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Lieu de l’événement Université catholique de Louvain (UCLouvain), Louvain-la-Neuve , Belgique
Mise en scène des flux de la vie dans les vlogs, retour en force de la série Bref (Canal+, 2011-2012 ; Disney+, 2025) qui narre le quotidien d’un quarantenaire, ou encore confirmation du « tournant participatif » (Ségur, 2022) visant à fidéliser un public composé d’individus considérés comme « ordinaires » par les producteur⸱rices de télévision… L’ordinaire semble (re)devenu central dans les cultures médiatiques contemporaines, pourtant il se heurte à une valorisation continue et diffuse de l’extraordinaire.
En effet, si une telle tendance à surligner l’ordinaire semble bien se manifester dans les pratiques et productions médiatiques, on peut aussi et dans le même temps constater la tendance inverse. Notre société semble célébrer l’exceptionnel, le surprenant, l’extraordinaire. Ainsi en est-il, en particulier sur les réseaux sociaux, de l’injonction implicite de se singulariser, de présenter ses tranches de vie, ses émotions comme un parcours singulier, hors du commun, pour ne pas dire héroïque. Comme si chacune et chacun d’entre nous devait construire et revendiquer sa propre « story » différentielle et unique. Ces deux forces opposées renforcent selon nous la nécessité d’une clarification, d’un redéploiement de l’analyse critique de l’ordinaire.
Si l’on s’en tient aux définitions données dans les dictionnaires, l’ordinaire serait ce « qui découle d’un ordre de choses ou appartient à un type présenté comme commun et normal ». En français, l’étymologie du mot, nous révèle qu’il est lié à l’ordre, à l’organisation régularisée. L’ordinaire serait en quelque sorte la résultante d’une mise en ordre acceptée, fonctionnelle et prévisible dans sa répétitivité, au point qu’elle tend à s’invisibiliser. Dans cet esprit, l’ordinaire peut être associé au normal : ce qui s’indifférencie dans la norme acceptée, dans l’ordre systémique établi.
Le terme semble également renvoyer à d’autres : le banal, voire le trivial, impliquant dès lors une perception différenciée de ce que l’ordinaire recouvre pour celles et ceux qui l’expérimentent ou qui l’investiguent. Comme le dit Lefebvre, « le plus familier est le plus riche d’inconnu » (1958[1947], p.148). Il s’inscrit de par sa nature dans le flux de la vie (Laugier, 2022) et la quotidienneté des individus (de Certeau, 1990), il est tellement vu et visible qu’il en devient invisible (Miller, 2009). Il semble alors particulièrement opportun d’attentivement s’y intéresser dans les cultures médiatiques, dont la notion extensive permet de considérer tout à la fois la pluralité et l’éclatement des supports, des récits et des imaginaires, des usages et des pratiques, la mixité des objets (Lits, 2005). Souvent infuses, immanentes (Marion, 1997), ces cultures médiatiques, malgré leur apparence de spontanéité et d’évanescence, tressent un cadre de référence prégnant qui influence fortement notre manière d’interpréter le monde.
Ce colloque souhaite donc répondre aux questionnements suivants : quel(s) rôle(s) l’ordinaire occupe-t-il dans les cultures médiatiques d’hier et d’aujourd’hui ? Comment les chercheur⸱euses peuvent-il⸱elles se saisir de l’ordinaire médiatique compte tenu de sa dimension dynamique ?
Le premier axe de ce colloque questionne les représentations médiatiques et les mises en scène de l’ordinaire. Le deuxième axe examine les pratiques médiatiques ordinaires des individus avec une attention particulière accordée à ce qui est entendu par ce syntagme. Il abordera également l’utilisation d’outils techniques et technologiques, les manières d’être, de faire et de dire ces pratiques. Le troisième axe de ce colloque interroge les dynamiques sous- jacentes à la construction de cet ordinaire, en accordant une place prépondérante à son caractère normatif et aux structures de pouvoir qui régissent ce qu’on pourrait qualifier d’« ordinarisation ». Même si le colloque s’inscrit principalement dans le cadre des productions culturelles et de la culture médiatique, le quatrième axe propose enfin de prendre du recul et de réfléchir sur la nécessité de mener aujourd’hui — peut-être de renouveler — un questionnement complexe de l’ordinaire et de ce qu’il signifie pour une société donnée.
Axe 1 – Raconter l’ordinaire
La plupart des récits débutent par une rupture de l’ordre des choses tel qu’il a l’habitude de se produire et ne semble pas mériter davantage qu’on s’y attarde ou d’être raconté. Aristote déjà dans la Poétique insistait sur l’importance de la péripétie dans la narration, soit de cette rupture dans ce qui advient d’ordinaire. Le héros lui-même par définition est un « personnage légendaire auquel la tradition attribue des exploits prodigieux » (CNRTL) qui se distingue du commun que ce soit par ses caractéristiques, ses actions ou l’histoire dont il est le protagoniste. Si le récit par définition semble dès lors accorder une part si importante à l’extraordinaire, on observe cependant un intérêt croissant depuis le XXe siècle pour des sujets et des personnages plus banals et des événements moins sensationnels. En littérature, Perec interroge ainsi ce qu’il nomme l’infra-ordinaire en traquant les détails du quotidien pour en révéler l’esthétique. Dans les arts plastiques, des artistes comme Marcel Duchamp ou Andy Warhol réutilisent des objets banals qu’ils transforment en œuvres d’art, soulignant parfois leur caractère industriel et sériel. Le cinéma et la musique ne sont pas en reste avec des noms comme ceux de Jacques Tati, Chantal Ackerman et John Cage dont la pièce sonore 4’33 consiste en la reprise de sons ambiants du quotidien. De nouveaux formats comme les jeux vidéo mettent en scène à leur tour le quotidien et permettent de le performer à l’instar d’Animal Crossing ou des Sims amenant à nous demander comment l’ordinaire est raconté par et dans les médias. Tout ceci coexiste cependant avec d’autres œuvres et formats qui continuent d’exploiter l’extraordinaire.
Le premier axe de ce colloque se consacre dès lors à traiter cette question, à savoir la façon dont les médias racontent et mettent en scène cet ordinaire. Ce faisant, il s’agira aussi d’interroger la façon dont cette construction, cette représentation de l’ordinaire contribue à forger notre propre conception de ce qui mérite ou non cette dénomination (Laugier, 2022) (voir axe 3). Les articles qui s’inscriront dans cet axe pourront s’intéresser aux éléments les plus ordinaires au sein des récits médiatiques : personnages, lieux ou encore actions que nous percevons comme ordinaires. Dans les séries, on observe ainsi que les personnages peuvent désormais ressembler davantage aux téléspectateur⸱rices dans ce que François Jost (2001) qualifie de mode mimétique bas. Les personnages de passage qui contribuent à la cohérence de l’univers comme les « personnages de franchise » (Barthes, 2018) pourraient aussi faire l’objet de communications de même que les figurant⸱es, ces personnages si ordinaires qu’ils sont parfois dépourvus de noms. On pourra également se pencher, outre sur celles et ceux qui font décor, sur ce qui fait décor en analysant les décors de l’ordinaire : pièces d’intérieur, lieux communs ou encore plans d’ensemble ou de situation. Dans le même ordre d’idée, et par effet de contraste avec ce qui génère et nourrit l’intrigue, les propositions dans cet axe pourront s’intéresser tout autant aux scènes, aux personnages et autres éléments peu visibles, suggérés voire cachés au sein des contenus médiatiques. Cela concerne entre autres les moments qui sont à ce point ordinaires qu’on ne leur consacre peu ou pas de temps d’écran, d’espace ou de détails. La reconstruction des ellipses offre ainsi une piste à l’analyse des événements ordinaires de même que les événements rapportés. Le matériel non retenu comme les rushs, les scènes coupées au montage, ou encore les brouillons et autres prototypes constituent des corpus dans cette entreprise. Enfin, les communications qui examineraient la façon dont les utilisateur⸱ices donnent à voir leur propre quotidien permettraient de mieux comprendre comment les publics se présentent et représentent leur ordinaire, notamment sur les réseaux sociaux numériques.
Axe 2 – Pratiques ordinaires
« Il n’y a rien de minuscule dans les activités ordinaires » (Juan, 1998). Cette citation résume toute l’importance de porter le regard à la fois sur le sens donné par les individus à leurs pratiques et l’imbrication de ces pratiques dans une structure sociale. Les pratiques ordinaires fondent le commun, les liens et interactions, permettent de faire groupe par la constitution de références communes, de normes culturelles partagées, ce qui pourrait s’apparenter à un « ordinaire culturel des savoirs » (Letté, 2016). Il faudrait alors distinguer culture populaire, culture élitaire et culture ordinaire. La troisième étant « celle qui se donne à voir dans tous les actes de la vie quotidienne et concerne sans exception la multitude que nous sommes » (Letté et Bothereau, 2023). Pourtant, jusqu’à quel point cette classification est effective pour les individus dans leurs pratiques ordinaires et pertinente pour le⸱la chercheur⸱euse ? La question se pose d’autant plus qu’il y aurait dans l’ordinaire une
« inquiétante étrangeté » et pour prendre toute sa mesure, il serait alors nécessaire de s’immerger dans une culture aux limites floues où se trouvent à la fois de l’intime et de l’étranger (Cavell, 2003). Cela se cristallise notamment dans nos rapports aux objets médiatiques et audiovisuels (films, séries, webtoons, ou autres productions). Ces objets pourraient même participer à une morale de la vie ordinaire, à se questionner sur ses actions et relations à autrui (Laugier, 2019 ; Cavell, 2024). Mais qu’en est-il quand cet autrui est un personnage à l’écran, quand il est « l’homme visible » en face de et face cachée de « l’homme ordinaire », entendu comme spectateur⸱rice (Schefer, 1980) ?
Respecter les pratiques médiatiques ordinaires pour un individu peut aussi être une réponse aux injonctions culturelles d’une époque donnée, qui dépendent de l’âge, du genre, de la classe sociale et d’autres caractéristiques sociales. Il semble donc tout aussi central de prendre en compte les outils techniques et technologiques qui diffusent ces productions, que ce soit leurs évolutions au fil des siècles ou leurs modalités d’accès. Faut-il, dès lors, qu’une pratique soit facilement accessible financièrement et temporellement pour qu’elle soit ordinaire ? Ce questionnement renvoie à la temporalité des outils, l’ordinaire se situerait entre l’avant-gardisme et le démodé. Internet est un bon exemple de passage d’une révolution à un ordinaire par l’intégration de l’outil « à notre monde commun et normal, à notre environnement habituel » (Martin, Dagiral, 2016). Il s’agit dès lors d’interroger aussi le langage ordinaire (Wittgenstein, 2014[1953]) autour des pratiques, la mise en discours de ce qui est souvent laissé sous silence, les échanges ordinaires qu’ils soient en ligne ou hors ligne, que ce soit par les « inconnus habituels » (Leveratto, 2010) et ceux qui le sont moins. Il s’agit aussi de prendre en compte les gestuelles, avec « un geste ordinaire sur scène [qui] n’a pas la même valeur que ce même geste hors scène, dans la vie réelle » (de Marinis, 2018).
En résumé, cet axe pose une série de questions : Comment se définit une pratique médiatique ordinaire ? Quels sens et places les individus accordent-ils à leurs pratiques culturelles ordinaires ? Et quels rapports ont-ils, plus largement, à la culture ordinaire ?
Axe 3 – Processus d’“ordinarisation”
Le troisième axe de ce colloque propose d’interroger la trivialisation comme un processus traversé par des rapports de pouvoir. Lefevre, dès 1947, relevait déjà les différentes logiques d’aliénation s’appliquant à la vie quotidienne. Ainsi, l’étude de (ou des) ordinaire(s) médiatique(s) peut également s’inscrire dans une perspective résolument critique.
En effet, des dispositifs éditoriaux modulent les représentations de l’ordinaire : on pense notamment au cas du « regard bourgeois » (Lyle, 2008, déplaçant le « male gaze » de Mulvey, 1975), qui biaise la façon de représenter les classes moyennes et populaires dans les productions médiatiques. Plus récemment, les logiques algorithmiques produisent des hiérarchies qui banalisent certains contenus tout en en invisibilisant d’autres (Cardon, 2015 ; Monea, 2023). Ces processus, que l’on pourrait qualifier de logiques d’« ordinarisation », constituent donc des mécanismes normatifs qui définissent ce qui compte et ce qui ne compte pas, ce qui mérite l’attention publique et ce qui peut être relégué au silence.
Des tactiques quotidiennes de résistances peuvent également se mettre en place pour se réapproprier son quotidien et échapper à une imposition qui n’est pas l’ordinaire attendu ou souhaité : des « cultures très ordinaires » (de Certeau, 1978) qui s’apparentent à des gestes extraordinaires pour redevenir maître⸱sse de son temps et de ses activités. Un art de faire ordinaire (de Certeau, 1980), en somme, qui bouscule les normes culturelles imposées.
Les contributions pourront explorer les dimensions politiques, économiques et sociales de cette dimension de l’ordinaire des espaces médiatiques, en mettant en lumière ses effets sur la production des savoirs, la circulation des récits et la marginalisation de certaines pratiques médiatiques. Quels sont les éléments qui fixent l’ordinaire médiatique, et selon quelles logiques ? Qui est in fine susceptible de pâtir de cette logique de silenciation ? À l’inverse, comment l’ordinaire peut-il devenir un champ de résistance aux normes médiatiques ?
Axe 4 – Pourquoi l’ordinaire ?
Ce quatrième axe encourage des interventions à caractère plus épistémologique. Se pose en particulier la question des définitions de l’ordinaire et des enjeux qu’engagent celles-ci. Quelles sont leurs résonances connotatives et à quels imaginaires associe-t-on l’ordinaire aujourd’hui ? Cette vision « au présent » n’empêche nullement d’envisager les fluctuations diachroniques de l’ordinaire. Comment l’ordinaire — ou en tout cas la sensation de ce qui est ressenti comme ordinaire par une collectivité donnée — a-t-elle évolué dans le temps, et dans l’esprit du temps (Morin, 1962) ? À quoi bon réfléchir sur la banalité ? Comment justifier la légitimité de l’ordinaire comme objet de recherche ? De nombreux⸱ses philosophes, anthropologues, sociologues et autres sémiologues ont revendiqué l’importance de cette focale de recherche. Il⸱elles ont attiré l’attention sur le fait que ce qui semble banal, ordinaire peut révéler les structures profondes de la vie humaine (Merleau-Ponty, 1964 ; Wittgenstein, 1953 ; Macé, 2006…) et que l’ordinaire, loin d’être vide, est un puissant révélateur de nos modes de vie, de nos automatismes culturels, voire de nos idéologies. Tel était notamment le parti pris des Mythologies de Roland Barthes (1957).
Il n’est sans doute pas anodin que l’antonyme de l’ordinaire soit l’extraordinaire. Ce terme n’est pas qu’un simple contraire : il connote un dépassement, une transgression superlative de l’ordinaire. On peut le constater dans l’invitation souvent diffuse mais constante qui pousse les individualités à se démarquer, à se distinguer, à se réaliser dans leur différence, leur singularité et en toute « extimité » (Tisseron, 2002). Dans cette conjoncture, l’ordinaire est pour ainsi dire un défaut, une faiblesse, une médiocrité. Il convient donc de porter un regard critique sur cette pression médiatique qui tend à dévaloriser l’ordinaire au profit de l’extraordinaire, dont les capacités narratogéniques (Marion, 2023) ne sont plus à prouver, tout en sachant bien sûr que cette surprésence de l’extraordinaire tend, effet paradoxal, à le banaliser (cfr axe « ordinarisation »). Plus largement, on pourra s’interroger sur le paradoxe épistémologique qui consiste à sortir l’ordinaire de l’ordinaire… Autrement dit, en braquant notre projecteur réflexif sur l’ordinaire, on lui confère une importance, on le fait sortir de l’ombre et de son rang de normalité insignifiante. Bref ne risque-t-on pas de le magnifier comme un extraordinaire qui s’ignore.
Modalités de soumission
Les propositions de communication seront composées des éléments suivants :
- Nom, prénom et statut de l’auteur⸱ice (équipe de rattachement, établissement) ;
- Une notice bio-bibliographique (max. 100 mots) ;
- Un titre de communication ;
- Un résumé de la communication d’une longueur de 300 à 500 mots (précisant le corpus d’étude, la méthode adoptée et le cadre théorique envisagé) ;
- Le(s) axe(s) dans le(s)quel(s) la proposition s’inscrit ;
- Une liste de mots-clés (3 à 7) ;
- Une bibliographie
Elles seront à envoyer au plus tard le 30 avril 2026, via la plateforme Sciencesconf à l’adresse suivante : https://lordinaire.sciencesconf.org/. Seules les propositions de communications déposées dans cet espace seront évaluées. Toutes les propositions reçues feront l’objet d’évaluations par le comité scientifique du colloque. Les retours vers les répondant⸱es seront envoyés au plus tard le 30 juin 2026. Pour toute demande de précisions, nous restons à votre disposition via l’adresse mail : lordinaire@sciencesconf.org.
Le comité est ouvert à des communications issues de toutes disciplines et espère que le présent appel stimulera des discussions interdisciplinaires. Les propositions mêlant recherche et création, de même que les performances artistiques (exposition, pièces de théâtre, bandes dessinées) sont également les bienvenues pour explorer la thématique de l’ordinaire. La publication d’actes est envisagée à l’issue du colloque.
Comité d’organisation
- Fanny BARNABÉ (UNamur)
- Marie BASTIEN
- Tatiana DALIGAULT
- Axel IMBERT
- Marie MAC DONOUGH
- Aidana SAMATOVA
- Iohann SANMARTIN MONROY
- Sarah SEPULCHRE (UCLouvain).
Comité scientifique
- Vivien BESSIÈRES, Université de Limoges, EHIC
- Delphine CHEDALEUX, Université de Technologie de Compiègne, Costech
- Flavie FALAIS, Université de Limoges, EHIC
- Sébastien FEVRY, Université catholique de Louvain, GIRCAM
- Sandra HAMICHE, Université Sorbonne Nouvelle, IRMÉCCEN
- Matthieu LETOURNEUX, Université Paris-Nanterre, CSLF
- Fanny LIGNON, Université Lyon 1, THALIM
- Philippe MARION, Université catholique de Louvain, GIRCAM
- Rachel NADON, Université Laval, CRILCQ
- Marta SÁBADO NOVAU, Université catholique de Louvain, L/T
- Philippe SCIEUR, Université catholique de Louvain, GIRCAM/IACCHOS
- Olivier SERVAIS, Université catholique de Louvain, LAAP
Bibliographie
Aristote. (2006). Poétique. Trad. O. Bellevenue et S. Auffret, Paris : Mille et une nuits. Barthes, R. (1957). Mythologies. Paris : Le Seuil.
Barthes, S. (2018). « Le héros super-sériel : Une arme marketing à l’ère de la peak TV ? ». Télévision, n°9(1), pp.97‑110.
Cardon, D. (2015). À quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l’heure des big data. Le Seuil. Cavell, S. (2003). « L’ordinaire et l’inquiétant ». Rue Descartes, n° 39, pp.88-98.
Cavell, S. (2024). Le cinéma nous rend-il meilleurs ? Vrin.
de Certeau, M. (1978). « Une culture très ordinaire ». Esprit, n°10, pp.3-26.
de Certeau, M. (1990[1980]). L’invention du quotidien Tome 1. Arts de faire. Folio.
De Marinis, M. (2018). « L’ordinaire et l’extraordinaire dans le théâtre contemporain : généalogies ». L’Annuaire théâtral, n°63-64, pp.21–34.
Jost, F. (2001). « Séries policières et stratégies de programmation ». Réseaux, n°109(5), pp.148-170.
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Laugier, S. (2019). Nos vies en séries : philosophie et morale d’une culture populaire. Flammarion.
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Lefebvre, H. (1958 [1947]). Critique de la vie quotidienne, t. I : Introduction. Paris : L’Arche.
Letté, M. (dir.) (2014/15). « L’ordinaire des sciences et techniques. Cultures populaires, cultures informelles ». La Lucarne.
Letté, M. et Bothereau, B. (2023). « Enseigner l’ordinaire culturel des sciences et techniques : une pédagogie du banal au quotidien ». Artefact, n°18, pp.369-383.
Leveratto, J.-M. (2010). Cinéma, spaghettis, classe ouvrière et immigration. Paris : La Dispute.
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Macé, É. (2006). La société et son double. Une journée ordinaire de télévision. Paris : Armand Colin.
Marion, P. (1997). « Narratologie médiatique et médiagénie des récits ». Recherches en communication, n°7, pp.61-87.
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Martin, O. et Dagiral, É. (2016) L’ordinaire d’internet Le web dans nos pratiques et relations sociales. Armand Colin.
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Monea, A. (2022). The Digital Closet. The MIT Press. Morin, E. (1962). L’esprit du temps. Paris : Grasset.
Schefer, J.-L. (1980). L’homme ordinaire du cinéma. Gallimard.
Ségur, C. (2022). « Un tournant participatif dans le monde de la télévision ? ». Études de communication, n°59, pp.197-217.
Tisseron, S. (2002). L’intimité surexposée. Paris : Hachette littérature. Wittgenstein, L. (2014[1953]). Recherches philosophiques. Gallimard.
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