Elle se déploie principalement au sein des institutions publiques, entreprises et associations des milieux éducatifs, socioculturels et de la santé. Son étude offre l’occasion d’explorer ses fondements, articulations, orientations et limites dans des contextes précis.

Les pratiques recensées (e.g. dispositifs de communication, espaces collectifs, dispositifs numériques), visant l’extension de l’accès à la parole ainsi que l’amélioration des relations et des interactions entre les acteurs individuels et collectifs (Riel, Saint-Charles et Messing, 2017 ; Ruelland, 2015), reposent sur une pluralité d’approches, de modèles, de concepts et de méthodes (Dubost, 2006; Hogan, 2007; Lescarbeau, Payette et St-Arnaud, 2003; Laure, 2000 ; Pichon-Rivière, 2004 ; Pineau, 1998 ; Rhéaume, 2007 ; Robert, 2007 ; Ruelland, 2013 ; Valente, 2012). Au cours des dernières années, elles se sont grandement transformées, notamment au fil des innovations technologiques et sociales ainsi que des problématiques relationnelles marquées par la diversité des personnes, des groupes ou des regroupements organisationnels et sociaux (Grosjean, Bonneville et Giroux, 2011 ; Martuccelli, 2016).

Ce numéro spécial propose de rendre compte à la fois de la pluralité de postures, de la créativité dans la mobilisation des outils techniques et des effets concrets induits dans les différents milieux de l’intervention en communication humaine. Il convie à contribution chercheuses et chercheurs ainsi que praticiennes et praticiens issus de champs d’études aussi divers que la communication, la sociologie, les arts, le travail social, la psychologie, la gestion, l’anthropologie, les sciences politiques et la philosophie.