Appel à communication

AAC

TIC et Société

Mutations numériques de la musique : des contradictions à analyser

 

Numéro dirigé par Christophe Magis (Université Paris 8 — Cemti) et Lucien Perticoz (Université Lyon 3 — Marge)

 

Depuis une quinzaine d’années, les enjeux des « révolutions numériques » de l’industrie musicale ont fait l’objet de nombreux travaux, tant de la part d’universitaires que d’experts et responsables du secteur. Outre des réflexions socioéconomiques sur les nouveaux modèles d’affaires à mettre en place, un grand nombre de propositions ont cherché à analyser tant les nouveaux usages et pratiques musicales liées au numérique que les divers déplacements des frontières que le numérique induit entre auditeur et créateur, auditeur et producteur, auditeur et prescripteur. Le présent appel entend s’ajouter à ces propositions, mais en invitant les contributeurs et contributrices à davantage interroger les mutations numériques de la musique à partir des contradictions qu’elles portent.

Car il semble bien que ce soit à un approfondissement des réflexions autour de ces contradictions que la « révolution numérique » nous invite. Dès 1961, Edgar Morin soulignait ainsi que « l’industrie culturelle doit [...] constamment surmonter une contradiction fondamentale entre ses structures bureaucratisées-standardisées et l’originalité (individualité et nouveauté) du produit qu’elle doit fournir » (Morin, 1961, p. 41). « C’est l’existence de cette contradiction qui permet de comprendre d’une part cet immense univers stéréotypé dans le film, la chanson, le journalisme, la radio, et d’autre part cette invention perpétuelle dans le cinéma, la chanson, le journalisme, la radio, cette zone de création et de talent au sein du conformisme standardisé. Car la culture industrialisée intègre parfois en les étouffant, parfois en les épanouissant, les Bresson et les Brassens, les Resnais et les Léo Ferré » (ibid., p. 43).

Il s’agira donc de questionner l’idée selon laquelle le numérique participerait d’un renouvellement des tensions qui traversent l’ensemble de la filière, de la phase de création à celle de l’écoute. En plus de se demander comment le numérique alterne entre  des possibilités d’émancipation et de soumission toujours plus forte aux logiques du capital, il conviendra de voir à quel point les logiques qui s’articulent à la dissémination du numérique dans les pratiques de production, de diffusion et de réception musicale peuvent s’avérer contradictoires et quels sont les points de tension qu’une approche critique de ces mutations devrait chercher à révéler.

Lire la suite : AAC - TIC et Société - Mutations numériques de la musique : des contradictions à analyser

Appel à contribution

Interfaces Numériques

Volume VIII, n°3/2019

« Partage, échange, contribution, participation »

Numéro dirigé par Thierry Gobert

La revue Interfaces Numériques souhaite mobiliser les chercheurs sur les questions que pose l’apparition récurrente des termes « partage, échange, contribution et participation » dans les activités numériques et au-delà. 

La date limite de réception des propositions de 4000 signes est fixée au 4 février 2019. 

Lire la suite : AAC - Interfaces numériques - "Partage, échange, contribution, participation"

AAC

Colloque international 

« Éducation 4.1 ! Distances, médiations des savoirs et des formations »

17-18 janvier 2019, Poitiers

pdkebfjmodppfdlj.png

La revue scientifique Distances et médiations des savoirs (DMS) et l’École d’ingénierie de la formation à distance (Eifad) du CNED organisent à Poitiers les 17 et 18 janvier 2019 un colloque international « Éducation 4.1 ! Distances, médiations des savoirs et des formations ».

Le colloque abordera, sous des angles thématiques variés, les enjeux et les mutations liés au numérique dans les systèmes éducatifs comme dans la formation professionnelle. Il s’agira notamment d’identifier les enjeux des mutations importantes et diversifiées qui affectent les manières d’enseigner, d’apprendre et d’organiser l’éducation en général et la formation à distance en particulier, entre autres, du fait de la numérisation, de la dématérialisation et de la « plateformisation » des modes de fonctionnement en éducation et en formation.

Lire la suite : Evénement - Colloque international « Éducation 4.1 ! Distances, médiations des savoirs et des...

Appel à articles

Communication & Management n°1/2019

Une maison intelligente pour quoi faire ?
Les technologies de l’information et de la communication au service de l’habiter : enjeux éthiques de l’innovation

 

Co-dirigé par : 

Hassan AIT HADDOU, Maître de conférences en Sciences et Techniques
pour l'Architecture, HDR en informatique, PhD en mathématiques.
Alain CHANTE, Professeur en Sciences de l’information et de la communication 

Coordination du numéro : 

Lambert DOUSSON, Maître de conferences, agrégé et docteur en philosophie 
Laurent VIALA, Maître de conferences, urbaniste et docteur en géographie 

 

Problématique 

La « maison intelligente », l’espace architectural « connecté », l’« habiter » « augmenté », nourrissent de nombreux espoirs, tout autant qu’ils alimentent de nombreuses angoisses. Rêve d’un lieu de vie qui obéirait au doigt et à l’oeil (et à la parole) de son habitant, ou nouvelle aliénation, nouvelles addictions aux objets connectés ? L’Internet of things (IOT) connecte-t-il les personnes aux marques afin que les marques répondent aux besoins des personnes, ou pour que les personnes se plient aux besoins des marques ? Nouvelles libertés ou Big Brother 3.0 ? 

Loin de chercher à écarter d’un revers de main la charge d’imaginaire (parfois fantasmatique) que cristallise la maison dite « intelligente », cette publication voudrait s’en ressaisir et en faire le motif d’une problématisation, d’un questionnement théoriquepluri- et transdisciplinaire, mettant au coeur de l’interrogation la pensée et la pratique architecturales en tant qu’elles sont productrices de sens. En posant la question « une maison intelligente pour quoi faire ? », c’est, au-delà de la mise en oeuvre des technologies numériques « au service » de l’habiter (le « comment »), la question de la finalité (le « pour quoi ») et celle du sens (la valeur, le « pourquoi ») qui sont également posées. 

La nouvelle intelligence des villes, réside dans la combinaison du numérique, dela transformation de la connaissance entre les membres du groupe et les compétences cognitives de la société. Quels sont donc les éléments qui influent sur le changement d'état de la connaissance et sur les variables dont dépend cette transformation en tenant compte de la contribution de chaque membre du réseau de connaissances dans un environnement totalement connecté? 

Cet imaginaire technologique a bien entendu peuplé de nombreuses fictions d’anticipation, utopiques comme dystopiques, et c’est alors la question de la représentation qui est au coeur du problème, tant les théories, dans la mesure où elles se fondent sur des modèles, sont elles-mêmes aussi des fictions. Ouvert à toutes les disciplines — sciences des modèles et de l’ingénieur, sciences humaines et sociales(anthropologie, sociologie, philosophie, droit), histoire et théorie de l’art, de l’architecture et de la ville —, cette publication invite à mettre en perspective le motif de la maison intelligente (« maison » au sens générique du « chez soi », ce dernier pouvant relever du logement individuel comme du logement collectif), et plus largement la « ville intelligente » (« smart city »), tant la rue, le quartier, les espaces publics sont aussi l’objet de l’« habité ». Le questionnement s’articulera autour de deux axes de réflexion étroitement connectés l’un à l’autre, et l’un comme l’autre irrigués par la question de la représentation. 

Lire la suite : AAA - Communication et Management - Une maison intelligente pour quoi faire ? Les technologies de...

 

Appel à communications

Vivre et faire vivre le Moyen Âge

Colloque international et pluridisciplinaire
Carcassonne, 19-20-21 juin 2019
Sous la direction de
Sylvie Sagnes, CNRS, IIAC - Equipe Lahic – ethnopôle Garae Carcassonne
Patrick Fraysse, Lerass-Mics Université de Toulouse,
et 
Laure Barthet, conservateur du patrimoine, directrice du musée Saint-Raymond Toulouse

 

L’objectif de ce colloque interdisciplinaire est de questionner les nombreux usages des savoirs historiques sur la période médiévale, ses diverses réceptions et ces détournements dans les médiévalismes contemporains. Les médiations qui interviennent pour assurer l’émergence de Moyen Âge dans le présent sont au cœur des problématiques actuelles de l’histoire vivante et de la médiation culturelle dans les musées, les bibliothèques, les fêtes médiévales ou d’autres lieux de médiévalité. Depuis quelques temps un important corpus de dispositifs a été rassemblé, illustrant les nombreuses facettes de cette offre de Moyen Âge. Il s’agit désormais d’encourager, dans le sillage des heritage studies, et ce à partir d’enquêtes situées, des angles d’approche encore peu usités, tels la place faite aux femmes, le rôle assignés aux enfants, la mise en œuvre et l’usage des dispositifs participatifs, ou encore la manière dont ces Moyen Âge ressuscités animent les traces (artefacts, monuments, archives, etc.) et agissent sur leur représentation.

Lire la suite : AAC - Colloque international et pluridisciplinaire - Vivre et faire vivre le Moyen Âge