big data : Roles and opportunities for librarians. Information Services & Use. 1 janvier 2016. Vol. 36, n° 1-2, pp. 35-43. DOI 10.3233/ISU-160797.

Leblond, C., (2009). Archivage et stockage pérennes [en ligne]. Paris, France : Hermès/Lavoisier.

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Proulx S., Millerand F., Rueff J., (sous dir.), (2010). Web social : Mutation de la communication. Québec : Presses de l’université du Québec.

Robert P., (sous dir.), (2016). L’impensé numérique. Des années 1980 aux réseaux sociaux. Paris : Éditions des archives contemporaines, tome 1.

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Triquet É., « La pandémie de COVID-19, événement planétaire », Communication [En ligne], Vol. 38/1 | 2021, mis en ligne le 15 juin 2021, consulté le 31 mai 2022. URL : http://journals.openedition.org/communication/14009                                                DOI : https://doi.org/10.4000/communication.14009 Presses de l’Université du Québec, 2010, 347 p.

Saleh I., Bouhhaï N., Hachour H., (sous dir.), (2014). Les frontières numériques. Paris : L’Harmattan.

Zetlaoui T., (2016). Société numérique. Paris : L’Harmattan.

Calendrier et modalités de soumission

20 décembre 2022 : date limite d’envoi d’un résumé détaillé d’environ 4000 signes (présentation du sujet, problématique, hypothèses, méthodologie, cadre théorique, résultats et bibliographie). Chaque contribution doit être anonyme et envoyée sous formats Word et pdf. L’auteur accompagne sa proposition d’article d’un deuxième document présentant le nom, le prénom, l’institution d’appartenance, son laboratoire de recherche et ses coordonnées (messagerie électronique, adresse postale et numéro de téléphone),

Les propositions de communication feront l’objet d’une double évaluation à l’aveugle. Les propositions de communication sont à envoyer aux responsables du colloque :

13 janvier 2023 : les auteurs seront notifiés du résultat de l’évaluation.

6 février 2023 : les auteurs retenus remettront un article complet de 30 000 à 50 000 signes accompagné d’un résumé de 10 000 signes hors bibliographie. Les articles seront évalués dans l’objectif d’une publication (ouvrage collectif ou numéro de revue) et des corrections pourront être demandées.

20 février 2023 : envoi des résultats de l’évaluation des articles par le comité scientifique aux auteurs.

13 mars 2023 : envoi de la deuxième version de l’article qui intègre les remarques du comité scientifique aux responsables du colloque :

Inscription au colloque

  • 10 mars 2023 : date limite pour le paiement des frais d’inscription qui intègrent les pauses café et les repas de midi. Enseignants chercheurs (40 euros), Doctorants, Docteurs, Post doctorants (25 euros). Gratuit pour le grand public, les associations, les enseignants et les étudiants de l’UCA. Une fiche d’inscription sera mise à disposition des participants. 
  • Les 22 et 23 mars 2023 :  tenue du colloque à la Maison des Sciences de l’Homme (MSH) de Clermont-Ferrand (2 rue Ledru, 63000, Clermont Ferrand, Arrêt de Tramway Universités).

Comité d’organisation

Les       étudiants  du     département  information  communication  de  l’UCA Le secrétariat du laboratoire communication et sociétés :

Nathalie Policard : nathalie.policard@uca.fr

Comité scientifique

  • Bruno Bachimont, Professeur, université de technologie de Compiègne. Lamia Badra, MCF, ComSoc, université Clermont Auvergne.
  • Martin Baloge, MCF, MUSE, université catholique de Lille.
  • Nadia Caidi, Professeure, Faculty of Information, Université de Toronto
  • Pascale Caïdor Professeure, Département de communication, université de Montréal. Hamida El Bour, Professeure, IPSI-UMA, université de la Manouba, Tunisie.
  • Mehdi Ghassemi, MCF, ETHICS-ISTC, université catholique de Lille. Zineb Majdouli, MCF, MUSE, université catholique de Lille.
  • Camila Perez-Lagos, MCF, ETHICS-ISTC, université catholique de Lille. Marie-Eve Saint-Georges, MCF, MUSE, université catholique de Lille.
  • Yousra Séghir, MCF, SILAB-UMA, université de la Manouba, Tunisie. Zineb Serghini, MCF, MUSE, université catholique de Lille.
  • Tiphaine Zetlaoui, MCF, ETHICS/MUSE, université catholique de Lille. Khaled Zouari, MCF, ComSoc, université de Clermont Auvergne.