La culture et les arts au service de l’intégration communautaire

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Réponse attendue pour le 15/05/2026

Type de réponse Résumé

Type d’événement Colloque

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Dates de l’événement
  • Du au

Lieu de l’événement Centre National des Arts et de la culture (CNAC), Abidjan , Côte d'Ivoire

L’intégration communautaire, dans sa dimensionnalité nationale, sous régionale, régionale voire continentale, est l’enjeu fondamental de la réflexion. La culture et les arts sont les auxiliaires de son irrigation ressortie à sa consolidation et à son épanouissement. D’où le thème du colloque : « La culture et les arts au service de l’intégration communautaire ». La locution prépositive « au service de » est synonyme des expressions « être à la disposition de » et « être au bénéfice de ». Elle fonctionne syntaxiquement comme un coordonnant établissant un lien de dévouement entre la culture ainsi que les arts et l’intégration communautaire. Par définition, et d’avis avec l’Unesco (1982), « la culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances ». Sur la base de cette signification, il y a lieu de souligner que les arts font partie intégrante de la culture. Pour ce faire, tout art s’inscrit dans une culture et une société, une religion avec laquelle il entretient souvent des liens privilégiés. Cependant, il importe de faire remarquer que l’Unesco (2024, p.2) évoque distinctement, parfois, la culture et les arts dans un même énoncé ; la sensation inclusive ou le sentiment disjonctif qui transpire des relations que la culture et les arts entretiennent relève de la variabilité des points de vue. Cela dénote de leur caractère ouvert inférant une complexité sémantique due à un phénomène de cumulation de sens ; d’où leur polysémie. En sus, l’abondante littérature consultée à leur sujet en donne rarement des signifiés intrinsèques si ce n’est de les appréhender à travers leur fonction, leur attribution, leur typologie ou de bien d’autres facteurs. Relativement, au groupe conceptuel « intégration communautaire », notons que la lexie « communautaire » d’une part, renvoie à une conscience collective induisant une conviction collective unifiée par la culture ainsi que les arts, et d’autre part, elle apparaît comme un substantif adjectivé qui détermine le lexème « intégration » en spécifiant non seulement sa nature et son type mais également en indiquant sa valence sémantique qui la dépouille de toute sélectivité et de tout relent d’exclusion. Cette finalité est de même le point d’ancrage de la cohésion sociale qui, à en croire Forse et Parodi (2009, p.9), « désigne, entre autres, aussi bien des formes de participations citoyennes et sociales que des valeurs partagées, l’absence d’exclusion, la réduction des inégalités et de la ségrégation, voire des politiques sociales ».

Dans cet esprit, la consubstantialité des entités du couple notionnel inscrit « intégration communautaire » d’emblée dans une approche inclusive, ouverte et participative autant pour la culture et les arts que pour l’intelligentsia de tous les pays. D’ailleurs, l’Unesco (2024, p.2) énonce à juste titre que « la culture et les arts sont essentiels pour permettre le développement holistique et inclusif, la résilience et le bien-être global des individus et des sociétés ». En effet, dans une perspective définitoire, l’intégration communautaire traduit le processus par lequel des individus issus de groupes sociaux ou culturels différents, parviennent à coexister de manière pacifique et participative dans un même espace social, en assurant le bien-être de tous ses membres, en réduisant les inégalités, en favorisant la solidarité par le dialogue entre les divers segments de la population. Sous ce rapport, il apparait que la culture et les arts se révèlent être des leviers stratégiques. Ils sont érigés en outil de médiation sociale, en un moyen de canalisation des tensions et de création d’un cadre propice à la cohésion sociale communautaire. Ainsi, les arts et les expressions culturelles (visuel, audiovisuel, spectaculaire) transcendent les barrières linguistiques, politiques, religieuses ou ethniques. Ils offrent un terrain commun d’expression et de reconnexion mutuelle. Lorsqu’un individu s’exprime à travers un chant, une danse, une peinture ou un poème, il met en scène une partie de son identité tout en ouvrant un espace de rencontre, de communion et de partage. Ce mécanisme favorise l’union et la compréhension interculturelle, piliers de l’intégration communautaire. Par ailleurs, les expressions artistiques ou culturelles telles que la musique, la danse, le théâtre, la peinture et les modèles, les signes et les symboles, les interprétations, les cérémonies, les ouvrages d’architecture, les produits artisanaux et les récits témoignent de la vitalité et de la fécondité du patrimoine culturel endogène et exogène. En tant que professionnels et spécialistes du domaine, il convient d’interroger le rôle que jouent les pratiques artistiques et culturelles dans la construction d’un vivre-ensemble harmonieux au sein de communautés parfois hétérogènes, en proie à des dynamiques d’exclusion ou de repli. En clair, il revient de faire dialoguer les intellectuels, les écrivains, les artistes, les chercheurs sur la mise en place d’une phénoménalité sociale dont la cohésivité émane de la culture et des arts aux fins de l’accompagner et de l’inspirer au regard des défis actuels.

Dès lors, dans notre perception, la contextualité significative de la culture et des arts est assortie de la définition de la culture qu’en donne Lanciné Sylla (2007, p.18), faisant de la culture la promotrice de certaines fins visées, une conception dynamique de la culture tenant compte des processus adaptatifs qui se produisent constamment entre la réalité sociale en devenir et une culture qui se transforme sans cesse. Elle transforme en retour la société globale elle-même qui en est le support. Subséquemment, les activités artistiques et culturelles contribuent à l’équilibre social comme des instruments puissants d’unité et d’intégration dans un monde souvent agité par les conflits politico-militaires. En somme, ce colloque se veut un projet singulier, un cadre d’échange et de réflexion sur la contribution des arts et  de la culture à la construction d’une intégration communautaire où se rejoignent l’intime et l’universalité pour apprendre à se regarder avec altruisme.

Ainsi, ce colloque fera place à des communications qui pourront porter sur un des axes ci-dessous :

  • Axe1 : Organismes inter-États ou intercommunautaires et développement culturel
  • Axe 2 : Arts, littérature et engagement
  • Axe 3 : Patrimoines culturels, expressions culturelles et intégration communautaire
  • Axe 4 : IA, nouvelles technologies et productions artistiques
  • Axe 5 : Pratiques culturelles et traditionnelles (cérémonies rituelles, croyances africaines)
  • Axe 6 : Arts, médias et intégration communautaire
  • Axe 7 : Événements artistiques, culturelles et intégration communautaire
  • Axe 8 : Médiation culturelle et intégration communautaire
  • Axe 9 : Entreprises culturelles et développement de l’espace communautaire
  • Axe 10 : Culture, arts et citoyenneté communautaire

Modalités de contribution

Les propositions de communication devront se faire en français avec le format suivant : pas plus de 400 mots (hors titre et bibliographie) et cinq références bibliographiques au plus.  Les propositions doivent être envoyées exclusivement aux formats doc, times new roman, taille 12 interligne simple, comprenant l’axe dans lequel la communication s’inscrit, le titre de la communication, le nom du ou des auteurs, leur(s) institution(s) de rattachement et adresse(s) e-mail à l’adresse suivante : colloque.artculture.2026@gmail.com

Calendrier

  • 15 Février 2026 : lancement de l’appel à communication
  • 15 Mai 2026 : date limite de proposition des résumés
  • 31 Mai 2026 : confirmation des participations
  • 20 Juillet 2026 : réception des textes de communication
  • Du 03- 04 Septembre : déroulement du colloque
  • Fin Octobre 2026 : dépôt définitif des articles
  • 30 Novembre 2026 : retour des instructions
  • 31 Décembre 2026 : publication des Actes du colloque.

Frais de participation

Le colloque est ouvert aux professionnels des arts et de la culture, aux chercheurs et enseignants-chercheurs des arts et des lettres, à tout intellectuel intéressé.

Les frais de participation sont :

  • Mastérants : 25000FCFA,
  • Docteurs : 30000FCFA,
  • Chercheurs et Enseignants-chercheurs : 50000FCFA,
  • professionnels : 50000FCFA par participant.

Ces frais couvrent le kit du participant, les pauses café, les pauses déjeuners. Quant aux frais de transport et d’hébergement (billet d’avion et hôtel), ils sont à la charge exclusive des participants. Les frais de participation sont payables par Mobile Money au 07 07 29 13 34 (Dr Coulibaly), WAVE, et Dr APKES Yolande 07 59 60 39 92 (OM, WAVE)

Coordinateurs du projet

  • Dr (MC) ASSEKA Tchoman François, Maître de Conférences, INSAAC, Côte d’Ivoire,
  • Dr (MC) ABE Hermann Guy Roméo, Maître de Conférences, INSAAC, Côte d’Ivoire,
  • Dr AHOUNE Aké Marx, Maître-Assistant, INSAAC, Côte d’Ivoire.

Comité scientifique et de lecture

Président : ABOLOU Camille Roger, Professeur Titulaire, Directeur du CRAC, UAO/INSAAC, Côte d’Ivoire,

Vice-président : FIE Doh Ludovic, Professeur Titulaire, Université Alassane Ouattara, Côte d’Ivoire.

Membres :

  • ABOMO-MAURIN Marie-Rose, Professeure, Université de Yaoundé 1, Cameroun,
  • TCHASSIM Koutchoukalo, Professeure Titulaire, Université de Lomé, Togo,
  • TOH BI Emmanuel, Professeur Titulaire, Université Alassane Ouattara, Côte d’Ivoire,
  • NTO Amvane Théodorine, Professeure Titulaire, Université Omar Bongo, Gabon,
  • KOFFI Ehouman René, Professeur Titulaire, Université Alassane Ouattara, Côte d’Ivoire,
  • KOUAKOU Jean-Marie, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët Boigny, Côte d’Ivoire,
  • LEZOU KOFFI Aimée D., Professeure Titulaire, Université Félix Houphouët Boigny, Côte d’Ivoire,
  • ADJASSOH Christian, MCF, Université Alassane Ouattara, Côte d’Ivoire,
  • ADOU Amadou Ouattara, MCF, Université Félix Houphouët Boigny, Côte d’Ivoire,
  • ASSUE Yao Jean-Aimé, Professeur Titulaire, Université Alassane Ouattara, Côte d’Ivoire,
  • COULIBALY Nanourougo, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire,
  • GOHI LOU Gobou Bien-Aimée, MCF, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • SEKA Koko Marie Madelaine, MCF, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • BLÉ Kain Arsène, MCF, Université Alassane Ouattara, Côte d’Ivoire,
  • DIAMA Kmonti Jessé, MCF, Université Alassane Ouattara, Côte d’Ivoire,
  • HOUESSOU Dorgelès, MCF, Université Alassane Ouattara, Côte d’Ivoire,
  • KOUANDZI  Yala Rony D., MCF, Université Marien Ngouabi, Congo,
  • MBONDZI Jeannette Yolande, MCF, Université Omar Bongo, Gabon,
  • DIARRASSOUBA Abiba, MCF, Université Alassane Ouattara, Côte d’Ivoire,
  • SY Kalidou, MCF, Université Gaston Berger, Sénégal,
  • ASSEKA Tchoman François, MCF, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • ABE Hermann Guy Roméo, MCF, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,

Comité d’organisation

Président : Dr AHOUNE Aké Marx, Maître-Assistant, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,

Vice-Présidente : LOBO Benedicte, (CNAC), Côte d’Ivoire.

Secrétariat permanent

  • Dr GNANZOU N’guessan Pierre André, Assistant, Université Alassane Ouattara, Côte d’Ivoire,
  • Dr BAMBA Fatoumata, Docteure, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire
  • Dr MOMINE Sadia Roland, Assistant, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • Dr N’GORAN Loukou Sylvain, Maître-Assistant, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire.

Membres :

  • Dr COULIBALY Amadou, Maître-Assistant, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • Dr TOURE Kignigouoni Dieudonné Espérance, Maître-Assistant, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • Dr SENY Ehouman Dibié Besmez, Maître-Assistant, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • Dr YOKORE Zibe Nestor, chargé de recherche, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • Dr EHILE Kadja, Maître-Assistant, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • Dr SEKA Chiayé, Maître-Assistante, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • Dr N’GUESSAN Konan Germain, Maître-Assistant, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • Dr NEA Madou, Maître-Assistant, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • Dr KAKOU Jean-Parfait, Assistant, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • Dr AKPES Yolande, Assistante, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • Dr OUATTARA  Adama, Assistant, Université de Bondoukou, Côte d’Ivoire,
  • Dr COULIBALY Souleymane, Assistant, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire,
  • Dr ZAMBI Zah Marcel, Assistant, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • Dr IBRAHIMAN Sekongo, Assistant, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • AMINATA Ouattara, Doctorante, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • KONE TENIN, Doctorante, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire,
  • GUEHI Eve Sandrine, Doctorante, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire.

Bibliographie indicative

ABBAD Lamine, FRICAUDET Magali, 2016, Cohésion sociale et dialogue interculturel et Interreligieux : le rôle des gouvernements locaux dans les politiques publiques d’inclusion sociale des migrants, Lisbonne, Apprentissage CGLU, 42 p.

ARNAUD Alessandrin, 2018, « Des droit aux devoirs culturelles : entretien avec David Bobée du Collectif décoloniser les arts », Cahiers de la LCD, HS1Hors-série, n°1, pp.80-93.

CHALAGUIER Claude, 2004, « L’art comme mode d’intégration : Le Groupe signes », VST-  Vie sociale et traitements, ÉRÈS, Vol.4, n°84, pp.11-15.

FORSE Michel, PARODI Maxime, 2009, « Une théorie de la cohésion sociale », La revue Tocqueville, Vol 30, N° 2, pp.9-35.

GUIBET LAFAYE Caroline, 2011, « Évolution et interprétation de la cohésion sociale », International Review of Sociology, Routledge, Université « La Sapienza », vol. 21, n° 1, pp. 41-65. [ISSN : 0390- 6701] http://www.tandf.co.uk/journals/CIRS.

GUIBET LAFAYE Caroline, 2012, « Anomie, exclusion, désaffiliation : dissolution de la Cohésion sociale ou du lien social ? », Pensée plurielle, Louvain-la-Neuve/Charleroi/Lille, éd. De Boeck Université, vol. 1, n° 29, p. 11-35.

HILL Stratégies, 2008, « Les effets sociaux de la culture : Statistiques exploratoires », Regards statistiques sur les arts, vol. 6, n° 4, 42 p.

LACROIX Jean-Guy, 1991, « Le rapport art-artistes-société et la sociologie de l’art », Cahiers de recherche sociologique, n° 16, pp.5-8.

LÊ Thanh Khôi, 1984, « Culture et développement », Tiers-Monde, Tome 25, n° 97, pp.9-28.

PAUL Bernard, 1999, « La cohésion sociale : critique dialectique d’un quasi-concept », Lien social et Politiques, Vol. 41, pp.47–59.

UNESCO, 2024, Cadre de l’UNESCO pour l’éducation culturelle et artistique,https://www.unesco.org/sites/default/files/medias/fichiers/2024/02/WCCAE_U NESCO%20Framework_FR_0.pdf

SYLLA Lanciné, 2007, Anthropologie de la paix : De la contribution de l’Afrique à la culture de la paix, Abidjan, Les Éditions du CERAP, 449 p.

TOLSTOÏ Léon, GIMELLO-MESPLOMB Frédéric, DE WYZEWA Théodore, 2021, Qu’est-ce que l’art ? Une phénoménologie de la réception artistique, Norderstedt (Allemagne), La fabrique des idées, 140 p.