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Le bureau
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AAC - Patrimoines et humanités numériques : quelles formations?Colloque international
Patrimoines et humanités numériques : quelles formations?
21, 22, 23 juin 2012
Archives nationales (Pierrefitte) - Université Paris 8 - Labex Arts-H2H - Laboratoire Paragraphe
Argument
La formation au patrimoine a été longtemps articulée aux définitions du patrimoine qui se sont succédé : musées au service de l'instruction publique pour la formation du citoyen, de l'artiste ou du scientifique après la Révolution (la création de l'Ecole du Louvre en 1882 pour former « les conservateurs, les missionnaires et les fouilleurs » s'inscrit dans ce cadre), souci d'élaborer une histoire nationale (création de l'Ecole des Chartes en 1821, de l'Inspection des monuments historiques en 1830), prise en compte du patrimoine naturel dès 1906 (création de l'Ecole nationale d'horticulture en 1945 remplacée en 1976 par l'actuelle l'École nationale supérieure du paysage de Versailles). La création de l'Institut national du patrimoine en 1990, celle de l'ENSSIB en 1992 témoignent de l’adaptation de la formation au développement du champ patrimonial : les futurs conservateurs doivent être des scientifiques et des gestionnaires. Les programmes prennent progressivement en compte les évolutions de la notion de patrimoine dont témoignent les différentes conventions de l’Unesco, de la reconnaissance du patrimoine mondial culturel et naturel en 1972 jusqu’à celle sur le patrimoine immatériel en 2003 et la charte sur la conservation du patrimoine numérique la même année.
S’il nous semble opportun de reposer la question de la formation aujourd’hui, c’est que nous commençons à disposer d’un recul suffisant pour analyser les formes de socialisation de l’information induites par le numérique : comment cette technique spécifique affecte-t-elle non seulement les savoir-faire et les compétences professionnels mais aussi la manière de penser les rapports entre les institutions du patrimoine (musées, archives, bibliothèques, sites patrimoniaux) et leurs publics?
Cette question recouvre au moins deux interrogations : la première porte sur la numérisation du patrimoine et ses effets, la seconde sur le concept même de “patrimoine numérique” . Celles-ci intéressent autant les institutions patrimoniales que les établissements d’enseignement et de recherche.
Des compétences documentaires aux modalités d’édition et de communication dans l’espace public numérique, en passant par l’exploitation des données et des documents numériques au sein des institutions ou encore des problématiques de préservation et de conservation, de nouvelles pratiques se mettent place sans qu' en soit pensée la cohérence par rapport aux missions traditionnelles des institutions et par rapport à l'environnement dans lequel se situent les formations au patrimoine. Le contexte actuel invite à considérer la perméabilité entre les normes, les outils et les pratiques liées à la création et la gestion des documents numériques qui proviennent des institutions et celles qui se développent dans l’environnement public du web. Par ailleurs la documentation numérique joue également un rôle considérable dans les changements de pratiques des institutions académiques et de recherche.
Aussi, le colloque se propose-t-il d’articuler les nouveaux enjeux de la formation aux métiers du patrimoine avec les transformations plus générales des cultures académique et de recherche. Dans cette optique, les Humanités numériques doivent permettre de penser la relation entre les définitions du patrimoine, les modalités de circulation, d’appropriation, de socialisation des ressources numériques.
Quatre axes sont proposés afin d’aborder les interrogations soulevées.
Axe 1 : Epistémologie du concept de « patrimoine » au XXIème siècle
Sur quels critères la catégorie « patrimoines numériques » se fonde-t-elle? S’agit-il d’un ensemble de documents d’origine numérique ou convertis sous forme numérique faisant l’'objet de sélections et de politiques de conservation de la part d'institutions patrimoniales mais aussi de la part de groupes sociaux, notamment de communautés? Cette conception voit dans le patrimoine le résultat de processus de légitimation. Elle occulte toutefois la dynamique à l’oeuvre dans ce qui serait une patrimonialisation ouverte, que le numérique permet de penser, dans la mesure où il est à la fois l’objet, sa propre documentation et ses conditions de diffusion.
Le concept a une valeur heuristique en ce sens qu'il mobilise à la fois les théories du patrimoine et la question de la reproduction ouverte par Benjamin et réactualisée avec l’inscription dans la culture numérique en réseau.
Quelles incidences sur les orientations et les cursus? Comment ce concept remet-il en jeu des découpages disciplinaires du point de vue institutionnel comme du point de vue des savoirs?Comment remet-il en question la coupure établie entre formations professionnelles et formations à la recherche? La question de la technologie doit -elle être posée en termes de savoir-faire ou plus largement en termes de culture informationnelle?
Axe 2 : Production, diffusion, appropriation des ressources numériques.
Si la numérisation du patrimoine est motivée par des discours d'intérêt général mettant en jeu la conservation (documentation et préservation) des objets sources et la diffusion de ressources en direction des publics, les choix de numérisation sont, en revanche, moins bien clarifiés.
La mise en conformité des données et documents numériques progresse en ce qui concerne les normes d'accessibilité et d'interopérabilité imposées par les évolutions de l’environnement numérique (métadonnées, encodage, etc.).
En revanche, les questions d'usage et d'appropriation de la documentation à différents niveaux produite par les archives, les bibliothèques et les musées, donnent lieu à des interprétations diverses.
La structuration des données, l’usage des langages documentaires aussi bien que la conception d’interfaces de consultation informent une édition numérique tous médias. La tendance à la mise en ligne exhaustive des fonds conservés donnent aux ressources documentaires un place majeure au regard des usages de documentation, notamment dans le cadre des pratiques académiques. Comment comprendre cette inflation documentaire? Quelles interfaces pour quels usages professionnels? Par ailleurs, les développements contemporains du Web 2.0 redéfinissent les relations entre les institutions et les publics et remettent en jeu ce qui était le coeur des compétences des institutions patrimoniales : quelle place pour de nouvelles indexations (folksonomies)?
Ces nouvelles situations de coopération jouent en retour sur les pratiques professionnelles. Comment les formations académiques intègrent-elles les savoir-faire liés à l’exploitation des données et de la documentation numérique? Comment la formation au patrimoine intègre-t-elle les perméabilités entre l’institution et son environnement numérique ?
Axe 3: Institutions patrimoniales, enseignement et recherche : l'invention de nouvelles formes d'édition numérique.
De nouvelles formes de publication numérique émergent qui expérimentent l'instrumentation de corpus de documents déterminés par les besoins de l’étude et de la recherche : traitement de masses de données et documents, visualisation, représentation des connaissances, chronologies et spatialisations dynamiques) : la mise à disposition et l’édition des documents se modifie et se complexifie sans cesse. Sur ce terrain, la mise au jour des activités de recherche des institutions patrimoniales et académiques est réactualisée, prend des formes inédites et renouvelle es modalités des collaborations scientifiques. Dans le cadre de leur mission scientifique, certaines institutions patrimoniales mettent en oeuvre des réalisations numériques à partir de fonds documentaires, conservés localement ou mutualisés. Elles peuvent également coopérer avec des équipes de recherche extérieures pour favoriser l’exploitation de corpus, à la demande des chercheurs. Au-delà d’accords de mise à disposition des sources numériques, ces nouveaux développements reposent sur des partenariats entre les institutions patrimoniales et des communautés de chercheurs.
En quels termes penser ces nouvelles coopérations entre conservateurs, documentalistes, ingénieurs, techniciens, chercheurs en SHS, dès lors qu’elles mettent en présence des institutions, des corps et des professions dont les compétences mais également les cultures diffèrent ? Ces ouvertures éditoriales requièrent la possibilité de l’expérimentation et l’ouverture à la créativité : comment les institutions peuvent-elles leur faire place ? Comment les filières orientées vers les métiers du patrimoine et celles de la recherche dans les disciplines des Sciences humaines et sociales prennent-elles en compte ces nouvelles orientations ?
Axe 4 : Penser de nouveaux modèles économiques et juridiques
La numérisation du patrimoine entraîne de nouvelles situations de travail dans le monde professionnel: l'architecture des projets numériques demande l'intervention de plusieurs corps professionnels sans que les normes qui président à leur élaboration soient clairement établies. Quelles sont les balises qui pourraient servir de repères pour la mise en place de projets culturels numériques? Le projet Europeana illustre à la fois ces nouvelles situations de travail et leurs implications sur le plan juridique, notamment en ce qui concerne le droit de la propriété intellectuelle. La numérisation nécessite par ailleurs de nouveaux moyens sur le plan économique : n’assiste-t-on pas à de nouveaux modèles marqués à la fois par des politiques et des investissements publics inédits et par la recherche de partenariats public-privé à concilier avec des missions de service public? Comment l’’actualité de l’Open data et de la réutilisation des données publiques croise-t-elle la problématique du patrimoine numérique ? Les institutions patrimoniales, institutions scientifiques par essence, ne sont-elles pas aussi aujourd’hui des entreprises de services dans l'économie du web, à côté des moteurs de recherche mais aussi en concurrence avec eux ?
Les contributions souhaitées peuvent émaner des professionnels des institutions patrimoniales, des agences de services dans le domaine du patrimoine, des responsables de formations spécialisées dans les filières du patrimoine ou dans les filières des SHS engagées dans le numérique
Calendrier et informations pratiques
• 2 mars 2012 : soumission d’un résumé de maximum 1000 mots (hors bibliographie) à l’adresse bernadette.dufrene@orange.fr . La soumission sera précédée d’une page de garde reprenant : le nom et le prénom du ou des auteurs / contributeurs ; les titres, fonctions et institutions des auteurs / contributeurs; les coordonnées : adresse postale, téléphone, fax, courrier électronique ;
• 30 mars 2012 : Réponse du comité scientifique
• 1er juin 2012 : Soumission de la communication complète. Les communications présentées seront susceptibles de faire l’objet d’une publication..
Comité scientifique:
Labex Arts H2H:
Yves Abrioux, Paris 8
Denis Bruckmann,BnF
Bernadette Dufrene, Paris 8
Madjid Ihadjadene, Paris 8
Remi Labrusse, Paris10
Elsa Marguin, Archives nationales
Isabelle Moindrot, Paris 8
CNAM :
Ghislaine Chartron
Dominique Ferriot
Manuel Zacklad
Ecole de restauration et de conservation des biens culturels d'Alger :
Nacéra Benseddik
Institut national du Patrimoine:
Gennaro Toscano
Institut du Patrimoine, Tunis:
Soumaya Gharsallah
Université de Laval:
Philippe Dubé
Milad Doueihi
Université Paris1:
Corinne Welger
Université de Poitiers :
Nabila Oulebsir
Comité organisateur:
Marie-Cécile Bouju, Paris 8, Bernadette Dufrene, Paris 8, Elsa Marguin, Archives nationales,
Axel Bourgeois, Paris 8, Muriel Flicoteaux, Benjamin Barbier.
AAC - Publics et pratiques médiatiques (EUTIC 2012 - Metz, France)Publics et pratiques médiatiques
(EUTIC 2012 - Metz, France)
http://www.eutic.eu/
http://twitter.com/eutic2012
Université de Lorraine (site de Metz)
les 17, 18 et 19 Octobre 2012
Après Bruxelles, le réseau européen et interdisciplinaire sur les Enjeux et Usages des TIC (EUTIC) vous invite à son prochain colloque qui se tiendra à l’Université de Lorraine, site de Metz, les 17, 18 et 19 octobre 2012. Du premier colloque à Bordeaux (« Aspects sociaux et culturels », 22-24 septembre 2005) au dernier en date à Bruxelles (« Transformation des organisations, évolution des problématiques », 23-25 novembre 2011), les fondateurs du groupe de recherche international EUTIC et les organisateurs ont privilégié le caractère interdisciplinaire des études portant sur les enjeux des technologies de l’information et de la communication. Pour la huitième édition du colloque, les organisateurs de l’équipe du CREM (Centre de recherche sur les médiations) proposent d’articuler des approches déjà balisées par les colloques précédents (approches informationnelle, communicationnelle, didactique, linguistique, sociologique et culturelle) en renouvelant l’approche des pratiques médiatiques des TIC via une réflexion sur la notion de « public ».
Les TIC pour « rendre public »
En un espace à la fois homogène et composite, les TIC rassemblent différentes pratiques relevant d’espaces habituellement séparés : sphère privée, espace de travail et sphère publique. Il est alors utile d’observer comment s’interpénètrent ces pratiques pour comprendre les modalités d’entrelacement de ces trois espaces. La tendance à la « publicisation » - dans l’idée de l’action de porter à la connaissance du plus grand nombre – entendue comme accentuation de l’individualisation des pratiques créent une tension qui pousse à l’analyse. Aussi, les transformations des pratiques médiatiques face à cette tendance à vouloir « rendre public » méritent-elles d’être questionnées afin d’en comprendre les enjeux – que cela concerne une pratique amateur ou professionnelle. Sur les smartphones, par exemple, la culture du « Push » illustre ce besoin de rendre public tout en s’inscrivant dans une logique d’instantanéité et d’alerte. De même, les pratiques de redocumentarisation en ligne, par exemple via les sites de partage de signets ou les folkosonomies, interrogent le fonctionnement des dispositifs d’accès à l’information, et la dualité des médiations informationnelles.
TIC et segmentation des publics
L’entrée dans cette problématique des pratiques médiatiques peut également s’accomplir par le truchement de la notion de « public » prise comme ensemble segmenté de personnes susceptibles d’être touchées par un média en particulier (du grand public aux publics particuliers, aux publics cibles). Il est intéressant d’observer comment se construisent des images projetées de publics d’usagers des TIC dans n’importe quel discours de médiation (du discours informationnel au discours didactique). Les TIC peuvent ainsi être envisagées comme de nouvelles manières de « traquer » le public, de mieux le définir, le cartographier ou modéliser ses comportements afin de comprendre ses aspirations, donc d’engager des processus automatiques de personnalisation de l’offre. Ces questions de définition et de représentation des publics conduisent à aborder les enjeux de la conception de formes de TIC renouvelées.
Enjeux éditoriaux
Ainsi, les industries créatives du jeu numérique – qui cherchent à étendre leur public cible grâce à de nouvelles formes de jeux (jeux sérieux, jeux expressifs…) – s’inscrivent-elles particulièrement dans cet objectif. La segmentation des pratiques d’« un » public ou d’une audience s’observe aussi dans les sites d’information qui repensent aujourd’hui leur offre éditoriale pour, par exemple, tenter de capter le public sur toute une journée en lui proposant des modalités diverses d’accès à l’information dans un esprit de synergie entre les supports (journal papier le matin, mobile en situation de trajet domicile-travail, web depuis le lieu de travail…). Les enjeux éditoriaux peuvent également concerner les questions liées aux modèles pour la publication sur le web (offre éditoriale, publication scientifique…) ou, dans le cas des revues scientifiques, le recours aux normes (métadescription, vocabulaires...) dans le processus de production documentaire numérique (encyclopédies, revues, documents pédagogiques…). Pourront enfin être discutées ici les questions autour de l’adaptation des documents, la personnalisation des environnements…
Enjeux didactiques et éducatifs à l’ère des technologies numériques
La question de la caractérisation des publics constitue un véritable enjeu éducatif et didactique à l’ère des technologies numériques. En effet, l’école est un espace public dont l’un des principaux objectifs est de permettre une construction sociale dont l’élève ne doit pas être seulement un membre mais un acteur. Cette construction sociale se fonde sur la rencontre de plusieurs univers langagiers et culturels : celui de l’enfant, celui du milieu scolaire et celui de l’enseignant. Comment l’école accueille-t-elle ce public d’« enfants/élèves » dans le cadre de son projet qui est de faire accéder à une certaine forme de développement intellectuel et culturel, à un moment où l’élève a de plus en plus accès à une certaine connaissance en dehors de l’école ? Comment l’école réussit-elle à faire exister une littératie[1] traditionnelle face à une littératie qu’elle investit et connaît encore peu (les TIC et internet en particulier) ?
Émergence de nouveaux publics ?
Ces exemples soulèvent enfin des questions corollaires : les TIC engendrent-elles de « nouveaux » publics ? Observe-t-on des comportements radicalement différents par rapport aux pratiques antérieures ? Les différences éventuelles sont-elles plus marquées chez les jeunes ? La notion de « digital native » s’avère-t-elle un critère pertinent pour qualifier des publics ou des communautés ? Comment organiser l’accompagnement des publics, par exemple comment améliorer le suivi des étudiants pour mieux personnaliser l’offre de formation ?
Faire partie d’un public utilisant les TIC
Une troisième entrée consisterait à se situer du point de vue de l’audience De manière à observer les mutations et contaminations des pratiques des internautes d’un média à un autre serait une perspective envisagée. L’exemple des transformations du journalisme à l’ère du numérique montre combien il est intéressant d’observer les modifications de pratiques des internautes à travers l’influence des réseaux sociaux. Un article est non seulement lu, commenté, « twitté », mais également partagé entre internautes. Le webjournalisme, du point de vue de l’audience, repose donc sur un processus d’appropriation, d’enrichissement potentiel, de circulation voire de dissémination de l’information par les publics eux-mêmes. Le public peut être envisagé comme (co-)acteur de dispositifs impliquant la médiation des TIC. Quels enseignements peuvent être tirés des dispositifs participatifs ? La notion de « consomm-acteur » a-t-elle du sens ? Ces propositions d’étude des TIC à partir de la notion de « public » ne sont pas exhaustives, les contributions pourront envisager d’autres axes d’analyse questionnant les liens entre publics, pratiques médiatiques et TIC. Comme pour les dernières éditions du colloque EUTIC, l’objectif est en outre de croiser aussi bien les approches disciplinaires (sciences de l’information et de la communication, sociologie, sémiotique, anthropologie, science politique, etc.), que les secteurs d’activités (publication en ligne, webjournalisme, jeux numériques, enseignement à distance, campagnes publiques d’information à caractère sanitaire et social, médiations culturelles via les grands musées ou les événements culturels, communication patrimoniale, communication politique, etc.) et les objets d’étude (sites web, journaux en ligne, campagnes de communication en ligne, publicité en ligne, jeux numériques, Internet mobile, réseaux sociaux, outils collaboratifs en ligne, plates-formes pédagogiques, moteurs de recherche, etc.). Les propositions de contributions pourront investir ou mobiliser la notion de public ou s’en détacher explicitement au profit d’autres approches jugées plus pertinentes (usage(s)/usager (s) ; utilisation(s) / utilisateur(s), actant(s) / acteur (s), …) et s’inscrire dans l’étude de l’un des dispositifs socio-numériques suivants (liste non exhaustive) : - Dispositifs d’accès à l’information en ligne : sites web de médias, sites institutionnels, portails et moteurs de recherche … - Dispositifs de publication en ligne : sites de partage (photos, musique, vidéos, documents, signets…), archivage numérique, mutation des logiques éditoriales, sites de diffusion en streaming, publications scientifiques en libre accès, blogs, réseaux sociaux. - Dispositifs collaboratifs en ligne : forums, outils collaboratifs (encyclopédiques, collecticiels), environnements numériques de travail, outils de veille. - Dispositifs de médiation didactique : enseignement/apprentissage à distance ou hybride, enseignement/apprentissage assisté par ordinateur (didacticiels). - Dispositifs de production des industries culturelles : jeux en ligne, applications mobiles. - Dispositifs de reconfiguration des territoires : Remise en débat de la notion de frontière, enjeux et limites des redécoupages géographiques, historiques, politiques, sociologiques. <- …
Modalités de soumission de propositions
Les propositions de contributions doivent être rédigées en français ou en anglais et devront comporter les éléments suivants : Sur une première page : - Titre de la communication - Identification du ou des auteurs (en précisant dans ce cas la personne qui fera la présentation) : institution d’appartenance, fonction, adresse électronique, adresse postale complète, numéro de téléphone Sur la page suivante : - Titre de la communication - 5 mots clés - Résumé long (5 000 à 6 000 caractères, hors bibliographie) qui présente l’objet de la contribution, le cadrage théorique, la méthodologie, le corpus ou les données analysés et les principaux résultats obtenus ou attendus. Les propositions sont à envoyer pour le 4 mars 2012 au plus tard par courriel à l’adresse suivante :
eutic2012@gmail.com
Prière de mentionner dans l’objet : « proposition de communication EUTIC2012 » Les réponses aux auteurs seront données le 5 avril 2012. Les propositions acceptées peuvent faire l’objet de demandes de corrections par le comité scientifique. Les textes complets (25000 à 30 000 caractères, espaces compris) seront à remettre au plus tard le 10 juin 2012 pour publication selon les modalités qui seront communiquées sur le site du colloque. Une procédure de traitement prioritaire des demandes émanant de collègues devant faire appel à l'AUF (ou à un autre organisme) pour financer leur séjour ou ayant à formuler des demandes de visa est envisageable. Prière d’indiquer dans le mail d’envoi du résumé la nécessité d’avoir une réponse rapide.
Informations complémentaires
Lieu du colloque Université de Lorraine, site de Metz METZ
Publication des actes
Toutes les contributions acceptées par le comité scientifique seront publiées dans le cédérom des actes du colloque. Par ailleurs, un livre collectif publié dans la collection "Actes" de la revue Questions de communication regroupera une sélection de contributions choisies après expertise du comité de lecture de la revue élargi à des membres du comité scientifique .
Nb : La publication dans les actes sur cédérom et dans le livre collectif est conditionnée par l’inscription effective de l’auteur (ou de l’un des auteurs), ainsi que par la participation personnelle de l’auteur (ou de l’un des auteurs) aux journées. Dans ce cas, l’inscription doit être prise au plus tard un mois avant la date d’ouverture du colloque.
[1] « Aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d'étendre ses connaissances et ses capacités. » http://www.oecd.org/dataoecd/24/62/39438013.pdf. Consulté le 15 novembre 2012.
Appel à articles - Revue Etudes de Communication - N°40Epistémologies, théories et pratiques professionnelles en communication des organisations
Dossier coordonné par Laurent Morillon, Arlette Bouzon, Carolyne Lee
Que ce soit au travers des injonctions faites au milieu scientifique d’aller vers l’industrie et à l’industrie de contribuer au financement de la recherche, de l’intérêt des professionnels pour les travaux de recherches (afin d’améliorer leurs pratiques ou de prendre du recul), de l’obligation faite aux chercheurs de valoriser et vulgariser leur travaux… les incitations et occasions de rencontres, d’échanges, parfois de confrontations entre ces divers acteurs se multiplient. Ceux-ci se côtoient dans des colloques, des salles de cours, des séminaires, des journées d’études, des rencontres professionnelles, au sein d’institutions, de sociétés savantes, voire par l’entremise de supports de diffusion de connaissances (revue, ouvrage scientifique, presse spécialisée, manuel, banque de données…) ou encore de conventions CIFRE[1]. Plus spécifiquement en ce qui concerne la communication des organisations, le champ et les objets d’études induisent des liens entre chercheurs et praticiens qui peuvent s’avérer étroits.
Ce constat amène à questionner les rapports entre pratiques professionnelles et théories dans le domaine de la communication des organisations. Cette démarche semble d’autant plus pertinente que des évolutions sont, de part et d’autre, notables. Nombreux sont les chercheurs qui, en France ou à l’étranger, explorent par exemple les potentialités des paradigmes interprétativiste et constructiviste. Ainsi, des travaux se référant aux théories et méthodes de l’Organizational Communication (Putnam, Nicotera, 2009[2]) se développent et un tournant discursif émerge (via notamment les approches foucaldiennes et critiques, conversationnelles ou encore narratives). Du côté des professionnels de la communication (responsable et chargé de communication interne et/ou externe, attaché de presse, consultant…), certains d’entre eux, confrontés à la diversité des acteurs, au dynamisme des contextes ainsi qu’à la relative efficacité des modèles prédictifs s’ouvrent à d’autres théories, qu’elles soient descriptives ou prescriptives. Si l’approche fonctionnaliste - et plus particulièrement le modèle marketing qui rationalise et instrumentalise la communication- demeure dominante, les démarches relevant du constructivisme apparaissent désormais dans des recherches-actions.
Ce constat, qui nous amène à revisiter les situations vécues, se traduit en un ensemble, non exhaustif, de questions d’ordre épistémologique, théorique, pragmatique ou encore méthodologique :
Quelles sont les fertilisations croisées actuelles et potentielles entre théories et pratiques ?
Quels sont aujourd’hui les modèles qui structurent les pratiques notamment suite aux évolutions des théories des organisations (Rojot, 2003[3]) ?
Au-delà du paradigme fonctionnaliste et du modèle marketing, quelle est et/ou pourrait-être la place des réflexions pour ceux issus des paradigmes émergents ? Comment se manifesteraient-elles ?
L’adoption d’une approche constructiviste dans les pratiques serait-elle, comme le suggère Mucchielli (2001[4]), avant tout idéologique ?
Ces modèles peuvent-ils (doivent-ils) résoudre des problèmes d’organisations, participer à une rationalisation et une instrumentalisation de la communication ?
Dans ce dossier de la revue Etudes de communication nous nous proposons de questionner, voire de mettre en tensions, les pratiques et les soubassements théoriques existants en communication des organisations, tant en France qu’à l’international. Les contributions de travaux en provenance des différentes disciplines concernées sont les bienvenues.
Les propositions peuvent être soumises en français ou en anglais. Les articles définitifs sont en français (la revue ne prend en charge aucune traduction).
La sélection des propositions de contribution se fait en deux temps :
- sur la base d’une proposition de 1500 à 2000 mots qui présentera les objectifs, l’argumentation et l’originalité de la proposition ainsi que quelques orientations bibliographiques.
- Pour les propositions retenues, une seconde évaluation sera réalisée sur la base des articles définitifs (30 à 35 000 signes, espaces compris).
L’évaluation sera assurée de manière anonyme par au moins deux lecteurs du comité.
Les instructions aux auteurs sont sur le site de la revue : http://edc.revues.org/
L’envoi des résumés au format Word (.doc) ou Acrobat Reader (.pdf) se fait aux trois adresses suivantes :
laurent.morillon@iut-tlse3.fr
arlette.bouzon@iut-tlse3.fr
carolyne@unimelb.edu.au
Comité de lecture
Nicole D’Almeida (France)
Luc Bonneville (Canada)
Vincent Brulois (France)
Judy Burnside-Lawry (Australie)
Lars Thoger Christensen (Danemark) - sous réserve de confirmation
Pierre Delcambre (France)
Finn Frandsen (Danemark)
Yvonne Giordano (France)
Thomas Heller (France)
Joëlle Le Marec (France) - sous réserve de confirmation
Fabienne Martin Juchat (France)
Bernard Motulsky (Canada)
Kerry Jane Mullan (Australie)
Calendrier
Soumission des résumés : 15 avril 2012
Avis d’acceptation : 15 mai 2012
Version préliminaire des articles : 15 septembre 2012
Version définitive des articles : 15 décembre 2012
Publication du numéro (version papier et version électronique) : mai 2013
Laurent Morillon est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication et membre du LERASS, Université de Toulouse.
Arlette Bouzon est professeure de sciences de l’information et de la communication et membre du LERASS, Université de Toulouse.
Carolyne Lee est Senior Lecturer en media et communications à l’école « culture et communication » de la faculté des arts de l’Université de Melbourne
[1] Convention Industrielle de Formation par la REcherche : subventionne des entreprises de droit français qui embauchent un doctorant pour le placer au cœur d'une collaboration de recherche avec un laboratoire public
[2] Putnam, L.L., Nicotera, A. M. (2009). Building theories of organization: The constitutive role of communication. New York: Routledge
[3] Rojot, J. (2003). Théorie des organisations. Paris : Eska
[4] Mucchielli. A. (2001). La communication interne, les clés d'un renouvellement. Paris : Armand Colin
Acteurs, auteurs, spectateurs ?Quelle place et quel(s) rôle(s) pour les individus et les groupes au sein des dispositifs et des processus communicationnels ?
Colloque organisé par CIMEOS/COSMOS (EA 4177)
Avec la label de la Sfsic, et le soutien des Laboratoires SPMS (Uni. Bourgogne) et MICA-COS Uni. Bordeaux 3 (EA 4426)
21-22 novembre 2012 Dijon
Ce colloque a pour objectif d'analyser et de comparer la place et les rôles attribués aux acteurs de la communication, ou que ces derniers s'approprient, ainsi que les effets individuels et collectifs qui découlent de ce rapport au réel, de ces postures choisies ou contraintes, aux plans fonctionnel, sensible et symbolique.
==> Téléchargez l'Appel à communication :
AAC-CimeosCosmos-2012 (1.02 MB)
==> Téléchargez la fiche de proposition de communication :
CollCosmosCimeos-2012-PropComm (519.22 KB)
==> Téléchargez la fiche d'inscription au colloque :
CollCosmosCimeos-2012-Inscription (539.43 KB)
Par exemple, l'impulsion et la conduite de changements en termes de métiers, d'organisation, de savoirs mobilisés, de modalités de relation et de coopération, de modes d'évaluation et de valorisation, de dispositifs et de rapport au(x) territoire(s), peuvent constituer des ancrages pour l'analyse à partir de contextes divers : santé, éducation, production, consommation, médias, environnement(s),... Ainsi, le patient est-il invité à se montrer acteur, auteur ou spectateur dans la relation médicale et de soin, comment perçoit-il son insertion et sa propre intervention au sein de celle-ci, avec le médecin ou le soignant ? Il en est de même pour l'apprenant, jeune ou adulte : quelle est sa posture, choisie ou contrainte, face au savoir, comment se façonne-t-elle à travers la médiation des professionnels de l'éducation et de la formation et de divers dispositifs, qu'il s'agisse de la classe, d'un terrain d'expérimentation, d'un stage, de TICE, etc.,.? Lors d'un changement organisationnel et/ou stratégique dans un organisme, une entreprise ou une collectivité territoriale (fusion, redéploiement, reconversion, mutualisation, etc), quels sont les rôles confiés et attendus des personnels, selon quelles conceptions, quels récits et pour quels effets, en termes de convergence ou de distance, d’accord ou de conflit, auprès des intéressés et du collectif ? A travers les supports, les dispositifs et les messages destinés au personnel, à l'usager, au client, au consommateur ou à l'adhérent, quelle représentation de l'Autre se dessine, selon quelle intentionnalité et quels processus communicationnels ? Quelle représentation des acteurs se trouve véhiculée et portée, par exemple à travers la notion de « partie prenante » dans les démarches et les projets liés au concept de développement durable et, plus globalement, au rapport aux environnements ?...
Les contributions à ce colloque pourront s’appuyer sur l’hypothèse générale selon laquelle la notion d’acteur renverrait à une place et des rôles d’opérateur ou d’intervenant au sens participatif et applicatif du terme. Quant à lui, le concept d’auteur témoignerait davantage d’une posture à travers laquelle le sujet ou le groupe « se sentirait autorisé à… » et donc inscrite dans des interactions œuvrant à la co-construction du sens, alors que la notion de spectateur marquerait une passivité choisie ou contrainte au sein des processus et des dispositifs communicationnels étudiés. En réunissant des chercheurs, des enseignants et des praticiens intéressés et confrontés à ces questions et à travers les approches offertes par les Sciences de l'information et de la communication, notamment au regard des problématiques liées à l'altérité, à l'identité et aux médiations, ce colloque entend réunir et confronter des analyses et des réflexions qui concernent directement le changement social et son éclairage par la recherche. Cet événement scientifique entend également faire une place importante aux courants et aux travaux de recherche en émergence au sein des écoles doctorales et notamment aux jeunes chercheurs susceptibles de porter et de représenter l’avenir de ce type de problématique en sciences de l’information et de la communication.
Les propositions de communications devront se positionner au regard des axes suivants :
Axe 1 Acteur, auteur ou spectateur dans les milieux et les professions de santé Axe 2 Acteur, auteur ou spectateur de la communication et des médias Axe 3 Acteur, auteur ou spectateur de la consommation et des usages Axe 4 Acteur, auteur ou spectateur des territoires et de l’environnement Axe 5 Acteur, auteur ou spectateur des savoirs et de l’éducation Axe 6 Acteur, auteur ou spectateur de la culture, des cultures et de l’interculturalité
Les propositions de communication devront être adressées par voie électronique à j.bonnet@agrosupdijon.fr ET daniel.raichvarg@u-bourgogne.fr pour le 30 avril 2012, sous la forme d’un résumé de 1800 signes (espaces compris, police Times new Roman 11). Les communications retenues et présentées au colloque, et éventuellement amendées selon les recommandations du Comité scientifique, donneront lieu à la publication d’un ouvrage. Les consignes en vue de cette publication seront données durant le colloque.
Direction scientifique : Jacques Bonnet, Rosette Bonnet, Daniel Raichvarg (CIMEOS/COSMOS) Comité scientifique : Nicole d’Almeida (Celsa - Uni. Paris IV), Rosette Bonnet (Agrosup Dijon), Jacques Bonnet (Agrosup Dijon), Arlette Bouzon (Uni. Toulouse), Benoît Cordelier (UQAM Montréal), Patrice de La Broise (Uni. Lille 3), Olivier Galibert (Uni. Bourgogne), Gino Gramaccia (Uni. Bordeaux 3), A. Kiyindou (Uni. Bordeaux 3), Christian Le Moënne (Uni. Rennes 2), Cyril Masselot (Uni. Franche-Comté), Daniel Raichvarg (Uni. Bourgogne), Philippe Ricaud (Uni. Bourgogne), Clara Sarmento (Institut polytechnique de Porto/CEI)
==> Téléchargez l'Appel à communication :
AAC-CimeosCosmos-2012 (1.02 MB)
==> Téléchargez la fiche de proposition de communication :
CollCosmosCimeos-2012-PropComm (519.22 KB)
==> Téléchargez la fiche d'inscription au colloque : CollCosmosCimeos-2012-Inscription (539.43 KB)
Colloque - Récit médiatique et journalisme narratifColloque "Récit médiatique et journalisme narratif"
20 ans de recherche sur le récit médiatique
Louvain-la-Neuve, les 9 et 10 février 2012
Programme du Colloque - Récit médiatique et journalisme narratif
Journées d'étude : La communication politique des Présidentielles de 2012: premières analysesLa communication politique des Présidentielles de 2012: premières analyses
22-23 juin 2012 - Université Paris Est
Le Centre d'Etudes Comparées en Communication Politique et Publique (Ceccopop, sous-équipe du Largotec, EA 4688), organise deux journées de recherche les vendredi 22 et samedi 23 juin 2012 prochain sur le thème "La communication politique des Présidentielles de 2012: premières analyses" à l'Université Paris Est (UPEC).
Ces journées interviennent dans le cadre des travaux du Ceccopop sur la Communication Politique en France qui se sont déjà traduits par la publication de quatre ouvrages collectifs aux Editions L'Harmattan (le dernier en date, "La Communication Politique Européenne sans l'Europe – Les élections au Parlement Européen de 2009", vient de paraître).
Le vendredi 22 juin, les discussions seront publiques, divisées en plusieurs ateliers: "Personnalisation, Peopolisation, la nouvelle construction de la légitimité? ", "Tweet, Tube, Tumb et Like, les nouvelles pratiques médiatiques de la campagne électorale", et "De l'élection primaire à la réalité".
Le samedi 23 juin, après une synthèse des débats de la veille, un atelier "fermé" réunira les intervenants, parmi lesquels plusieurs chercheurs étrangers qui suivent la campagne française.
Les chercheurs et enseignants-chercheurs intéressés peuvent envoyer une proposition de participation (abstract de 300 à 500 mots, et bref CV), par email uniquement, en indiquant celui des trois ateliers dans lequel leur intervention s'effectuerait, avant le 15 février, à
Philippe J. Maarek Professeur en Sciences de l'Information et de la Communication Université Paris Est (UPEC) Directeur du Ceccopop maarek@univ-paris12.fr
Le Conseil Scientifique du Colloque est composé de:
Jamil Dakhlia, Maître de Conférences à l'Université de Nancy 2 Arnaud Mercier, Professeur à l'Université de Metz François Jost, Professeur à l'Université Paris 3 Philippe J. Maarek, Professeur à l'Université Paris Est (UPEC) Richard Nadeau, Professeur à l'Université de Montréal Brigitte Sebbah, Maître de Conférences à l'Université Paris Est (UPEC)
Séminaire Identités Numériques le 13 février à la Maison des Sciences de la Communication et de l'InterdisciplinaritéLa deuxième séance du séminaire Identités Numériques aura lieu le lundi 13 février 2012 à 14h30 à la Maison des Sciences de la Communication et de l'interdisciplinarité, 20 rue Berbier-du-Mets à Paris, Métro 7 arrêt Gobelins. Les détails sont accessibles en suivant ce lien : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1557
Cette deuxième rencontre sera consacrée au thème "économie et privacy". Intervenants : Laurent Bernat, Direction de la technologie et de l’industrie, OCDE « Analyse comparée des stratégies nationales de gestion de l'identité numérique dans les pays de l'OCDE ». Fabrice Rochelandet et Alain Rallet, ADIS, Université de Paris-Sud « La protection des données personnelles face au web relationnel : quels scénarios possibles ? ».
N'hésitez pas à venir nombreux et à diffuser l'information. Le séminaire est ouvert à toute personne intéressée par les enjeux associés aux identités numériques - chercheurs, praticiens, militants - et désireuse de s'enrichir des différentes approches de cet objet complexe !
Inscription gratuite mais obligatoire pour des raisons d'organisation. Contact : Thomas Stenger, stenger@iae.univ-poitiers.fr et coutant.alexandre@gmail.com
Au plaisir de vous retrouver ce 13 février !
Bien cordialement,
Alexandre Coutant et Thomas Stenger
-- Alexandre Coutant
Maître de Conférences en Sciences de l'Information et de la Communication Laboratoire LASELDI, Université de Franche-Comté UFR STGI - Pôle Universitaire du Pays de Montbéliard Département Multimédia 4 place Tharradin BP 71427 25211 Montbéliard Cedex - France tel : 03 81 99 47 03 http://semlearn.pu-pm.univ-fcomte.fr/ http://fr.linkedin.com/pub/alexandre-coutant/a/814/982
e-Dossier de l’Audiovisuel Vient d’être mis en ligne: Le e-Dossier de l’Audiovisuel “Education aux cultures de l’information”, piloté par Divina Frau-Meigs, Eric Bruillard et Eric Delamotte, vient de paraître et est disponible à : http://www.ina-sup.com/ressources/dossiers-de-laudiovisuel/les-e-dossiers-de-laudiovisuel/e-dossier-leducation-aux-cultures
Revue Communication : "Le pouvoir des fictions audiovisuelles"APPEL À CONTRIBUTIONS
pour la revue Communication
« LE POUVOIR DES FICTIONS AUDIOVISUELLES »
Dossier thématique coordonné par
Céline Bryon-Portet
Maître de conférences habilitée à diriger des recherches
Ce numéro de la revue Communication se propose d’étudier le pouvoir d’influence des fictions cinématographiques et télévisées, tant au plan individuel qu’au niveau sociétal.
Longtemps ravalées au rang de simples productions divertissantes, avec tout ce que cette catégorisation comporte de péjoratif depuis que la philosophie pascalienne a vu dans le divertissement une activité futile et dérisoire entre toutes, les fictions audiovisuelles sont pourtant bien plus que des histoires imaginaires frappées d’irréalité. Les chercheurs leur reconnaissent aujourd’hui la capacité de modifier les représentations mentales des spectateurs, voire même de changer leur comportement.
Au niveau individuel, les études pionnières de Henry Jenkins[1] sur les fans des séries télévisées, notamment, montrent que la notion de participation est primordiale lorsque l’on veut étudier le phénomène de la culture fan. Les travaux de Dominique Pasquier[2], en France, sur la série Hélène et les garçons, soulignent les processus d’identification des téléspectateurs à des personnages qu’ils considèrent comme des modèles à imiter, et la fonction d’apprentissage de la vie amoureuse que ces fictions télévisées remplissent auprès des jeunes publics, grâce à leur réalisme émotionnel. Ce processus d’identification, lorsqu’il se trouve exacerbé et décliné sur un « mode mimétique élevé »[3], peut amener certains fans de super-héros à se comporter comme leur idole fictive, comme c’est le cas aux Etats-Unis (notamment dans la ville de Cincinnati), où des vengeurs masqués qui se font appeler Batman, Superman ou Wonder Woman, concurrencent la police en tentant d’arrêter des criminels.
L’on peut donc aller jusqu’à se demander si certaines fictions audiovisuelles ne jouent pas un rôle assez similaire à celui que joue le mythe dans les sociétés traditionnelles, lequel représente un « exemple concret de la conduite à tenir »[4] et est « vivant, en ce sens qu’il fournit des modèles pour la conduite humaine et confère par là même signification et valeur à l’existence »[5].
Au niveau sociétal, les fictions audiovisuelles participent également de la construction sociale de la réalité, grâce à l’univers diégétique qu’elles élaborent. Les travaux menés par Sabine Chalvon-Demersay[6] et Guillaume Le Saulnier[7], par exemple, ont montré que les héros fictifs des séries policières possèdent une véritable influence sur l’image que l’opinion publique possède du métier de "flic". Les nombreuses séries qui mettent en scène, depuis une dizaine d’années, le métier d’urgentiste ou de médecin (Urgences, Grey’s anatomy, Dr House…), sont également aptes à transformer les représentations existantes, voire à créer des vocations. D’autres études ont souligné la capacité d’une série comme Plus belle la vie à faire passer des messages idéologiques et politiques auprès des téléspectateurs, sur des thèmes tels que le don d’organes, l’homosexualité et la diversité socioculturelle[8], ou encore à valoriser l’image d’un territoire, en l’occurrence l’image de la ville de Marseille[9]. De la même manière, des films comme Le Bonheur est dans le pré et Bienvenue chez les ch’tis ont contribué à véhiculer une image positive du Gers et de la région Nord-Pas-de-Calais, en construisant puis diffusant une véritable identité socioculturelle autour de la convivialité et du bien-vivre, ainsi qu’en ont témoigné la presse locale ainsi que différentes enquêtes[10]. Enfin, des chercheurs se sont demandés si la présence d’un Président des Etats-Unis noir dans la série 24h00 chrono (le Président David Palmer), n’avait pas aidé les américains à se familiariser à cette idée, à faire tomber certains préjugés racistes et par conséquent à faciliter l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, tandis que certains journalistes, à l’instar de Brian Stelter du New York Times, préfèrent considérer la série pionnière The West Wing (diffusée en 1999 et 2006 sur NBC), comme la fiction qui joua le rôle de déclencheur, à travers le Président hispanique Matthew Santos[11].
Cette (re-)construction de la réalité paraît en outre favorisée par la confusion croissante qui existe aujourd’hui entre la fiction et la réalité, à travers la création de genres hybrides, empruntant tout à la fois à la fiction et au documentaire, mélangeant « mode fictif » et « mode authentifiant »[12], au point d’aboutir à des productions « transgénériques »[13]. Le développement du storytelling participe également d’un brouillage des frontières et d’une transformation représentationnelle[14]. Cette influence des fictions est telle que d’aucuns dénoncent leur pouvoir potentiellement manipulatoire. Les uns pointent leur aptitude à modifier la réalité, tandis que les autres les accusent d’être des instruments de propagande qui naturalisent des rapports de domination existants[15]. Enfin, il convient aussi de prendre en compte les bouleversements qu’entraînent dans ce domaine les dernières innovations techniques, et plus précisément la convergence des écrans (par exemple, l'arrivée de iTV chez Apple), ou encore l’interconnectivité des écrans avec le réseautage (par exemple, le phénomène grandissant du visionnement sur demande et du « média social » qui permet aux téléspectateurs-internautes de réagir en direct aux diffusions d’émission-événement), susceptibles d’avoir un impact non seulement sur la production des fictions, mais aussi sur leurs effets.
Les contributions attendues pour ce dossier thématique s’interrogeront donc sur ce pouvoir d’influence des fictions audiovisuelles. Elles prendront la forme d’essais théoriques ou d’études de cas, et pourront explorer, par exemple, les questions et problématiques suivantes :
- Y-a-t-il une spécificité des fictions audiovisuelles ? Les séries télévisées, notamment, possèdent-elle un pouvoir d’influence supérieur aux autres fictions (littéraires, par exemple), par le climat d’intimité et la complicité[16] qu’elles forgent autour du téléspectateur, voire la confusion qui peut s’établir entre un personnage fictif et le comédien qui l’incarne, au point de conférer une existence quasi réelle au premier[17] ?
- Ce pouvoir d’influence est-il en train de croître avec le développement de « docu-fictions », ou encore de séries télévisées qui se présentent comme de véritables critiques sociales[18], à l’instar de Hill Street Blues, Law & Oder, Nip Tuck, Les Sopranos et Desperate housewises, qui dénoncent implicitement les travers d’une société en crise ?
- Quel est le rôle joué par « l’effet de réel » sur ce pouvoir des fictions ? Et sur quels principes narratifs et techniques repose cet effet de réel[19] ?
- Comment se réalisent les processus d’identification des cinéphiles et des téléspectateurs à leurs personnages de fiction favoris ?
- Comment s’effectue la modification des représentations mentales, chez les cinéphiles et les téléspectateurs ? Et comment s’opère le passage de la modification des représentations mentales à la modification comportementale ?
- Quelles représentations socioculturelles les séries télévisées contemporaines sont-elles en train de modifier ?
- Ne peut-on pas craindre que cette reconstruction de la réalité soit sujette à des manipulations volontaires ? Peut-on aller jusqu’à parler de propagande, pour certaines fictions audiovisuelles ?
- Quel est le pouvoir de résistance du spectateur face à une instrumentalisation possible des ressorts idéologiques des fictions audiovisuelles ?
- Quelles sont les limites de ce pouvoir d’influence des fictions ? Comment les fans s’approprient-ils à leur tour leurs productions télévisuelles préférées par le biais de contributions amateurs sur le Web, de la simple discussion entre fans sur des blogues et forums (pouvant influencer éventuellement les scénaristes) aux détournements, mash-up et autres « mèmes » réalisés à partir des œuvres, sans oublier des créations originales qui court-circuitent les réseaux de production et de diffusion traditionnels des industries culturelles ?
- Certaines fictions télévisuelles peuvent-elles devenir des mythes, et endosser des fonctions similaires aux anciens récits mythiques ?
- Comment le storytelling, qui procède à une mise en récit de plus en plus utilisée comme outil à des fins politiques et de marketing, peut-il s’apparenter à un processus de mythification et actualise-t-il la question des frontières/recouvrements entre récit et fiction ?
Calendrier :
- 20 mars 2012 : date limite d’envoi des propositions d’articles sous la forme d’un résumé de 3500 signes environ (espaces compris), à Céline Bryon-Portet. Courriel : celine.bryonportet@ensiacet.fr
- 5 avril 2012 : notification aux auteurs de la décision du comité de coordination.
- 15 septembre 2012 : date limite d’envoi des articles (entre 40 000 et 60 000 signes, espaces non compris) au comité de coordination qui les transmettra à la revue Communication pour évaluation. La direction de la revue accusera réception et avisera les auteurs de la constitution des comités de lecture.
Procédure et consignes :
Chaque proposition d’article sera évaluée à l’aveugle par un comité de lecture composé de lecteurs experts
Les auteurs devront se conformer aux normes éditoriales en vigueur au sein de la revue Communication. Le guide de consigne aux auteurs est téléchargeable à partir du lien suivant :
http://communication.revues.org/index2590.html
[1] Henry Jenkins, Textual poachers : Television fan and participatory culture, Routledge, 1992.
[2] Dominique Pasquier, « Identification au héros et communautés de téléspectateurs : la réception d’"Hélène et les garçons" », Hermès, n° 22, 1998, p.101-109.
Dominique Pasquier, La culture des sentiments. L’expérience télévisuelle des adolescents, Paris, Maison des Sciences de l’Homme.
[3] A partir de la classification des fictions de Northop Frye, François Jost définit ce mode mimétique comme celui qui met en scène « des héros supérieurs en degré aux autres hommes », par opposition au mode mimétique bas qui propose des « personnages qui sont à la fois égaux à leur environnement et à l’être humain ».
François Jost, « Séries policières et stratégies de programmation », in Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004, p.65.
[4] Roger Caillois, Le Mythe et l’homme, Paris, Gallimard, Folio essais, 1987, p.154.
[5] Mircea Eliade, Aspects du mythe, Paris, Gallimard, Folio essais, 1993, p.12.
[6] Sabine Chalvon-Demersay, « Fiction policière et identité sociale virtuelle », in Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004, p.305-326.
[7] Guillaume Le Saulnier, « Les Policiers réels devant leurs homologues fictifs : fiction impossible ? Pour une sociologie de la réception dans la sphère professionnelle », Réseaux, vol. 29, n° 165, 2011, p.109-135.
[8] Céline Bryon-Portet, « Les productions télévisées, genre oublié dans la construction de l’image d’un territoire ? L’exemple de co-construction de l’image socioculturelle de la ville de Marseille par la série Plus belle la vie », Études de communication, n° 37, 2011.
[9] Céline Bryon-Portet, « La dimension politique de la série Plus belle la vie : mixophilie, problématiques citoyennes et débats socioculturels dans une production télévisuelle de service public », Mots. Les Langages du politique, n°97 (parution en juillet 2012).
[10] Daniel Bley et Laurence Licht, Les perceptions de la qualité de vie dans un département rural français (Gers), in S. Fleuret (dir.), Espaces, Qualité de vie et Bien-être, Angers, Presses Universitaires d’Angers, 2006, p.257-263.
« L’Aubaine "bienvenue chez les ch’tis". Mesure de l’impact du film sur les demandes d’information touristique en région Nord – Pas de Calais », Les études de l’Observatoire, Comité Régional de Tourisme Nord – Pas de Calais, mars-octobre 2008.
Laurent Decotte, « Les touristes comprennent notre fierté d’être ch’tis », La Voix du Nord, 30 mars 2011.
[12] Stéphanie Pontarolo, « Documentarisation des séries policières ? L’exemple de la télévision française », in Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004, p.151-169.
[13] François Jost relève cette tendance des séries actuelles à créer des « no genre’s land, où une image pourrait appartenir aussi bien à un reportage qu’à une série ». François Jost, « Séries policières et stratégies de programmation », in Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004, p.71.
[14] Christian Salmon, Storytelling. La Machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, Paris, La Découverte, 2007.
[15] Jean-Pierre Piemme, La Propagande inavouée. Approche critique du feuilleton télévisé, Paris, 10-18, 1975.
[16] Jean-Pierre Esquenazi, Mythologie des séries télé, Paris, La Cavalier bleu, 2009, p.86.
[17] Sabine Chalvon-Demersay, « Enquête sur l’étrange nature du héros de série télévisée », Réseaux, vol. 29, n°165, p.183-214.
[18] Jean-Pierre Esquenazi, Mythologie des séries télé, Paris, La Cavalier bleu, 2009, p.86-89.
[19] Muriel Mille, Rendre l’incroyable quotidien. Fabrication de la vraisemblance dans Plus Belle la vie, in Réseaux, vol. 29, n°165, 2011, p.53-81.
Revue Communication : "Le pouvoir des fictions audiovisuelles"APPEL À CONTRIBUTIONS
pour la revue Communication
« LE POUVOIR DES FICTIONS AUDIOVISUELLES »
Dossier thématique coordonné par
Céline Bryon-Portet
Maître de conférences habilitée à diriger des recherches
Ce numéro de la revue Communication se propose d’étudier le pouvoir d’influence des fictions cinématographiques et télévisées, tant au plan individuel qu’au niveau sociétal.
Longtemps ravalées au rang de simples productions divertissantes, avec tout ce que cette catégorisation comporte de péjoratif depuis que la philosophie pascalienne a vu dans le divertissement une activité futile et dérisoire entre toutes, les fictions audiovisuelles sont pourtant bien plus que des histoires imaginaires frappées d’irréalité. Les chercheurs leur reconnaissent aujourd’hui la capacité de modifier les représentations mentales des spectateurs, voire même de changer leur comportement.
Au niveau individuel, les études pionnières de Henry Jenkins[1] sur les fans des séries télévisées, notamment, montrent que la notion de participation est primordiale lorsque l’on veut étudier le phénomène de la culture fan. Les travaux de Dominique Pasquier[2], en France, sur la série Hélène et les garçons, soulignent les processus d’identification des téléspectateurs à des personnages qu’ils considèrent comme des modèles à imiter, et la fonction d’apprentissage de la vie amoureuse que ces fictions télévisées remplissent auprès des jeunes publics, grâce à leur réalisme émotionnel. Ce processus d’identification, lorsqu’il se trouve exacerbé et décliné sur un « mode mimétique élevé »[3], peut amener certains fans de super-héros à se comporter comme leur idole fictive, comme c’est le cas aux Etats-Unis (notamment dans la ville de Cincinnati), où des vengeurs masqués qui se font appeler Batman, Superman ou Wonder Woman, concurrencent la police en tentant d’arrêter des criminels.
L’on peut donc aller jusqu’à se demander si certaines fictions audiovisuelles ne jouent pas un rôle assez similaire à celui que joue le mythe dans les sociétés traditionnelles, lequel représente un « exemple concret de la conduite à tenir »[4] et est « vivant, en ce sens qu’il fournit des modèles pour la conduite humaine et confère par là même signification et valeur à l’existence »[5].
Au niveau sociétal, les fictions audiovisuelles participent également de la construction sociale de la réalité, grâce à l’univers diégétique qu’elles élaborent. Les travaux menés par Sabine Chalvon-Demersay[6] et Guillaume Le Saulnier[7], par exemple, ont montré que les héros fictifs des séries policières possèdent une véritable influence sur l’image que l’opinion publique possède du métier de "flic". Les nombreuses séries qui mettent en scène, depuis une dizaine d’années, le métier d’urgentiste ou de médecin (Urgences, Grey’s anatomy, Dr House…), sont également aptes à transformer les représentations existantes, voire à créer des vocations. D’autres études ont souligné la capacité d’une série comme Plus belle la vie à faire passer des messages idéologiques et politiques auprès des téléspectateurs, sur des thèmes tels que le don d’organes, l’homosexualité et la diversité socioculturelle[8], ou encore à valoriser l’image d’un territoire, en l’occurrence l’image de la ville de Marseille[9]. De la même manière, des films comme Le Bonheur est dans le pré et Bienvenue chez les ch’tis ont contribué à véhiculer une image positive du Gers et de la région Nord-Pas-de-Calais, en construisant puis diffusant une véritable identité socioculturelle autour de la convivialité et du bien-vivre, ainsi qu’en ont témoigné la presse locale ainsi que différentes enquêtes[10]. Enfin, des chercheurs se sont demandés si la présence d’un Président des Etats-Unis noir dans la série 24h00 chrono (le Président David Palmer), n’avait pas aidé les américains à se familiariser à cette idée, à faire tomber certains préjugés racistes et par conséquent à faciliter l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, tandis que certains journalistes, à l’instar de Brian Stelter du New York Times, préfèrent considérer la série pionnière The West Wing (diffusée en 1999 et 2006 sur NBC), comme la fiction qui joua le rôle de déclencheur, à travers le Président hispanique Matthew Santos[11].
Cette (re-)construction de la réalité paraît en outre favorisée par la confusion croissante qui existe aujourd’hui entre la fiction et la réalité, à travers la création de genres hybrides, empruntant tout à la fois à la fiction et au documentaire, mélangeant « mode fictif » et « mode authentifiant »[12], au point d’aboutir à des productions « transgénériques »[13]. Le développement du storytelling participe également d’un brouillage des frontières et d’une transformation représentationnelle[14]. Cette influence des fictions est telle que d’aucuns dénoncent leur pouvoir potentiellement manipulatoire. Les uns pointent leur aptitude à modifier la réalité, tandis que les autres les accusent d’être des instruments de propagande qui naturalisent des rapports de domination existants[15]. Enfin, il convient aussi de prendre en compte les bouleversements qu’entraînent dans ce domaine les dernières innovations techniques, et plus précisément la convergence des écrans (par exemple, l'arrivée de iTV chez Apple), ou encore l’interconnectivité des écrans avec le réseautage (par exemple, le phénomène grandissant du visionnement sur demande et du « média social » qui permet aux téléspectateurs-internautes de réagir en direct aux diffusions d’émission-événement), susceptibles d’avoir un impact non seulement sur la production des fictions, mais aussi sur leurs effets.
Les contributions attendues pour ce dossier thématique s’interrogeront donc sur ce pouvoir d’influence des fictions audiovisuelles. Elles prendront la forme d’essais théoriques ou d’études de cas, et pourront explorer, par exemple, les questions et problématiques suivantes :
- Y-a-t-il une spécificité des fictions audiovisuelles ? Les séries télévisées, notamment, possèdent-elle un pouvoir d’influence supérieur aux autres fictions (littéraires, par exemple), par le climat d’intimité et la complicité[16] qu’elles forgent autour du téléspectateur, voire la confusion qui peut s’établir entre un personnage fictif et le comédien qui l’incarne, au point de conférer une existence quasi réelle au premier[17] ?
- Ce pouvoir d’influence est-il en train de croître avec le développement de « docu-fictions », ou encore de séries télévisées qui se présentent comme de véritables critiques sociales[18], à l’instar de Hill Street Blues, Law & Oder, Nip Tuck, Les Sopranos et Desperate housewises, qui dénoncent implicitement les travers d’une société en crise ?
- Quel est le rôle joué par « l’effet de réel » sur ce pouvoir des fictions ? Et sur quels principes narratifs et techniques repose cet effet de réel[19] ?
- Comment se réalisent les processus d’identification des cinéphiles et des téléspectateurs à leurs personnages de fiction favoris ?
- Comment s’effectue la modification des représentations mentales, chez les cinéphiles et les téléspectateurs ? Et comment s’opère le passage de la modification des représentations mentales à la modification comportementale ?
- Quelles représentations socioculturelles les séries télévisées contemporaines sont-elles en train de modifier ?
- Ne peut-on pas craindre que cette reconstruction de la réalité soit sujette à des manipulations volontaires ? Peut-on aller jusqu’à parler de propagande, pour certaines fictions audiovisuelles ?
- Quel est le pouvoir de résistance du spectateur face à une instrumentalisation possible des ressorts idéologiques des fictions audiovisuelles ?
- Quelles sont les limites de ce pouvoir d’influence des fictions ? Comment les fans s’approprient-ils à leur tour leurs productions télévisuelles préférées par le biais de contributions amateurs sur le Web, de la simple discussion entre fans sur des blogues et forums (pouvant influencer éventuellement les scénaristes) aux détournements, mash-up et autres « mèmes » réalisés à partir des œuvres, sans oublier des créations originales qui court-circuitent les réseaux de production et de diffusion traditionnels des industries culturelles ?
- Certaines fictions télévisuelles peuvent-elles devenir des mythes, et endosser des fonctions similaires aux anciens récits mythiques ?
- Comment le storytelling, qui procède à une mise en récit de plus en plus utilisée comme outil à des fins politiques et de marketing, peut-il s’apparenter à un processus de mythification et actualise-t-il la question des frontières/recouvrements entre récit et fiction ?
Calendrier :
- 20 mars 2012 : date limite d’envoi des propositions d’articles sous la forme d’un résumé de 3500 signes environ (espaces compris), à Céline Bryon-Portet. Courriel : celine.bryonportet@ensiacet.fr
- 5 avril 2012 : notification aux auteurs de la décision du comité de coordination.
- 15 septembre 2012 : date limite d’envoi des articles (entre 40 000 et 60 000 signes, espaces non compris) au comité de coordination qui les transmettra à la revue Communication pour évaluation. La direction de la revue accusera réception et avisera les auteurs de la constitution des comités de lecture.
Procédure et consignes :
Chaque proposition d’article sera évaluée à l’aveugle par un comité de lecture composé de lecteurs experts
Les auteurs devront se conformer aux normes éditoriales en vigueur au sein de la revue Communication. Le guide de consigne aux auteurs est téléchargeable à partir du lien suivant :
http://communication.revues.org/index2590.html
[1] Henry Jenkins, Textual poachers : Television fan and participatory culture, Routledge, 1992.
[2] Dominique Pasquier, « Identification au héros et communautés de téléspectateurs : la réception d’"Hélène et les garçons" », Hermès, n° 22, 1998, p.101-109.
Dominique Pasquier, La culture des sentiments. L’expérience télévisuelle des adolescents, Paris, Maison des Sciences de l’Homme.
[3] A partir de la classification des fictions de Northop Frye, François Jost définit ce mode mimétique comme celui qui met en scène « des héros supérieurs en degré aux autres hommes », par opposition au mode mimétique bas qui propose des « personnages qui sont à la fois égaux à leur environnement et à l’être humain ».
François Jost, « Séries policières et stratégies de programmation », in Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004, p.65.
[4] Roger Caillois, Le Mythe et l’homme, Paris, Gallimard, Folio essais, 1987, p.154.
[5] Mircea Eliade, Aspects du mythe, Paris, Gallimard, Folio essais, 1993, p.12.
[6] Sabine Chalvon-Demersay, « Fiction policière et identité sociale virtuelle », in Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004, p.305-326.
[7] Guillaume Le Saulnier, « Les Policiers réels devant leurs homologues fictifs : fiction impossible ? Pour une sociologie de la réception dans la sphère professionnelle », Réseaux, vol. 29, n° 165, 2011, p.109-135.
[8] Céline Bryon-Portet, « Les productions télévisées, genre oublié dans la construction de l’image d’un territoire ? L’exemple de co-construction de l’image socioculturelle de la ville de Marseille par la série Plus belle la vie », Études de communication, n° 37, 2011.
[9] Céline Bryon-Portet, « La dimension politique de la série Plus belle la vie : mixophilie, problématiques citoyennes et débats socioculturels dans une production télévisuelle de service public », Mots. Les Langages du politique, n°97 (parution en juillet 2012).
[10] Daniel Bley et Laurence Licht, Les perceptions de la qualité de vie dans un département rural français (Gers), in S. Fleuret (dir.), Espaces, Qualité de vie et Bien-être, Angers, Presses Universitaires d’Angers, 2006, p.257-263.
« L’Aubaine "bienvenue chez les ch’tis". Mesure de l’impact du film sur les demandes d’information touristique en région Nord – Pas de Calais », Les études de l’Observatoire, Comité Régional de Tourisme Nord – Pas de Calais, mars-octobre 2008.
Laurent Decotte, « Les touristes comprennent notre fierté d’être ch’tis », La Voix du Nord, 30 mars 2011.
[12] Stéphanie Pontarolo, « Documentarisation des séries policières ? L’exemple de la télévision française », in Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004, p.151-169.
[13] François Jost relève cette tendance des séries actuelles à créer des « no genre’s land, où une image pourrait appartenir aussi bien à un reportage qu’à une série ». François Jost, « Séries policières et stratégies de programmation », in Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004, p.71.
[14] Christian Salmon, Storytelling. La Machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, Paris, La Découverte, 2007.
[15] Jean-Pierre Piemme, La Propagande inavouée. Approche critique du feuilleton télévisé, Paris, 10-18, 1975.
[16] Jean-Pierre Esquenazi, Mythologie des séries télé, Paris, La Cavalier bleu, 2009, p.86.
[17] Sabine Chalvon-Demersay, « Enquête sur l’étrange nature du héros de série télévisée », Réseaux, vol. 29, n°165, p.183-214.
[18] Jean-Pierre Esquenazi, Mythologie des séries télé, Paris, La Cavalier bleu, 2009, p.86-89.
[19] Muriel Mille, Rendre l’incroyable quotidien. Fabrication de la vraisemblance dans Plus Belle la vie, in Réseaux, vol. 29, n°165, 2011, p.53-81.
Parution : C&L - L’indépendance éditoriale : approches internationales
Communication & langages n°170, décembre 2011
L’indépendance éditoriale : approches internationales
NecPlus, 2011.
Issn : 03361500.
Dossier "L’indépendance éditoriale : approches internationales", coordonné par Bertrand Legendre.
Trois ans après la publication d’un premier dossier consacré à l’indépendance éditoriale (Communication & langages, 156, juin 2008), l’actualité des débats professionnels semble ne plus accorder la même importance que naguère à cette question. Le numérique occupe désormais très largement les esprits aux prises avec la recherche de modèles d’affaires, avec les enjeux juridiques liés à la numérisation des fonds et aux contrats d’auteurs, et avec les avancées technologiques (formats, interopérabilité, systèmes de protection et de paiement…).
Pour autant, il suffira de se souvenir des grandes opérations menées il y a une dizaine d’années par le groupe Vivendi pour se convaincre de la relation directe entre le développement du numérique et la question de l’indépendance.
Celles-ci avaient fini de mettre en évidence le passage à un contexte résolument international qui appelait à dépasser une approche de la question limitée à la situation française. C’est l’ambition à laquelle veut contribuer ce second dossier en s’intéressant à la conception et aux réalités de l’indépendance dans quatre environnements géographiques, politiques et linguistiques très différents : l’Amérique latine, la Grande-Bretagne, la Belgique et l’Italie.
Luc Pinhas
« Indépendance éditoriale et défense de la bibliodiversité en Amérique latine »
Barbara Bechelloni
« L’édition indépendante en Italie »
Sophie Noël
« Indépendance et édition politique en Grande-Bretagne.
Le cas de quelques éditeurs "engagés" »
Tanguy Habrand
« Indépendances éditoriales, dépendance territoriale. Scènes de l’édition indépendante en Belgique francophone »
Varia
Fausto Colombo
« La génération internet n’est plus ce qu’elle était »
William Spano
« L’agenda d’une rédaction de presse écrite »
Caroline Courbières
« Stéréotypage et artifice documentaires »
Caroline de Montety
« Les figures de Bouddha comme promesses d’un "nirvâna commercial" »
Responsables : Emmanuël Souchier & Yves Jeanneret
http://necplus.eu/
Adresse : Celsa 77 rue de Villiers 99200 Neuilly-sur-Seine
Parution : Images troublées, réalités morcelées, Alzheimer : incarnation du mal vieillir ?Images troublées, réalités morcelées, Alzheimer : incarnation du mal vieillir ?
sous la direction de Jean-François Diana et Vincent Meyer
Janvier 2012 - ISBN : 978-2-84874-337-0
Bien au-delà de la pathologie complexe qui la caractérise, la maladie d’Alzheimer – par les expertises qu’elle convoque et les représentations qu’elle génère – devient un sujet qui occupe désormais largement l’espace public. Des images troublées et des réalités morcelées qui, de proche en proche, incarnent un mal vieillir dans notre société, tel est le constat posé par l’Association mosellane d’aide aux personnes âgées et handicapées (AMAPA) et le Centre de recherche sur les médiations (CREM) de l’université de Lorraine ; constat qui a présidé à l’organisation de journées d’étude en 2010, associant des professionnels de la maladie d’Alzheimer et des universitaires. Celles-ci ont permis de mettre au jour les tensions existantes entre les pratiques quotidiennes en institution ou avec des aidants, et les représentations véhiculées autour de cette pathologie. Ainsi, encore pensée dans son hétérogénéité, la prise en charge de la maladie d’Alzheimer implique-t-elle plus que jamais que soient associées ses dimensions interpersonnelles, sociales, techniques et éthiques, en lien avec des dispositifs d’information, de communication et de médiation.
Ont contribué à cet ouvrage : Ingrid Voléry, Alan Vinot, Virginie Vinel, Nathalie Raulet-Croset, Claire Olland, Elio Melis, Anne-France Kogan, Leila Hugues, Jérôme Dinet, Florence Charue-Duboc, Michel Billé, Marie-Thérèse Bastien, Michel Aussedat, Laure Amar, Michel Laforcade, Jean-François Diana et Vincent Meyer
Toutes les informations complémentaires via ce lien vers Les études hospitalières (LEH) et la fiche de l'ouvrage : http://www.leh.fr/edition/autres-ouvrages/images-troublees-realites-morcelees-alzheimer-incarnation-du-mal-vieillir-9782848743370.html
Parution : Web sémantique, web de données. Revue Documentaliste - Sciences de l'information (n°4/2011)Parution
Documentaliste - Sciences de l'information
Web sémantique, web de données... Quelle nouvelle donne ? (n°4/2011)
Au cœur de ce nouveau numéro, vous trouverez un dossier sur le web sémantique et le web de données. Coordonné par Muriel Amar, conservateur des bibliothèques à la BNF, et Bruno Menon, maître de conférences au département Sciences de l’information-documentation de Paris 8, ce dossier vous invite à rejoindre le chemin – encore long malgré des initiatives encourageantes – vers le web de données et aborde la question du web sémantique sous les angles de la technique (« c’est quoi ? ») et des enjeux (« pour quoi faire ? »). De très nombreuses applications documentaires illustrent ces propos et viennent enrichir la réflexion.
Une étude de Fabrice Papy, entouré de nombreux participants, sur la « Continuité documentaire « lycée-université » dans l’académie de Lille : un dispositif expérimental généralisable ? » termine cette livraison qu’ouvrent les habituelles rubriques d’actualité où de nombreux sujets relatifs à l’évolution de notre domaine sont évoqués.
Vous trouverez ci-dessous le sommaire de ce numéro et toutes autres informations sur le site de l’ADBS à l’adresse http://www.adbs.fr/c/m
Nous vous rappelons que nos abonnés ont accès à la version pdf de la revue sur le site de l’Adbs (www.adbs.fr/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-75413.htm?RH=REVUE&RF=REVUE). Pour les non-abonnés, plusieurs solutions sont proposées : achat au numéro sur le site de l’Adbs (www.adbs.fr/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-acquerir-un-numero-44024.htm? ) ou sur le portail Cairn.info (www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information.htm ) ; acquisition des articles en pay per view sur Cairn.info (au format pdf ou html).
Bonne lecture !
Parution : Premier numéro de la revue CommunicationPremier numéro de la revue Communication
La revue Communication, publiée au département d'information et communication à l'Université Laval (Québec) annonce la mise en ligne du premier numéro de son volume 29 (www.openedition.org/2083).
Ce premier numéro propose, en plus de notes de lecture, des textes qui traitent d'argumentation, d'appropriation, de pratiques de communication, de journal de quartier, de dispositif culturel, de médiation, de relations publiques, de sémiotique, de téléphonie, d'économie solidaire, d'images et d'imaginaire.
Le second numéro sera consacré au centenaire du quotidien montréalais Le Devoir et paraîtra au printemps 2012. Fondé le 10 janvier 1910 par Henri Bourassa, l'un des objectifs du journal est «d'appuyer les honnêtes gens et de dénoncer les coquins». Ce quotidien indépendant est devenu aujourd'hui un journal de référence pour la classe politique, de quelque tendance.
Parution : Nouveaux espaces de partage des savoirsNOUVEAUX ESPACES DE PARTAGE DES SAVOIRS
Dynamiques des réseaux et politiques publiques
Sous la direction de Alain Kiyindou et Rocio Amador Bautista
Collection : Questions contemporaines
ISBN : 978-2-296-56617-0 • janvier 2012 • 222 pages
L'une des caractéristiques de la société actuelle est la multiplication de nouveaux espaces de partage des savoirs. En effet, le savoir n'est plus uniquement l'apanage d'une catégorie de la population qui la transférerait au reste du monde. Il est le résultat d'une co-construction dans laquelle l'expertise naît de l'intelligence collective. Les réseaux sociaux et les nombreuses plateformes construites à cet effet révèlent de nouvelles dynamiques s'inscrivant dans des politiques publiques appropriées. Cet ouvrage porte sur l'analyse de ces différents réseaux, des dynamiques qui les sous-tendent et des politiques publiques sur lesquelles ils reposent.
LES AUTEURS
Professeur à l'université Michel de Montaigne, Bordeaux 3, Alain Kiyindou est président de la Société française des sciences de l'information et de la communication et membre de la Commission française pour l'Unesco. Il a déjà publié de nombreux ouvrages sur les questions liées au développement et à la communication.
Professeur à l'Université autonome du Mexique, Rocío Amador Bautista a publié de nombreux articles et ouvrages dans le domaine des TIC dans l'éducation.
SOMMAIRE
Avant-propos, Alain Kiyindou
PARTIE 1 : GOUVERNANCE ET ESPACES DE FORMATION
Le rôle de l'observation et de l'évaluation des sites institutionnels dans la gouvernance des universités - Lise Vieira, David Reymond, Nathalie Pinède-Wojciechowski
De la Recherche à l'Enseignement : modalités du partage des savoirs dans le domaine des sciences de la vie et de la Terre - Muriel Pommier, Catherine Foucaud-Scheunemann, Françoise Morel-Deville
Espaces de formation en ligne et culture de l'information : un nouveau paradigme pour l'usage et la médiation ? - Sophie Kennel
PARTIE 2 : DYNAMIQUES PARTICIPATIVES ET MODALITES DE PARTAGE
Rôle des flux numériques participatifs dans les approches du marketing public : une analyse à travers les communautés urbaines françaises - Amélie Fiorello, Grégory Spieth, Didier Bede
Bibliothèques participatives. Elaboration communautaire des instruments d'organisation et de diffusion des connaissances - Fidelia Ibekwe-SanJuan, Widad Mustafa El Hadi
Le néojournalisme ou la pratique de l'information à l'heure du web 2.0 - Emmanuel Murhula A. Nashi
PARTIE 3 : L'INTERNATIONALISATION DES SAVOIRS
Connaissance, Tic, sociétés - Anne-Marie Laulan
Contribution au développement du paradigme « sociétés du savoir » en sciences de l'info-com - David Benmahdi
Du droit à la communication à la solidarité numérique : questions récurrentes dans des contextes idéologique, politique, économique et technique différents - Ndianga Loum
Droit et Nouvelles technologies : l'éthique et les Toc étatiques - Patrick Saerens
Nouvelle dynamique des TIC dans l'enseignement supérieur au Mexique - Rocío Amador Bautista
Contact promotion - diffusion : Emmanuelle MOUCHE
Tél. : 01 40 46 79 22 / Courriel : emmanuelle.mouche@harmattan.fr
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Parution : Artistes de laboratoire. Recherche et création à l'ère numérique Artistes de laboratoire
Recherche et création à l'ère numérique
Jean-Paul FOURMENTRAUX
Préface de Pierre-Michel MENGER Editions Hermann, 2011 ISBN : 9782705681852 Format : 15 x 23 cm - 130 pages
Présentation du livre sur le site des éditions Hermann
Un comédien virtuel, des images interactives, un cirque transmédia, des agents intelligents… Ce livre porte sur la manière dont la création artistique et la recherche technologique, qui constituaient autrefois des domaines nettement séparés et quasiment imperméables, sont aujourd’hui à ce point intriqués que toute innovation au sein de l’un intéresse (et infléchit) le développement de l’autre. Dans les nouveaux laboratoires de la création artistique et informatique – Ircam, Hexagram, Lip6, Cnam, Orange Labs – des œuvres hybrides rendent irréversible le morcellement des anciennes frontières opposant art et science.
Car en articulant des contributions interdisciplinaires, l’art numérique instaure en effet un morcellement de l’activité créatrice et des modes pluriels de désignation de ce qui fait œuvre. Les logiques de conception et la régulation du travail qui en découlent étant désormais orientées vers une pluralité d’enjeux : exposition (artistique), invention (technologique) et connaissance (académique).
L’examen de ces évolutions en France et au Canada révèle de nouvelles manières de faire œuvre commune et soulève plusieurs questions : l’art peut-il faire l’objet d’une recherche ?L’écriture informatique peut-elle, elle-même, recouvrir une dimension théorique et devenir un enjeu de création ? L’interdisciplinarité mise en jeu s’accompagne-t-elle d’une transformation des modes d’attribution et de valorisation des œuvres partagées entre art et science ?
Jean-Paul Fourmentraux est sociologue, maître de conférences (HDR) à l’université de Lille 3 et chercheur associé à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS Paris) au Centre d’Études Sociologiques et Politiques Raymond Aron (CNRS).
CONTACT PRESSE
Arthur Cohen
Arthur.cohen@editions-hermann.fr 01 45 57 45 40
Concours de thèse :
Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) Concours de thèse
Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS)
Collection CTHS Histoire
Notre ambition
Le Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS)
lance en 2012 la 4e édition de son concours de thèses
ouvert aux jeunes docteurs en histoire. À l’issue
de ce concours, les thèses sélectionnées seront
publiées dans la collection CTHS-Histoire.
Par cette initiative, le CTHS vise à encourager de
jeunes chercheurs et à permettre une plus large diffusion
de leurs travaux.
Le CTHS s’intéressera particulièrement aux thèses qui abordent des thèmes en débat dans la communauté scientifique, apportent un regard neuf sur les sujets traités et participent aux grandes controverses historiographiques susceptibles de concerner un large public.
Sur la base d’un article présentant et résumant leur thèse ainsi que d’un projet de remaniement, les candidats devront montrer leur aptitude à dégager clairement la nouveauté et la richesse du contenu scientifique de leur travail et leur capacité à prendre du recul par rapport à ce travail pour en faire un livre. Le CTHS sera aussi sensible à la qualité rédactionnelle des travaux, sans laquelle il ne sera pas possible d’élargir le champ des lecteurs. En demandant notamment aux lauréats un effort systématique de réécriture pour passer d’une thèse à un livre, il souhaite toucher un public plus large ne se limitant pas au seul cercle des spécialistes.
note: Les Éditions du CTHS publient chaque année une quarantaine de volumes : sources, monographies, études et actes de congrès. Pour une présentation générale du CTHS et de ses activités (éditions, congrès, relations avec les sociétés savantes), voir le site cths.fr.
Règlement
1. Objet du concours
Les lauréats du concours sont récompensés par la publication de leur thèse aux Éditions du CTHS dans la collection CTHS-Histoire après remaniement (dans un délai qui leur sera indiqué) conformément aux normes de la collection.
2. Conditions de participation
Le concours de thèses du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) est ouvert aux docteurs ayant soutenu une thèse d’histoire (y compris d’histoire des sciences et des techniques) rédigée enfrançais entre le 31 octobre 2010 et le 31 décembre 2011 et ayant obtenu la mention très honorable avec félicitations du jury (sauf si l’université de rattachement a renoncé à décerner des mentions). Les thèses d’habilitation à diriger des recherches et les thèses de l’École nationale des chartes ne seront pas retenues.
3. Constitution du dossier de candidature
Pour s’inscrire, le docteur doit faire acte de candidature en envoyant aux Éditions du CTHS, en trois exemplaires, un dossier qui servira à la présélection des thèses et qui comprendra les éléments suivants :
- – le formulaire d’inscription ci-joint dûment rempli ;
- – un résumé de la thèse de 5 000 signes environ ;
- – la table des matières de la thèse ;
- – l’introduction de la thèse ;
- – la photocopie du rapport de soutenance ;
- – un projet de remaniement conformément aux
- normes de la collection d’histoire (800 000 signes maximum – annexes et bibliographie comprises – et 40 illustrations maximum) ;
- – dans la mesure du possible, il est demandé aux candidats de joindre un CD (un seul exemplaire) contenant les différents éléments demandés.
- 4. Présélection des thèses
Une présélection des thèses sera opérée par les sections du CTHS participant au concours. Celle-ci s’effectuera à partir du dossier déposé par les docteurs.Les résultats de cette présélection seront annoncés aux candidats en avril 2012.
5. Procédure de sélection des lauréats
À l’issue de la présélection, les candidats retenus devront envoyer un exemplaire de leur thèse (avec une copie sur CD) avant la date qui leur sera indiquée. Les thèses seront ensuite réparties dans les différentes sections concernées du CTHS :
- – Histoire et archéologie des civilisations antiques ;
- – Histoire et philologie des civilisations médiévales ;
- – Histoire du monde moderne, de la Révolution française et des révolutions ;
- – Histoire contemporaine et du temps présent ;
- – Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle.
Les sections, après avoir soumis chacune des thèses à deux experts (qui ne doivent pas avoir fait partie du jury de soutenance du candidat), proposeront un classement à un jury désigné par la commission de publication du CTHS. Chaque section se réserve le droit de ne pas retenir de thèse si les dossiers soumis ne lui semblent pas éligibles. Le jury se prononcera en fonction de l’originalité du projet, de sa place dans le catalogue du CTHS et de sa capacité à toucher un public le plus large possible. Lui seul sera en mesure de désigner les lauréats du concours. Les thèses retenues par le jury seront au nombre de 3 maximum.
6. Calendrier
Les inscriptions seront enregistrées entre le 15 janvier et le 1er mars 2012 (le cachet de la poste faisant foi). Les thèses retenues à l’issue de la présélection seront annoncées en avril 2012. Les résultats seront proclamés en juillet 2012 au plus tard.
7. Engagement des candidats
En s’inscrivant, le candidat accepte de nous remettre un exemplaire de sa thèse si son dossier est présélectionné. Cet exemplaire lui sera retourné uniquement s’il en fait la demande dans un délai de 6 mois maximum après l’annonce des résultats.
S’il fait partie des lauréats, il s’engage à effectuer une réécriture de sa thèse sous la responsabilité d’un membre du CTHS selon les conditions prévues dans le contrat d’édition conclu avec les Éditions du CTHS (ces dernières se réservant le droit de ne pas publier le manuscrit si le lauréat ne suit pas les recommandations qui lui auront été données) ; il accepte que la première édition soit exempte de redevances au titre des droits d’auteur.
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Fiche d’inscription Nom :
Prénom :
Adresse :
Téléphone :
E-mail:
Situation professionnelle :
___________________________ Intitulé de la thèse :
Date de soutenance : Université de rattachement :
Nom du directeur de recherche :
Membres du jury de soutenance :
Thèse relevant de la section : - Histoire et archéologie des civilisations antiques - Histoire et philologie des civilisations médiévales - Histoire du monde moderne, de la Révolution française et des révolutions - Histoire contemporaine et du temps présent - Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle
-------------------------- Pièces à produire : un résumé de 5 000 signes environ présentant la thèse la table des matières de la thèse l’introduction de la thèse le rapport de soutenance un projet de remaniement ___________________________________________________
Formulaire et pièces demandées à retourner à :
Éditions du CTHS Concours de thèses 110, rue de Grenelle 75357 Paris cedex 07
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Renseignements complémentaires :
Contact : Clémence de Clavière Tél. : 01 55 95 89 13 E-mail : clemence.nogarede@recherche.gouv.fr Site internet : cths.fr
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