ATIC

De quelle(s) anthropologie(s) parle-t-on ?

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Réponse attendue pour le 15/06/2026

Type de réponse Résumé

Type de contribution attendue Article

Nom de la publication ATIC

Coordinateurs

Les liens entre l’anthropologie et les sciences de l’information et la communication (SIC) sont anciens, profonds et se manifestent à travers des dimensions épistémologiques, méthodologiques et thématiques. L’anthropologie, que ce soit en tant que discipline ou en tant que “posture,” est régulièrement mobilisée par des chercheurs en SIC dans l’élaboration de leurs objets et leurs démarches.  L’anthropologie, “un certain regard sur l’autre” selon  François Laplantine, enrichit considérablement l’empan scientifique des SIC, comme en atteste l’influence sur la discipline de certains courants ou domaines spécifiques  tels que l’anthropologie des savoirs, l’anthropologie des techniques ou l’anthropologie des espaces. L’intégration des démarches et des méthodologies associées à l’anthropologie au sein des SIC s’est faite de façon quasi organique et naturelle, pourrait-on dire, notamment de par l’ancrage fort des approches qualitatives en information-communication, qui donnent une large place à l’analyse des pratiques, des routines, des interactions, des environnements, de l’affect et du sensible, et donc de l’humain. La naturalité des liens entre les SIC et l’anthropologie se voit également par l’usage fréquent de certaines désignations qui ne semblent guère avoir besoin d’être justifiées, telles que “l’approche ethno-sémiotique”. Au-delà de cette naturalité et de ces évidences, ce numéro d’ATIC entend susciter une réflexion de fond, afin d’interroger la place de l’anthropologie – et des anthropologies  – au sein de la discipline des SIC et la nature des synergies et des apports réciproques entre les SIC et ce “regard” anthropologique.

À travers ce numéro nous souhaitons d’une part interroger l’anthropologie qui se pratique en SIC et qui se pense dans et par les travaux en SIC.  D’autre part, il s’agira de réfléchir aux spécificités d’une (ou des) posture(s) anthropologique(s) en SIC, notamment à la lumière de l’émergence de nouveaux dispositifs tels que les plateformes numériques, les dispositifs algorithmiques, les intelligences artificielles, les archives et patrimoines numérisés, les données massives. Ces objets s’accompagnent de situations inédites d’interaction entre acteurs, dispositifs techniques et institutions, redéfinissant les modalités de production, de circulation, d’organisation et d’appropriation des savoirs et de l’information (Lehmans, 2018). Ces mutations interrogent les cadres théoriques à partir desquels les pratiques informationnelles et communicationnelles sont observées et analysées. La question n’est donc plus seulement de mobiliser l’anthropologie comme référence disciplinaire, mais bien de se demander de quelle(s) anthropologie(s) on parle pour penser ces nouveaux objets, ces nouvelles situations et ces nouveaux contextes, à l’instar du champ de  l’anthropologie de la communication (autour des travaux de Winkin notamment) qui a largement contribué à penser les interactions sociales, inscrites dans des contextes culturels et symboliques spécifiques.

Pour alimenter ces réflexions, ce numéro d’ATIC invite des contributions autour de trois axes d’analyse critique portant sur 1) les cadres épistémologiques, théoriques ou conceptuels de la discipline des SIC qui sont marqués par l’influence de l’anthropologie ; 2) les orientations méthodologiques en SIC qui s’inspirent de l’anthropologie ou qui revendiquent une filiation avec des positionnements et des outils méthodologiques des courants socio-anthropologiques ; et 3) des perspectives d’ouverture, de dialogue voire de collaboration ou d’hybridation entre les SIC et l’anthropologie sociale et culturelle.

Les propositions d’articles, qu’il s’agisse de contributions théoriques ou d’analyses à partir de travaux empiriques, devront nécessairement comporter une dimension réflexive sur la nature des dialogues engagés entre les SIC et l’anthropologie.

1. Quels liens entre anthropologie et SIC : dimensions conceptuelles, théoriques, épistémologiques

Les travaux en SIC qui relèvent d’approches anthropologiques montrent des liens plus ou moins étroits avec divers courants ou domaines, chacun avec une tradition épistémologique propre. Un des objectifs de ce numéro est de réaliser un panorama des filiations revendiquées (ou plus implicites) avec ces courants afin d’identifier l’influence de certains auteurs phares, travaux, concepts et formes de problématisation. Parmi ces courants, on peut mentionner, sans exhaustivité :

L’anthropologie des sciences et des techniques. L’influence d’auteurs tels que Marcel Mauss, André Leroi-Gourhan, Gilbert Simondon dans la pensée de l’outil et de la relation à l’outil se développe en SIC notamment au sein de travaux sur le document (Cotte, 2004) et sur l’appropriation des technologies émergentes (Le Deuff, Roumanos, 2022). Le dialogue de l’anthropologie avec les SIC passe également par des auteurs en SHS proches des chercheurs en information-communication qui revisitent l’anthropologie des techniques (Stiegler, Gardey, Ingold, Denis ou Millerand et Latzko-Toth). Les STS (études des sciences et techniques / Science and technology studies) et leurs usages, représentées notamment par Bruno Latour, Dominique Vinck ou Susan Leigh Starr sont également mobilisés en SIC pour caractériser le fonctionnement des univers et des environnements scientifiques ou info-communicationnels et les mécanismes complexes de la “fabrique de la connaissance” y compris par le biais des études des controverses et des acteurs-réseaux. Comment caractériser le dialogue entre les SIC, l’anthropologie des techniques et les STS ? Quels concepts sont réinvestis, transposés, quelle lecture de ces concepts sont réalisées en SIC à travers les préoccupations et les objets de la discipline ? Qui sont les auteurs qui assurent un relais entre les domaines ? En quoi la revue RAC (Revue d’anthropologie des connaissances) ou d’autres revues ou projets éditoriaux ont-ils permis de constituer des espaces d’échange interdisciplinaire entre l’anthropologie et SIC ?

Une anthropologie des savoirs et des espaces. Les travaux de C. Jacob dans le domaine de l’anthropologie historique des savoirs (Jacob, 2007, 2011) ont contribué à un renouvellement en SHS de l’intérêt pour l’analyse des lieux et des environnements de savoir et pour la dimension spatiale des savoirs. Les SIC se sont emparées de ces orientations pour analyser notamment comment le savoir prend corps dans des collectifs humains, dans les modes d’organisation des institutions, à travers leurs espaces, les dispositifs de médiation, les réalités du quotidien de ces lieux. Plusieurs travaux en SIC ont aussi mis en avant la nature des relations entre savoirs (savoirs savants, ordinaires, expérientiels, vernaculaires), expériences du sensible et contextes spatio-temporels (de travail, d’apprentissage-formation, de détente, de sociabilité) (Maury, Kovacs, 2014). Les travaux sur la culture informationnelle en SIC sont également empreints d’une influence forte de l’anthropologie des savoirs (Béguin-Verbrugge, Kovacs, 2011) ; c’est d’ailleurs le terme-même de “culture informationnelle”, préférée dès 2008 à la notion de “littératie” qui témoigne de l’orientation des travaux en France en faveur d’une dimension résolument socio-culturelle et anthropologique, plutôt que compétencielle et techniciste, des pratiques et des apprentissages informationnels. Dès lors, l’anthropologie permet aux SIC de s’écarter d’une vision purement technique ou quantifiable pour accéder au sens des phénomènes, en portant une attention particulière aux idéologies, aux imaginaires, aux représentations et aux relations sociales qui structurent la communication (Liquète, 2014).

En quoi l’anthropologie des savoirs trouve-t-elle un écho, un relais et un élan spécifique, au sein de travaux en SIC, notamment dans les productions scientifiques sur les savoirs ordinaires, les savoirs de l’espace, les notions d’autorité et d’expertise, les savoirs de l’expérience, les enjeux de la participation ? Enfin, en quoi les questionnements actuels sur l’expérience informationnelle infléchissent-ils, à travers ce “regard anthropologique”, la pensée d’une culture de l’information, partagée et transférable à d’autres acteurs ?

Nous souhaitons nous interroger également sur le recours à un regard anthropologique, en SIC, pour prendre en compte des contextes culturels variés, notamment dans les sociétés africaines, latino-américaines ou autochtones. En quoi l’anthropologie est-elle un levier conceptuel et épistémologique pour appréhender les phénomènes info-communicationnels au sein de sociétés ou d’environnements professionnels où les savoirs se transmettent par le biais de pratiques sociales, de récits, de rituels, de gestes techniques ou de dispositifs symboliques ? En quoi les SIC se sont-elles emparées d’une anthropologie des savoirs endogènes (Hountondji, 1977, 2007), qui invite à interroger les conditions de visibilité, de légitimation et de circulation des connaissances dans les dispositifs informationnels contemporains, qu’il s’agisse d’archives, de bases de données, de plateformes numériques ou de projets de patrimonialisation ? Comment ces approches sont-elles mobilisées, articulées ou renouvelées afin de rendre compte des cultures de l’information, des médiations documentaires et des régimes de savoir qui structurent les sociétés contemporaines ?

Une anthropologie de la communication. Plutôt que de se limiter aux dispositifs médiatiques ou aux flux informationnels, cette approche invite à considérer une pluralité d’objets et de scènes communicationnelles, d’interactions ordinaires, d’espaces organisationnels, de dispositifs techniques, de rencontres interculturelles, où se déploie la communication comme « performance de la culture » dans les pratiques quotidiennes (Hymes, 1964 ; Juanals & Noyer, 2007). De ce point de vue, l’analyse anthropologique permet de replacer la communication dans un ensemble plus large de normes, de rituels (Lardellier, 2003), de représentations et de codes culturels qui structurent les interactions sociales ; la communication se construit toujours dans des processus d’échange, de confrontation ou de négociation entre cultures. L’attention portée aux situations, aux contextes et aux interactions ouvre ainsi la voie à l’exploration de nouveaux objets de recherche : pratiques communicationnelles ordinaires, médiations organisationnelles, dynamiques interculturelles ou encore transformations des relations sociales dans un monde globalisé. En quoi l’anthropologie de la communication a-t-elle offert et/ou offre-t-elle un cadre heuristique aux SIC pour analyser la « rencontre des mondes » et les recompositions contemporaines de l’altérité ? Quels terreaux l’anthropologie de la communication continue-t-elle à fournir, pour l’analyse des objets info-communicationnels en SIC ?  Où se situent, aujourd’hui et hier, les approches ethnométhodologiques dans les travaux en SIC ? En quoi les SIC apportent-elles de nouvelles perspectives par rapport aux approches sensibles et corporelles de la communication ?

L’un des enjeux de cet axe sera d’identifier et de mettre en dialogue des théories, des auteurs et des concepts clefs qui enrichissent les recherches en SIC et fécondent un dialogue interdisciplinaire entre anthropologie et SIC.

2. Quels liens entre anthropologie et SIC : des questions méthodologiques 

Même si les SIC ont largement intégré l’« art du terrain » de l’anthropologie pour saisir les phénomènes info-communicationnels dans leur contexte naturel et/ou social, on note qu’un ensemble de méthodes qualitatives sont fréquemment interrogées notamment celles centrées sur l’expérience sensible ou intime aux environnements info-communicationnels.  Ainsi, parmi les méthodes particulièrement mises à la discussion dans ce numéro, un intérêt sera marqué pour :

L’observation participante et l’immersion. En effet, en quoi l’immersion devient-elle une méthode fondamentale des SIC, comment peut-on définir cette immersion prolongée du chercheur sur son terrain, les obstacles auxquels le chercheur doit également faire face, y compris dans des environnements numériques ? Ainsi, l’inclusion du chercheur dans un environnement de recherche, le mimétisme cherché par l’observateur lors de partage de moments de vie quotidienne, l’appréhension du sujet pour atteindre leur vision du monde, caractériser les rituels de vie partagée, les choix techniques pour capter, enregistrer, conserver les matériaux de vie recueillis sont autant de points que nous souhaiterions interroger à l’occasion de ce numéro.

L’ethnographie de l’ordinaire. De plus en plus souvent, les SIC empruntent à l’anthropologie son attention aux détails de la vie quotidienne, aux routines, aux rituels de vie qui sont la plupart du temps invisibles à l’échelle de l’espace public et des recherches génériques sur le monde social. Les travaux sur le repérage et l’analyse des gestes et postures, les travailleurs de l’ombre ou invisibles, l’identification de pratiques info-communicationnelles des publics vulnérables voire exclus, sont autant de domaines qui nourrissent le champ et l’extension progressive des SIC.

Les méthodes visuelles. Les SIC s’approprient progressivement des méthodes où l’image n’est plus seulement un support soumis à une lecture sémiologique, mais un outil de description, de co-construction, de contrat entre l’enquêteur et l’enquêté, où on note un dépassement du simple enregistrement des faits. Les chercheurs en SIC de plus en plus documentent et rendent visibles leur propre démarche méthodologique, et se servent du visuel pour construire un matériau d’explicitation et de mémorisation avec son terrain. Sans omettre les méthodes et techniques immersives, mobilisant des processus cognitifs complexes, centrés sur les émotions et les apprentissages situés.

L’enquête par les traces et le document. Bien que les régimes de matérialité aient fortement muté, les documents physiques restent fortement présents (notes de terrain, affichages, archives, documents écrits, enregistrements…). Les traces occupent également une place de choix, allant jusqu’à élaborer une “netnographie” du web où le recueil principal des données s’appuie sur les communautés virtuelles de consommation et les circulations des flux numériques. Les documents d’activité constituent un matériau qui porte en soi une dimension actionnelle et interactionnelle (Stalder, 2021). Ainsi, écritures et traces vivent un entrelacement qui méritera d’être interrogé dans ce numéro. Les documents et les dispositifs documentaires apparaissent comme des médiateurs essentiels dans la circulation et l’organisation des savoirs. Loin d’être de simples infrastructures techniques, ces dispositifs constituent des agencements socio-techniques associant acteurs, normes professionnelles, instruments et pratiques. Ces approches rejoignent les réflexions développées en SIC autour d’une anthropologie des savoirs, attentive aux processus sociaux, sémiotiques et techniques qui participent à la production, à la circulation et à l’appropriation des connaissances (Béguin-Verbrugge, 2023).

Les démarches monographiques et (auto)-réflexives. Comment actuellement les SIC apprivoisent-elles la démarche monographique consistant à étudier une unité sociale cohérente de faible ampleur (un village, une bibliothèque, un espace culturel ou d’insertion…) pour extrapoler les conclusions globales à partir du local ? Par l’auto-réflexivité, le chercheur en SIC est tenu à son tour d’interroger l’influence de ses cadres culturels et conceptuels sur sa propre description ethnographique de situations, de dispositifs et d’organisations sociales. En quoi les SIC développent une réflexivité sur les démarches d’auto-ethnographie voire les nouvelles formes de conduite et de restitution de la recherche (recherche participative, écritures collaboratives) et en quoi cette réflexivité renvoie-t-elle à une posture anthropologique spécifique à la discipline des SIC ? Quelles résonances, en SIC, de l’anthropologie de soi ?

Ce second axe cherchera à caractériser les méthodes les plus partagées en SIC et à mettre en lumière des démarches et protocoles méthodologiques novateurs et/ou originaux.

3. Nouveaux objets, nouvelles situations, nouveaux contextes : quelles hybridations, quelles synergies, quels croisements entre l’anthropologie et les SIC ?

En quoi les transformations socio-techniques contemporaines et l’essor des plateformes numériques, des intelligences artificielles, des infrastructures de données, des archives numérisées ou encore des environnements immersifs donnent-ils lieu à l’élaboration de nouvelles approches et méthodologiques anthropologiques et des méthodes de recherche à l’instar de la “netnography” (Kozinets, 2015) qui sont attentives aux relations entre dispositifs techniques, pratiques sociales et régimes de savoir ?

Une attention particulière peut alors être portée au document et surtout au document work (Trace, 2011), où les supports sont envisagés dans leur rôle d’agir participant à l’organisation des activités humaines et à la stabilisation des connaissances (Hull, 2012 ; Riles, 2006 ; Bowen, 2009). Dans cette perspective, peut-on parler d’une anthropologie des pratiques documentaires permettant d’interroger les gestes, les usages et les dispositifs à travers lesquels les documents sont produits, manipulés et interprétés dans les environnements informationnels contemporains (Salaün, 2012) ?

Les nouveaux dispositifs de création des contenus invitent également à considérer les processus d’écriture, de production et d’interprétation des traces qui participent à la construction des savoirs. En effet, pour Georges Balandier, l’anthropologie elle-même repose sur un « effet d’écriture » par lequel les observations et les matériaux de terrain sont transformés en textes scientifiques (Balandier, 1994). Dans la même veine, Clifford Geertz a montré que l’anthropologue est aussi un auteur, dont les récits produisent des interprétations contextuelles du monde social (Geertz, 1988), tandis que Johannes Fabian souligne le rôle des archives ethnographiques et des documents de recherche dans la construction du savoir anthropologique (Fabian, 2008). Peut-on parler d’un renouveau de cette anthropologie de l’écrit, à l’aune des nouveaux processus et formes d’écriture scientifique de la culture numérique ?

De plus, l’analyse des phénomènes informationnels mobilise différentes formes d’hybridation théorique, croisant l’anthropologie cognitive (Sperber, 1996 ; Hutchins, 1995), l’épistémologie sociale (Fuller, 1988 ; Goldman, 1999) et une anthropologie du sensible attentive aux dimensions corporelles et perceptives des interactions avec les dispositifs informationnels (Pink, 2015). Fabienne Martin-Juchat (2001, 2008, 2020) par exemple considère les apports de cette anthropologie du sensible dans les SIC en montrant que les phénomènes communicationnels mobilisent des expériences corporelles, émotionnelles et perceptives incarnées dans un « corps communicant ». En quoi cette attention aux dimensions perceptives, en SIC, rejoint-elle les travaux en anthropologie sensorielle (Corbin, 1990) ainsi que les approches sémio-pragmatiques et sémio-anthropologiques qui analysent les images, les gestes et les interactions dans les environnements médiatiques contemporains (Boutaud, 1998 ; Verón, 1987, 1994) ?

L’un des enjeux de cet axe sera d’explorer la manière dont ces différentes hybridations théoriques contribuent à renouveler les approches anthropologiques en sciences de l’information et de la communication.

 

Calendrier du numéro

  • Lancement de l’appel : début avril 2026
  • Retour des propositions de résumé : 15 juin 2026
  • Diffusion pour expertise aux membres du CS : 15 juillet 2026
  • Retour des expertises résumé d’intention : 30 septembre 2026
  • Retour des articles complets : 30 janvier 2027
  • Relecture et dialogue pour ajustement : février à mi-mars 2027
  • Parution : courant printemps 2027

Merci d’envoyer vos résumés aux adresses suivantes :

Bibliographie d’appui

Amselle, J. L. B. (2001). Anthropologie de l’universalité des cultures. Paris : Flammarion.Goody, J. (1979). La raison graphique : La domestication de la pensée sauvage. Paris, France : Les Éditions de Minuit.

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