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AAA Communication&Professionnalisation

AAA – Le genre : quels enjeux pour la professionnalisation en communication ?

Communication et professionnalisation no 12

Appel à articles sur « le genre : quels enjeux pour la professionnalisation en communication ? »

  • Remise d’une proposition de 2 pages: 20 février 2020 
  • Remise du texte complet: 10 juin 2020

Coordination du dossier: 

  • Valérie Lépine, Univ Grenoble Alpes, Gresec
  • Josianne Millette, Université Laval, LabCMO
  • Sandrine Roginsky, UCLouvain, Lasco

On ne compte plus le nombre de guides et de chartes proposés par les services de communication des organisations et institutions publiques pour éviter les stéréotypes de genre dans la communication. Si les objectifs poursuivis sont identiques, les qualificatifs varient; définir le problème ne fait pas consensus, comme d’ailleurs ne fait pas consensus le type d’écriture à mobiliser pour prendre en compte la dimension genrée de la communication. Enjeu de communication, enjeu pour les communicateurs et communicatrices, la question du genre est donc centrale. Pour Bertini (2006, p. 121) d’ailleurs, « toute situation d’information et de communication se réfère implicitement au système de signification et d’interprétation que constitue le genre », tandis que Coulomb-Guilly (2009, §32) estime que « toute communication est par définition genrée ». 

Le genre apparaît par ailleurs comme une dimension non négligeable dans l’appréhension des métiers et des parcours professionnels de la communication dans toutes ses déclinaisons (relations publiques, presse, publicité, journalisme d’entreprise, communication externe, interne, etc.). Ainsi, on trouve en sociologie du travail des recherches s’intéressant au thème de la féminisation des métiers et des professions, qui, par exemple, interrogent une possible dévalorisation induite par l’arrivée des femmes, se penchent sur une division du travail « où se révèlent les principes de différenciation et de hiérarchisation entre les tâches masculines et féminines » (Malochet, 2007, §6), ou encore posent la question des discriminations en organisations. Ces travaux amènent à considérer la transversalité des rapports femmes/hommes, puisque les trajectoires professionnelles doivent être articulées aux modalités de travail et aux activités proprement dites. Ainsi, pour Miller (cité par Caron, 2004), le genre occupe une position centrale dans la vie organisationnelle. 

Pourtant, la question du genre peut paraître délaissée par les sciences de l’information et de la communication. Les questions relatives au rapport entre genre et pratiques professionnelles des communications ont été davantage investies dans la littérature anglo-saxonne,, en relations publiques notamment (Daymon, Demetrious, 2014), comme peut d’ailleurs l’illustrer la récente étude menée par EURPRERA qui propose une revue de littérature extensive, de 1982 à 2019, portant spécifiquement sur les femmes et les relations publiques (Topic et al, 2019). En France, néanmoins, Virginie Julliard constate que« aucun courant de recherche ne s’est constitué autour de la problématique du genre et de la communication » (Julliard, 2009, §9) . Quand la question du genre est abordée, elle l’est essentiellement par le biais de l’analyse des représentations dans la publicité ou les médias et,  dans une moindre mesure, dans le domaine de la communication politique – notamment sous l’effet des politiques publiques en faveur de la parité – avec par exemple un intérêt pour l’analyse des régimes discursifs relatifs au genre (Julliard, 2009). Au Québec, si le même écart s’observe entre productions anglo-saxonne et francophone sur le genre en études de l’information et de la communication, ces deux littératures sont de moins en moins cloisonnées. Par ailleurs, les chercheur.e.s francophones du Québec participent activement à l’actualisation des perspectives culturelles sur le genre et les médias en français, à l’instar de leurs collègues franco-européens (Coulomb-Gully, 2010). Les connaissances concernent le plus souvent le journalisme ou les contenus de fiction; les pratiques de marketing ou de relations publiques sont peu explorées au prisme du genre. C’est partout l’étude des représentations genrées qui domine, alors que les dynamiques de production et de réception demeurent marginales comme objet d’étude. L’histoire du genre et des médias, comme les questionnements intersectionnels en communication, prennent par ailleurs progressivement de l’importance. 

Toutefois, le genre n’est encore que rarement objet ou prisme de recherche quand la communication est étudiée sous l’angle de la professionnalisation de ses pratiques et de ses acteurs. Ce, alors même qu’il a été documenté que les études de communication sont généralement plébiscitées par les femmes (Baudelot, Establet, in, Blöss, 2011, cités par Coulomb-Guilly, 2009) et que certains secteurs professionnels, comme celui des relations publiques, sont parfois qualifiés de « secteur genré » (« gendered field ») (Aldoory & Toth, 2002). 

Ainsi, nous ne trouvons pas trace significative de travaux s’intéressant par exemple à ce que le genre fait aux pratiques professionnelles – des femmes mais également des hommes – en communication, alors même que le genre offre l’occasion « de renouveler les approches en articulant cette nouvelle problématique à d’autres déjà reconnues » (Julliard, 2009). Levier d’interrogation, le genre conduit ainsi à faire émerger des questionnements nouveaux quant à la professionnalisation et aux métiers de la communication. 

Cet appel à articles se veut donc l’occasion d’ouvrir un espace de discussion et de réflexion, autant pour les chercheurs et chercheuses que les membres de la profession, autour de propositions d’exploration encore en friche. Trois axes de recherche pourraient permettre d’avancer dans l’analyse de ces questions nouvelles, pourtant présentes de longue date, en filigrane et parfois « en marge »  des approches dominantes. 

Axe 1 – Genre et trajectoires professionnelles

La féminisation de la communication est établie dans les filières de formation. Cette « surreprésentation » actuelle des femmes dans la communication doit cependant être analysée finement dans le contexte des différents métiers et des postes qui y sont occupés. Les sociologues du monde professionnel qui s’intéressent aux problématiques de genre soulignent en effet, dans de nombreux domaines, une double ségrégation verticale et horizontale à laquelle le secteur de l’information-communication n’échappe pas (Neveu, 2000). Dès les années 1990, ces réalités ont fait l’objet de travaux dans la littérature anglo-saxonne en relations publiques, inaugurant une série de recherches qui se sont intéressées à ce « plafond de verre » et, plus généralement, aux assignations différenciées des rôles et des statuts au sein de ce corps de métier (Fitch et Third, 2014; Grunig, Hoth et Hon, 2001; Toth et Grunig, 1993). 

Or Manon Niquette (2000) a montré que cette problématisation – s’inscrivant dans une approche libérale – de la « féminisation » de la profession révélait une invisibilisation de la présence des femmes, présentes en réalité au long de l’histoire de la professionnalisation des RP et de la communication. D’autres travaux ont également attiré l’attention sur la façon dont les milieux professionnels tendent à valoriser certains critères de féminité ou de masculinité, ce qui peut se refléter tant à l’embauche que dans le type de postes occupés (Elmer, 2010; Tindall et Waters, 2012).

Des résultats de recherches empiriques pourraient permettre d’établir des constats et, au-delà d’un état des lieux précis, mettre en évidence des facteurs explicatifs quant au rapport entre genre et trajectoires formative et professionnelle en communication. Quel état des lieux peut-on faire aujourd’hui des ruptures entre une présence forte des femmes au sein des contingents étudiants et des jeunes recrues et celles des hommes aux postes plus expérimentés de gestionnaires ou de direction ? Quels en sont les enjeux et comment peut-on les analyser? 

On peut également s’interroger sur la façon dont les rapports de genre s’observent ou se transforment dans le contexte de la communication numérique et de l’économie du Web social, étant donnée la dimension genrée des enjeux relatifs à l’appropriation des technologies de communication, à la négociation du temps de travail par rapport au temps privé ou encore au travail relationnel ou affectif (affective labour) associé à la gestion des communautés sociales numériques. 

Comment se traduisent les rapports de genre dans le développement des métiers du numérique ? Peut-on croiser, au-delà des clichés dualistes, une lecture sociodémographique et une problématique de genre révélant des asymétries entre « petites mains » et « grands métiers » du numérique ? Qu’en est-il de la carrière des « influenceurs » et des trajectoires d’employabilité s’inscrivant dans une mise en visibilité de soi ?

Axe 2 – Communication et questions de genre au prisme des pratiques professionnelles 

Les SIC ont produit de nombreux travaux de recherche mettant en évidence le caractère sexiste des productions publicitaires et plus largement des communications dans les espaces médiatiques et publics. Ces recherches portent, comme le rappelle Coullomb-Guilly (2009), davantage sur les médias que sur la « communication » ou « l’information-communication ». Elles sont par ailleurs en grande partie dominées par la littérature anglo-saxonne. 

Depuis quelques années, certaines associations professionnelles, notamment COM-ENT  en France, ont pris l’initiative d’animer un réseau de réflexion sur les pratiques professionnelles et d’engagement contre le sexisme (« Toutes Femmes, Toutes Communicantes »). Un mouvement similaire s’observe en Belgique, avec notamment une réflexion des communicateurs et communicatrices des institutions publiques sur la dimension genrée de la communication produite, ainsi qu’au Canada et ailleurs dans le monde, avec, par exemple, la mise sur pied de regroupements et campagnes comme « Femme en créa » (Québec), The Lost Girls mouvement (EU) et Creative Equals (UK). La mise en place de standards et de guides pour communiquer en évitant de mobiliser des stéréotypes de genre et en favorisant différentes formes d’écriture inclusive s’est également répandue dans les institutions publiques et éducatives. 

Ces orientations récentes peuvent s’interpréter comme une réponse aux critiques adressées à une communication souvent mal aimée ou encore aux injonctions de la RSE ; autrement dit, comme un indicateur d’adaptation stratégique à une problématique sociétale au cœur de l’actualité. Ou bien, de façon plus optimiste, sont-elles une conséquence positive du renouvellement générationnel et d’une présence plus affirmée des femmes dans divers domaines de communication? 

De la même façon, le thème du genre et des discriminations envers les femmes a fait l’objet de nombreuses initiatives de communication et de publicité sociale ces dernières années, tant dans le cadre de mobilisations citoyennes que de campagnes orchestrées dans les domaines de la mode ou du sport, par exemple. Or quel rôle jouent le langage et les pratiques d’écritures professionnelles – y compris les symboles, icônes et personnages mobilisés dans les productions numériques et multimédias – dans la perpétuation des asymétries de genre? Qu’en est-il des différents cadres légaux et autres formes de régulations qui encadrent le travail de la communication et en orientent les pratiques ? 

Par ailleurs, quelles assignations de pratiques ou de compétences et quelles attentes distinctes à l’égard des communicatrices et des communicateurs peut-on observer de la part des commanditaires ou des personnes en poste de décision, notamment ? Et quelles en sont les potentielles conséquences sur les pratiques professionnelles de communication? Y a-t-il de ce point de vue une spécificité du champ de la communication par rapport à d’autres champs professionnels? 

Axe 3 – Enjeux épistémologiques et méthodologiques des perspectives du genre pour la professionnalisation et les pratiques de la communication

Si Coulomb-Gully (2009) parle d’un « Gender turn » des SIC qu’elle situe au début des années 2000, elle note néanmoins que celui-ci est « tout relatif ». Ainsi son travail d’inventaire des revues labellisées en SIC montre que le bilan est assez maigre si on le compare à l’attention portée à la question par d’autres disciplines ou si on le compare aux travaux dans le domaine des « Media Studies » à l’international. Pourtant, SIC et études de genre ont en commun une difficile reconnaissance institutionnelle à leur naissance qui, d’ailleurs, intervient à la même période. Elles ont également en commun un ensemble de caractéristiques, comme une l’attention porté au terrain et une tendance à empirisme (Coulomb-Gully, 2009), mais aussi l’articulation de problématiques inter-scientifiques puisque « en SIC comme pour les études de genre, il n’existe pas d’objet en soi, mais bien des manières de le constituer » (Julliard, 2009). 

Cette proximité ne semble pourtant pas avoir été encore suffisamment explorée, en particulier pour questionner la construction des représentations « genrées » et des phénomènes de pouvoir, de domination, d’invisibilisation en organisation mais aussi plus précisément dans le contexte de professionnalisation de la communication. 

Aussi, comment le prisme du genre nous amène-t-il à (re)questionner la complexité des interactions avec les publics et au sein des corps de métier? Par exemple, comment la façon de communiquer dans les espaces publics et professionnels véhicule-t-elle une certaine compréhension du genre et rapports femmes / hommes ? Quelles avenues méthodologiques les différentes approches issues de ces courants de pensée peuvent-elles ouvrir pour la recherche sur la professionnalisation des communications ? Quels sont les apports et les enjeux pour la communication des approches critiques féministes ou intersectionnelles, qui croisent le genre avec d’autres facteurs d’inégalités comme la classe sociale, la racialisation ou le capacitisme, par exemple? 

Dans quelle mesure et avec quel appareillage conceptuel et méthodologique renouvelé, la perspective du genre permet-elle finalement de développer en SIC des travaux réflexifs et critiques permettant de tracer de nouvelles voies de recherches ou de reconsidérer des constats qui paraissent établis (Bernard, Loneux, 2014) ? Elles peuvent par exemple, conduire à questionner le « corps genrée » (Galinon-Mélénec, Martin-Juchat, 2014), les assignations de postures affectivo-corporelles, les normes attitudinales ou d’apparence vestimentaire imposées ou attendues dans les espaces professionnels de la communication.

L’appel à articles se veut ouvert à des travaux empiriques, des retours d’expériences professionnelles, comme à des réflexions plus théoriques et peut susciter des communications à la marge des axes susmentionnés ou mobilisant des perspectives en SHS ; sont recensées à titre d’exemple :

  • Les représentations genrées des relationnistes et autres métiers de la communication dans les contenus médiatiques et de fiction.
  • Les pratiques de production (routines, rituels); les phénomènes de réception et « publics imaginés » : comment les façons (genrées ou non) de concevoir les publics ou audiences influent sur les pratiques professionnelles ?
  • Les enjeux de formation, la place et incidences du genre dans les cursus de formation en communication.
  • Les dynamiques organisationnelles (recrutement/critères d’embauche, ségrégation verticale et horizontale, règles/codes de déontologie).
  • Les perspectives historiques (portraits, présence des femmes,..) ; perspectives sociologique et anthropologique et intersectionalités.

CALENDRIER ET CONSIGNES AUX AUTEURS

  • Remise des propositions : 20 février 2020 
  • Retour aux auteurs : 30 mars 2020
  • Texte complet réceptionné : 10 juin 2020 
  • Remise texte final : 15 octobre 2020 
  • Publication : décembre 2020

Les auteurs sont invités, dans un premier temps, à proposer une intention à soumettre d’ici le 20 février 2019, via le site internet de la revue. Les intentions feront entre 1200 et 1500 mots (bibliographie non comprise). Elles présenteront le titre, éventuellement l’axe dans lequel s’insère de façon préférentielle cette proposition, la problématique, la méthodologie adoptée, le cas échéant, et les principaux résultats qui seront développés.

Sous réserve d’un retour favorable sur ces intentions, les auteurs devront par la suite soumettre une première version de leur article complet au plus tard le 10 juin 2020, en suivant les normes de la revue sur son site : https://ojs.uclouvain.be/index.php/comprof/about/submissions

À noter: Communication & Professionnalisation fonctionne sur le mode de la publication continue : plusieurs dossiers thématiques sont ouverts simultanément sur le site de la revue, et les articles soumis et acceptés pour publication dans ces dossiers sont publiés un à un sur le site, au moment de leur finalisation, sans attendre que l’ensemble du dossier soit prêt à être publié. La revue est également intéressée à des propositions hors thématique. 

Références

Aldoory, L. Toth, E. (2002). « Gender discrepancies in a gendered profession: a developing theory for public relations », Journal of Public Relations Research, 14:2, p.103-126. 

Bernard, F., Loneux, C. (2014). « Chercheures et recherches au féminin : point d’étape, repérage et contributions en Sciences de l’Information et de la Communication », Revue française des sciences de l’information et de la communication [Online], 4, URL : http://journals.openedition.org/rfsic/829

Bertini, M.J, (2006). « Un mode original d’appropriation des Cultural Studies : les études de Genre appliquées aux SIC. Concept, théories, méthodes et enjeux », MEI, 24-25, p.116-124. 

Caron, C. (2004). « De l’appropriation inachevée du concept de genre en communication organisationnelle », Communication & Organisation, 25. 

Coulomb-Gully, M. (2009). « Les sciences de l’information et de la communication : une discipline Gender blind ?», Questions de communication, 16, 129-153. 

Coulomb-Gully, M. (2010). « Féminin/masculin : question(s) pour les SIC. Réflexions théoriques et méthodologiques », Questions de communication, 17, 169-194.

Elmer, P. (2010). Re-encountering the PR man. PRism, 7(4), 1-5.

Fitch, K. et Third, A. (2014). « Ex-journos and promo girls: Feminization and professionalization in the Australian public relations industry ». Dans Gender and public relations: Critical perspectives on voice, image and identity, Daymon, Christine et Kristin Demetrious (ed.). New York: Routledge, 221-268.

Grunig, L. A., Toth, E. L., et Hon, L. C. (2001). Women in public relations. New York: Guilford Press.

Julliard, V. (2009). « Pour une intégration du genre par les sciences de l’information et de la communication », Questions de communication, 16, 191-210. 

Malochet, G. (2007). « La féminisation des métiers et des professions. Quand la sociologie du travail croise le genre », Sociologies Pratiques, 1(14), p.91-99. 

Galinon-Mélénec, B., Martin-Juchat, F. (2014). « Du « genre » social au « genre » incorporé : Le « corps genré » des SIC », Revue française des sciences de l’information et de la communication [Online], 4, URL : http://journals.openedition.org/rfsic/857

Neveu, É. (2000). Le genre du journalisme. Des ambivalences de la féminisation d’une profession. Politix,  51,(3), 179-212. doi:10.3406/polix.2000.1109.

Niquette, M. (2000). De la féminisation des relations publiques : un discours en rupture de l’histoire des femmes relationnistes. Recherches féministes, 13(2), 47. 

Tindall, N. T. J., et Waters, R. D. (2012). Coming Out to Tell Our Stories: Using Queer Theory to Understand the Career Experiences of Gay Men in Public Relations. Journal of Public Relations Research, 24(5), 451‑475. 

Topic, M. et al. (2019). Women in Public Relations. A literature review (1982-2019). Euprera Report Vol.1, N°1. 

Toth, E. et Grunig, L. (1993). The Missing Story of Women in Public Relations, Journal of Public Relations Research, 5:3, 153-175.


Parution - Revue Française des Méthodes Visuelles – n°3 Géographies audiovisuelles

Parution

Revue Française des Méthodes Visuelles – n°3

Géographies audiovisuelles

 

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La Revue Française des Méthodes Visuelles est heureuse d'annoncer la parution de son troisième numéro intitulé « Géographies audiovisuelles » dont le dossier est consacré aux pratiques filmiques des géographes.

Le numéro est entièrement accessible en ligne : https://rfmv.fr/numeros/3/

Conformément à la ligne éditoriale de la revue, chaque article présente de nombreuses photos, extraits de films ainsi que plusieurs films de recherche en accès libre. 

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AAC RESIPROC 2019 - prolongation

Le genre : quels enjeux pour la professionnalisation en communication?

Colloque international RESIPROC
Université du Québec à Montréal
Québec (Canada)
30-31 mai 2019

Nouvelle date de remise des propositions de 5000 signes (2 pages) : 15 mars 2019

toutes les informations et AAC complet sur : https://resiproc.org/2019/01/22/aac-genre-professionnalisation-en-communication/


prolongation AAC RESIPROC 2019

Prolongation du délai de dépôt des propositions pour le colloque :

Le genre : quels enjeux pour la professionnalisation en communication?

Colloque international RESIPROC
Université du Québec à Montréal
Québec (Canada)
30-31 mai 2019

Nouvelle date de remise des propositions de 5000 signes (2 pages) : 15 mars 2019

SOUMISSION :
Les propositions seront soumises sous la forme d’un texte anonymisé de 5000 signes (y compris
références bibliographiques) et d’une page de page de garde portant mention de l’auteur (coordonnées et
rattachement), titre de la proposition, axe.
Elles seront envoyées par mail aux coordinateurs scientifiques :
Valérie Lépine, Université Grenoble Alpes, GRESEC : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Sandrine Roginsky, Université Catholique de Louvain, ILC-LASCO :
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Josianne Millette : Université Laval, LabCMO : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


AAC - Culture et musées - Dossier Musées et mondes numériques

Appel à articles

Revue Culture & Musées

Numéro thématique « Musées et Mondes numériques »

dirigé par Milad Doueihi et Florence Andreacola.

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Aujourd’hui,la culture numérique (Doueihi, 2013) traverse toutes les pratiques sociales et dans majorité de discours enthousiastes, elle est synonyme d’innovation, voiredecure de jouvence pour les mondes de la culture, dont le champ muséal (Sandri, 2016). L’objectif de ce numéro est de relire trois fondamentaux dumusée que sont lacollection, l’exposition et le public au regard de laculture numérique de manière critique et réflexive. Il s’adresse à des chercheurs en muséologie ainsi qu’à tous les chercheurs qui traitent du patrimoine, des archives, de la documentation, des institutions culturelles, des industries de la culture, des accès et de l’utilisation des données culturelles, ouvertes et/ou publiques. Les textes attendus pour ce numéro pourront s’intégrer dans l’un de ces trois axes ceux-ci n’étant pas exclusifs les uns des autres :

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Présentation de la revue

La Revue Française des Sciences de l’Information et de la Communication

Présentation

S’inscrivant dans la longue tradition éditoriale de la Sfsic, la spécificité de la Revue Française des Sciences de l’Information et de la Communication, est d’être une revue émanant d’une société savante dont l’orientation est donnée par le Conseil d’Administration. Sa ligne éditoriale vise à valoriser les expériences originales, les problématiques fortes et les champs de recherche en développement mais aussi à cultiver la mémoire collective de la communauté des chercheurs en SIC. La Revuepublie au rythme de trois numéros par an et est disponible sur la plateforme Revues.orgdu portail OpenEdition.

La RFSIC s’adresse au public international des chercheurs, des enseignants et des professionnels de l’information et de la communication, toutes spécialités confondues. Son ambition est de compter parmi les acteurs et instances qui assurent aujourd’hui à nos sciences leur visibilité internationale : elle rend compte ainsi des avancées scientifiques dans les différents champs des sciences de l’information et de la communication, des recherches émergentes, qu’il s’agisse de travaux portant sur des pratiques sociales, des dispositifs, des objets ou des concepts, de l’activité des équipes de recherches, de travaux des jeunes chercheurs, des revues, des départements d’enseignement, des groupes d’études, des associations proches…, autant d’activités de valorisation conformes aux engagements associatifs de la Sfsiccomme société savante représentant une communauté d’acteurs et donc légitimes en regard des attentes de notre communauté d’adhérents.

La RFSIC répond aux critères d’une revue qualifiante : comité de rédaction, comité scientifique international, sélection en double aveugle des articles, périodicité. Elle est considérée comme affiliated reviewde l’International Communication Association de puis 2018.

La construction du sommaire prévoit quatre catégories de rubriques :

  • Thématiques, une rubrique composée d’un dossier proposé par un ou deux coordinateurs scientifiques.
  • Spicilège, une rubrique de textes qui exposent des travaux sur des problématiques nouvelles en Sciences de l’Information et de la Communication.
  • Regards Croisés, une rubrique proposant des textes axés sur une épistémologie comparée des sciences de l’Information et de la Communication 
  • Vie des communautés en SIC
  • Ligne Suddont l’objectif est de promouvoir et valoriser les politiques d’échanges scientifiques entre l’Afrique et la France, voire l’Europe.
  • Revue des revues 
  • La vie des Labos
  • Parutions (recension d’ouvrages)

Les textes proposés pour les rubriques Thématiques,SpicilègeRegards croisésfont l’objet d’une double relecture anonyme. La rubrique Vie des communautés en SIC, organisée en quatre sous-rubriques, insère des publications invitées et des recensions d’ouvrages.

La RFSIC est inscrite sur la liste des revues qualifiantes adoptée par le Conseil National des Universités 71ème, la Conférence des Directeur.rice.s des Unités de Recherche en Sciences de l’Information et de la Communication et la Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication (http://SFSIC.org/index.php/infos/liste-des-revues-qualifiantes-en-71ème-section).

Composition du comité éditorial 

  • Le comité éditorial comprend 14 membres :
  • Direction de la publication : le/la Président-e de la SFSIC
  • Directeur-trice éditoriale
  • Le/La VP Recherche
  • Trois membres du Conseil d’Administration de la SFSIC
  • Trois membres extérieurs
  • Les responsables des rubriques
  • Les membres fondateurs

Ce comité se réunit une fois par an lors de la tenue d’un CA de la Sfsic: il analyse les propositions de dossiers et, s’appuyant sur les analyses des membres du comité scientifique, garantit les relectures en double aveugle et assure le suivi des numéros. Les responsables des rubriques peuvent ne pas appartenir au Conseil d’Administration en étant porteurs d’une charge de mission décidée par le CA de la Sfsic.

Comité scientifique

La composition de comité scientifique est actualisée tous les ans. Ce comité de chercheurs nationaux et internationaux intègre les chercheurs qui ont dirigé un dossier. Il reflète tous les champs, les problématiques de recherche et les sensibilités des sciences de l’information et de la communication.

Consulter : https://RFSIC.revues.org/206

Pour proposer un dossier pour la rubrique Thématiques

Consulter : https://rfsic.revues.org/401

La rubrique Thématiquesa pour ambition de rendre compte des avancées en sciences de l’information et de la communication, d’identifier, de construire, d’anticiper les grandes problématiques de recherche, de créer les conditions d’une visibilité ou reconnaissance scientifique internationale de nos disciplines. La forme éditoriale est le dossier thématique qui regroupe des contributions originales jugées conformes au thème proposé et à nos critères d’évaluation. Les contributions en anglais sont acceptées si les auteur.e.s n’ont pas la possibilité d’en fournir une version en français.

Le texte de proposition (entre 6 et 8 000 signes) doit comprendre, outre l’appel à contributions, une proposition de comité scientifique à valider par le comité éditorial (8 dont 3 étrangers) et un calendrier. Il sera évalué par le comité éditorial. Les textes des contributions aux dossiers (entre 30 et 40 000 signes) devront être soumis à la procédure du double-aveugle par des membres du comité scientifique constitué spécifiquement pour chaque dossier.

Pour proposer un article pour les rubriques Spicilèges et Regards croisés :

Les rubriques Spicilègeset Regards croisésrecueillent et mélangent des contributions qui, traitant d’objets singuliers, font le pari de problématiques originales, de questionnements de recherche émergents susceptibles d’interpeller les chercheurs de nos disciplines. Sont explorés les courants et les tendances dans nos multiples spécialités disciplinaires avec le souci, dans le cas de Regards croisés, d’une grande ouverture internationale. Les textes des contributions à ces rubriques seront soumis à la procédure du double-aveugle par des membres du comité scientifique de la revue

Rubrique Spicilèges: Proposition d’article entre 30 et 40 000 signesà adresser au responsable de la rubrique Gino Gramaccia (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Rubrique Regards croisés : projet de 3000 signes à adresser au responsable de la rubrique Fabien Bonnet (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.), texte final de 20 000 signes.

Pour proposer un article pour les titres de la rubrique Vie des communautés en SIC :

Les textes répondent à des sollicitations mais peuvent aussi être proposés spontanément. Tout échange peut se faire avec Gino Gramaccia (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Consignes de rédaction :

Tout texte doit être précédé d’un résumé et de mots-clefs en Français et en Anglais. Il doit suivre les consignes rédactionnelles de la revue consultables sur : https://rfsic.revues.org/401

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AAC - tic & Société - Mutations numériques de la musique : des contradictions à analyser

Appel à contribution tic&société

Mutations numériques de la musique : des contradictions à analyser

 

Numéro dirigé par Christophe Magis (Université Paris 8 — Cemti) 
et Lucien Perticoz (Université Lyon 3 — Marge)

 

Depuis une quinzaine d’années, les enjeux des « révolutions numériques » de l’industrie musicale ont fait l’objet de nombreux travaux, tant de la part d’universitaires que d’experts et responsables du secteur. Outre des réflexions socioéconomiques sur les nouveaux modèles d’affaires à mettre en place, un grand nombre de propositions ont cherché à analyser tant les nouveaux usages et pratiques musicales liées au numérique que les divers déplacements des frontières que le numérique induit entre auditeur et créateur, auditeur et producteur, auditeur et prescripteur. Le présent appel entend s’ajouter à ces propositions, mais en invitant les contributeurs et contributrices à davantage interroger les mutations numériques de la musique à partir des contradictions qu’elles portent.

 

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Doctorales SFSIC 2017

Séminaire Ecrilecture augmentée

Outils d’écrilecture augmentée sur le web pour les communautés scientifiques

Où ? Université Paris X, Nanterre, Salle A304 au 3ème étage du bâtiment A.

Quand ? Mardi 31 mars 17h00-18h30

 

Présentation Séminaire

Le web et les technologies associées au lien hypertexte sont à l’origine d’environnements d’écrilecture dont nous nous proposons d’établir une photographie sous l’angle de l’innovation logicielle et sous l’angle des usages actuels et à venir dans les communautés scientifiques concernées par la génétique et la compréhension des textes.

Le livre numérique en prise avec la “réalité augmentée”, l’externalisation et la diversification des annexes : images illustratives, informations bibliographiques, jeux de données et données post-publiées conduisent à la publication scientifique augmentée entrainant des modifications de la lecture, immersive ou analytique, proche/distante (close and distant reading) qui méritent d’être analysées.

Programme du 31 mars 2015

1) Présentation du projet d’humanités numériques ReNom par Marie-Luce Demonet, (Centre d’Études Supérieures de la Renaissance, CNRS / Université François-Rabelais, Tours).

2) Lecture Savante et outils nomades, par Cheikh Ba (Laboratoire Dicen, Université Paris Ouest).

Séminaire Ecrilecture augmentée

Appel à candidatures - Ecole d'été: Recherche en Littératie Médiatique et Education aux Médias

Appel à candidatures - Ecole d'été: Recherche en Littératie Médiatique et Education aux Médias

Louvain-la-Neuve (Belgique), 12-13-14 septembre 2016

Web: http://www.limeam2016.info/

L’école structurera ses travaux autour des quatre axes thématiques suivants :

  • Axe #1 : Questions de recherche et cadres conceptuels : « Education aux médias et littératie médiatique : comment poser les bonnes questions de recherche aujourd’hui ? »
  • Axe #2 : Méthodes de la recherche en littératie médiatique : « Observer les usages médiatiques, définir les compétences médiatiques : quels croisements ? »
  • Axe #3 : Méthodes de la recherche en éducation aux médias : « Evaluer les pratiques et programmes d’éducation aux médias : méthodes et défis »
  • Axe #4 : Valorisation de la recherche : « Concevoir des recherches en éducation aux médias et littératie médiatique à haut impact sociétal »

Chacun de ces axes fera l’objet d’une demi-journée de travail, débutant chacune par deux conférences plénières données par deux chercheurs reconnus du domaine, suivies d’ateliers centrés sur les sujets de recherche des doctorants, explorant ceux-ci sous l’angle de la thématique abordée par les conférences plénières.

Le mode d’organisation de l’école d’été permettra en outre de nombreuses interactions informelles entre experts et doctorants durant les trois jours.

L’objectif de cette école doctorale est de permettre aux doctorants dont les recherches sont liées à la thématique

  • de bénéficier de l’expertise de chercheurs reconnus dans leur domaine de recherche à travers des exposés théoriques et méthodologiques de synthèse,
  • de présenter leur recherche à une assemblée composée de ces experts et d’autres doctorants et chercheurs,
  • de travailler collectivement à l’amélioration de leur projet avec ceux-ci ;
  • et d’améliorer leur connaissance des recherches menées par leurs pairs.

L’école d’été aura pour langues de travail le français et l’anglais.

Dates importantes

  • 15 mai 2016 : échéance des soumissions des candidatures
  • 15 juin 2016 : notification aux candidats
  • 12-13-14 septembre 2016 : école d'été

Soumission des candidatures

Les doctorant·e·s souhaitant présenter et discuter leur recherche doctorale lors de l’école d’été sont invité·e·s à soumettre un dossier de candidature, comprenant les éléments suivants :

  1. Un bref curriculum vitae (une à deux pages) ;
  2. Une présentation de sa recherche doctorale en un maximum de 1500 mots (références non comprises), en français ou en anglais, comprenant les quatre sections suivantes :
    1. Problème ou enjeu sociétal auquel votre thèse entend répondre ;
    2. Question de recherche, hypothèses (dans le cas d’une démarche hypothético-déductive) et cadre théorique de votre thèse ;
    3. Méthode (de recueil et d’analyse de vos données) ;
    4. Résultats attendus : l’utilité de votre recherche, du point de vue de la recherche et/ou du point de vue sociétal (e.g. pour le monde de l’éducation, pour le monde politique, pour l’industrie des médias).
  3. Un résumé de cette présentation en un maximum de 300 mots, en anglais si la présentation est rédigée en français, ou en français si la présentation rédigée est en anglais.

Les dossiers de candidature seront envoyés, sous la forme d’un fichier unique (word ou pdf) comprenant cv et présentation, à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour le 15 mai 2016 au plus tard.

Les candidat·e·s seront notifié·e·s personnellement de l’acceptation de leur participation le 15 juin 2016.

Plus d'informations: http://www.limeam2016.info/