SFSIC-Infos

Parution : Interfaces numériques n°1

Interfaces numériques est une revue scientifique internationale spécialisée dans le design numérique, sous la direction des Éditions Lavoisier et de *designers interactifs*.
Co-dirigée par Benoît Drouillat, Président de l’association *designers interactifs*, et Nicole Pignier, enseignant chercheur au Centre des recherches sémiotiques de Limoges, la revue souhaite créer un dialogue entre les professionnels du design numérique et les chercheurs en sciences humaines (sciences de l’information et de la communication, anthropologie, sociologie, sémiotique, histoire de l’art, philosophie, …).
L’objectif est de traiter les problématiques du design numérique avec une ouverture pluridisciplinaire réelle qui soit utile aux professionnels.
Comment, en effet, mieux intégrer le design numérique à la stratégie de développement des organisations, et ce, dans tous les secteurs d’activité ?

PREMIER NUMÉRO

Dossier : de l’interactivité aux interaction(s) médiatrice(s)

Comment les usages des interfaces interactives matérielles proposés par les concepteurs d'interfaces graphiques de sites, d'applications façonnent-ils notre expérience des contenus ainsi que notre relation à autrui ?
Ce premier numéro d'Interfaces numériques souhaite explorer une piste à propos des objets numériques TIC à écran. Celle du couplage interfaces
interactives matérielles et graphiques dans les domaines de l’information
et de la communication. En quoi et comment les interfaces graphiques
conçues pour des interfaces matérielles peuvent-elles fonder des relations
spécifiques entre l’usager et l’information et/ou autrui ?
Ce dossier d'Interfaces numériques propose une approche pluridisciplinaire, interdisciplinaire pour préciser les enjeux sémiotiques, socio-culturels, sociétaux que les usagers, au coeur du processus, vivent, dont ils font l'expérience via les interfaces numériques à écran lors des pratiques documentaires, ludiques, communicationnelles, éducatives, politiques, artistiques, commerciales et publicitaires.

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AAC-Mutations du journalisme: nouveaux dispositifs, nouvelles pratiques

Suite à la demande de plusieurs , la date de soumission des propositions de texte pour le numéro de Tic & Société intitulé Mutations du journalisme et profilage des publics est prolongée jusqu'au  vendredi 30 mars.

De plus, le thème du numéro est élargi de manière à accueillir toute proposition qui traite des "Mutations du journalisme: nouveaux dispositifs, nouvelles pratiques".

Texte de l’appel à contributions

Les grands traits du journalisme du 21e siècle émergent peu à peu, au fur et à mesure de l'augmentation de la dépendance des médias et des journalistes aux goûts et préférences de leurs clients, simples consommateurs ou annonceurs. Au point que la représentation traditionnelle du journalisme comme un service à un public prédéfini dans l'abstrait en tant qu'ensemble de citoyens à former et informer, bascule vers la satisfaction de consommateurs tout aussi imaginés bien que soumis aux fluctuations du marché et à la concurrence des innombrables produits qui leur sont offerts. L'institution journalistique se trouve ainsi de moins en moins en position d'autorité pour imposer unilatéralement thèmes, événements et actualité. Désormais, l'impératif légitime est de donner aux « citoyens-consommateurs » ce qu'ils veulent bien savoir, et non plus leur donner ce qu'ils devraient savoir afin d'être informés et actifs.

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Médias et genre en Afrique

Revue Africaine des Médias Numéro spécial 2012 : Appel à articles

En novembre de l’année dernière, le CODESRIA a organisé au Caire, en Egypte, son symposium annuel sur le genre avec pour thème « Genre et médias en Afrique ». A cette occasion, une plateforme a été définie sur laquelle les spécialistes de ces questions pourraient renouveler la réflexion relative aux relations multiformes entre médias et genre en Afrique. Ce numéro spécial de la Revue Africaine des Médias vise à poursuivre ces échanges en examinant comment les transformations politiques et sociales sur le continent, résultant de la re-démocratisation, du néolibéralisme et de la mondialisation, influent sur la nature des relations entre médias et genre.

Les contributions sur les perspectives théoriques et pratiques de ce sujet sont les bienvenues. Elles pourraient, par exemple, tourner autour des thématiques suivantes :
Les audiences (ou les publics) médiatiques selon le genre en Afrique
Genre et entrepreneuriat médiatique en Afrique
Implications sur le genre des changements dans le paysage médiatique africain résultant de la démocratie, de la mondialisation et du libéralisme économique
Genre et industrie cinématographique / culture en Afrique
Genre et appropriation des nouveaux médias et technologies de la communication : genre et journalisme en ligne, réseautage social et genre, blogueuses, SMS / messagerie texte dans les campagnes liées au genre, etc.
Dimensions sexospécifiques de la couverture de questions cruciales telles que le VIH / SIDA, la paix et les conflits, la violence sexuelle et sexiste, les élections et la politique, etc.
Représentations du genre dans la culture populaire africaine
Représentations de la féminité et de la masculinité dans les médias africains
Médias africains comme espace de l’activiste de genre
Pertinence des espaces médiatiques africains « sexués »
Genre et éducation (ou pédagogie) aux médias en Afrique

Les articles définitifs devraient avoir une longueur variant entre 6 000 et 8 000 mots. Toutes les contributions passeront par un processus rigoureux d’évaluation par des pairs.

Date limite pour l’envoi des propositions : 1 mars 2012
Date limite pour la notification d’acceptation : 1 avril 2012
Date limite pour l’envoi des articles complets : 1 mai 2012

Tous les articles devront être envoyés aux éditeurs de la Revue africaine des médias : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Journée d'étude : Journalisme, recommandation et prescription culturelles

JOURNEE D’ETUDES

organisé par le GRIPIC (Celsa, Université Paris-Sorbonne)

et ELICO (Université de Lyon),

avec le soutien du REJ (Réseau d’études sur le journalisme)

Journalisme, recommandation et prescription culturelles

Le 31 mai 2012 à Lyon, à l’ENSSIB

 

Dans le prolongement du colloque organisé à Paris les 24 et 25 mai 2012 cette journée de rencontres internationales sera l’occasion de s’interroger sur le rôle des journalistes, intermédiaires et prescripteurs traditionnels de la culture qui contribuent à construire, diffuser voire imposer les normes du jugement culturel dans la société.

 

Pour découvrir l’univers foisonnant et complexe de la culture, le public s’en remet souvent aux avis et conseils formulés par l’entourage, avec lequel les individus partagent une communauté de vues et de valeurs. À cela il faut ajouter les jugements d’intermédiaires experts parmi lesquels les journalistes jouent un rôle essentiel. Les expériences culturelles des individus ont donc à voir avec les goûts partagés avec les uns ainsi qu’avec la confiance accordée à l’expertise des autres.

C’est dans ce cadre et que l’on interrogera les acteurs et les formes de prescriptions culturelles à l’heure de l’Internet. Ce questionnement est particulièrement crucial aujourd’hui, alors que les recommandations de l’entourage ou d’individus anonymes accèdent à une nouvelle visibilité avec l’essor des sites et plateformes du web « participatif ». Ainsi, le succès de certains blogs dits influents, de plateformes comme Facebook ou Twitter et peut-être bientôt de Google+ invite à repenser les mécanismes par lesquels s’élaborent l’expertise et la confiance. Assiste-t-on à un déplacement du pouvoir des médiateurs traditionnels vers les amateurs, les praticiens peu reconnus, les « amis » ou autres « fans » présents sur le web ? Devons-nous admettre qu’une frange du public tend à produire par et pour lui-même une forme d’expertise, s’appuyant peut-être sur de nouveaux critères ? Ou bien, à l’instar de Françoise Benhamou, faut-il considérer que dans le domaine culturel, le sentiment que le public tranche est trompeur dans la mesure où celui-ci est dépendant des critiques et de l’impact médiatique des œuvres ? Donner son avis, voter, liker… ces opérations permettent-elles de construire un jugement culturel et des références partageables ou sont-elles de nouveaux artefacts marketing qui instrumentalisent le « jugement ordinaire » des individus sur le web ? Et enfin, les possibilités offertes par l’internet modifient-elles les pratiques des journalistes eux-mêmes, qui disposent de nouveaux espaces d’énonciation moins restreints et moins contraints (temps, fréquence, taille) que ceux des médias traditionnels ?

 

 

1. Les acteurs du champ littéraire : continuités, déplacements et interactions

Si les travaux de Rémy Rieffel ont bien montré l’interpénétration entre le milieu des médias et celui des intellectuels ainsi que la manière dont les journalistes ont, depuis vingt ans, court-circuité les intellectuels dans la création/diffusion des messages culturels ; qu’en est-il aujourd’hui ? De quelle manière les sites d’actualité culturelle, les forums, les blogs et les plateformes des réseaux sociaux numériques font-ils évoluer le champ de l’information culturelle ? Comment se répartissent les rôles, comment se tissent les liens entre les différents acteurs qui établissent et imposent les canons du jugement culturel dans la société ? Comment se construit l’expertise, comment s’établit sa reconnaissance ? Quels sont les critères de légitimité pour produire jugements et prescriptions ?

 

2. Les formes de recommandations et de prescriptions littéraires

Yves Jeanneret parle de « trivialité des êtres culturels » pour souligner la mobilité, la plasticité des productions et discours culturels. Mais de quelle manière les espaces numériques interviennent-ils sur les modalités d’expression, de partage, d’échange et de circulation des appréciations comme des productions culturelles.

Entre praticiens, institutions, experts, amateurs, consommateurs ou usagers, comment se négocie la visibilité, la reconnaissance ou l’influence ? De quelles manières les dispositifs numériques informent-ils la production de jugements sur la culture ? Si commenter, voter, noter, partager constituent des actions permises et sollicitées par les sites web, dans quelle mesure cela peut-il interférer avec le travail critique des journalistes et autres « gate-keepers » de la culture ?

 

 

 


 

 

Colloque : Journalisme et culture. Entre journalisme culturel et culture journalistique, quelle est la culture du journal ?

Colloque international

Journalisme et culture
Entre journalisme culturel et culture journalistique,
quelle est la culture du journal ?


organisés par le GRIPIC (Celsa, Université Paris-Sorbonne)  et ELICO (Université de Lyon)
Avec le soutien du REJ (Réseaud’études sur le journalisme)

Les 24 et 25 mai 2012 à Paris,
Le 31 mai 2012 à Lyon.

EN PARTENARIAT AVEC LE THÉÂTRE DE LA COLLINE ET LA VILLA GILLET

 

Selon la Grande encyclopédie du XIXe siècle de Pierre Larousse, c’est la « période révolutionnaire » qui voit apparaître « les véritables journalistes » : « tout ce qui sait tenir une plume veut participer au grand œuvre, apporter sa science, son esprit, ses lumières, sa passion ». On sait pourtant combien a été long, et demeure encore fragile, le processus par lequel le journalisme s’est imposé comme une profession à part entière, disposant de ses règles et de ses idéaux propres.

Ce colloque international, organisé conjointement par le GRIPIC (Celsa-Paris Sorbonne), et ELICO (Université de Lyon), souhaiterait analyser sur le temps long le rôle de la culture dans la définition du journalisme – et réciproquement, le rôle de la pratique journalistique dans la définition de la culture. Une journée d’études se tiendra en parallèle à Lyon, plus spécifiquement consacrée au rôle du numérique dans l’évolution du journalisme culturel.

Les différentes perspectives proposées par cet événement éclaireront le paradoxe suivant : à mesure que la presse se professionnalise, devenant un élément constitutif des industries culturelles, la place de la culture dans le journal tend à se marginaliser. L’apparition, au milieu du XXe siècle, de l’intitulé « culture » pour des rubriques périodiques est ainsi le signe imparable d’une dissociation entre les pratiques d’information et l’exercice du jugement de goût.

Doit-on alors penser le journaliste comme un spécialiste de la culture générale ? Et dans ce cas, quelle est la place réservée, dans les médias d’information, aux experts d’un domaine de la culture dite spécialisée ? Comment comprendre la dimension journalistique du travail effectué, dans les titres de la presse ancienne, par ces hommes de l’art qu’étaient souvent les critiques ?

Le renouvellement des formes et des objets de la culture, tout comme l’apparition de nouveaux supports d’information ne manquent pas de redéfinir cycliquement les relations entre ces deux univers. De l’apparition du journaliste radio – d’abord défini statutairement comme comédien – au développement des sites spécialisés dans l’actualité culturelle, qui mêlent parfois vocation marchande et visée informative, les exemples ne manquent pas qui font bouger les frontières.

 

Aussi les réponses à cet appel pourront-elles s’organiser selon les trois directions suivantes :

 1. Les genres du journalisme culturel : archéologie, évolution, état des lieux.

On pourra accueillir ici des approches génériques ou monographiques, qui aborderont un titre, un auteur, une rubrique, pour éclairer les formes de l’exercice critique dans les médias d’information, quels que soient les domaines concernés (art, cinéma, littérature, musique…). Quels sont les formes et les formats de la critique culturelle ? Quelle est l’incidence du support médiatique sur le traitement de l’actualité liée à la culture ?

2. Le journalisme, espace de définition de la culture

La « culture » d’un quotidien populaire ne ressemble guère à celle d’un hebdomadaire satirique ou du journal télévisé : si la danse classique trouve dans Le Canard enchaîné un espace éditorial préservé, qui s’honore de la signature de Luc Décygnes, seul Le Parisien intègre la télévision dans ses pages « culture ». Il y a peu d’équivalents européens de la formule incarnée par The New Yorker, associant fiction, poésie, critique et chroniques d’actualité. On pourra s’interroger ici sur les contours de ce que les médias d’information désignent comme culturel, dont la nature varie selon les supports, les époques, et les traditions nationales.

3. La culture des journalistes

À en croire Émile Zola, le Petit journal dut son succès au choix de l’inculture ; grâce à son chroniqueur vedette, Léo Lespès, alias Timothée Trimm, « les lecteurs incultes se trouvaient au même niveau que le rédacteur ». Dès la création des premières écoles de journalisme, à la fin du XIXe siècle, s’impose pourtant la nécessité de doter les futurs professionnels d’une « culture générale », aujourd’hui présente dans les référentiels définissant les programmes des formations labellisées.

Dans ce troisième axe pourront s’inscrire des réflexions concernant les parcours de journalistes, sous un angle biographique ou sociologique, et l’évolution de leurs compétences. L’opposition souvent mobilisée entre virtuosité technique et bagage théorique – entre savoirs et savoir-faire – pourra être repensée au prisme de la définition d’une culture journalistique, conçue peut-être comme art de la médiation.

 

Comité d’organisation

Valérie Croissant

Valérie Jeanne-Perrier

William Spano

Annelise Touboul

Adeline Wrona

 

 

Comité scientifique

Sarah Cordonnier (c2so, ENS-LSH, Lyon)

Isabelle Garcin-Marrou (ELICO, IEP de Lyon)

Yves Jeanneret

(GRIPIC, Celsa Paris-Sorbonne, Paris 4)

Martine Lavaud (Université Paris-Sorbonne, Paris 4)

Danièle Pistone (Observatoire musical français, Université Paris-Sorbonne, Paris 4)

Franck Rebillard (CIM, Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3)

Denis Ruellan (CRAPE, Université de Rennes 1)

Emmanuël Souchier (Celsa Paris-Sorbonne, Paris 4)

Jean-François Tétu (ELICO, IEP de Lyon)

Marie-Ève Thérenty (RIRRA 21, Université Montpellier 3)

 

 

Séminaire Identités Numériques le 13 février à la Maison des Sciences de la Communication et de l'Interdisciplinarité

La deuxième séance  du séminaire Identités Numériques aura lieu le lundi 13 février 2012 à 14h30 à la Maison des Sciences de la Communication et de l'interdisciplinarité, 20 rue Berbier-du-Mets à Paris, Métro 7 arrêt Gobelins. Les détails sont accessibles en suivant ce lien : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1557

Cette deuxième rencontre sera consacrée au thème "économie et privacy".
Intervenants :
Laurent Bernat, Direction de la technologie et de l’industrie, OCDE « Analyse comparée des stratégies nationales de gestion de l'identité numérique dans les pays de l'OCDE ».
Fabrice Rochelandet et Alain Rallet, ADIS, Université de Paris-Sud « La protection des données personnelles face au web relationnel : quels scénarios possibles ? ».

N'hésitez pas à venir nombreux et à diffuser l'information. Le séminaire est ouvert à toute personne intéressée par les enjeux associés aux identités numériques - chercheurs, praticiens, militants - et désireuse de s'enrichir des différentes approches de cet objet complexe !

Inscription gratuite mais obligatoire pour des raisons d'organisation. Contact : Thomas Stenger, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Au plaisir de vous retrouver ce 13 février !

Bien cordialement,

Alexandre Coutant et Thomas Stenger

--
Alexandre Coutant

Maître de Conférences en Sciences de l'Information et de la Communication
Laboratoire LASELDI, Université de Franche-Comté
UFR STGI - Pôle Universitaire du Pays de Montbéliard
Département Multimédia
4 place Tharradin BP 71427
25211 Montbéliard Cedex - France
tel : 03 81 99 47 03
http://semlearn.pu-pm.univ-fcomte.fr/
http://fr.linkedin.com/pub/alexandre-coutant/a/814/982

e-Dossier de l’Audiovisuel

Vient d’être mis en ligne:
Le e-Dossier  de l’Audiovisuel “Education aux cultures de l’information”, piloté par Divina Frau-Meigs, Eric Bruillard et Eric Delamotte, vient de paraître et est disponible à :
http://www.ina-sup.com/ressources/dossiers-de-laudiovisuel/les-e-dossiers-de-laudiovisuel/e-dossier-leducation-aux-cultures

Appel à articles - Revue Etudes de Communication - N°40

Epistémologies, théories et pratiques professionnelles en communication des organisations

Dossier coordonné par Laurent Morillon, Arlette Bouzon, Carolyne Lee

Que ce soit au travers des injonctions faites au milieu scientifique d’aller vers l’industrie et à l’industrie de contribuer au financement de la recherche, de l’intérêt des professionnels pour les travaux de recherches (afin d’améliorer leurs pratiques ou de prendre du recul), de l’obligation faite aux chercheurs de valoriser et vulgariser leur travaux… les incitations et occasions de rencontres, d’échanges, parfois de confrontations entre ces divers acteurs se multiplient. Ceux-ci se côtoient dans des colloques, des salles de cours, des séminaires, des journées d’études, des rencontres professionnelles, au sein d’institutions, de sociétés savantes, voire par l’entremise de supports de diffusion de connaissances (revue, ouvrage scientifique, presse spécialisée, manuel, banque de données…) ou encore de conventions CIFRE[1]. Plus spécifiquement en ce qui concerne la communication des organisations, le champ et les objets d’études induisent des liens entre chercheurs et praticiens qui peuvent s’avérer étroits.

 

Ce constat amène à questionner les rapports entre pratiques professionnelles et théories dans le domaine de la communication des organisations. Cette démarche semble d’autant plus pertinente que des évolutions sont, de part et d’autre, notables. Nombreux sont les chercheurs qui, en France ou à l’étranger, explorent par exemple les potentialités des paradigmes interprétativiste et constructiviste. Ainsi, des travaux se référant aux théories et méthodes de l’Organizational Communication (Putnam, Nicotera, 2009[2]) se développent et un tournant discursif émerge (via notamment les approches foucaldiennes et critiques, conversationnelles ou encore narratives). Du côté des professionnels de la communication (responsable et chargé de communication interne et/ou externe, attaché de presse, consultant…), certains d’entre eux, confrontés à la diversité des acteurs, au dynamisme des contextes ainsi qu’à la relative efficacité des modèles prédictifs s’ouvrent à d’autres théories, qu’elles soient descriptives ou prescriptives. Si l’approche fonctionnaliste - et plus particulièrement le modèle marketing qui rationalise et instrumentalise la communication- demeure dominante, les démarches relevant du constructivisme apparaissent désormais dans des recherches-actions.

 

Ce constat, qui nous amène à revisiter les situations vécues, se traduit en un ensemble, non exhaustif, de questions d’ordre épistémologique, théorique, pragmatique ou encore méthodologique :

Quelles sont les fertilisations croisées actuelles et potentielles entre théories et pratiques ?

Quels sont aujourd’hui les modèles qui structurent les pratiques notamment suite aux évolutions des théories des organisations (Rojot, 2003[3]) ?

Au-delà du paradigme fonctionnaliste et du modèle marketing, quelle est et/ou pourrait-être la place des réflexions pour ceux issus des paradigmes émergents ? Comment se manifesteraient-elles ?

L’adoption d’une approche constructiviste dans les pratiques serait-elle, comme le suggère Mucchielli (2001[4]), avant tout idéologique ?

Ces modèles peuvent-ils (doivent-ils) résoudre des problèmes d’organisations, participer à une rationalisation et une instrumentalisation de la communication ?

 

Dans ce dossier de la revue Etudes de communication nous nous proposons de questionner, voire de mettre en tensions, les pratiques et les soubassements théoriques existants en communication des organisations, tant en France qu’à l’international. Les contributions de travaux en provenance des différentes disciplines concernées sont les bienvenues.

Les propositions peuvent être soumises en français ou en anglais. Les articles définitifs sont en français (la revue ne prend en charge aucune traduction).

 

La sélection des propositions de contribution se fait en deux temps :

- sur la base d’une proposition de 1500 à 2000 mots qui présentera les objectifs, l’argumentation et l’originalité de la proposition ainsi que quelques orientations bibliographiques.

- Pour les propositions retenues, une seconde évaluation sera réalisée sur la base des articles définitifs (30 à 35 000 signes, espaces compris).

L’évaluation sera assurée de manière anonyme par au moins deux lecteurs du comité.

Les instructions aux auteurs sont sur le site de la revue : http://edc.revues.org/

L’envoi des résumés au format Word (.doc) ou Acrobat Reader (.pdf) se fait aux trois adresses suivantes :

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Comité de lecture

Nicole D’Almeida (France)

Luc Bonneville (Canada)

Vincent Brulois (France)

Judy Burnside-Lawry (Australie)

Lars Thoger Christensen (Danemark) - sous réserve de confirmation

Pierre Delcambre (France)

Finn Frandsen (Danemark)

Yvonne Giordano (France)

Thomas Heller (France)

Joëlle Le Marec (France) - sous réserve de confirmation

Fabienne Martin Juchat (France)

Bernard Motulsky (Canada)

Kerry Jane Mullan (Australie)

 

Calendrier

Soumission des résumés : 15 avril 2012

Avis d’acceptation : 15 mai 2012

Version préliminaire des articles : 15 septembre 2012

Version définitive des articles : 15 décembre 2012

Publication du numéro (version papier et version électronique) : mai  2013

 

Laurent Morillon est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication et membre du LERASS, Université de Toulouse.

Arlette Bouzon est professeure de sciences de l’information et de la communication et membre du LERASS, Université de Toulouse.

Carolyne Lee est Senior Lecturer en media et communications à l’école « culture et communication » de la faculté des arts de l’Université de Melbourne

 


[1] Convention Industrielle de Formation par la REcherche : subventionne des entreprises de droit français qui embauchent un doctorant pour le placer au cœur d'une collaboration de recherche avec un laboratoire public

[2] Putnam, L.L., Nicotera, A. M. (2009). Building theories of organization: The constitutive role of communication. New York: Routledge

[3] Rojot, J. (2003). Théorie des organisations. Paris : Eska

[4] Mucchielli. A. (2001). La communication interne, les clés d'un renouvellement. Paris : Armand Colin

 

 

Revue Communication : "Le pouvoir des fictions audiovisuelles"

APPEL À CONTRIBUTIONS

pour la revue Communication

« LE POUVOIR DES FICTIONS AUDIOVISUELLES »

Dossier thématique coordonné par

Céline Bryon-Portet

Maître de conférences habilitée à diriger des recherches

 

Ce numéro de la revue Communication se propose d’étudier le pouvoir d’influence des fictions cinématographiques et télévisées, tant au plan individuel qu’au niveau sociétal.

Longtemps ravalées au rang de simples productions divertissantes, avec tout ce que cette catégorisation comporte de péjoratif depuis que la philosophie pascalienne a vu dans le divertissement une activité futile et dérisoire entre toutes, les fictions audiovisuelles sont pourtant bien plus que des histoires imaginaires frappées d’irréalité. Les chercheurs leur reconnaissent aujourd’hui la capacité de modifier les représentations mentales des spectateurs, voire même de changer leur comportement.

Au niveau individuel, les études pionnières de Henry Jenkins[1] sur les fans des séries télévisées, notamment, montrent que la notion de participation est primordiale lorsque l’on veut étudier le phénomène de la culture fan. Les travaux de Dominique Pasquier[2], en France, sur la série Hélène et les garçons, soulignent les processus d’identification des téléspectateurs à des personnages qu’ils considèrent comme des modèles à imiter, et la fonction d’apprentissage de la vie amoureuse que ces fictions télévisées remplissent auprès des jeunes publics, grâce à leur réalisme émotionnel. Ce processus d’identification, lorsqu’il se trouve exacerbé et décliné sur un « mode mimétique élevé »[3], peut amener certains fans de super-héros à se comporter comme leur idole fictive, comme c’est le cas aux Etats-Unis (notamment dans la ville de Cincinnati), où des vengeurs masqués qui se font appeler Batman, Superman ou Wonder Woman, concurrencent la police en tentant d’arrêter des criminels.

L’on peut donc aller jusqu’à se demander si certaines fictions audiovisuelles ne jouent pas un rôle assez similaire à celui que joue le mythe dans les sociétés traditionnelles, lequel représente un « exemple concret de la conduite à tenir »[4] et est « vivant, en ce sens qu’il fournit des modèles pour la conduite humaine et confère par là même signification et valeur à l’existence »[5].

Au niveau sociétal, les fictions audiovisuelles participent également de la construction sociale de la réalité, grâce à l’univers diégétique qu’elles élaborent. Les travaux menés par Sabine Chalvon-Demersay[6] et Guillaume Le Saulnier[7], par exemple, ont montré que les héros fictifs des séries policières possèdent une véritable influence sur l’image que l’opinion publique possède du métier de "flic". Les nombreuses séries qui mettent en scène, depuis une dizaine d’années, le métier d’urgentiste ou de médecin (Urgences, Grey’s anatomy, Dr House…), sont également aptes à transformer les représentations existantes, voire à créer des vocations. D’autres études ont souligné la capacité d’une série comme Plus belle la vie à faire passer des messages idéologiques et politiques auprès des téléspectateurs, sur des thèmes tels que le don d’organes, l’homosexualité et la diversité socioculturelle[8], ou encore à valoriser l’image d’un territoire, en l’occurrence l’image de la ville de Marseille[9]. De la même manière, des films comme Le Bonheur est dans le pré et Bienvenue chez les ch’tis ont contribué à véhiculer une image positive du Gers et de la région Nord-Pas-de-Calais, en construisant puis diffusant une véritable identité socioculturelle autour de la convivialité et du bien-vivre, ainsi qu’en ont témoigné la presse locale ainsi que différentes enquêtes[10]. Enfin, des chercheurs se sont demandés si la présence d’un Président des Etats-Unis noir dans la série 24h00 chrono (le Président David Palmer), n’avait pas aidé les américains à se familiariser à cette idée, à faire tomber certains préjugés racistes et par conséquent à faciliter l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, tandis que certains journalistes, à l’instar de Brian Stelter du New York Times, préfèrent considérer la série pionnière The West Wing (diffusée en 1999 et 2006 sur NBC), comme la fiction qui joua le rôle de déclencheur, à travers le Président hispanique Matthew Santos[11].

Cette (re-)construction de la réalité paraît en outre favorisée par la confusion croissante qui existe aujourd’hui entre la fiction et la réalité, à travers la création de genres hybrides, empruntant tout à la fois à la fiction et au documentaire, mélangeant « mode fictif » et « mode authentifiant »[12], au point d’aboutir à des productions « transgénériques »[13]. Le développement du storytelling participe également d’un brouillage des frontières et d’une transformation représentationnelle[14]. Cette influence des fictions est telle que d’aucuns dénoncent leur pouvoir potentiellement manipulatoire. Les uns pointent leur aptitude à modifier la réalité, tandis que les autres les accusent d’être des instruments de propagande qui naturalisent des rapports de domination existants[15]. Enfin, il convient aussi de prendre en compte les bouleversements qu’entraînent dans ce domaine les dernières innovations techniques, et plus précisément la convergence des écrans (par exemple, l'arrivée de iTV chez Apple), ou encore l’interconnectivité des écrans avec le réseautage (par exemple, le phénomène grandissant du visionnement sur demande et du « média social » qui permet aux téléspectateurs-internautes de réagir en direct aux diffusions d’émission-événement), susceptibles d’avoir un impact non seulement sur la production des fictions, mais aussi sur leurs effets.

 

Les contributions attendues pour ce dossier thématique s’interrogeront donc sur ce pouvoir d’influence des fictions audiovisuelles. Elles prendront la forme d’essais théoriques ou d’études de cas, et pourront explorer, par exemple, les questions et problématiques suivantes :

-         Y-a-t-il une spécificité des fictions audiovisuelles ? Les séries télévisées, notamment,  possèdent-elle un pouvoir d’influence supérieur aux autres fictions (littéraires, par exemple), par le climat d’intimité et la complicité[16] qu’elles forgent autour du téléspectateur, voire la confusion qui peut s’établir entre un personnage fictif et le comédien qui l’incarne, au point de conférer une existence quasi réelle au premier[17] ?

-         Ce pouvoir d’influence est-il en train de croître avec le développement de « docu-fictions », ou encore de séries télévisées qui se présentent comme de véritables critiques sociales[18], à l’instar de Hill Street Blues, Law & Oder, Nip Tuck, Les Sopranos et Desperate housewises, qui dénoncent implicitement les travers d’une société en crise ?

-         Quel est le rôle joué par « l’effet de réel » sur ce pouvoir des fictions ? Et sur quels principes narratifs et techniques repose cet effet de réel[19] ?

-         Comment se réalisent les processus d’identification des cinéphiles et des téléspectateurs à leurs personnages de fiction favoris ?

-         Comment s’effectue la modification des représentations mentales, chez les cinéphiles et les téléspectateurs ? Et comment s’opère le passage de la modification des représentations mentales à la modification comportementale ?

-         Quelles représentations socioculturelles les séries télévisées contemporaines sont-elles en train de modifier ?

-         Ne peut-on pas craindre que cette reconstruction de la réalité soit sujette à des manipulations volontaires ? Peut-on aller jusqu’à parler de propagande, pour certaines fictions audiovisuelles ?

-         Quel est le pouvoir de résistance du spectateur face à une instrumentalisation possible des ressorts idéologiques des fictions audiovisuelles ?

-         Quelles sont les limites de ce pouvoir d’influence des fictions ? Comment les fans s’approprient-ils à leur tour leurs productions télévisuelles préférées par le biais de contributions amateurs sur le Web, de la simple discussion entre fans sur des blogues et forums (pouvant influencer éventuellement les scénaristes) aux détournements, mash-up et autres « mèmes » réalisés à partir des œuvres, sans oublier des créations originales qui court-circuitent les réseaux de production et de diffusion traditionnels des industries culturelles ?

-         Certaines fictions télévisuelles peuvent-elles devenir des mythes, et endosser des fonctions similaires aux anciens récits mythiques ?

-         Comment le storytelling, qui procède à une mise en récit de plus en plus utilisée comme outil à des fins politiques et de marketing, peut-il s’apparenter à un processus de mythification et actualise-t-il la question des frontières/recouvrements entre récit et fiction ?


Calendrier :

-         20 mars 2012 : date limite d’envoi des propositions d’articles sous la forme d’un résumé de 3500 signes environ (espaces compris), à Céline Bryon-Portet. Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

-         5 avril 2012 : notification aux auteurs de la décision du comité de coordination.

-         15 septembre 2012 : date limite d’envoi des articles (entre 40 000 et 60 000 signes, espaces non compris) au comité de coordination qui les transmettra à la revue Communication pour évaluation. La direction de la revue accusera réception et avisera les auteurs de la constitution des comités de lecture.

Procédure et consignes :

Chaque proposition d’article sera évaluée à l’aveugle par un comité de lecture composé de lecteurs experts

Les auteurs devront se conformer aux normes éditoriales en vigueur au sein de la revue Communication. Le guide de consigne aux auteurs est téléchargeable à partir du lien suivant :

http://communication.revues.org/index2590.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] Henry Jenkins, Textual poachers : Television fan and participatory culture, Routledge, 1992.

[2] Dominique Pasquier, « Identification au héros et communautés de téléspectateurs : la réception d’"Hélène et les garçons" », Hermès, n° 22, 1998, p.101-109.

Dominique Pasquier, La culture des sentiments. L’expérience télévisuelle des adolescents, Paris, Maison des Sciences de l’Homme.

[3] A partir de la classification des fictions de Northop Frye, François Jost définit ce mode mimétique comme celui qui met en scène « des héros supérieurs en degré aux autres hommes », par opposition au mode mimétique bas qui propose des « personnages qui sont à la fois égaux à leur environnement et à l’être humain ».

François Jost, « Séries policières et stratégies de programmation », in Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004, p.65.

[4] Roger Caillois, Le Mythe et l’homme, Paris, Gallimard, Folio essais, 1987, p.154.

[5] Mircea Eliade, Aspects du mythe, Paris, Gallimard, Folio essais, 1993, p.12.

[6] Sabine Chalvon-Demersay, « Fiction policière et identité sociale virtuelle », in Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004, p.305-326.

[7] Guillaume Le Saulnier, « Les Policiers réels devant leurs homologues fictifs : fiction impossible ? Pour une sociologie de la réception dans la sphère professionnelle », Réseaux, vol. 29, n° 165, 2011, p.109-135.

[8] Céline Bryon-Portet, « Les productions télévisées, genre oublié dans la construction de l’image d’un territoire ? L’exemple de co-construction de l’image socioculturelle de la ville de Marseille par la série Plus belle la vie », Études de communication, n° 37, 2011.

[9] Céline Bryon-Portet, « La dimension politique de la série Plus belle la vie : mixophilie, problématiques citoyennes et débats socioculturels dans une production télévisuelle de service public », Mots. Les Langages du politique, n°97 (parution en juillet 2012).

[10] Daniel Bley et Laurence Licht, Les perceptions de la qualité de vie dans un département rural français (Gers), in S. Fleuret (dir.), Espaces, Qualité de vie et Bien-être, Angers, Presses Universitaires d’Angers, 2006, p.257-263.

« L’Aubaine "bienvenue chez les ch’tis". Mesure de l’impact du film sur les demandes d’information touristique en région Nord – Pas de Calais », Les études de l’Observatoire, Comité Régional de Tourisme Nord – Pas de Calais, mars-octobre 2008.

Laurent Decotte, « Les touristes comprennent notre fierté d’être ch’tis », La Voix du Nord, 30 mars 2011.

[11] Brian Stelter, « Following the Script: Obama, McCain and ‘The West Wing’ », 29 octobre 2008.

http://www.nytimes.com/2008/10/30/arts/television/30wing.html?scp=1&sq=west%20wing&st=cse

[12] Stéphanie Pontarolo, « Documentarisation des séries policières ? L’exemple de la télévision française », in Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004, p.151-169.

[13] François Jost relève cette tendance des séries actuelles à créer des « no genre’s land, où une image pourrait appartenir aussi bien à un reportage qu’à une série ». François Jost, « Séries policières et stratégies de programmation », in Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004, p.71.

[14] Christian Salmon, Storytelling. La Machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, Paris, La Découverte, 2007.

[15] Jean-Pierre Piemme, La Propagande inavouée. Approche critique du feuilleton télévisé, Paris, 10-18, 1975.

[16] Jean-Pierre Esquenazi, Mythologie des séries télé, Paris, La Cavalier bleu, 2009, p.86.

[17] Sabine Chalvon-Demersay, « Enquête sur l’étrange nature du héros de série télévisée », Réseaux, vol. 29, n°165, p.183-214.

[18] Jean-Pierre Esquenazi, Mythologie des séries télé, Paris, La Cavalier bleu, 2009, p.86-89.

[19] Muriel Mille, Rendre l’incroyable quotidien. Fabrication de la vraisemblance dans Plus Belle la vie, in Réseaux, vol. 29, n°165, 2011, p.53-81.

Parution : C&L - L’indépendance éditoriale : approches internationales

Communication & langages n°170, décembre 2011

L’indépendance éditoriale : approches internationales

NecPlus, 2011.

Issn : 03361500.

Dossier "L’indépendance éditoriale : approches internationales", coordonné par Bertrand Legendre.

Trois ans après la publication d’un premier dossier consacré à l’indépendance éditoriale (Communication & langages, 156, juin 2008), l’actualité des débats professionnels semble ne plus accorder la même importance que naguère à cette question. Le numérique occupe désormais très largement les esprits aux prises avec la recherche de modèles d’affaires, avec les enjeux juridiques liés à la numérisation des fonds et aux contrats d’auteurs, et avec les avancées technologiques (formats, interopérabilité, systèmes de protection et de paiement…).

Pour autant, il suffira de se souvenir des grandes opérations menées il y a une dizaine d’années par le groupe Vivendi pour se convaincre de la relation directe entre le développement du numérique et la question de l’indépendance.

Celles-ci avaient fini de mettre en évidence le passage à un contexte résolument international qui appelait à dépasser une approche de la question limitée à la situation française. C’est l’ambition à laquelle veut contribuer ce second dossier en s’intéressant à la conception et aux réalités de l’indépendance dans quatre environnements géographiques, politiques et linguistiques très différents : l’Amérique latine, la Grande-Bretagne, la Belgique et l’Italie.

 

Luc Pinhas

« Indépendance éditoriale et défense de la bibliodiversité en Amérique latine »

Barbara Bechelloni

« L’édition indépendante en Italie »

Sophie Noël

« Indépendance et édition politique en Grande-Bretagne.

Le cas de quelques éditeurs "engagés" »

Tanguy Habrand

« Indépendances éditoriales, dépendance territoriale. Scènes de l’édition indépendante en Belgique francophone »

 

Varia

Fausto Colombo

« La génération internet n’est plus ce qu’elle était »

William Spano

« L’agenda d’une rédaction de presse écrite »

Caroline Courbières

« Stéréotypage et artifice documentaires »

Caroline de Montety

« Les figures de Bouddha comme promesses d’un "nirvâna commercial" »

 

Responsables : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.%20&%Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Emmanuël Souchier & Yves Jeanneret

 

http://necplus.eu/

 

Adresse : Celsa 77 rue de Villiers 99200 Neuilly-sur-Seine