AAC - Conférence OurMedia 12 - Mediactivism - Scholactivism

Appel à participation

conférence OurMedia 12

Bruxelles, 27-30 Novembre 2019

 

L’Université libre de Bruxelles vous convie à soumettre des abstracts d’article ou de panel pour la 12ème conférence OurMedia qui prendra place du 27 au 30 novembre à Bruxelles, en Belgique. Les abstracts sont attendus pour le 31 mai 2019, minuit heure GMT.  

 

La conférence a comme thème général ‘Mediactivism - Scholactivism’, qui pourrait être traduit par ‘Médiactivisme - Acactivisme’. Nous encourageons la proposition d’articles qui se concentrent sur le (réel ou imaginé) fossé entre les académiques et la société, explorant comment les chercheurs peuvent servir les (activistes de) médias (alternatifs) ainsi que la myriade de moyens dans lesquels les chercheurs en information et communication (sur les médias) peuvent s’engager dans une perspective visant l’égalité, la justice sociale et les changements sociétaux progressistes. Le thème général ‘Mediactivism - Scholactivism’ réfère également à comment les chercheurs et les personnes actives dans les médias peuvent ‘s’engager’ pour des idéaux particuliers par une mobilisation active et inclusive, plutôt que de prétendre à une impartialité ou d’adhérer à un parti. Etant donné que la conférence coïncide avec le 20ème anniversaire d’Indymedia, nous encourageons la proposition d’articles se concentrant spécifiquement sur l’analyse de son héritage, ses accomplissements, ses défaillances et son influence sur l’activisme médiatique (en ligne).     

Le comité en charge du programme se compose de Amaranta Cornejo Hernandez (Centro de Estudios Superiores de México y Centroamérica), David Domingo (Université libre de Bruxelles), Pieter Maeseele (Universiteit Antwerpen), Dimitra Milioni (Cyprus University), Ana Lucia Nunes de Sousa (Federal University of Rio de Janeiro), Robin Van Leeckwyck (Université Saint-Louis – Bruxelles), Pantelis Vatikiotis (Kadir Has University).

Le comité local d’organisation se compose de Roel Coesemans (Vrije Universiteit Brussel), David Domingo (Université libre de Bruxelles), Stijn Joye (Universiteit Gent), Florence Le Cam (Université libre de Bruxelles),  Pieter Maeseele (Universiteit Antwerpen), Steve Paulussen (Universiteit Antwerpen), Ike Picone (Vrije Universiteit Brussel), Robin Van Leeckwyck (Université Saint-Louis – Bruxelles), Victor Wiard (Université libre de Bruxelles; Université Saint-Louis – Bruxelles).

 

Modalités de participation

Nous acceptons des présentations d’abstract et de panel en anglais, espagnol, français et néerlandais. Toutes les propositions doivent être envoyées à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Les abstracts font entre 300 et 500 mots. Les propositions de panels reprennent une description du panel (titre + résumé) et l’abstract individuel de chaque membre du panel. 

Nous encourageons particulièrement la participation d’activistes, que ce soit des médiactivistes ou des acactivistes (scholactivists). Un montant spécifique peut être alloué aux frais de voyage des activistes qui en auraient besoin.   

Finalement, nous encourageons fortement de venir en train plutôt qu’en avion. De plus, un système de vidéoconférence est disponible pour ceux qui ne pourraient pas participer physiquement à la conférence.  

 

Sections thématiques

La conférence met quatre thématiques spécifiques en avant : 

  1. L’héritage d’Indymedia
  2. Le médiactivisme
  3. Le scholactivisme
  4. L’activisme digital et le médiactivisme hors ligne

 

Une série de sessions seront consacrées aux 20 ans d’Indymedia, en proposant une approche critique de son héritage: le réseau Indymedia a été mis en place en 1999 à Londres et Seattle (durant les protestations contre l’OMC). De par l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication, les activistes ont créé du contenu en ligne, en parallèle de ce qui était transmis et écrit par les médias traditionnels. Mais qu’en est-il de ce réseau Indymedia 20 ans après sa mise en place, et comment a-t-il contribué à configurer l’évolution des médias alternatifs ? Nous proposons de soulever cette thématique en posant trois questions : (1) Comment expliquer le déclin des Indymedia locaux et régionaux ? (2) Comment le rôle d’Indymedia a évolué au cours du temps dans le paysage des mouvements sociaux de la région/du pays dans lequel Indymedia était ou est présent ? et (3) Quelle influence a eu cette “Indymedia experiment” sur les nouvelles initiatives de médias alternatifs ?

 

Indymedia est une forme de médiactivisme, qui constitue la seconde thématique de la conférence. Nous encourageons des présentations qui reviennent sur des exemples de médiactivisme, utilisant des outils en et hors ligne. Les expériences d’activistes peuvent nourrir les discussions entre chercheurs pour aller plus loin que sur la séparation habituelle, mais pas forcément anti-dichotomique, entre médias expressivistes (ie participation citoyenne) et contre-hégémoniques (ie discours et formes opposés à ce qui est traditionnel). Nous encourageons chaleureusement les témoignages et présentations d’activistes sur des projets en cours ou futurs. En tant que forme particulière d’activisme, nous posons également la question concernant le scholactivisme (acactivisme), qui est la troisième thématique de la conférence. En tant que chercheur/académique, comment pouvons-nous nous impliquer dans une forme d’activisme ? Dans quelle mesure pouvons-nous collaborer avec les médias traditionnels et alternatifs ? Comment pouvons-nous exprimer notre solidarité par rapport aux mouvements sociaux progressistes et, plus important encore, s’inspirer d’eux et intégrer notre travail dans leurs campagnes ? Pouvons-nous prendre part à ce “contre-pouvoir” ? Nous demandons spécifiquement des expériences de terrain, qui proposent des nourrissant la approches novatrices au travail de recherche et qui remettent en question des pratiques les réflexions méthodologiques assumées. Le but de la conférence est de faire le lien entre médiactivisme et scholactivisme/acactivisme. Comment est-il possible de stimuler la coopération entre académiques/chercheurs et les acteurs de terrain des médias alternatifs ? Comment pouvons-nous justifier l’engagement sociétal des chercheurs/académiques et désactiver la croyance selon laquelle les chercheurs (et les journalistes professionnels) sont supposés avoir un point de vue “neutre” ?

 

Prenant comme exemples le Printemps Arabe, Occupy Wall Street ou les Indignés, les mouvements anti-TTIP/CETA, ou les plus récentes marches pour le climat, ainsi que l’influence qu’ont Facebook et Twitter sur ces mouvements, il semble que les médias sociaux soient au coeur des stratégies communicationnelles contre-hégémoniques contemporaines, ce qui peut être considéré comme un “activisme des médias sociaux”. Ceci constitue la quatrième thématique de la conférence. A cet égard, les médias sociaux ne sont pas toujours utilisés par les mêmes catégories d’activistes. Les trolls politiques d’extrême droite semblent avoir trouvé en ligne l’endroit idéal pour intimider les politiciens professionnels et pour configurer l’agenda politique vers plus d’intolérance et de haine. Est-ce que les médias sociaux nous aident réellement à organiser les mouvements sociaux et à efficacement changer les déséquilibres de pouvoir politique ? Est-ce que l’économie politique des médias sociaux est discutée et critiquée lors de leur utilisation ? Pour ces discussions cruciales, les acteurs de terrain des médias et les académiques peuvent échanger leurs expériences et leurs savoirs à propos des effets des médias sociaux, de leurs interfaces ainsi que de leur fonctionnement essentiellement basé sur des algorithmes, dans l’espoir de gagner en connaissance sur comment utiliser ou se distancer de ces services numériques. Enfin, la communication en ligne est au coeur des recherches des jeunes chercheurs et des discussions entre académiques. Y a-t-il encore une place pour l’activisme hors ligne et les médias hors ligne ? Comment est-il possible de développer un média alternatif sans les réseaux sociaux, internet ou les technologies digitales ? Est-ce que les discussions en face à face et les presque démodés flyers sont-ils encore utiles ? Des propositions sur cet aspect hors ligne du médiactivisme sont les bienvenues.