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La SFSIC

 
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La lettre du Président Convertir en PDF Version imprimable Envoyer à un ami

 

La SFSIC entend porter à leur plus haut niveau les valeurs de qualité de la recherche et d’ouverture sur son environnement sociétal. Mais il faut d'abord, comme le rappelait Robert Escarpit, dans son discours inaugural au premier congrès français des SIC,  « dissiper nos illusions par une critique exigeante » de nos pratiques et de nos croyances.

La réalisation de notre programme d’actions dépendra, bien entendu, du contexte général, des ambitions collectives, des ressources disponibles, mais nous devons fixer un cadre général, avec des priorités et des limites.

L’un de nos défis majeurs est celui de la visibilité : le plus grand danger qui guette notre communauté est celui de la marginalisation liée au contexte de reconfiguration du paysage universitaire. C’est là que le terme « unité plurielle » retrouve tout son sens. L’autre danger est le pessimisme qui inhibe nos actions et réduit fortement notre estime.
Nous sommes plus que des scientifiques aux identités disparates, sans projet collectif.
Nous sommes mieux qu’une communauté de femmes et d’hommes déchirés à cause de leurs ambitions personnelles.
Notre diversité et nos ambitions sont notre force.

Les SIC ont besoin de spécificités, d’approches, de méthodes et de problématiques particulières. Leur développement impose des limites, des frontières mais nous ne pouvons envisager un territoire des SIC sans que des ponts ne soient aménagés. Le fondement de cette ouverture c’est la proximité, la science, la fédération et le passage des frontières. La pluralité des approches et des orientations dans notre discipline est la preuve que l’ouverture en est le socle.
Il nous faut des axes forts, des approches originales, des supports adaptés pour la publicisation de notre science. Nos différentes pratiques sont à inscrire dans une démarche prospective avec ajustements et corrections en boucles rétroactives dans le temps. Le défi est de taille, mais les atouts sont nombreux, à commencer par l’important héritage laissé par nos mères et pères fondateurs, le fruit du travail réalisé par les différents présidents et leurs bureaux, des administrateurs engagés et réactifs, des membres toujours prêts à s’investir dans les projets collectifs.
La SFSIC se doit de mettre en place des partenariats stratégiques, en fonction de ses ambitions. Il convient également de développer davantage la coopération bilatérale en Europe, en Afrique et Moyen Orient, en Amérique…
Notre défi est d’étendre le rayonnement international de la SFSIC, de continuer à élargir notre champ d’investigation et d’action. C’est ici que la question de l’ouverture retrouve tout son sens : ouverture à d'autres espaces scientifiques, culturels et géographiques.
La SFSIC s’appuiera sur des événements centraux comme le Congrès biennal, les Journées doctorales et sur les activités de ses groupes d’études. Elle favorisera et facilitera les échanges et collaborations scientifiques avec d’autres groupes de recherches ou d’autres communautés scientifiques sur le plan national et international.

De même qu’il est important de se fixer des objectifs clairs et réalistes, la SFSIC doit, régulièrement, évaluer son activité. Un bilan annuel sera établi par le bureau.

Cette lettre n’a pas la prétention de soulever toutes les questions relatives aux SIC, mais d’indiquer les orientations principales d’une action collective. Elle a besoin d’être portée par des convictions fortes, une volonté ferme et de se nourrir d’idées nouvelles. Il y a dans la communauté française des SIC, des espoirs et ambitions, un souffle de confiance, un élan de créativité et une part de rêve. Ils constituent le socle de l’affirmation d’une discipline. A nous de faire en sorte que la SFSIC en soit le cadre structurant.