Evénements

Colloque : Journalisme et culture. Entre journalisme culturel et culture journalistique, quelle est la culture du journal ?

Colloque international

Journalisme et culture
Entre journalisme culturel et culture journalistique,
quelle est la culture du journal ?


organisés par le GRIPIC (Celsa, Université Paris-Sorbonne)  et ELICO (Université de Lyon)
Avec le soutien du REJ (Réseaud’études sur le journalisme)

Les 24 et 25 mai 2012 à Paris,
Le 31 mai 2012 à Lyon.

EN PARTENARIAT AVEC LE THÉÂTRE DE LA COLLINE ET LA VILLA GILLET

 

Selon la Grande encyclopédie du XIXe siècle de Pierre Larousse, c’est la « période révolutionnaire » qui voit apparaître « les véritables journalistes » : « tout ce qui sait tenir une plume veut participer au grand œuvre, apporter sa science, son esprit, ses lumières, sa passion ». On sait pourtant combien a été long, et demeure encore fragile, le processus par lequel le journalisme s’est imposé comme une profession à part entière, disposant de ses règles et de ses idéaux propres.

Ce colloque international, organisé conjointement par le GRIPIC (Celsa-Paris Sorbonne), et ELICO (Université de Lyon), souhaiterait analyser sur le temps long le rôle de la culture dans la définition du journalisme – et réciproquement, le rôle de la pratique journalistique dans la définition de la culture. Une journée d’études se tiendra en parallèle à Lyon, plus spécifiquement consacrée au rôle du numérique dans l’évolution du journalisme culturel.

Les différentes perspectives proposées par cet événement éclaireront le paradoxe suivant : à mesure que la presse se professionnalise, devenant un élément constitutif des industries culturelles, la place de la culture dans le journal tend à se marginaliser. L’apparition, au milieu du XXe siècle, de l’intitulé « culture » pour des rubriques périodiques est ainsi le signe imparable d’une dissociation entre les pratiques d’information et l’exercice du jugement de goût.

Doit-on alors penser le journaliste comme un spécialiste de la culture générale ? Et dans ce cas, quelle est la place réservée, dans les médias d’information, aux experts d’un domaine de la culture dite spécialisée ? Comment comprendre la dimension journalistique du travail effectué, dans les titres de la presse ancienne, par ces hommes de l’art qu’étaient souvent les critiques ?

Le renouvellement des formes et des objets de la culture, tout comme l’apparition de nouveaux supports d’information ne manquent pas de redéfinir cycliquement les relations entre ces deux univers. De l’apparition du journaliste radio – d’abord défini statutairement comme comédien – au développement des sites spécialisés dans l’actualité culturelle, qui mêlent parfois vocation marchande et visée informative, les exemples ne manquent pas qui font bouger les frontières.

 

Aussi les réponses à cet appel pourront-elles s’organiser selon les trois directions suivantes :

 1. Les genres du journalisme culturel : archéologie, évolution, état des lieux.

On pourra accueillir ici des approches génériques ou monographiques, qui aborderont un titre, un auteur, une rubrique, pour éclairer les formes de l’exercice critique dans les médias d’information, quels que soient les domaines concernés (art, cinéma, littérature, musique…). Quels sont les formes et les formats de la critique culturelle ? Quelle est l’incidence du support médiatique sur le traitement de l’actualité liée à la culture ?

2. Le journalisme, espace de définition de la culture

La « culture » d’un quotidien populaire ne ressemble guère à celle d’un hebdomadaire satirique ou du journal télévisé : si la danse classique trouve dans Le Canard enchaîné un espace éditorial préservé, qui s’honore de la signature de Luc Décygnes, seul Le Parisien intègre la télévision dans ses pages « culture ». Il y a peu d’équivalents européens de la formule incarnée par The New Yorker, associant fiction, poésie, critique et chroniques d’actualité. On pourra s’interroger ici sur les contours de ce que les médias d’information désignent comme culturel, dont la nature varie selon les supports, les époques, et les traditions nationales.

3. La culture des journalistes

À en croire Émile Zola, le Petit journal dut son succès au choix de l’inculture ; grâce à son chroniqueur vedette, Léo Lespès, alias Timothée Trimm, « les lecteurs incultes se trouvaient au même niveau que le rédacteur ». Dès la création des premières écoles de journalisme, à la fin du XIXe siècle, s’impose pourtant la nécessité de doter les futurs professionnels d’une « culture générale », aujourd’hui présente dans les référentiels définissant les programmes des formations labellisées.

Dans ce troisième axe pourront s’inscrire des réflexions concernant les parcours de journalistes, sous un angle biographique ou sociologique, et l’évolution de leurs compétences. L’opposition souvent mobilisée entre virtuosité technique et bagage théorique – entre savoirs et savoir-faire – pourra être repensée au prisme de la définition d’une culture journalistique, conçue peut-être comme art de la médiation.

 

Comité d’organisation

Valérie Croissant

Valérie Jeanne-Perrier

William Spano

Annelise Touboul

Adeline Wrona

 

 

Comité scientifique

Sarah Cordonnier (c2so, ENS-LSH, Lyon)

Isabelle Garcin-Marrou (ELICO, IEP de Lyon)

Yves Jeanneret

(GRIPIC, Celsa Paris-Sorbonne, Paris 4)

Martine Lavaud (Université Paris-Sorbonne, Paris 4)

Danièle Pistone (Observatoire musical français, Université Paris-Sorbonne, Paris 4)

Franck Rebillard (CIM, Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3)

Denis Ruellan (CRAPE, Université de Rennes 1)

Emmanuël Souchier (Celsa Paris-Sorbonne, Paris 4)

Jean-François Tétu (ELICO, IEP de Lyon)

Marie-Ève Thérenty (RIRRA 21, Université Montpellier 3)

 

 


Séminaire Identités Numériques le 13 février à la Maison des Sciences de la Communication et de l'Interdisciplinarité

La deuxième séance  du séminaire Identités Numériques aura lieu le lundi 13 février 2012 à 14h30 à la Maison des Sciences de la Communication et de l'interdisciplinarité, 20 rue Berbier-du-Mets à Paris, Métro 7 arrêt Gobelins. Les détails sont accessibles en suivant ce lien : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1557

Cette deuxième rencontre sera consacrée au thème "économie et privacy".
Intervenants :
Laurent Bernat, Direction de la technologie et de l’industrie, OCDE « Analyse comparée des stratégies nationales de gestion de l'identité numérique dans les pays de l'OCDE ».
Fabrice Rochelandet et Alain Rallet, ADIS, Université de Paris-Sud « La protection des données personnelles face au web relationnel : quels scénarios possibles ? ».

N'hésitez pas à venir nombreux et à diffuser l'information. Le séminaire est ouvert à toute personne intéressée par les enjeux associés aux identités numériques - chercheurs, praticiens, militants - et désireuse de s'enrichir des différentes approches de cet objet complexe !

Inscription gratuite mais obligatoire pour des raisons d'organisation. Contact : Thomas Stenger, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Au plaisir de vous retrouver ce 13 février !

Bien cordialement,

Alexandre Coutant et Thomas Stenger

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Alexandre Coutant

Maître de Conférences en Sciences de l'Information et de la Communication
Laboratoire LASELDI, Université de Franche-Comté
UFR STGI - Pôle Universitaire du Pays de Montbéliard
Département Multimédia
4 place Tharradin BP 71427
25211 Montbéliard Cedex - France
tel : 03 81 99 47 03
http://semlearn.pu-pm.univ-fcomte.fr/
http://fr.linkedin.com/pub/alexandre-coutant/a/814/982

Colloque - Récit médiatique et journalisme narratif

Colloque "Récit médiatique et journalisme narratif"

20 ans de recherche sur le récit médiatique

Louvain-la-Neuve, les 9 et 10 février 2012

 

icon Programme du Colloque - Récit médiatique et journalisme narratif

Colloque - Retour au virtuel. Vie et cultures numériques

Retour au virtuel. Vie et cultures numériques

jeudi 9 février 2012

Conservatoire national des arts et métiers

amphithéâtre Fabry-Perot - 292 rue Saint Martin 75003 Paris

inscription recommandée : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (objet : colloque virtuel)

 

Colloque organisé par l’EA Dicen du Cnam et l’équipe Tactic de l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense

Avec le soutien de la Chaire de recherche sur les cultures numériques de l’Université de Laval au Québec.

Comité scientifique

Haud Guéguen (Philosophie, Cnam)

Louise Merzeau (Infocom, Paris Ouest)

Manuel Zacklad (Infocom, Cnam)

Argumentaire

On sait qu’au départ, le virtuel ne désigne pas tant ce qui s’oppose au réel qu’un mode paradoxal de la réalité : celui des choses en puissance, non actualisées mais présentes sur le mode de la potentialité. Le recours à cette notion pour désigner les nouvelles technologies de l’information et de la communication et leurs effets a pu se justifier dans les premières années du tournant numérique par le caractère encore expérimental et incertain des applications envisagées. Aujourd’hui, les promesses comme les menaces de la numérisation se sont presque toutes réalisées et ont investi la réalité quotidienne de la science et de la société. Le virtuel cède donc logiquement sa place à d’autres qualificatifs : « digital », « numérique », « 2.0 »… Pourtant, si dans le champ académique le mot est bien passé de mode, il continue néanmoins d’être utilisé dans le langage courant pour caractériser une gamme sans cesse croissante de dispositifs et de pratiques. Amour, amitié, travail, politique, administration, création artistique… il va désormais de soi que chacune de nos activités a son pendant ou son prolongement virtuel. Longtemps considéré comme un monde séparé, le virtuel est ainsi devenu une dimension de la réalité. C’est cet entêtement du virtuel et son actualisation paradoxale dans les nouvelles formes de vie et de culture numériques que ce colloque voudrait interroger en trois temps.

1. Lieux et non-lieux du virtuel

Les objets numériques se caractérisent par un rapport singulier à l’espace et au corps. Productions techniques matérielles et localisables, ils s’actualisent en revanche dans une dimension apparemment immatérielle, créant ainsi des sortes de non-lieux métaphorisés par l’image des espaces infinis, des flux ou des nuages. En même temps, à travers les effets de réalité augmentée, le virtuel sollicite constamment la sensation et donne une place croissante au corps, remettant en question le discours récurrent sur les risques de déréalisation. On essaiera donc tout d’abord de préciser à quels types d’espace le virtuel donne accès et comment il se laisse éprouver ou habiter par le corps.

En obligeant à reconsidérer les notions classiques de territoire, de corporéité et de visibilité, le virtuel interroge aussi la sociabilité. Poussés par une apologie ambiante du lien, tous les usages numériques se recentrent aujourd’hui sur la formation de supposées communautés. Mais, derrière l’injonction de communiquer qui relève pour une large part d’une instrumentalisation économique de l’intersubjectivité, le corps social et politique a-t-il quelque chose à gagner à se virtualiser ? Liens faibles, filtrage affinitaire, pensée conversationnelle, relations à distance, en simultané ou en clair-obscur : la sociabilité virtuelle est-elle une transposition d’anciens modèles relationnels, ou l’invention de formes inédites de rapports humains ? Quelle place accorde-t-elle à l’altérité, l’engagement et l’action politique  ? Faut-il y voir le levier d’un individualisme radical ou la condition d’une reconstruction du politique (démocratie délibérative) ? Enfin, la « montée de la visibilité médiatisée » (J.-B. Thompson) ayant modifié en profondeur les modalités de l’apparition publique, quel rôle internet peut-il jouer dans les luttes pour la visibilité sociale et politique ? Les NTIC permettent-elles de rétablir une certaine égalité ou renforcent-elles au contraire les effets de pouvoir, contribuant ainsi à l’occultation de certaines situations sociales ? Ce qui est interrogé ici, c’est donc autant la teneur émancipatrice de la communication numérique que sa capacité à devenir le nouveau vecteur du pouvoir et de l’intelligibilité sociale.

 

2. Industries du simulacre, de la simulation et de la relation : conception, loisirs et services virtuels

En permettant la visualisation et le traitement de données jusque-là irreprésentables et en permettant leur diffusion à large échelle, la numérisation et la simulation ont favorisé l’émergence à la fois d’un nouveau paradigme de la connaissance et d’un nouveau secteur de l’industrie du divertissement. En se généralisant à tous les dialogues hommes-machine, les interfaces à manipulation directe ont introduit une représentation métaphorique de l’ensemble des objets numérisables en redéfinissant leurs contours et les modalités de manipulation qui leurs étaient associées, impliquant toujours plus avant la gestualité et le corps de l’utilisateur.

Dans le registre de l’imagerie scientifique et de l’ingénierie, le recours au virtuel modifie l’ordre logique des opérations de conception, d’analyse et d’anticipation. Calculant la réalité à partir de ses variantes possibles (et non plus de ses seules manifestations), la simulation ne questionne pas seulement le regard : elle déplace l’ordre du savoir. Du cabinet d’architecte au laboratoire de biologie, et du constructeur automobile à l’étude des flux migratoires, c’est le mode même de relation aux phénomènes qui est transformé. Notre ambition est de questionner cette hypothèse d’un virage épistémologique. Les prothèses virtuelles favorisent-t-elles l’exploration, la découverte, l’audace de la pensée ? Ou servent-t-elles le projet de prédictibilité qui vise à évacuer toute prise de risque du champ social ?

Dans le domaine du jeu et de la fiction, la simulation vise moins l’anticipation que son contraire : appliquer à des situations imaginaires les patterns d’une connaissance aboutie, au plus près des données issues de l’observation. « Augmentant » l’expérience ludique ou cinématographique d’un surplus de réalité, le virtuel joue ici la carte de la crédibilité, de l’immersion et de l’effet. Pour certains, la simulation relève alors du simulacre et porte à confondre le vrai et le faux. Pour d’autres, elle cherche plutôt à donner toujours plus de corps à l’imaginaire.

Dans le domaine des services, de la librairie à l’agence de voyage, de l’agence immobilière à l’agence bancaire, de l’enseignement à distance aux services d’offre d’emplois, du salon de conversation à l’agence matrimoniale, la virtualisation a profondément transformé les pratiques et les marchés. En formalisant les interactions de conseil à l’aide de services logiciels et d’interfaces homme-machine graphiques, la virtualisation substitue aux échanges en face à face visant à fournir assistance, conseil et influence une série de processus partiellement automatisés, séparant l’information de la relation et conférant une place toujours plus importante aux recommandations plus ou moins fondées des clients, consommateurs et amateurs.

Mais dans l’univers du service caractérisé par une co-production des prestations, ces nouvelles médiations ne tendent-elles pas à transformer simultanément et de manière profonde la nature de l’offre et celle de la demande en induisant de nouvelles frontières entre réalisateur et bénéficiaire, matériel et immatériel, produit et service, ouvrant la voie à des modèles socio-économiques encore inédits ? Ainsi, de l’univers de la conception à celui des services relationnels en passant par celui de la consommation culturelle, les nouveaux supports numériques, les interfaces augmentées et les réseaux ubiquitaires apparaissent comme des opportunités menaçantes ou heureuses, pour de nouvelles industries accroissant le sentiment de désenchantement, de perte de sens, de captivité ou stimulant l’inventivité et les nouvelles configurations conviviales.

3. Le temps des données

Comme le laisse entendre l’importance de l’anticipation dans la simulation, le virtuel affecte pour finir notre expérience du temps. La virtualisation oblige tout d’abord à reconsidérer la manière dont présent, passé et futur s’articulent et se distinguent, dans la chronologie, la mémoire et le dessein des individus comme des collectivités.

Le fonctionnement particulier de la traçabilité numérique exige ensuite que soient repensé le rapport du citoyen à ses traces. Démultipliées dans des proportions inédites, produites de manière non intentionnelle et traitées par des algorithmes, nos empreintes virtuelles construisent un nouveau territoire de données auquel nul ne peut plus se soustraire. Dans cette temporalité de veille et de surveillance, quelle place reste-t-il pour une culture de la mémoire qui ne soit pas un enregistrement automatique des traces ? Le nivellement des temps dans une même disponibilité de toutes les ressources ne menace-t-il pas les libertés individuelles comme l’élaboration et la transmission d’une culture ?

Ces questions, notre communauté scientifique ne doit pas seulement se les poser. Sa responsabilité épistémologique autant que politique est aussi d’y apporter des débuts de réponse, afin de peser sur les logiques et les rapports de force qu’il est encore possible d’infléchir à l’heure de la transition vers le tout-numérique.

Programme

Jeudi 9 février 2012, 9h-12h30

Ouverture : Haud Gueguen

1. Industries du simulacre et de la simulation : loisirs et services virtuels

Modérateur : (à préciser)

  • Manuel Zacklad : La virtualisation des services relationnels

M. Zacklad est Professeur titulaire de la Chaire « Expressions et Cultures au Travail » du  Cnam et directeur du laboratoire Dicen (Dispositifs d’Information et de Communication à l’Ere Numérique). Ses domaines de recherches sont la sémiotique des transactions coopératives (communautés, gestion des connaissances, socio-économie des services), l’approche communicationnelle et documentaire des TIC (document pour l’Action, documentarisation, annotation coopératives…), les systèmes d’organisation des connaissances pour la coopération via le Web dans des contextes professionnels, citoyens ou culturels.

  • Elsa Boyer : De la perception artificielle au phantom shot

E. Boyer a soutenu une thèse de philosophie intitulée « Phénoménologie et perception artificielle – La synchronisation en conflit » (Paris Ouest La Défense, 2010). Elle a récemment publié un article dans la revue Critique (octobre 2011, n°773), « Les jeux vidéo : du tribunal à l’exposition », et coordonne un ouvrage collectif sur les jeux vidéo aux éditions Bayard (Voir les jeux vidéo. Perception, construction, fiction, février 2012). Elle est chargée d’enseignement en études cinématographiques à l’Université de Lille III.

  • Milad Doueihi : Le virtuel, habitus de l'intelligence ?

M. Doueihi est historien du religieux dans l'Occident moderne, professeur et titulaire de la Chaire sur les cultures numériques de l’Université Laval au Québec, auteur de La Grande conversion numérique (Seuil, 2008) et Pour un humanisme numérique (Seuil, 2011), chroniqueur à Place de la Toile (France culture) et auteur du blog notules.org.

 

Jeudi 9 février 2012, 14h30-18h

2. Le temps des données

Modérateur: Louise Merzeau

  • Bruno Bachimont : Traces et mémoire : nivellement numérique et conscience temporelle

Br. Bachimont est Directeur de la Recherche de l’Université de Technologie de Compiègne, où il enseigne la logique, la philosophie et l’ingénierie des connaissances et des documents, et conseiller  scientifique de la direction de la Recherche et de la Formation à l’Institut National de l’Audiovisuel (France). Il travaille sur l'archivistique audiovisuelle et numérique dans le contexte des contenus culturels, ainsi que sur les questions de mémoire et de patrimoine. Au croisement de la philosophie de la technique et du numérique ainsi que de l'ingénierie des connaissances, sa recherche vise à croiser le travail des concepts avec l'opérationnalité des techniques.

  • Yann Leroux :

Y. Leroux est psychologue, psychanalyste, membre de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines et auteur du blog Psy et Geek ;-) . Il est notamment l’auteur de plusieurs publications sur les jeux vidéos.

  • Arnaud Bouaniche : La réalité du virtuel

A. Bouaniche est chercheur post-doctorant à l'UMR STL (Lille 3) et membre associé du CIEPFC (ENS). Ses travaux portent principalement sur la philosophie française contemporaine, de Bergson à Deleuze. Il est notamment l'auteur de Gilles Deleuze, une introduction (Pocket, 2010), et a édité, de Bergson, l'*Essai sur les données immédiates de la conscience* (PUF, 2007).

 

Vendredi 10 février 2012, 9h-12h30

3. Lieux et non-lieux du virtuel

Modérateur : Haud Guéguen

  • Marcello Vitali Rosati : Le pouvoir du virtuel : entre dynamis et potesta

M. Vitali Rosati, Docteur en philosophie avec une thèse intitulée Corps et virtuel. Pour un discours métaontologique à partir de Merleau-Pont" (Pise-Paris IV Sorbonne 2006), enseigne actuellement dans des écoles d’art et création à Paris. Il dirige avec A.-L. Brisac le séminaire Nouvelles formes d’éditorialisation et communautés virtuelles à la MSH Paris-Nord/INHA. Il est l’auteur de Corps et virtuel (L’Harmattan, 2009) et de « La virtualité d’internet », article paru dans la revue en ligne Sens-Public en 2009

  • Christiane Vollaire : De Hobbes à Foucault. La virtualité du corps politique réalisée dans le corps biologique

Ch. VOLLAIRE est philosophe et membre du comité de rédaction des revues Pratiques et Chimères. Ses travaux portent sur la philosophie esthétique, politique et philosophie de la médecine. Elle a publié notamment Humanitaire, le cœur de la guerre, ed. L'Insulaire (Paris, mars, 2007).

  • Fanny Georges : Éternités numériques (à propos des données post-mortem)

F. Georges est Maître de conférences en Sciences de la communication à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris III. Elle est spécialisée en sémiotique des interfaces numériques et est l’auteure de Identités virtuelles: les profils utilisateur du web 2.0 (Questions théoriques, 2010)

 

Conclusion : Robert Damien

R. Damien est Professeur de philosophie à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense, directeur de l’École Doctorale « Connaissance, langage, Modélisation » et Président du conseil scientifique de l’Enssib. Ses recherches portent sur la philosophie politique, l’histoire et l’épistémologie des sciences humaines, sociales et politiques, la philosophie du conseil et de l'expertise et l’histoire et la philosophie de la bibliothèque et de la culture. Il est l’auteur de Bibliothèque et Etat, naissance d'une raison politique (PUF, 1995), La grâce de l'auteur, essai sur la représentation d'une institution publique, l'exemple de la bibliothèque publique (La versanne, Encre marine, 2001), Le conseiller du Prince, de Machiavel à nos jours, genèse d'une matrice démocratique, (PUF, 2003).

 

 

 

Conservatoire national des arts et métiers

amphithéâtre Fabry-Perot - 292 rue Saint Martin 75003 Paris

inscription recommandée : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (objet : colloque virtuel)

Journée d'étude : Qu’est-ce qu’un architecte de l’information ?

Journée INTD-CNAM (Dicen) / Paris 8 (Index-Paragraphe)

31 janvier 2012

Qu’est-ce qu’un architecte de l’information ?

CNAM, 292 rue St Martin, Paris 3ème, Amphi Z,

http://presentation.cnam.fr/adresses-et-plans-d-acces/


En 1976, le designer graphiste Richard Saul Wurman, introduit la notion d’Architecte de l’information face au défi des masses d’information et de données produites et diffusées dans nos sociétés contemporaines : "I thought the explosion of data needed an architecture, needed a series of systems, needed systemic design, a series of performance criteria to measure it ». En 1986, James C. Brancheau et James C. Wetherbe publient "Information architectures : methods and practice" dans la Revue Information Processing & Management. Les auteurs utilisent la notion pour désigner une grille modélisant les exigences d'information globale pour une entreprise, un moyen d'évaluer les besoins informationnels d'une organisation.
Louis Rosenfeld et Peter Morville publient en 1996 « Architecture information for the world wide web » et fondent l'art et la science d’organiser l’information des sites web, des intranets et des applications logicielles pour aider les usagers à réaliser leurs besoins

Les notions d’architecture et d’architecte de l’information ne sont donc pas nouvelles, elles traversent plusieurs décennies, se transforment et connaissent aujourd’hui un regain d’attention  en particulier en Amérique du nord où les architectes de l’information se rassemblent désormais au sein d’une association spécifique l’IA Institute (IAI). Trois types de compétences semblent se distinguer : celles liées à la conception technique des dispositifs, celles liées à l’organisation des contenus, et celles du Web design particulièrement mises en avant ces dernières années.

L’objectif de cette journée est d’éclairer et de comprendre ces différentes compétences associées à l’ « architecte de l’information », de s’interroger sur la réalité actuelle de ces métiers en entreprise : l’architecte de l’information est-il un professionnel particulier ou plutôt une équipe projet? Quelles convergences, différences avec les métiers d’ingénieur documentaliste, de designer, de concepteur d’interface Web ?

(Cette journée s’inscrit dans un cycle de conférences 2012 initiées par l’INTD-CNAM, l’Université de Paris 8, l’Université de Lille 3, l’ENS-Lyon)

Programme provisoire


MATIN

  • 9h-9h30 accueil des participants
  • 9h30-9h45 : Mise en perspective historique du concept d’Architecte de l’information
    Evelyne BROUDOUX (MCF CNAM), Ghislaine CHARTRON (Professeur, CNAM)
  • 9h45-10h15 : La conception technique du système d’information, le cas de l’interopérabilité de ressources de données hétérogènes
    Philippe BOURDENET (SDC de l’Université du Maine et Doctorant DICEN-CNAM)
  • 10h15-10h45 : Systèmes d’organisation des connaissances et navigation 
    Nadia IVANOVA (Consultante Senior chez Arisem)
  • 10h45-11h : pause
  • 11h-12h : La conception des interfaces, le design visuel
    Luc DALL’ARMELLINA (enseignant design ESAD Grenoble-Valence, MCF arts Université de Cergy Pontoise) : "Voir en relation"
    Geoffrey DORNE (Designer et chercheur à l'EnsadLab)
  • 12h-12h30 : Architecture de l'information et éditorialisation complexe :
  • l'exemple de la solution Topos et de la Sémantique analogique.
  • Carole LIPSYC (Directrice du développement chez ADREVA, Doctorante Paragraphe Paris8)

APRES-MIDI

  • 14h-14h30 : Architecte de l’information et stratégie du contenu
    Ray GALLON, Culturecom, Président de STC France, http://stcfrance.org/
  • 14h30-15h30 : L’architecture de l’information chez Orange
    Madeleine HEID, FT/Chef de projet Capitalisation du Patrimoine Informationnel et Info-Designer
  • 15h30-15h45 : pause
  • 15h45- 16h30 : Débat collectif et conclusions, E. BROUDOUX, M. IHADJADENE, G. CHARTRON