Société française des sciences de l'information
et de la communication
 

La SFSIC

 
Accueil arrow La SFSIC arrow Commissions arrow Relations Internationales
Commission Relations Internationales Convertir en PDF Version imprimable Envoyer à un ami

La commission Relations internationales de la SFSIC a pour objectifs de valoriser la recherche au niveau international; d’être une plate-forme de circulation de l’information sur la vie des associations internationales vers la communauté française ; et de renforcer les liens avec les institutions françaises, européennes et internationales.


BILAN 

 L'activité de la commission Relation Internationales (2004-2006) 

Les vice-présidents de la commission Relations internationales ont poursuivi et réalisé leur projet commun présenté en juillet 2004.   De 2004 à 2006, les travaux déjà présentés à l’AG de Bordeaux se sont renforcés autour de trois axes suivants par les actions ci-dessous :

  • Présence dans les grands événements et manifestations scientifiques internationales ; 
    • L’axe AIERI (Association Internationale d’Etudes et de Recherches  en Information communication) : la SFSIC entretient depuis toujours des liens étroits avec cette association. Le dernier congrès de l’association s’est tenu à Paris en 2007 et notre président y a représenté notre association, invité par Robin Mansell, son homologue pour l’AIERI.
    • L’axe Intercom, de coopération entre les chercheurs en communication du Brésil et la France : Le congrès d’août 2004 à Porto-Alegre consacré au thème « Mémoire et Communication » et coorganisé par les deux associations, a été suivi d’un huitième colloque appuyé sur le GRESEC à Grenoble, et dans lequel la SFSIC était partie prenante. Il a eu lieu les 29 et 30 septembre 2006 à l’Institut de la Communication d’Echirolles, et était intitulé « État, culture et communication ».
  • Reconnaissance des travaux français en information communication et de la SFSIC auprès de la communauté internationale et développement de partenariats :  les initiatives mentionnées plus haut ont donné lieu à des échanges nouveaux, des cotutelles de thèses, mais aussi à la mise en place d’un site Internet visant à capitaliser les ressources scientifiques entre chercheurs de France et du Brésil en communication, hebergé par le CENDOTEC à Sao-Paulo, pour lequel la SFSIC a apporté sa contribution et son soutien
  • Mise en réseau et fédération des initiatives, par des déplacements dans les régions auprès des adhérents, des contacts avec les représentants des sociétés savantes européennes. Nous citerons notamment la présence de la SFSIC à l’Université européenne d’été de la communication et des médias, qui s’est tenue à Genève du 06 au 16 septembre 2006 et au congrès de l’International Association for Communication de Dresde, en juin 2006, qui a réuni des chercheurs de nombreux pays et où la SFSIC était présente. Une initiative particulière a été relancée à cette occasion : la réactualisation d’une fédération internationale des associations de communication (IFCA).  

Fort de toutes ces coopérations, pour 2006-2008, les vice-présidents ont proposé au Conseil d’administration du 6 octobre 2006 de leur accorder sa confiance pour l’organisation d’un événement scientifique international (adopté à l’unanimité) permettant d’appuyer et de valoriser la politique d’extériorisation et d’ouverture à l’international menée depuis 2004. Celui-ci devait également permettre la poursuite de nos relations scientifiques avec les collègues du bassin méditerranéen. En effet, la SFSIC avait été présente au sommet mondial sur la société de l’information de Tunis en 2005. Il s’agissait alors de prendre part, dans le cadre des événements parallèles, aux débats en collaboration avec d’autres instances de réflexion dans le champ des recherches en Sic (la société savante suisse notamment) ; depuis les liens se sont renforcés et les perspectives de recherche se sont amplement développées. Ainsi l’organisation d’un colloque international de trois jours en Tunisie (Tunis du 17 au 19 avril 2008) – en partenariat avec l’Institut Supérieur de la Documentation et l’Institut de Presse et de Sciences de l’Information de l’université de la Manouba – s’est-elle imposée. Prenant comme titre distinctif « Interagir et transmettre, informer et communiquer : quelles valeurs, quelle valorisation ? », ce colloque est l’un des nombreux – mais non des moindres – aboutissements du partenariat initié depuis le SMSI. L’appel à communication lancé en février 2007 a connu un vif succès : 139 propositions de communication de 12 pays nous sont parvenues et ont été évaluées en double aveugle. Les résultats ont été communiqués dès la mi-juillet. Au total, 96 communications retenues pour trois jours de débats et de réflexions autour de cinq thématiques : les médiations culturelles, organisationnelles, politiques, territoriales et mémorielles ; les systèmes d’informations médiatique et documentaire ; la recherche en information-communication au et sur le Maghreb ; les compétences, enseignements et métiers en information et communication ; les TIC : accès, ouvertures et droits. Les travaux – rassemblant plus de 400 participants sur les trois jours – se sont déroulés à l’Hôtel Mercure El Mechtel situé en centre ville de Tunis, en bordure des jardins du Belvédère à proximité de la Médina, un lieu d’exception permettant de conjuguer activités scientifiques, convivialité et découverte d’une ville fascinante. Du côté français, le colloque a été soutenu par l’Institut français de coopération, et par le ministère des Affaires étrangères ; du côté tunisien, nous avons bénéficié du soutien du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la technologie, l’Agence tunisienne de communication extérieure, la Direction générale de la coopération internationale et du développement et l’Association de recherche en sciences de l’information et de la communication. L’accueil des collègues tunisiens de l’université de la Manouba comme la tenue des travaux ont été exemplaires tant sur le plan organisationnel que culturel (sorties culturelles, etc.). Les actes ont été édités en Tunisie grâce aux efforts constants et à une coopération sans faille des directeurs de publication et des directeurs des deux instituts ; le volume de plus de 900 pages a été remis à tous les participants, et reste disponible (en nombre limité) par souscription (contact : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ). Les bénéfices dégagés seront intégralement réaffectés au financement du prochain événement international franco-tunisien. Les vice-présidents tiennent à réadresser leurs plus vifs remerciements à tous les membres des comités scientifique et d’organisation, aux animateurs des sessions et aux personnes des instituts tunisiens qui n’ont pas ménagés leurs efforts pour œuvrer à la réussite de ce colloque. Si la richesse comme la variété des thématiques, des recherches et des origines disciplinaires et géographiques des participants ont concouru à faire de ce colloque un événement fédérateur majeur pour le développement des sciences de l’information et de la communication de part et d’autre de la Méditerranée, il ne doit pas rester un « one shot » ; tous se sont accordés à ne pas rompre la belle dynamique engagée à Tunis.

Le prochain défi est déjà tout trouvé : « élargir nos activités à l’espace francophone arabe » (pays du Maghreb mais aussi, Liban, Syrie, et les communautés francophones qui résident dans les pays arabes), et ce, pour trois raisons: -          dans les pays francophones arabes, des chercheurs qui sont animés de la même veine et du même enthousiasme pour la recherche que ceux de leurs collègues du Nord, sont souvent frustrés, voire, handicapés par l'absence de conditions minimales tant matérielles que politiques pour la réalisation et l’approfondissement de leurs recherches ; -          l’ouverture à l’espace francophone permettra de valoriser plus largement encore nos travaux de recherche mais aussi, des thématiques de recherches souvent développés dans des conditions difficiles et qui demeurent peu ou pas connus dans les pays du Nord ;-          cette ouverture à d'autres espaces culturels et géographiques donnera aux chercheurs des pays du Nord une possibilité supplémentaire de croiser leurs approches avec ceux de leurs collègues du Sud en confrontant aussi bien les résultats de leurs recherche que leurs méthodes et parfois même sur des objets scientifiques qui paraissent évidents aux chercheurs du Nord mais qui deviennent objet de débat dés lors qu'ils sont transposés dans des univers non occidentaux.  Ainsi ce colloque et ceux qui suivront devront-ils servir et encourager l’accroissement de la mobilité entre chercheurs français et ceux de l’espace francophone arabe pour développer ou pérenniser des coopérations durables.