Evénements

Colloque - L’information des chaînes internationales, entre logiques géopolitiques et logiques économiques

COLLOQUE

L’information des chaînes internationales, entre logiques géopolitiques et logiques économiques

Vendredi 28 octobre 2011
Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord,

4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint-Denis,
93210 Saint-Denis


Matinée : 9h15 – 13h00
9h15 – Accueil des participants et des auditeurs

9h30 – Ouverture et présentation de la journée

9h50 – Tristan Mattelart, Professeur à l’UFR Culture et communication, Université Paris VIII
Radios et télévisions internationales, acteurs de la mondialisation de l’information

10h30 – Romain Lecler, Doctorant en Sociologie Politique au CESSP, EHESS –
Université Paris I
Les deux courants de l’audiovisuel extérieur français : la « forteresse francophone » et la « CNN à la française »

11H10 – Pause

11h30 – Ludivynn Munoz, Doctorante à l’Institut Français de Géopolitique,
Université Paris VIII
L’audiovisuel extérieur de la France, entre réalités et conséquences sur le terrain :
l’exemple du Liban

12h10 – Aline Hartmann, Doctorante en sociologie, Institut Marcel Mauss
L’information journalistique sur la chaîne de télévision transnationale ARTE
ou le primat de la logique diplomatique

12h50 – Sun Jiangeng, Doctorant à l’Institut d’Études politiques de Rennes
Avec CNC World, la Chine s’invite à la bataille de l’information internationale

13h30 – Pause déjeuner
Aprés-midi, 14h00 - 17h30


14h00 – Olivier Koch, Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication,
Université Paris XIII
Télévisions internationales et “diplomatie publique” américaine au Moyen-Orient

14h40 – Mohamed El Oïfi, Maître de Conférences à Sciences-Po Paris
Al-Jazeera/Al-Arabiya : un duel diplomatico-médiatique

15h20 – Fabrice Andreani, Doctorant en science politique, Sciences-Po CERI (Paris)
« Nuestro Norte es el Sur » : Telesur entre critique sociale de l’impérialisme et relais de la Realpolitik bolivarienne

16H00 – Ximena Gonzales Broquen, Docteur en philosophie,
Centre d’Étude de la Science à l’Institut Vénézuélien de Recherche Scientifique
Telesur, l’intégration comme infostratégie internationale

16h40 – Ana Lúcia de Medeiros Batista, Doctorante à l’Université de Brasilia, et Madrilena Feitosa, journaliste à la télévision UFTB
Quelle stratégie de communication transnationale pour le Brésil ?

Informations pratiques

Adresse et plan d’accès
MSH Paris-Nord, 4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint-Denis, 93210 Saint-Denis (station de RER B « La Plaine-Stade de France » : prendre la sortie « avenue du Président Wilson » à l’opposé du Stade de France).
Voir plan d’accès à http://www.mshparisnord.fr/fr/la-msh-paris-nord/contacts/acceder-a-la-msh-pn.html
Code: 5623
Contact
Téléphone MSH Paris Nord: 01 55 93 93 00
Mail de correspondance : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Colloque organisé par Olivier Koch avec le soutien de la MSH Paris Nord


Séminaire : Méthodes de recherche sur l’information et la communication (Mic)

Méthodes de recherche sur l’information et la communication (Mic)
Séminaire, atelier

Animé par Hélène Bourdeloie
Maître de conférences, Labsic, Université Paris 13,
chercheuse associée au laboratoire Costech, UTC
&
David Douyère
Maître de conférences, Labsic, Université Paris 13

Les publications et les communications, de par leur format propre, laissent souvent peu de place à une présentation détaillée des méthodologies employées, et rarement à une discussion des difficultés rencontrées, laissant ainsi « les méthodes » de la recherche dans l’obscurité des travaux, individuels ou d’équipe, ou formalisées dans les manuels de recherche.
La diversité des méthodes développées dans la recherche sur l’information et la communication, phénomènes mêlés et indissociables, nous a donc semblé appeler un espace de réflexion et d’échange qui permette de rendre visibles les « façons de faire » développées en recherche, et ce quels qu’en soient le champ et le cadre théorique de référence.
Ce séminaire entend par conséquent proposer un espace de dialogue et de rencontre sur les façons d’étudier les phénomènes d’information et de communication. Et puisque les méthodes constituent également un enjeu théorique, ce séminaire a aussi pour vocation d’interroger l’épistémologie de  l’information et de la communication, au principe de ces enjeux.
Les méthodes de recherche s’inscrivent bien évidemment dans des communautés de recherche – voire des courants de pensée –,  des espaces de socialisation, de reconnaissance et de publicisation : la méthode est aussi affaire de conventions et de langage, sinon de pouvoir.
Il ne nous appartient pas ici de valider un type de méthodes. Parler de méthodes n’a pas pour objectif d’opposer – et encore moins d’imposer – une scientificité à une autre, ni de déjouer la scientificité des travaux présentés, mais de montrer suivant quelle scientificité propre les recherches menées sur l’information et la communication se déploient.
Il demeure en effet important, pour notre champ de recherche, de savoir et de comprendre « comment les choses sont faites », de quelles façons les travaux sont menés, autant que de savoir à qui ils se réfèrent et à quoi ils aboutissent.
Il nous paraît essentiel en effet que soient exposées et discutées les façons de faire de la recherche (position du chercheur et réflexivité, mode de recueil et d’interprétation des données, collecte, entretiens, analyse de documents, observation, analyse quantitative, webométrie, analyse d’images, action et intervention, expérimentation, modélisation, etc.), dans leur diversité, que soient évoqués les inévitables biais des méthodes utilisées afin de comprendre les modalités spécifiques des recherches conduites.
Cet espace commun de réflexion sur la méthodologie de la recherche sur l’information et la communication entend donc croiser des regards et des postures méthodologiques à propos de collectes et analyse de données, médias, discours, dispositifs techniques, organisations, institutions culturelles, pratiques sociales, signes, langage, politique, actions de communication… quel que soit le champ théorique d’inscription de la recherche (sciences de l’information, socio-économie, économie politique de la communication, sociologie de la communication, étude des médias, sociologie du journalisme, analyse de discours, sémiologie et sémiotique, cultural studies, gender studies, multimédia, web sciences, sémio-pragmatique, histoire, médiologie, cognition, anthropologie, etc.).
Il nous importe en effet de discuter des méthodes de recherche  et des postures épistémologiques des chercheurs face à ces questions, en vue de produire ensemble quelques éclaircissements sur la science telle qu’elle se dit et se construit, et telle que nous la pratiquons.

icon Programme 2011-2012

 Jeudi 10 novembre 2011 : « Enquêter sur des pratiques, quelles méthodes ? »

  • o    Bertrand Legendre (Labsic, Université Paris 13), « Premier roman et primo-romanciers ; problèmes de méthodologie ».
  • o    Nicolas Bencherki (Groupe Log, Université de Montréal ; CSI, Mines ParisTech), « L’éthnométhodologie et l’École de Montréal ».

Jeudi 26 janvier 2012 : « Analyse multimodale et discursive des pratiques communicationnelles sur le web »

  • o    Julie Denouël (Praxiling, Université Montpellier 3, CNRS), « Pour une approche sociodiscursive de l'expression de soi sur le web. Remarques méthodologiques ».
  • o    Fanny Georges (ICM, Université Paris 3), « Les métaphores du profil, approche sémiotique multimodale et comparée de la présentation de soi sur le web et dans les jeux vidéo ». 

Jeudi 15 mars 2012 : « Le terrain et la rationalité »

  • o    Joëlle Le Marec (Cerilac, Université Paris Diderot), « Comment garder vivantes les sources de l’enquête ? ».
  • o    David Douyère (Labsic, Université Paris 13), « La relation première / la première relation avec ‘‘l’informateur’’ ».

Jeudi 3 mai 2012 : « Posture épistémologique et engagement »

  • o    Laurence Monnoyer-Smith (Costech, UTC), « L’intervention du chercheur sur le terrain : quelle posture épistémologique ? Le cas de la conception des débats publics ».
  • o    Fabien Granjon (Cemti, Université Paris 8), « Une sociologie engagée est-elle possible ? ».


Vendredi 8 juin 2012 : journée d’études (se tiendra à l’Université Paris 13). Le programme de cette journée sera communiqué ultérieurement.



La participation est ouverte aux chercheurs qui travaillent sur des phénomènes informationnels et communicationnels, quels qu’en soient le domaine et la discipline. La participation, gratuite, se fait sur inscription auprès d’Hélène Bourdeloie (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) et de David Douyère (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Si vous souhaitez intervenir ultérieurement, merci de nous contacter.
Les séances auront lieu tous les deux mois, de 15h30 à 18h30. Chaque séance, d’une durée de 3h, permettra la présentation de deux approches.
Les séances auront lieu dans les locaux de l’Institut du Management de l'Information (IMI) de l'Université de technologie de Compiègne au 62 boulevard de Sébastopol, Paris 3e (métro Etienne Marcel ou Réaumur, ligne 4 ; RER Châtelet-les-Halles, sortie Lescot).
La journée d’étude qui clôturera l’année aura lieu à l’Université Paris 13, 99 avenue J.-B. Clément, à Villetaneuse (93).
Ces séances sont organisées avec le soutien du Labsic, Université Paris 13, et avec l’aimable concours du laboratoire Costech  (UTC).
Information actualisée sur : http://www.univ-paris13.fr/labsic/actualites/seminaire-methodes-de-recherche-sur-linformation-et-la-communication-mic

Journée d'étude : "Alfred Schütz aujourd'hui ?"

Journée d'étude : "Alfred Schütz aujourd'hui ?"

6 OCTOBRE 2011 de 13H00 À 18H00

http://paragraphe.info/content/view/136/108/lang,fr/

Lieu : Pole universitaire de Gennevilliers, 1er étage, salle J149, Pôle Universitaire de Gennevilliers

ZAC Barbanniers, 1, avenue Marcel Paul, 92230 Gennevilliers, France.

 

INTRODUCTION

Dans le cadre de la réflexion initiée en 2008  sur les fondements épistémologiques des Sciences de l’Information-Communication, l’équipe de recherche INDEX, sous la responsabilité de Madjid Ihadjadene et Pierre Quettier, ouvre un cycle de séminaires sur la thématique :

« Information-Communication et construction du sens, vers une compréhension subjective des phénomènes »

Notre intention est d’interroger ainsi les sources et les usages des modèles phénoménologiques (Schütz, Garfinkel, etc.), pragmatiques (Mead, Goffmann, Birdwhistell, etc.) et constructivistes (Bateson, Watzlawick, etc.) aujourd’hui au regard de nos objets de recherche et d’en projeter, autant que possible, de nouvelles. Nous entamerons ce cycle avec un des initiateurs majeurs de la phénoménologie sociale, Alfred Schütz, en présence de l’un des spécialistes et traducteurs de son œuvre, Thierry Blin.

PROGRAMME

Les communications dureront de 15 mn à 30 mn suivies d’échanges avec les auditeurs.

13H00-13H15    
Ouverture par Madjid Ihadjadene & Pierre Quettier (Université Paris 8)

13H15-14H00    
Conférence invitée de Thierry BLIN (U. Montpellier 3): concepts fondamentaux de la phénoménologie schützéenne

14H00-14H30    
Stavroula Bellos (U. Paris 8) - Epistémologie et méthodes en sciences humaines et sociales

14H30-15H00        
Béatrice Arruabarrena (U. Paris 8) - Applications mobiles et valorisation de données en contexte : Les pratiques de quantification de soi en tant que processus constitutifs d'une "connaissance augmentée" de soi

15H00-15H30 
Claire Noy (U. Montpellier 3) - Projets d'acteurs et intentions de recherche interactionniste

15H30-16H00    Pause Café

16H00-16H30   
Hakim Hachour & Madjijd Ihadjadene (U. Paris 8) - Pratiques informationnelles et vie quotidienne : contribution du concept de "Système de pertinence" schützéen au problème de la compréhension

16H30-17H00    
Safia Abouad (U. Paris 8) - Partage de savoirs en situation : apports de la thèse     des perspectives réciproques d'Alfred Schütz

17H00-17H30    
Pierre Quettier (U. Paris 8) - Ethno-phénoménologie d’un kata de     transmission de la tradition japonaise

17H00-18H00    Discussions et clôture

PRÉSENTATION DE LA THÉMATIQUE

Les travaux d’Alfred Schütz (1899 – 1959), phénoménologue et sociologue, constituent une ressource indéniable pour les sciences humaines et sociales mais leur valorisation effective relève plus souvent d’un « coup de chapeau au passage » que d’un usage et d’une référence précise aux concepts et méthodes novateurs qu’il a très tôt proposés. Schütz a développé une phénoménologie sociale comme « théorie et méthode de modélisation du monde social » qui est à la base du constructivisme social. Il s’est inspiré notamment des travaux d’Husserl en phénoménologie (comme science de l’expérience des phénomènes, de la conscience et de la conscience de soi), de Scheler en anthropologie culturelle, de James en psychologie, et de Parsons et Weber en sociologie. Schütz fut l’un de ceux qui posèrent le problème de la qualité de l’observateur, le principal instrument de mesure en sciences humaines, qui est lui-même un acteur social. Schütz a défini les deux fondations de l’action chez un acteur social : le monde pris pour allant de soi (taken for granted), celui où l’acteur n’approfondit pas l’analyse des éléments qui l’entourent, et ce, jusqu’à nouvel ordre (Schütz 1967, p.74) ; et une situation biographiquement déterminée par un ensemble d’expériences unifié dans un moment : cette situation serait le point de départ d’une projection dans l’« agir » (Schütz, 1962, p.76).
Les traductions françaises, initiées par Thierry Blin dans les années 90 (Blin, 1995, 1998, 1999), ont vu un regain d’intérêt ces dernières années (Schütz, 2007a, 2007b). Bien qu’il soit très difficile de résumer l’œuvre de Schütz en quelques lignes, nous osons synthétiser sa problématique ainsi : « Comment le sens émerge dans l’action ? Qu’est-ce-qui « fait sens » pour l’acteur ? Comment la compréhension mutuelle est-elle substantivée dans le monde-de-la-vie ? ».

Schütz peut être considéré comme un pré-cogniticien lorsqu’il traite avec précisions du processus interprétatif et du stock de connaissances de sens commun (& Luckmann, 1973, 1989), comme un méthodologue des sciences sociales lorsqu’il questionne la rationalité scientifique, comme un pré-cybernéticien lorsqu’il dit devoir s’intéresser autant aux causes – l’étiologie – qu’aux objectifs de l’action – la téléologie (Pharo & Quéré, 1990), comme anthropologue de la communication lorsqu’il développe sa théorie du tuned-in relationship (2007b)…

…Force est de constater que les propositions schützéennes se sont diffusées, peut être même diluées parfois, au sein de disciplines très diverses : sa théorie de la pertinence a été utilisée en sciences de la documentation (Saracevic, 2006), son modèle sémiotique de l’organisation sociale et de la réalité a fondé le constructivisme social de Berger et Luckmann (1986), sa « thèse générale des perspectives réciproques » a participé à l’élaboration du « tournant social » des sciences de l’information, du courant du Computer Supported Cooperative Work (Crabtree, 2003 ; Munro et al., 1999) et de l’approche située des interactions homme-machine (Suchman, 1987), ses réflexions sur le raisonnement sociologique pratique est aux fondements de l’ethnométhodologie (Garfinkel, 1967), sa contribution à l’approche cognitive en ergonomie (Theureau, 2006)…

Notre intention pour ce séminaire de recherche sera de faire un premier état de recherches en information-communication qui font un usage spécifique et reconnu des concepts et méthodes introduites par Schütz. Pour ce faire, nous posons la question suivante à nos collègues intéressés à participer : 
Comment l’œuvre de Schütz contribue-t-elle, ou pourrait-elle contribuer, à la compréhension des phénomènes info-communicationnels ?

 

Colloque : Traces numériques et recrutement, le Havre, 13/10/2011


Au Havre, Le 13 octobre 2011 

Au département INFOCOM de l’IUT
Quai Frissard (face à la gare)

TRACES NUMERIQUES et RECRUTEMENT

Colloque pluridisciplinaire et pluriacteurs

Direction scientifique :

Pour l’INFOCOM : Pr. Béatrice GALINON-MELENEC (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
Pour l’Informatique : Pr. Cyrille BERTELLE  (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

Maîtres de conférences animateurs des tables rondes :

Pour l’INFOCOM : Sami Zlitni (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
& Fabien Liénard (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
Pour l’Informatique : Alexandre Pauchet (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)


Organisation/administration :

AVANT ET APRES LE 13 OCTOBRE : le CIRTAI
Responsable administrative du CIRTAI Francoise Guyot Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Tel du secrétariat : 02 32 74 41 35

LE 13 OCTOBRE : le département INFOCOM
Directeur  du département INFOCOM : Sami ZLITNI Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Secrétaire : Liliane ROUZES  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Tel du secrétariat : 02 32 74 48 05


ARGUMENT

À l’heure où “l’Allemagne envisage de légiférer pour bannir les recruteurs du réseau social le plus fréquenté du monde”1 et où les DRH (Directeurs des Ressources Humaines) déclarent “stocker des profils Linked In, Viadeo ou Facebook, de surcroît présélectionnés par des collaborateurs, est un vrai gain de temps et d’argent pour les services RH”2 (RH = Ressources Humaines), la question de la place des traces laissées sur le Web dans le choix des recruteurs devient cruciale.

Le colloque 2011 Traces numériques et recrutement (T.N.R) se situe à l’interface de deux recherches : une recherche théorique sur le sens à donner à la trace humaine (L’Homme trace, CNRS éditions, 2011) et une recherche appliquée de trois ans « Traces numériques, discrimination et recrutement » qui vise à cerner quelle est la place que donnent les recruteurs aux traces laissées sur le Net par les candidats et en quoi leur traitement donne lieu à discrimination ou à opportunité de développer la diversité dans l’entreprise.

En ce qui concerne la recherche des traces numériques relatives à l’individu, on sera amené à distinguer les traces laissées par l’individu lui-même sur des sites de socialisation et les traces dues aux archives numériques de différentes organisations dont il dépend. Nous verrons en quoi elles diffèrent et l’analyse de leur éventuel assemblage.

Les chercheurs en informatique interviendront pour apporter leur expertise quant aux accès aux traces disponibles et à leurs synthèses via des graphes identitaires ainsi qu’aux services qui les rendent intelligibles.

Pour en savoir plus sur les pratiques (dans le cadre de l’estuaire de la Seine, de la Haute Normandie et de l’axe dit du « Grand Paris »), nous souhaitons faire appels aux acteurs en mesure de nous faire part de l’Etat des lieux de l’usage du numérique en matière de recrutement sur ce territoire.

Le but de ce colloque est de contribuer aux fondements théoriques et méthodologiques indispensables pour mettre en place un protocole d’observations et d’expériences dont les objectifs opérationnels se déclinent de la façon suivante :

  • - repérer les pratiques de recrutement prenant en compte les traces numériques et identifier les usages du côté des candidats comme des recruteurs,
  • - produire une synergie de recherche entre chercheurs de plusieurs disciplines relevant des mêmes territoires (estuaire, Haute Normandie, Axe Grand Paris) pour produire une recherche innovante sur le thème,
  • - permettre par un retour de la synthèse des interactions théories/pratiques un contenu sous forme d’ouvrage de référence susceptible de soutenir la formation initiale et continue correspondante (par exemple  pour la formation en DRH).

Télécharger le programme du colloque traces et recrutement, Le Havre, 13 octobre 2011

Programme


8H56 : arrivée du train en provenance de Paris
Précision sur le trajet suivi :
Quand on sort de la gare (côté taxi et bus), prendre la passerelle qui traverse le bassin et  conduit aux DOCKS du quai Frissard. L’IUT est derrière le parking.


9h 15 Accueil des participants dans le Hall de l’IUT quai Frissard
(Café, brioches, jus de fruits)


9H 30 Message d’accueil  

  • de l’université par Aziz Alaoui, Vice Président Recherche
  • de l’IUT par  Stéphane LAUWICK, directeur de l’IUT.

9H 45 Présentation des organisateurs :
RIGHT par Béatrice Galinon-Mélénec, CIRTAI par Benjamin Steck, LITIS par Cyrille Bertelle, Département INFOCOM par Sami Zlitni.


10H Liminaire
«  Faut-il interdire la chasse des traces numériques aux recruteurs ? »
Béatrice Galinon-Mélénec, Professeur en Sciences de l’information et de la Communication,  CIRTAI/UMRIDEES, LE HAVRE.


10H15 Conférences inaugurales : le sens de la trace, regards croisés 

  • « L’usage de la notion de trace en SIC », par Yves Jeanneret, Professeur en Sciences de l’information et de la Communication,  GRIPIC, CELSA PARIS IV SORBONNE.
  • « Suivre les traces. Observations de traces numériques et construction de sens », par Alain MILLE, Professeur en informatique, SILEX, LYON 1.

 

11H  Les pratiques de recrutement avant le numérique  Table ronde 1

animation par Sami Zlitni, maître de conférences en Sciences de l’information et de la Communication,  CIRTA/IDEES, LE HAVRE,CDHET

  • 11H : « Recrutement, l’intuition en dernière instance ? »,  Béatrice Galinon-Mélénec, Professeur en Sciences de l’information et de la Communication,  CIRTAI/UMRIDEES, LE HAVRE
  • 11h 20 : « Traces numériques et redocumentarisation de l’individu », Eric Delamotte, Professeur en Sciences de l’information et de la Communication, GRHIS, ROUEN.
  • 11H 45 : L'univers des traces numériques

 



Table ronde 2 : l’approche des chercheurs en SIC

Animation par Fabien Liénard, maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication,  CIRTAI/IDEES, LE HAVRE et LiDiFra ROUEN.

  • 11 H 45 « Identité numérique verticale : la normalisation garde-fou », Jacques Perriault,  Professeur émérite en Sciences de l’information et de la Communication PARIS OUEST NANTERRE, ISCC CNRS PARIS.
  • 12H 15 « Identité numérique volontaire et anonymisation des traces », Louise Merzeau, maître de conférences en Sciences de l’information et de la Communication, MoDyCo, université PARIS OUEST NANTERRE

12h 45 – 14H : Pause repas

14H30 L’approche des chercheurs en SIC (suite)

14 H 30 "Usages des traces par la publicité comportementale", Hervé Le CROSNIER, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la Communication habilité à diriger des recherches, GREYC, CAEN, département informatique, en délégation ISCC CNRS PARIS.

Table ronde 3 : l’approche des chercheurs en informatique 

Animation par Alexandre PAUCHET, maître de conférences informatique, LITIS - INSA de Rouen

  • 15H « Modèles stigmergiques et traces dans des cartes conceptuelles", Cyrille Bertelle, Professeur en informatique, LITIS, LE HAVRE.
  • 15H30 « Traces d’interactions, traces d’utilisation  et utilisation des traces », Magali ollagnier Beldame, docteur en sciences cognitives, LIRIS LYON 1.
  • 16H  « L’appropriation cognitive des traces, Maryvonne Holzem », maître de conférences en Sciences du langage, LidiFra, ROUEN et Jacques Labiche, Professeur émérite en informatique, LITIS ROUEN.

16H30  Pause (brioches, jus et café)

16H 45   Exploration des applications du terrain

Table ronde  3 « Les pratiques dans l’estuaire de la Seine, paroles d’acteurs »

Chairwoman, Madeleine Brocard.

  • «  Candides ou raisonnées : les pratiques  des sites sociaux par les jeunes 18-25 ans, fréquentant la mission locale ; observations sur 8 mois », Clotaire N’DHA,  directeur de la MISSION LOCALE, LE HAVRE.
  • Politique de soutien au développement des pratiques des offres d’emplois (portail emploi- estuaire, site de recrutement en ligne Haute Normandie/ Grand Paris. Résultats portants sur 11 000 candidats. Francine FERET,  CCI, LE HAVRE.


17h45  Conclusion

  • « L’interprète des traces numériques, une nouvelle pratique divinatoire ? »
  • Emmanuël Souchier
  • Professeur  en Sciences de l’information et de la Communication
  • GRIPIC, CELSA- PARIS IV-SORBONNE


18h 30 FIN DU COLLOQUE

19H13 : Horaire du départ du train pour Paris


Pour en savoir plus :

http://rightunivlehavre.wordpress.com/

Colloque - Les cultures des Sciences en Europe

Colloque international

LES CULTURES DES SCIENCES EN EUROPE
Volet 2 : DISPOSITIFS, PUBLICS, ACTEURS, INSTITUTIONS

Strasbourg, les 13, 14, 15 octobre 2011
Maison des Sciences de l’Homme Alsace (MISHA) / Palais Universitaire


Organisation : Philippe Chavot (LISEC, Université de Strasbourg) / Anne Masseran (CREM, Université Nancy 2 & Université de Strasbourg)

Lieux des conférences : Maison des Sciences de l’Homme Alsace (MISHA - Tram C, arrêt « Observatoire » – Allée du Gnl Rouvillois) / Palais Universitaire (Tram C, arrêt « Gallia » – Place de l’Université)

Information et inscription : cultures.sciences[at]free.fr ; http://culturesdessciences.fr

Le colloque « Les cultures des sciences en Europe. Volet 2 : dispositifs, publics, acteurs, institutions » abordera les enjeux politiques de la culture scientifique, les volontés d’acteurs, la question des publics. Il est organisé par le Centre de recherche sur les médiations (CREM - EA 3476) (Université Paul Verlaine-Metz, Université Nancy 2, Université de Haute-Alsace) et le Laboratoire interuniversitaire des sciences de l’éducation et de la communication (LISEC - EA 2310) (Université de Strasbourg, Université Nancy 2, Université de Haute-Alsace)

Le premier volet du colloque : « Dispositifs en pratique », s’est tenu à Nancy, au PRES de Lorraine, les 10- 1 février 2011. Les contributions et débats ont mis en lumière les caractéristiques pratiques des dispositifs de culture des sciences et des techniques sur le plan national, régional et européen (l’appel à
communication concernant ce premier volet, ainsi que le programme détaillé sont consultables sur le site : http://culturesdessciences.fr). Des pistes fructueuses ont ainsi été ouvertes. La question des dispositifs a été illustrée et discutée, qu’il s’agisse des dispositifs de débats publics ou permettant l’engagement des citoyens, de l’émergence de dispositifs particuliers (spectacles, séries TV, serious games…) ouvrant sur des mises en scène originales de la science et des technologies : ces exemples démontrent la vivacité des cultures des sciences et la créativité en ce domaine. Par ailleurs, les confrontations de significations différentes, portées par divers acteurs (politiques, experts, scientifiques, praticiens, publics…) sont apparues comment autant d’enjeux dont il est, aujourd’hui plus que jamais, important de tenir compte.

Prenant appui sur ces résultats ainsi que sur le dossier consacré au même sujet dans la revue Questions de Communication (Vol. 17, « Les cultures des sciences en Europe »), ce second volet du colloque désire à la fois ouvrir de nouvelles perspectives et approfondir certaines hypothèses. D’une part, la question des publics, de leurs positionnements dans les – et par rapport aux – dispositifs, de la manière dont ils se conçoivent comme acteurs (et non seulement la manière dont les initiateurs des dispositifs les conçoivent en tant que « citoyens scientifiques »), paraît cruciale. Ainsi, le colloque de Strasbourg abordera les enjeux politiques de la culture scientifique, les volontés d’acteurs, la manière dont les institutions s’impliquent, les objectifs poursuivis. Cette manifestation désire aller au-delà du simple état des lieux des pratiques de médiation en matière de cultures scientifiques en Europe, et adresser un certain nombre de questions relatives aux politiques, aux présupposés et aux pratiques en matière de culture des sciences et des techniques.

Comité Scientifique : Patrick Amey (Dpt de Sociologie, Université de Genève) / Soraya Boudia (IRIST, Université de Strasbourg) / Hugues Dreyssé (Jardin des Sciences, Université de Strasbourg) / Ulrike Felt (Dpt of Social Studies of Science, Université de Vienne) / Béatrice Fleury (CREM, Université Nancy 2) / Philippe Hert (C2So, Université de Provence) / Elsa Poupardin (LISEC, Université de Strasbourg) / Florence Rudolf (Laboratoire Culture et Société en Europe, Université de Strasbourg) / Jacques Walter (CREM, Université Paul Verlaine, Metz)
Organisation : Philippe Chavot (LISEC, Université de Strasbourg) / Anne Masseran (CREM, Université Nancy 2 & Université de Strasbourg)
Partenaires : Université de Strasbourg, La Région Alsace, La ville de Strasbourg, Le jardin des sciences de l’Université de Strasbourg, La faculté des Sciences de l’Education de l’Université de Strasbourg, Master EFC (Université de Strasbourg), parcours « Communication scientifique », MISHA – Maison des Sciences de l’Homme Alsace

icon Les cultures des Sciences en Europe (570.78 KB 2011-09-21 10:51:39)