25è Congrès de la SFSIC : Engagements, dialogue, résistances

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Argumentaire

Le XXVème Congrès de la Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication (SFSIC), accueilli par le Laboratoire d’Études et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales (LERASS), se tiendra à Montpellier du 21 au 24 juin 2027 inclus. En associant trois termes puissants, engagements, dialogue, résistances, nous avons souhaité ouvrir un espace d’échange et de réflexion collective sur les SIC, leurs objets, et leurs rôles, et interroger nos positionnements de chercheuses et chercheurs mais aussi, plus largement, ceux des citoyennes et citoyens, des collectifs et des institutions, face à un monde en profonde mutation.

Considérés séparément, chacun de ces termes ouvre des perspectives en matière de thématique, mais aussi de posture méthodologique ou encore de cadrage conceptuel.

Les engagements, qu’ils soient scientifiques, citoyens, militants ou artistiques, renvoient aux multiples manières dont les acteurs investissent les espaces de production, d’expression et de réception des discours et des textes, et aux manières dont se nouent et se dénouent des relations entre les individus. Ils invitent ainsi à penser les formes de participation et de responsabilité qui façonnent les pratiques info-communicationnelles contemporaines et à en analyser leurs ressorts.

Le dialogue est entendu comme une modalité de délibération, de négociation, dont l’horizon est démocratique ou, à tout le moins, orienté vers la recherche d’un accord, d’une intercompréhension. Il ne saurait toutefois être envisagé indépendamment des rapports de pouvoir, des asymétries et des conflictualités qui en façonnent les formes, en déterminent les possibilités et en révèlent les limites.

Les résistances, enfin, désignent aussi bien les oppositions aux stratégies de domination et aux dispositifs qui les matérialisent que les capacités d’invention, de détournement ou de transgression manifestées dans les pratiques info-communicationnelles. Elles invitent à considérer les modalités selon lesquelles les acteurs contestent ou réinventent les conditions de production des représentations sociales, des imaginaires et, partant, les conditions de l’action individuelle et collective.

Ensemble, ces trois notions invitent à croiser les approches théoriques et méthodologiques qui caractérisent les SIC dans nos sociétés contemporaines et selon des aires géographiques variées. Leurs associations plurielles, déclinées dans les quatre axes ci-dessous, constituent une grille de lecture des tensions, des rapports de force, mais aussi des formes de fédération, de coopération ou de convergence qui traversent les sociétés actuelles. Ce XXVème Congrès entend ainsi accueillir des contributions analysant ces processus dans toute leur diversité, à différentes échelles d’observation, dans des contextes variés et selon des logiques multiples. Elles s’inscriront dans l’un des quatre axes présentés ci-après.

Axe 1. Sciences et sociétés : crises, critiques et reconfiguration des savoirs

Coordination scientifique : Sylvie Alemanno, Sarah Labelle, Claire Noy, Virginie Sonet

Cet axe invite à penser la recherche comme une activité située, traversée par des enjeux de pouvoir, de légitimité et de responsabilité. Il ouvre des réflexions sur les conditions de production, de diffusion et d’usage des savoirs, en interrogeant les cadres épistémologiques des recherches engagées, les méthodes adaptées aux terrains complexes et participatifs et les capacités d’intervention des chercheuses et chercheurs dans l’espace public. Ces questionnements rejoignent les travaux sur les sciences en société et la recherche impliquée, qui redéfinissent les frontières entre savoir académique et savoir social. Dans cette perspective, une attention particulière sera portée aux terrains sensibles, aux objets controversés et aux situations de crise (sanitaire, environnementale, médiatique ou démocratique). Cet axe propose de s’interroger sur la place des sciences dans l’espace public et, en particulier, sur les dynamiques de problématisation publique des savoirs, tout en prenant en considération les crises des institutions scientifiques, les critiques des savoirs experts et les recompositions des régimes de vérité. Par ailleurs, un intérêt particulier sera accordé à la variété des dispositifs, des formes de valorisation et d’innovation sociale visant la co-construction des savoirs, tout comme aux données, à leur production, leur restitution et leur transformation dans d’autres cadres (politiques publiques, engagement citoyen et militant…)

Trois orientations pourront être explorées :

1) Terrains, objets sensibles et dynamiques des controverses

Une attention particulière est portée aux terrains et objets sensibles, aux situations de crise et leurs dimensions communicationnelles (sanitaires, environnementales, politiques ou démocratiques). Les dynamiques des controverses constituent aussi un objet tant dans leur dimension d’objet de recherche que dans les possibilités pédagogiques qu’elles offrent. En effet, les contextes de crise et de controverse mettent à l’épreuve les cadres traditionnels de la recherche et reconfigurent les relations entre science et société. Les communications pourront notamment interroger : les conditions d’accès au terrain et les enjeux éthiques, la production de savoirs en contexte d’incertitude ou de controverse, les formes de résistance (institutionnelle, professionnelle, citoyenne) face aux dispositifs scientifiques ou technologiques. Elles pourront questionner la manière dont les travaux scientifiques s’inscrivent dans une perspective attentive aux nouveaux modes de visibilisation des problèmes et aux dynamiques de problématisation publique des savoirs qu’ils soient situés ou minorés.

2) Savoirs critiques, savoirs en crise : conflictualité et dialogue en société

Cette orientation de l’axe vise à accueillir des analyses portant sur les crises des institutions scientifiques, les critiques des savoirs experts et les recompositions des régimes de vérité dans nos sociétés contemporaines. Les transformations actuelles (numérisation, IA, crises écologiques) interrogent la place des sciences et des savoirs dans l’espace public et les espaces médiatiques. Les contributions pourront explorer : la montée des critiques envers les savoirs scientifiques, les tensions entre savoirs experts et savoirs profanes, les formes de défiance, de désinformation ou de politisation des sciences tout comme les alertes lancées par des individus ou des collectifs. Ces dynamiques invitent à repenser la légitimité scientifique à l’aune de nouvelles formes de dialogue et de conflictualité.

3) Formes de valorisation, médiation scientifique et innovations sociales

L’axe peut prendre une dernière orientation en accordant une attention aux modes ou formes de valorisation et d’innovation sociale visant la co-construction des savoirs. Les approches participatives contribuent à transformer les relations entre sciences et sociétés. Seront notamment valorisées les recherches portant sur les dispositifs participatifs (living labs, labs citoyens, design participatif, OSINT), les démarches de recherche-action ou de recherche-intervention, les pratiques de médiation scientifique et communicationnelle institutionnalisée comme la fête de la Science en France, ou plus informelles et locales. Ces dispositifs reconfigurent les rôles des acteurs et participent à l’émergence de formes hybrides de production des connaissances, à l’interface entre science, action et société. Cet axe pourra d’ailleurs être l’occasion de développer des réflexions sur les données produites par les participants et participantes à des dispositifs et protocoles scientifiques et sur le statut conféré à ces dernières, à la manière de les restituer et de les transformer dans d’autres cadres (politiques publiques, société civile, engagement citoyen).

Mots-clés : savoirs, médiation, sciences et recherches participatives, recherche-action, légitimité

Axe 2. Vivre, éprouver, transformer : expériences situées, collectifs et agir créatif

Coordination scientifique : Fanny Bougenies, Julie Brusq, Laurent Collet, Frédéric Marty

Dans un monde international faisant face à différents enjeux écologiques, sanitaires et sécuritaires, cet axe invite à penser le triptyque « engagement, dialogue, résistance » comme expérience communicationnelle incarnée, située et transformatrice du monde social. Il interroge les formes d’engagement individuelles ou collectives à partir des expériences vécues, ordinaires ou extra-ordinaires, et s’intéresse aux manières dont les sujets, les communautés et les collectifs interprètent et expérimentent, s’approprient et transforment leurs environnements sociaux, culturels, numériques ou institutionnels. La logique de transformation doit être traitée dans les propositions de réponse. Que ce soit dans les sphères sociales, culturelles, organisationnelles, médiatiques et numériques, une attention particulière sera donc accordée aux formes alternatives d’engagement, aux pratiques de care, aux expériences de vulnérabilité, d’exclusion ou de violences institutionnelles, ainsi qu’aux manières dont ces expériences donnent lieu à des récits, des gestes, des savoirs et des prises de parole. Les contributions pourront également s’intéresser aux dimensions corporelles, affectives et émotionnelles de l’engagement dans des projets de transformation ou de subversion face aux configurations sociales stabilisées depuis une période plus ou moins longue. Ces transformations pourront être appréhendées dans leur dimension processuelle, en observant comment l’expérience produit des déplacements, reconfigure les relations et ouvre de nouvelles capacités d’action.

Les contributions pourront porter sur les savoirs expérientiels, les approches sensibles, les démarches coopératives, collaboratives, participatives, le dialogue arts-sciences, l’éducation populaire ou inclusive : ateliers citoyens, recherches actions, dispositifs de médiation culturelle ou patrimoniale, collectifs d’usagers, mobilisations locales et internationales ou plateformes numériques d’entraide, etc. Dans ce cadre, seront appréciées les contributions portant sur des recherches de type recherche-création ou recherche-action, qui visent à agir créativement sur des dispositions et configurations sociales à partir d’un point de vue critique tout en focalisant leur attention sur l’expérience vécue. Les propositions pourront également examiner les processus par lesquels se construisent appartenances, solidarités, subjectivations, mais aussi antagonismes, dominations, résistances et mobilisations, par exemple dans les mouvements sociaux, les collectifs militants, les communautés en ligne ou les expériences de contestation face aux institutions, qu’elles soient publiques, associatives ou privées. Moins matérielles que le sous-thème précédent, les approches à privilégier sont ici plutôt organisationnelles.

Une dernière catégorie de contributions est attendue autour d’une réflexion théorique et épistémologique sur le devenir des sciences de l’information et de la communication face aux défis contemporains. Sans renoncer à leur vocation critique, peut-être même en la renforçant par une mise à l’épreuve des concepts, les SIC peuvent-elles être envisagées comme des sciences de l’action, capables non seulement d’analyser les dispositifs et processus communicationnels, mais aussi de contribuer à leur transformation ? Les propositions pourront interroger les conditions, les méthodes et les implications de cette capacité d’agir créatif, en examinant notamment les articulations entre production de connaissances, intervention, expérimentation et transformation sociale. Cette perspective invite ainsi à questionner la posture du chercheur et les effets de la recherche sur les terrains, les acteurs et les collectifs concernés.

L’appel de cet axe s’adresse aux chercheuses et chercheurs en sciences de l’information et de la communication, mais aussi aux travaux situés à l’interface du design, de la communication organisationnelle, des médiations culturelles, scientifiques, sociales ou numériques, ainsi qu’aux approches mobilisant la recherche-action, la recherche-création ou d’autres démarches d’intervention. Les propositions favorisant le dialogue interdisciplinaire autour des expériences situées, des pratiques d’engagement et des processus de transformation seront particulièrement bienvenues.

Mots-clés : agir créatif, expériences situées, approches sensibles, corps et incorporation, transformation.

Axe 3. Matérialités de l’information-communication et pratiques instrumentées

Coordination scientifique : Hans Dillaerts, Fanny Georges, Quentin Mazel, Eva Sandri

Cet axe porte sur les moyens matériels, techniques et organisationnels qui rendent possibles les formes d’engagement, de dialogue et de résistance. Plus spécifiquement, il s’agit d’interroger de manière réflexive la diversité des dispositifs sociotechniques. Ces dernières années, les SIC ont cherché à éviter les écueils techno-déterministes et socio-déterministes. Dans ce contexte, les propositions pourront interroger l’avenir de ces approches. Elles pourront également porter une attention particulière aux transformations spatiales et temporelles des engagements, en se centrant par exemple sur les usages d’outils numériques dans les lieux de la mobilisation ou sur les temporalités militantes, les rythmes médiatiques, les mémoires des luttes. Pour interroger la place de la matérialité et de la technique, plusieurs terrains, objets et approches pourront être abordés, comme : les résistances militantes (écologiques, féministes, intersectionnelles, etc.), les enjeux de l’information (production, circulation, médiation, pratiques d’information, etc.) et la contre-culture (artivisme, mouvement low tech, etc.).

Les analyses de plateformes numériques et les dispositifs sociotechniques peuvent proposer une photographie des actions collectives et des enjeux sociétaux. Les questionnements actuels de l’IAG en sont un exemple et s’inscrivent dans la continuité des débats antérieurs sur les technologies de l’information et de la communication dans un premier temps, puis sur le numérique.

Dans une approche située et critique, les communications pourront ainsi porter sur les résistances militantes actuelles, en analysant la manière dont les mouvements politiques et associatifs ajustent leurs pratiques et recourent (ou non) à des outils pour se mobiliser. On peut penser aux groupes militants qui se coordonnent et font entendre leur voix (en ligne et hors ligne) grâce à des outils de communication et de médiatisation ou au contraire, aux activistes écologistes et écoféministes par exemple qui critiquent l’impact environnemental et social des technologies, luttant pour une sobriété numérique et des démarches slow tech et low tech. Dans ce contexte, certaines personnes renoncent par exemple au smartphone au profit d’un dumbphone, refusent de recourir à l’IA et revendiquent la création d’œuvres labellisées « 100% humain ».

Plus spécifiquement, le choix des outils et des dispositifs socionumériques constitue une décision politique essentielle pour un grand nombre de citoyens. Ces dernières années, en parallèle de l’expansion des réseaux, des plateformes et des outils d’IA, certaines personnes ont quitté X pour Mastodon, refusent d’utiliser ChatGPT au profil de Claude, emploient des logiciels libres et Open Source pour contourner les GAFAM. Ces emplois politisés des outils et des dispositifs socionumériques, interrogent in fine la manière dont les citoyens perçoivent et se (re)approprient les savoirs. Ainsi, les communications pourront interroger le choix des outils privilégiés par les personnes engagées. D’autres questions pourront être abordées notamment : le refus de certaines technologies implique-t-il un non-usage ou un usage différent ? De quelle façon étudier les usages complexes, parfois paradoxaux de ces outils dans lesquels s’entremêlent lutte pour l’émancipation et contexte néolibéral ?

En parallèle de ces réflexions, cet axe entend interroger la manière dont certaines institutions culturelles et documentaires tentent de dialoguer et valoriser les voix des personnes minorisées en mobilisant certains dispositifs sociotechniques, comme les archives queer, les thesaurus et les vocabulaires spécialisés qui intègrent les savoirs autochtones. On pourra ainsi discuter des effets de cette patrimonialisation et de la numérisation de ces mémoires, en analysant par exemple : comment ces résistances se transmettent-elles, se documentent-elles et se médiatisent-elles ? Enfin, cet axe pourra être l’occasion d’interroger la manière dont sont conçus ces dispositifs et d’appréhender les problématiques de design d’interface qu’ils posent.

Mots-clés : dispositifs sociotechniques, matérialités, espaces-temps, méthodes, pratiques instrumentées.

Axe 4. Imaginaire en tensions : conflictualité idéologique et convergence des utopies

Coordination scientifique : Sabine Bosler, Zhao Alexandre Huang, Mélanie Le Forestier, Nicanor Tatchim

Cet axe interroge les cadres normatifs et idéologiques au sein desquels se construisent, circulent et se confrontent les engagements, les formes de dialogue et les pratiques de résistance. La communication peut dès lors être comprise comme un ensemble de processus sociaux, politiques, institutionnels et médiatiques à travers lesquels des représentations du monde se construisent, des normes se négocient, et différentes conceptions du commun s’affrontent. Dans ce cadre, au-delà de simples représentations mentales et de projections abstraites de l’avenir, les imaginaires s’inscrivent dans des récits, des dispositifs, des institutions et des pratiques sociales qui contribuent à stabiliser des conceptions du présent, à régulariser les expériences collectives et à orienter l’action sociale. Leur circulation repose sur des médiations qui les reformulent, les traduisent et les ancrent dans des contextes différenciés.

Dans cette perspective, il s’agit d’éclairer la manière dont sont mises en discours les inégalités ou leur contestation, ainsi que les imaginaires sociaux qui accompagnent ces processus. Les analyses pourront porter, entre autres, sur les idéologies féministes, antiracistes et décoloniales ; sur les mouvements et idéologies suprémacistes, masculinistes, antiféministes et/ou anti-genre, et partant, sur les conflictualités symboliques et politiques qui en découlent. À cet égard, dans quelle mesure les médias numériques participent-ils à la production et à la légitimation des imaginaires sociaux ? Comment favorisent-ils leur contestation, leur radicalisation ou leur renouvellement ? Comment contribuent-ils à nourrir des formes d’utopie ?

Ces questionnements conduisent à étudier plus précisément la dimension utopique des imaginaires sociaux. L’utopie peut être comprise comme une forme d’anticipation normative, par laquelle une société se projette dans des futurs désirables, rend visibles les limites du présent et légitime certaines trajectoires de transformation. Les technologies numériques en offrent un terrain privilégié, à la fois comme supports de circulation des imaginaires et comme objets de projections utopiques. Les utopies technologiques apparaissent donc comme des imaginaires ambivalents, pouvant soutenir l’innovation et l’action publique, mais aussi naturaliser des prescriptions, masquer des rapports de domination ou susciter des contre-utopies critiques.

Cette ambivalence invite également à interroger la manière dont les acteurs orientent ou contestent le présent par la mise en scène du futur. Les récits d’avenir mobilisent en effet l’espoir, la peur, l’urgence ou la promesse, tout en définissant les alternatives considérées comme pensables, souhaitables ou légitimes. Les mouvements écologistes constituent à cet égard un terrain fécond : la diversité de leurs actions, comme celles des ZAD, des Marches pour le climat ou des campagnes socio-médiatiques, de leurs récits en ligne et hors ligne ainsi que de leurs courants (écologie intégrale, écologie décoloniale et antiraciste, écologie queer…) permet d’observer des formes convergentes ou divergentes d’utopies.

Toutefois, le processus de convergence entre des imaginaires et des projets initialement hétérogènes n’implique ni la disparition des différences ni l’aboutissement systématique à un consensus. Derrière l’utopie de la mise en commun se jouent en effet des rapports de pouvoir qui structurent les conditions de convergence, de divergence et de représentation. De ce fait, l’axe invite à analyser les alliances hétérogènes, les solidarités partielles, les contre-publics et les convergences conflictuelles à travers lesquels se fabriquent ou se défont les collectifs.

Ces processus conduisent enfin à articuler la question des imaginaires en tension, de la conflictualité idéologique et de la convergence des utopies à celle des hiérarchies d’(in-)visibilité des groupes dans l’espace public. Les analyses pourront par exemple interroger les mécanismes de sélection, de représentation et de légitimation à l’œuvre dans les médias, les institutions, la culture et les espaces numériques. Elles pourront également questionner les pratiques par lesquelles des voix minorées peuvent tenter de contester et/ou transformer les récits et imaginaires hégémoniques. Il s’agit de mieux comprendre comment la communication participe à la fois à la reproduction des dominations et des inégalités et à l’émergence de contre-pouvoirs susceptibles de transformer les équilibres symboliques contemporains.

Mots-clés : Imaginaires sociaux, conflictualité idéologique, utopies, espaces publics, rapports de pouvoir

Formats attendus

Communications

Les communications portent sur un sujet inclus dans la thématique générale du congrès et inscrit dans l’un de ses axes. Elles se déroulent lors d’ateliers en présentiel sous la forme d’une présentation de 20 minutes suivie de 10 minutes de questions.

Les propositions de communication comporteront un résumé et un texte de 10000 signes hors bibliographie.

Panels

Coordination scientifique : Nathalie Pinède

Les panels sont des tables rondes constituées de quatre à six conférencier.e.s. Ils permettent de mettre au débat durant une heure trente un sujet inclus dans la thématique générale du congrès et inscrit dans l’un de ses axes. Les panels sont donc l’occasion d’échanger de façon dynamique en proposant un focus clairement structuré autour d’un sujet précis. Il est attendu que les panélistes ne soient pas issus d’une seule unité de recherche ou d’un projet unique mais au contraire, qu’ils représentent une variété d’institutions et de points de vue.

Les panels sont également le moment privilégié pour les GER présentent leurs travaux.

Soumission d’une proposition

Communications

La proposition sera déposée sur la plateforme https://sfsic2027.sciencesconf.org, en mentionnant l’axe concerné, jusqu’au 7 décembre 2026 sous la forme d’un seul document comportant :

  • Titre de la communication
  • Résumé de 1000 signes espaces compris, assorti de cinq mots-clés en français et en anglais.
  • Texte de 10000 signes maximum espaces compris (hors bibliographie) exposant clairement les enjeux de la recherche, son cadre théorique, sa démarche méthodologique et ses apports.

Le document doit être anonymisé : toute référence permettant d’identifier l’auteur.e (nom, affiliation etc.) devra être supprimée dans le texte, l’intitulé du document et les informations de propriété du document déposé sur la plateforme.

Les notifications d’acceptation et de refus seront accessibles sur la plateforme le 25 janvier 2027, après expertise par les membres du comité scientifique international du Congrès.

Les auteur.e.s accepté.e.s devront produire un texte complet (20 000 signes espaces compris, bibliographie non comprise, mots-clés, et résumés en français et en anglais) respectant la feuille de style de la SFSIC. Ce texte sera déposé jusqu’au 8 mars 2027.

Après le Congrès, les textes seront modifiables jusqu’au 13 septembre 2027 puis publiés dans les Actes, accessibles en ligne sur le site de la SFSIC. Attention, si la communication n’a pas été présentée par son auteur lors du Congrès, elle ne pourra pas figurer dans les Actes.

Panels

Les propositions de panels sont déposées par le coordinateur ou la coordinatrice sur la plateforme https://sfsic2027.sciencesconf.org, jusqu’au 7 décembre 2026. Elles doivent comporter les éléments suivants :

  • Titre du panel
  • Nom, rattachement institutionnel et courriel du coordinateur / de la coordinatrice
  • Liste des panélistes : nom/ rattachement institutionnel / précisions en 2-3 lignes de l’expertise apportée par le ou la panéliste dans le débat
  • Résumé́ court du panel (1000 signes espaces compris)
  • Description du panel et argumentaire (5000 signes espaces compris, hors bibliographie)

Les notifications d’acceptation et de refus seront accessibles sur la plateforme le 25 janvier 2027, après expertise par les membres du comité́ scientifique international du Congrès.

Tou.te.s les participant.e.s au panel devront s’inscrire au Congrès et adhérer à la SFSIC.

Les panels donneront lieu à un texte (rappel du thème, de l’argumentaire et synthèse des échanges) de 10 000 signes espaces compris (hors bibliographie), à remettre jusqu’au 13 septembre 2027. L’ensemble des textes sera publié dans les Actes du Congrès.

Informations pratiques

Calendrier

Juillet 2026 : diffusion de l’appel à communication court

Fin septembre 2026 : diffusion de l’appel à communication complet et ouverture de la plateforme pour le dépôt des propositions

7 décembre 2026 : fin des dépôts des propositions de communication et de panels

25 janvier 2027 : notifications à l’auteur.e principal.e de la proposition de communication ou de panel

8 mars 2027 : limite d’envoi des textes complets des communications

Semaine du 12 avril 2027 : mise en ligne du programme du XXVe Congrès

21 (à partir de 14h)/22/23/24 juin 2027 : Congrès

13 septembre 2027 : fin des dépôts des textes modifiés des communications et des textes pour les panels.

Inscription

Tout.e participant.e au Congrès doit être adhérent.e de la SFSIC.

Adhérer à la SFSIC : https://www.sfsic.org/espace-adherent/demande-adhesion/

S’inscrire au congrès : https://sfsic2027.sciencesconf.org. Les inscriptions sur place devront demeurer exceptionnelles.

Tarifs

Doctorant.e, étudiant.e, personnel d’appui, étudiant.e.s en alternance

Adhésion à la SFSIC 30 euros              Inscription au congrès 90 euros

Enseignant.e-chercheur.e

Adhésion à la SFSIC 65 euros              Inscription au congrès 220 euros

Tarif collectif au sein d’une même unité de recherche (pour 8 personnes)

Adhésion institutionnelle : 380 euros       Inscription au congrès 1540 euros

Les frais d’inscription donnent accès à l’ensemble des conférences, aux pauses café et aux déjeuners des trois journées.

Dîner de gala : 60 euros

Contacts

Pour toute question concernant l’inscription et le paiement : tresorerie@sfsic.org

Pour toute question relative à la plateforme Sciencesconf : axelle.hmartin@gmail.org

Pour tout autre renseignement : secretariat-general@sfsic.org

Comité Scientifique

Coordination scientifique : Vincent BULLICH, Université Lumière Lyon 2 ; Vincent LIQUÈTE, Université de Bordeaux

Camille ALLOING, Université du Québec à Montréal
Étienne AMATO, Université Paris-Est Marne-la-Vallée
Thomas ATENGA, Université de Douala
Sébastien APPIOTTI, Sorbonne Université
Marie BÉNÉJEAN, Université Rennes 2
Justine BENHAMOU, Université de Bourgogne Europe
Philippe BONFILS, Université de Toulon
Fabien BONNET, Université de Bourgogne
Sabine BOSLER, Université de Haute-Alsace
Héloïse BOUDON, Université Paul Valéry Montpellier
Fanny BOUGENIES, Université polytechnique Hauts-de-France
Émilie BOUILLAGUET, Université Rennes 2
Mélanie BOURDAA, Université Bordeaux Montaigne
Michaël BOURGATTE, Université de Lorraine
Axel BOURSIER, CY Cergy Paris Université
Franck BOUSQUET, Université de Toulouse
Carole BRANDON, Université Savoie Mont Blanc
Laurence BRÉAU, Université Paul Valéry Montpellier
Hélène BREDA, Université Sorbonne Paris Nord
Évelyne BROUDOUX, Cnam
Julie BRUSQ, Université de Lorraine
Etienne CANDEL, IUT de Paris Rives de Seine
Andrea CATELLANI, Université catholique de Louvain
Mikaël CHAMBRU, Université Grenoble Alpes
Bruno CHAUDET, Université Rennes 2
Stéphane CHAUDIRON, Université de Lille
Aurélie CHÊNE GIRAUX, Université Jean Monnet Saint-Étienne
Sarah CORDONNIER, Université Lumière Lyon 2
Laurence CORROY, Université de Lorraine
Mylène COSTES, Université Toulouse Jean Jaurès
Valérie CROISSANT, Université Lumière Lyon 2
Emilie DA LAGE, Université de Lille
Jaércio DA SILVA, Université Paris-Panthéon-Assas
Florian DAUPHIN, Université de Picardie Jules Verne
Lucie DÉLIAS, Université Paul Valéry Montpellier
Allan DENEUVILLE, Université Bordeaux Montaigne
Lucile DESMOULINS, Université Gustave Eiffel
Jean-Claude DOMENGET, Université de Franche-Comté
Nicolas DURACKA, Université Paul Valéry Montpellier
Michel DURAMPART, Université de Toulon
Jordan EMERY, Université Savoie Mont Blanc
Franck FREITAS-EKUE, Université de Lille
Olivier GALIBERT, Université de Bourgogne
Sidonie GALLOT, Université Paul Valéry Montpellier
Inès GARMON, Sorbonne Université
Déborah GAY, Université Toulouse Jean Jaurès
Sébastien GENVO, Université de Lorraine
Fanny GEORGES, Université Lumière Lyon 2
Annie GENTES, CY Cergy Paris Université
Thierry GOBERT, Université de Perpignan
Gustavo GOMEZ-MEIJIA, Université de Tours
María GONZÁLEZ-LUIS, Université de La Laguna
Marie-Caroline HEÏD, Université Paul Valéry Montpellier
Florian HÉMONT, Université Rennes 2
Zhao Alexandre HUANG, Université Gustave Eiffel
Nicolas HUBÉ, Université de Lorraine
Madjid IHADJADENE, Université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis
Oumar KANE, Université du Québec à Montréal
Ilia KIRIIA, Université Grenoble Alpes
Olivier KOCH, Université Sorbonne Paris Nord
Alice KRIEG-PLANQUE, Université Paris-Est Créteil
Aurélie LABORDE, Université Bordeaux Montaigne
François LAMBOTTE, Université catholique de Louvain
Dimitra LAROCHELLE, Université Sorbonne Nouvelle
Christian LE MOËNNE, Université Rennes 2
Joëlle LE MAREC, Muséum National d’Histoire Naturelle
Émilie LECHENAULT, IUT Paul Sabatier – Toulouse, Auch, Castres
Sylvie LELEU-MERVIEL, INSA Hauts-de-France
Valérie LÉPINE, Université Paul Valéry Montpellier
Valériane LOISON, IUT Laval
Bastien LOUESSARD, Université Sorbonne Paris Nord
Zhuoran MA, Université Jean Moulin Lyon 3
Clément MABI, INSA Rennes
Axelle MARTIN, Aix-Marseille Université
Fabienne MARTIN-JUCHAT, Université Grenoble Alpes
Stéphanie MARTY, Université Paul Valéry Montpellier
Luc MASSOU, Université de Lorraine
Céline MATUSZAK, Université de Lille
Quentin MAZEL, Université Sorbonne Nouvelle
Valérie MÉLIANI, Université Paul Valéry Montpellier
Trisha MEYER, Vrije Universiteit Brussel
Florence MILLERAND, Université du Québec à Montréal
Angeliki MONNIER, Université de Lorraine
Camila MOREIRA CÉSAR, Université Sorbonne Nouvelle
Céline MORIN, Université Paris Nanterre
Eleni MOURATIDOU, Université Paris Nanterre
Karen NUVOLI, Université de Lorraine
Céline PAGANELLI, Université Paul Valéry Montpellier
Françoise PAQUIENSÉGUY, IEP Lyon
Marcela PATRASCU, Université Rennes 2
Julien PÉQUIGNOT, Université Paul Valéry Montpellier
Nolwenn PIANEZZA, Université Paul Valéry Montpellier
Nathalie PINÈDE, Université Bordeaux Montaigne
Gérard RÉGIMBEAU, Université Paul Valéry Montpellier
Maryse RIZZA, Université de Tours
Amanda RUEDA, Université Toulouse Jean Jaurès
Johanne SAMÈ, Université de Haute-Alsace
Laurie SCHMITT, Université Jean Moulin Lyon 3
Adeline SEGUI-ENTRAYGUES, Université Paul Valéry Montpellier
Aude SEURRAT, Université Paris-Est Créteil
Marta SEVERO, Université Paris Nanterre
Virginie SONET, Aix-Marseille Université
Samuel SZONIECKY, Université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis
Mylène TAISNE, Université de Technologie Tarbes Occitanie Pyrénées
Marcin TRZMIELEWSKI, Université Paul Valéry Montpellier
Sophie VAILLIES, Université Paul Valéry Montpellier
Ugo VERDI, Université Paul Valéry Montpellier
Stéphanie WOJCIK, Université Paris-Est Créteil

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