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Présentation de la commission formation de la SFSIC Convertir en PDF Version imprimable Envoyer à un ami

P. de la Broise - B. Parent

Les activités de ces deux dernières années de la commission formation ont été essentiellement dirigées vers l’analyse collective des évolutions que connaissent les formations en SIC. Plusieurs processus en cours ont ainsi fait l’objet d’échanges et réflexions qui, toutefois, ne permettent pas encore de rendre compte avec précision du positionnement des SIC dans les transformations actuelles de l’Enseignement Supérieur.
La commission formation a pour ambition de rendre plus lisible ce qui, localement, participe des changements pédagogiques et mérite d’être discuté dans la communauté des enseignants et/ou chercheurs en SIC.

On devine que le partage des expériences sera une tâche difficile, sachant que les particularismes locaux se prêtent mal à un exercice de mutualisation. Mais les mêmes acteurs qui, localement, composent avec des changements, des innovations et des difficultés observables ailleurs peuvent aussi trouver dans un relais national un soutien utile à l’ingénierie de formation, à la promotion de leurs dispositifs pédagogiques, au développement d’une offre de formation concertée.
De fait, la commission formation doit mobiliser un réseau de correspondants actifs qui, par leurs fonctions, dans leurs filières et leurs universités respectives, sont en mesure de collecter l’information et de la verser au pot commun.
Cette mobilisation, par-delà les seuls membres adhérents de la SFSIC, peut d’ailleurs contribuer à accroître le rayonnement de notre association si nous sommes en mesure de proposer aux enseignants et/ou chercheurs en Information Communication des outils, des analyses et des projets qui servent très directement leur intérêt.

Plusieurs « dossiers » sont à considérer, sachant qu’ils ont pour la plupart d’entre eux été « ouverts » depuis 5 ans et que le temps est probablement venu de dresser un bilan des principaux changements observables en matière de : positionnement de l’offre de formation, professionnalisation et valorisation des compétences en SIC, formation tout au long de la vie, relations formation-recherche, mobilité internationale, relations avec le milieu professionnel et insertion.

Observer et accompagner l’évolution de l’offre de formation

Il est aujourd’hui extrêmement difficile de proposer une cartographie fiable des formations en SIC, tant les dispositifs sont nombreux et les formats pédagogiques épars. Néanmoins, un premier aperçu de cette offre, à partir des formations en Information-Communication recensées par le magazine L’Etudiant nous livre plusieurs éléments d’appréciation.

On compterait ainsi 968 certifications “labellisées” Information Communication  relevant :
-    de formations publiques (46%)
-    de formations privées sous contrat (4%)
-    de formations consulaires (5%)
-    de formations privées (45%)

Parmi celles-ci, 253 formations sont accessibles sous le régime de l’alternance (dont 30 licences, 29 licences pro et 22 masters).

Ces certifications correspondraient respectivement à des :
-    DUT : 76 (8%)
-    BTS : 161 (17%)
-    DU : 17 (2%)
-    Licence : 131 (14%)
-    Masters “pro” : 120 (12%)
-    Masters “recherche” : 48 (5%)
-    Autres Masters (ou mastères) : 27 (3%)
-    Autres certifications [?] : 388 (39%)

La répartition géographique de ces formations fait apparaitre une très forte concentration de l’offre pédagogique en région Ile-de-France (29%) et en Rhône-Alpes Franche Comté (12,8%), tandis que certaines régions sont très faiblement représentées : Limousin (0,21%), Basse-Normadie (0,72%), Picardie (0,72%).

Surtout, l’évolution des formations, soumises à des campagnes de réhabilitation asynchrones (vagues A, B, C ou D), complexifie une analyse, en temps réel, de cette offre pédagogique plurielle. Il importe donc de mettre en place un dispositif de veille (observation) des formations en SIC à partir duquel nous pourrions rendre compte d’une ingénierie de la formation et accompagner les équipes pédagogiques dans la construction et/ou la mise en visibilité de leur offre.
La conception d’une plateforme interuniversitaire en SIC pourrait favoriser cet accompagnement en regroupant les données recueillies à partir des quelque 27 académies et 86 universités françaises (sachant que plusieurs d’entre elles sont appelées à se regrouper dans le cadres des PRES)

• Accompagner l’ingénierie de formation

Sauf à considérer la formation comme objet de recherche et à la discuter dans les congrès de la SFSIC, on observe un déficit relatif de dialogue pédagogique interuniversitaire. Or le métier d’enseignant-chercheur se transforme et l’enseignant est appelé, de plus en plus, à s’affirmer comme ingénieur de formation.
Partager une information actualisée sur l’offre pédagogique en SIC est utile à la reconnaissance des SIC comme à la conception des cursus universitaires. On sait notamment que les campagnes d’habilitation nécessitent de la part de composantes un travail de positionnement de leurs maquettes à l’échelon régional et national. De même, ce partage de données pourrait ouvrir sur de nouvelles coopérations pédagogiques.
 

• Discuter les compétences et la professionnalisation en SIC

La “traduction” en compétences des certifications en Information Communication oblige à une réflexion sur les métiers de l’information et de la communication. L’enregistrement au Répertoire National des Certification des Compétences Professionnelles (RNCP) constitue désormais une obligation pour l’ensemble des composantes universitaires et devrait, a minima, faciliter l’identification de l’offre pédagogique.
Plusieurs travaux récents de la Commission Formation (CFA Bagnolet, mai 2008) ont cependant montré la difficulté de cette traduction en compétences des contenus et formats pédagogiques où l’on retrouve confusément des capacités et des fonctions, mais aussi des compétences génériques, transversales, disciplinaires, opérationnelles…
La “professionnalisation” est, à la différence d’autres cursus, caractéristique des attendus et formats pédagogiques en SIC. Or cette professionnalisation n’opère pas de même manière selon que l’on considère les formations en DUT, licence pro, licence, master ou doctorat. La place historique des IUT dans la formation en SIC mérite à ce titre d’être questionnée au même titre que l’on s’est interrogée sur la masterisation des cursus consécutive à la réforme du LMD.

• Contribuer à l’intégration et au développement de nouveaux formats pédagogiques

Là encore, la Commission Formation a impulsé un travail de concertation autour des nouveaux formats pédagogiques relevant, d’une part, des développements technologiques de l’enseignement à distance (TICE, e-learning) et de la Formation Tout au Long de la Vie (VAE, alternance, CIF, DIF, contrats et périodes de professionnalisation).
Sur ces questions, il importe de dresser un état des lieux des dispositifs et des pratiques, sachant que ces nouveaux formats pédagogiques sont parfois difficiles à intégrer dans l’offre de formation. Dans le cas de l’enseignement à distance, de l’alternance ou de la VAE, un partage d’expériences autour des protocoles  de formation et de certification serait particulièrement utile aux responsables de formation.

• Renforcer le lien formation-recherche

Il est nécessaire de penser la formation sans faire l’économie d’une réflexion scientifique. En lien avec la Commission Recherche, la Commission Formation peut, d’une part, contribuer à défendre la dimension épistémologique de l’offre pédagogique et, d’autre part, valoriser les travaux de recherche relatifs aux formations en SIC. Ce travail doit notamment permettre de pondérer la représentation « opérationnelle », voire « technicienne » des cursus en Information Communication en rappelant le cadre de référence théorique qui sert l’analyse, y compris dans les pratiques professionnelles.

• Accompagner la mobilité internationale

La mobilité des étudiants (mais aussi des enseignants) dans le cadre des programmes d’échanges pourrait faire l’objet d’une réflexion, sachant que le modèle français des SIC se prête encore difficilement à des échanges pédagogiques internationaux. Les programmes internationaux (Erasmus, CREPUQ…) et autres conventions interuniversitaires pourraient être discutés en lien avec la Commission Relations Internationale. De même, l’accueil des étudiants étrangers, soumis à de nouveaux protocoles d’admission, pourrait faire l’objet d’une journée d’étude. Ouvrir ce dossier constituerait une bonne occasion de prendre la mesure de l’offre pédagogique proposé hors du territoire national.

• Promouvoir les partenariats professionnels et l’insertion des diplômés

Les Sciences de l’Information et de la Communication peuvent se reconnaître dans un certain nombre d’associations professionnelles (ADBS, AFCI, UJJEF…). Plusieurs d’entre elles ont développé des partenariats pédagogiques avec des Ecoles, des UFR, des départements ou des parcours. Là encore, une rencontre avec les principales associations professionnelles pourrait contribuer à la reconnaissance de la 71ème section et de la SFSIC à un échelon national, cela à partir d’une carte nationale des formations en Infocom établie par la SFSIC.
Les différents annuaires de diplômés et offre d’emploi pourraient également faire l’objet d’une publicité en ligne.

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