Société française des sciences de l'information
et de la communication
 

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Claudine Batazzi, MCF, Université de Nice, Sophia Antipolis- Laboratoire I3m 

Je souhaite rejoindre les équipes de travail de la SFSIC et participer activement à la promotion de notre société savante ; en m’adressant aux chercheurs et enseignants en sciences de l’information et de la communication, de même qu’en valorisant notre discipline auprès de l’ensemble des sciences humaines et sociales, tout en engageant des partenariats avec les autres disciplines et institutions (Universités, Laboratoires de recherche, pouvoirs publics locaux…), ou encore des partenaires privés (entreprises et autres organisations…). 

Mes objectifs : 

  • Rejoindre une équipe dynamique, animée par une volonté de soutien et de service à une communauté de chercheurs
  • M’investir dans une association dont la finalité est la valorisation des sciences de l’information et de la communication
  • Contribuer à la promotion de la SFSIC aussi bien auprès de l’ensemble des enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs et doctorants en SIC
  • Encourager les échanges et les débats avec d’autres sciences limitrophes comme l’anthropologie, la psychologie sociale, la sociologie…
  • Multiplier les partenariats avec les organisations publiques et privées à la fois pour renforcer l’image des SIC, consolider leur légitimité et déployer les moyens d’actions. 

Mes projets dans certains domaines :

La formation :

  • Participer à la synergie entre les formations, les compétences et la finalité professionnelle
  • Travailler à l’élaboration de maquettes universitaires en étroite corrélation avec les besoins des différents milieux professionnels
  • Maîtriser les dispositifs de VAE, VAP et formation continue.
  • Contribuer, pour les doctorants, à la structuration des différents champs (média, information documentaire, multimédia, Technologies de l’Information et de la Communication, publicité et communication externe, communication des organisations, communication politique, anthropologie de la communication, médiation culturelle…)
  • Impliquer plus fortement la SFSIC auprès des doctorants. 

La recherche :

  • Développer une (re) connaissance mutuelle des équipes de recherche en 71ème section,
  • Favoriser la mise en commun des compétences de chaque laboratoire de recherche autour de projets de grande envergure comme les ANR,
  • Rassembler des chercheurs de tous les horizons scientifiques à l’occasion de colloques, séminaires et journées d’études,
  • Relayer et largement diffuser les appels à contributions des revues spécialisées en SIC ou bien traitant de problématiques proches
  •  Accompagner les doctorants en amont (notamment par les journées doctorales) et en aval à travers par exemple un renforcement des échanges avec les milieux professionnels. 

Les relations internationales :

  • Renforcer l’ouverture à l’international des colloques SIC
  • Accroître et systématiser les échanges avec les autres sociétés savantes européennes
  • Poursuivre les échanges avec les pays du Maghreb (Tunisie bien sûr mais aussi Maroc et Algérie)
  • Mettre en place une cellule de veille des appels à communication européens et internationaux, et promouvoir la spécificité de notre discipline en accompagnant nos chercheurs dans la publication en langue étrangère (listing qualifié des revues, normes, aides à la traduction…).  
« La grandeur d’un métier est peut-être avant tout d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable et c’est celui des relations humaines ».  A. de Saint-Exupéry. 

Patrice de la Broise, Enseignant-chercheur SIC, Université Lille 3Laboratoire GERIICO  

Ma candidature au Conseil d’Administration de la SFSIC vise à mettre mon engagement au service des Sciences de l’Information et de la Communication.

À un moment où les universités, “libres” et “responsables”, sont appelées à “gérer autrement” des dispositifs de formation et de recherche à géométrie variable, il m’apparaît responsable de contribuer au développement pédagogique et scientifique de notre interdiscipline contre les risques d’absorption et/ou d’atomisation auxquels nous expose la crise de l’institution universitaire. Mon propos ne se veut pas alarmiste mais réaliste, dès lors que l’exacerbation de la compétitivité dans un Enseignement Supérieur composite, affecte les valeurs, les missions, la structure et le fonctionnement de l’Université. Dans ce contexte politique, les SIC ont un rôle à jouer, sachant qu’il ne s’agit pas tant de défendre quelques bastions que de ré-affirmer la place et le rôle des sciences de l’information et de la communication dans l’Espace Public. Il m’apparaît que le cadre institutionnel d’une société savante et la richesse des débats scientifiques ne nous dispensent pas d’un projet ambitieux pour nos formations qui, faut-il le rappeler, sont aussi au fondement de l’institutionnalisation cognitive et sociale des SIC. Or les Sciences de l’Information et de la Communication sont aujourd’hui très diversement « adoptées » ou « adaptées » dans les universités françaises qui, tantôt les structurent en unités de formation ou départements autonomes, tantôt les inscrivent dans des dispositifs pluridisciplinaires ou sectoriels dans lesquels des enseignements de communication servent un dispositif pédagogique et scientifique non réductible aux SIC. Ailleurs, sur un “marché” de la formation dont il faut dire qu’il est extrêmement concurrentiel, la communication prend des allures de “niche” ou de “filon”. Et dans une veine mercatique où le positionnement de l’offre s’accommode assez volontiers de l’imposture épistémologique, on peine à dénombrer les formations qui, sur une nouvelle carte à points (ECTS) de la certification universitaire, intrumentalisent autant qu’ils s’en inspirent les acquis théoriques les plus fameux de la recherche.  

La formation en SIC doit être considérée avec sérieux et recommande de ne pas confondre le concept (professionnalisation) avec le slogan (« employabilité »). C’est pourquoi il est utile et nécessaire de penser la formation sans faire l’économie d’une réflexion sur les sciences : qu’adviendra-t-il des Unités de Formation et de Recherche en SIC ? Qu’en est-il des SIC dans des “masters” où l’orientation scientifique finit par n’être plus qu’optionnelle ? Comment intégrer et maîtriser les nouveaux formats et temporalités de la formation à un moment où la validation des acquis de l’expérience (VAE) et tous les autres dispositifs de Formation Tout au Long de la Vie (DIF, CIF, Contrat et Période de Professionnalisation) complexifient autant qu’ils l’enrichissent une formation “individualisée” où la compétence le dispute au savoir (Zarifian, 2001).  Sur toutes ces questions, nous avons besoin d’ouvrir le débat et de construire une politique cohérente, lisible et respectueuse des réalités locales, plutôt que de subir en ordre dispersé les injonctions multiples et trop souvent paradoxales dont témoignent assez les contrats quadriennaux et autres “feuilles de route”, tant sur le volet de la recherche que sur celui de la formation. Pour ces motifs, je me déclare candidat au Conseil d’Administration de la SFSIC.
 

Nicole d’Almeida, Professeur, Celsa, Paris IV  

Je, soussignée Nicole D’Almeida, Professeur en Sciences de l’Information et de la Communication à l’université de Paris-Sorbonne (CELSA), déclare faire acte de candidature à l’élection des membres du conseil d’administration de la SFSIC.

Amie et membre de la SFSIC de longue date, attentive à ses travaux et intervenante ponctuelle dans ce cadre, je souhaite à présent m’y investir davantage. Il est clair à mes yeux que notre discipline qui au fil des ans a singulièrement grandi a besoin d’être portée et reconnue dans le champ des sciences humaines par une association porteuse de toutes ses composantes, de la variété de ses programmes et de l’avenir de projets . La quantité et la qualité de nos travaux méritent une meilleure visibilité et une meilleure interconnaissance.

Par ailleurs la transformation de notre métier d’enseignant chercheur à l’heure des mutations institutionnelles et sociales nationales et internationales nécessite une réflexion partagée dans des lieux à la fois ad hoc mais aussi dans des structures  pérennes et la SFSIC me semble faire partie de ces lieux de réflexivité. La structure associative de la SFSIC rend possible un échange pacifié, fructueux voire convivial sur les aspects importants et évolutifs de nos métiers et de nos recherches.Mon implication dans le champ des SIC est ancienne, visible, concrétisée par des publications, contributions et échanges réguliers avec les partenaires de l’enseignement et de la recherche. Mon expérience de chercheur, de directeur de recherches, d’auteur et éditeur dans le champ de la communication m’a permis de connaître les équipes de recherche en 71° section et de comprendre l’importance de leur mise en visibilité et en dialogue. Mon expérience de l’enseignement tant en formation initiale que continue me permet de contribuer à l’évolution des projets éducatifs dans notre discipline et de suivre attentivement les contours des attentes de nos partenaires : étudiants, ministère, milieux professionnelsJe souhaite aujourd’hui prolonger ce travail par une contribution régulière aux activités de la SFSIC. 

Mail : nicole.d’ Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir CV et publications consultables sur le site celsa.fr 

Amar Lakel, Maitre de Conférence en SIC, Université de Bordeaux 3- CEMIC-GRECO 

Ce que je crois 

La SFSIC comme société savante est un acteur indispensable à la vie d'une "jeune"  discipline (au regard de ceux qui peuvent encore la remettre en cause) comme les sciences de l'information et de la communication. Si elle est avant tout une association faite par les enseignants-chercheurs pour les enseignants-chercheurs, elle joue un rôle fondamental de médiateur et de représentant de l’ensemble de la communauté et de sa vie scientifique. Elle offre par là une plateforme de réflexivité d'une science moderne aux enjeux pluriels. Son dynamisme, sa vivacité, ses prises de positions jouent un rôle primordial dans la discussion (voire les négociations) avec les instances publiques. C’est bien sont statut d’association ouverte qui en fait un acteur incontournable du débat public.

Dans l’univers de nos disciplines, le paysage de la recherche se reconfigure à grande vitesse. Emergence de l’ISCC au CNRS, prépondérance de l’ANR et bientôt de l’AERES, réforme profonde des statuts d’enseignants-chercheurs, professionnalisation et concentration de l’édition scientifique, crises des revues…comment ces mutations des conditions de production de la recherche vont-elles influer sur la nature même du savoir produit ?Profondément interdisciplinaire, aux objets de recherche dynamiques et mouvants, plus que toute autre, la SFSIC embrasse la vie d'une science dans son inscription sociale. Elle a su poser, au fil de ses congrès et de ses publications, les repères dans la pratique de la recherche d'une discipline ouverte.

Trois défis majeurs me semblent sur l’agenda immédiat :

  • La réforme des évaluations, la gestion des carrières, la reconnaissance des filières en SIC nécessitent une mise en visibilité du rôle social et professionnel des SIC comme discipline d’enseignement, comme savoir expert et professionnel, comme opportunité pour les nouvelles générations. Des études, des audits et des veilles sur la professionnalisation des formations universitaires, sur le dynamisme de l’information et de la communication comme secteur économique et social permettraient de nombreux contacts et partenariats avec les associations professionnelles
  • La discussion et la valorisation de la recherche par une réflexion profonde sur nos pratiques de diffusion de savoirs au regard des normes européennes et internationales (dans un contexte de renforcement de l’ECREA et de l’ICA). Normes, chartes et conventions sur les revues scientifiques, plateformes bibliographiques francophones, dynamisation des archives ouvertes, négociation avec les plateformes de revues en ligne, développement de plateformes de services personnalisées et destinées au chercheur
  • Une politique de partenariats renforcés pour des projets internationaux ambitieux avec l’ECREA, l’ICA, IAMCR, AISLF, avec les suds…afin d’échanger dans des groupes de travail thématiques sur les meilleures pratiques, sur les contextes multiculturels, sur les classifications et les épistémologies étrangères. Accéder à une autre vision des SIC pour mieux se réfléchir dans notre discipline, mieux accueillir la recherche internationale, mieux faire rayonner les sciences de l’information et de la communication à la française.Attaché à la valorisation de la recherche, aux usages innovants de la diffusion des savoirs, et aux ponts entre les cultures universitaires plurielles, je souhaite aujourd’hui présenter ma candidature au conseil d'administration de la SFSIC. Ayant enseigné de nombreuses années dans une université américaine, membre de l'ICA et de l'ECREA, co-organisateur de programmes de recherche, d'événements scientifiques et en charge de la valorisation électronique d'une revue, je pense avoir acquis des expériences qui me permettront de participer aux riches débats que la SFSIC conduit depuis plus de trente ans.

Je mesure la richesse et la spécificité des SIC en France, mais je mesure aussi l’attente de visibilité de notre discipline à l’international, dans les ministères compétents, dans les nouvelles instances d’évaluation. La SFSIC, toute tournée vers l’appui à ses adhérents, est face à d’énormes défis qu’elle seule peut relever. C’est pour cela que j’ai voulu apporter ma contribution aux efforts qu’il faudra fournir. 


M. Caterina Manes Gallo, Professeur en SIC,Université de Bordeaux 3           

Je vous écris pour vous soumettre ma demande d'adhésion à la Société Française des Sciences de l'Information et de la Communication (SFSIC).

Mon souhait d'adhérer à la SFSIC  et de me porter candidate aux élections du prochain CA, est motivé par le désir de contribuer à l'émergence de nouvelles synergies entre les SIC et la psycholinguistique, dans le secteur  de la communication Humain/Machine (H/M). L'utilisation de plus en plus répandue de l'outil informatique dans l'activité de s'informer  a contribué à transformer la Recherche d'information en un problème de communication H/M en langue naturelle écrite. D'où l'émergence d'une mutation épistémologique, par rapport  à laquelle les sciences humaines ne sauraient rester indifférentes.

Mon engagement au sein de la SFSIC a pour objectif d'impulser de nouvelles perspectives de partenariats disciplinaires, visant à relever le défi posé par l'introduction des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. Notamment,  par rapport à deux aspects : l'analyse des nouvelles pratiques  que ces dispositifs induisent dans l'activité de s'informer  et l’approfondissement de modélisations  finalisées à l’ instrumentation du sens . En particulier,  la représentation de connaissances langagières pour la conception d’interfaces  plus adaptées à la compétence communicationnelle et langagière de l’utilisateur humain. Si je suis élue, je compte participer et/ou impulser de nouvelles initiatives  pour le développement d’un regard SIC dans le domaine de recherche transversal de la communication H/M. Selon un esprit pluridisciplinaire,  il s’agira pour moi de réussir à créer de nouvelles synergies entre « raison computationnelle » et  « partage du sens ».  

 

Cyril Masselot, Maître de Conférences, IUT de Besançon-Vesoul, Université de Franche-Comté- Laboratoire LASELDI EA 2281 

 

Je déclare être candidat au Conseil d’Administration de la SFSIC (élections du 12 juin 2008), et vous présente ici mes activités et intentions.

Jeune Maître de Conférences en SIC, titulaire depuis un an, je suis en poste à l’IUT de Besançon-Vesoul, Université de Franche-Comté, dans le département Information – Communication, où je suis responsable de l’option Communication (organisation pédagogique et cohérence scientifique). J’y enseigne particulièrement les bases des SIC (épistémologie, linguistique et sémiologie, théories de l’information et de la communication), ainsi que le management des systèmes d’information ou encore l’écriture multimédia. J’interviens également à l’UFR des Sciences du Langage, de l’Homme et de la Société en sémiologie des nouveaux médias et en communication scientifique.

 

Chercheur au sein du Laseldi EA 2281 (http://laseldi.univ-fcomte.fr/), je suis également membre associé au laboratoire ThéMA, UMR 6049 du CNRS et de l’UFC (http://thema.univ-fcomte.fr/), où mes recherches dans le cadre de la thématique de l’Intelligence Territoriale, sont centrées sur la question de l'écriture hypermédia, sa place et son rôle, aussi bien dans la production des connaissances que dans les usages sociaux, politiques et économiques des savoirs en ligne par des publics spécialisés ou non, par le biais notamment de médias informatisés.Je suis membre du réseau européen de l’intelligence territoriale (http://www.intelligence-territoriale.eu) dans lequel j’assume la coordination de l’activité communication, et du développement des systèmes communautaires d’intelligence territoriale. Ce réseau s’ouvre également à la Chine, à l’Amérique du Sud, au Burkina Faso…

 

Je suis responsable de la plate-forme technologique de la Maison des Sciences de l’Homme et de l’Environnement C. N. Ledoux (http://msh.univ-fcomte.fr), USR 3124, dont l’objectif est de mutualiser compétences expertes et matériel de pointe pour un ensemble d’équipes de recherche.Mes activités de recherche et d’enseignement ont toujours été articulées à des pratiques professionnelles en immersion, ce qui permet dans une trilogie symbiotique d’organiser une alimentation croisée enrichissante.C’est dans cette optique que je me représente l’investissement dans la vie de la communauté scientifique, dans l’héritage des actions menées par les précédentes équipes de la SFSIC. Il me semble en effet essentiel de valoriser cette relation tripartite en tant qu’objet dépassant la somme des éléments, tant au niveau scientifique que dans la reconnaissance et la (re-)valorisation de nos activités et statuts.

 

À l’heure où les SIC prennent une place importante dans nos sociétés (d’autres expériences européennes en font également état), la SFSIC a certainement un rôle à jouer dans une nouvelle gouvernance sociale en construction.Ainsi convaincu du rôle important de nos recherches, de nos formations, de nos relations internationales, et de la qualité de nos interventions dans les pratiques professionnelles, je pense pouvoir participer à la vie de la SFSIC dans diverses dimensions, comme dans les relations internationales (par une forte implantation européenne et une ouverture en construction), dans les passerelles pédagogiques entre les IUT et les UFR, ou encore dans le développement de projets pluridisciplinaires, les SIC étant largement convoquées et nécessaires dans d’autres interrogations scientifiques. 

 


Odile Riondet, Maître de Conférences, HDR, Université d’Alsace 

Chers collègues, Je présente ma candidature au Conseil d’administration de la SFSIC, et à la Présidence de la SFSIC.

Je ne le fais pas au nom d’une branche particulière de notre discipline. Je me situe autant en information qu’en communication. Sur le plan des cursus d’enseignement, j’ai eu à former aussi bien des journalistes que des bibliothécaires. Sur le plan de la recherche, j’ai analysé l’évolution des professions (celles de l’information comme celles de la communication). Et lorsque j’ai mené des recherches sur les objets dits « informationnels » (la demande d’information ou la recherche d’information par exemple), je l’ai fait avec un regard que l’on qualifie plus souvent de « communicationnel »  Par la pragmatique linguistique ; par la référence à Habermas en considérant un site d’informations en ligne comme une part de l’espace public ; par l’approche phénoménologique pour décrire ce qui se passe dans la relation à un texte comme relation à un objet. Je ressens donc assez spontanément l’unité de notre discipline plus que ses divisions, dont je ne saurais me réclamer. 

La réflexion sur notre fonction de formation me paraît importante, à un moment où l’on débat sur la professionnalisation de l’université. Nos cursus peuvent être l’objet d’un regain d’intérêt des filières générales qui n’ont pas prévu leurs propres débouchés. Cette sorte de valorisation a aussi son revers : nos cursus ne sont pas uniquement professionnels. Il est nécessaire de valoriser le déploiement complet de nos enseignements, théoriques et professionnels. Cela implique que nos préoccupations d’enseignants soient redoublées par des éclaircissements en matière d’épistémologie. Mon habilitation à diriger les recherches a porté sur l’analyse des textes produits par la SFSIC dans ses congrès depuis l’origine. J’en ai tiré la conviction que notre discipline est plus mûre que nous ne le croyons souvent, que nous avons maintenant une richesse de configurations épistémologiques et une variété de philosophies de la science qui attestent de notre originalité dans le paysage universitaire et de la recherche. Il me semble important de nous attacher aujourd’hui à les valoriser, dans un contexte où la communication devient un domaine investi par de plus en plus de disciplines différentes. Et si une science se définit par son objet, ses méthodes, son regard, ses auteurs de référence, ses concepts, et enfin par la discussion de ces éléments dans une communauté qui a une histoire, alors nous avons une responsabilité épistémologique forte en tant que communauté scientifique porteuse des débats de notre discipline.

Sur le plan international, je suis attentive aux grandes rencontres et aux coopérations avec les associations mondiales. Je souhaite cependant m’attacher plus particulièrement aux petites coopérations bilatérales, les développer et les multiplier. J’en ai l’expérience dans l’organisation du colloque bilatéral franco-roumain. Leur enjeu peut sembler plus modeste (elles réunissent moins de chercheurs). Elles peuvent cependant s’avérer centrales sur le plan scientifique comme pour l’affirmation d’une certaine diversité culturelle. Elles réunissent généralement des cercles plus restreints, plus stables, facilitant les constructions de projets communs. Elles permettent  de gérer les problèmes de langue de manière plus respectueuse pour nos partenaires (le travail ne passe pas obligatoirement par l’anglais, il est possible de manifester une reconnaissance minimum de la langue de l’autre, et parfois de promouvoir l’usage du français comme langue de travail dans un certain nombre de pays partisans de la francophonie).

Je suis décidée à prendre le temps nécessaire à un investissement réel.Je crois à l’importance et au rôle singulier que peut – et doit -jouer notre société savante.   

 

Hélène Romeyer, Maitre de Conférences, IUT de Lannion,  Université de Rennes 1

Membre du Grape (UMR 6051) et membre associée du GRESEC (EA 608)

 

Mon engagement a pour finalité de participer activement à l’essor et à la visibilité des sciences de l’information et de la communication, à la fois à l’université et dans les SHS. La SFSIC a un rôle primordial à jouer dans une période où planent de fortes incertitudes sur la recherche, et plus particulièrement dans les SHS : l’action de cette institution est essentielle pour conforter la place des SIC dans un contexte de redéfinition des acteurs de la formation et de la recherche.  La SFSIC doit être un acteur essentiel du dialogue entre les différents partenaires institutionnels que sont le CNU, le CNRS, l’ANR, les laboratoires, les revues spécialisées et les instances internationales. Étant à la fois membre d’une UMR et d’une équipe d’accueil, je serai particulièrement attentive à ces relations.Par ailleurs, actuellement en poste en IUT après avoir occupé des fonctions dans des filières générales, je m’engage à travailler plus spécialement sur la coopération entre IUT et universités au sein de la SFSIC, pour une réaffirmation du rôle et de la place des IUT dans notre communauté, notamment au niveau de la recherche.

Toujours en matière de filières, le plan licence proposé par le ministère interroge les SIC sur plusieurs points :

  • La définition des fondamentaux de notre discipline (objet de la première année)
  • La définition des éléments de spécialisation disciplinaires et de consolidation du projet professionnel (objet de la 2e année)
  • L'organisatin de la 3e année autour de l'affermissement des connaissances disciplinaires, ainsi que de l'imposition d'un stage validé dans le cursus. Et puisque au-delà du contenu des formations, ce plan prévoit la refonte de la carte des formations courtes, la SFSIC se doit d'être un des acteurs du dialogue autour de cette refonte
Pour conclure, j’entends travailler dans une perspective de développement et de visibilité de la SFSIC elle-même, qui a vocation depuis sa fondation en 1974 à oeuvrer pour la valorisation de nos recherches et de notre discipline, d’être un lieu actif de débats stimulants.


Béatrice Vacher, Chercheur associée au C.H.E.R.P.A, IEP Aix en Provence

 Je souhaite participer activement à la promotion de notre discipline en faisant partie du conseil d’administration de la société française des sciences de l’information et de la communication car :

  • Je crois que notre rapport au monde et aux autres dépend du regard que nous leur portons.
  • Je crois que nous ne pouvons changer ni le monde ni les autres mais que nous pouvons changer notre regard et celui des autres.
  • J’ai appris à quel point les mots information et communication portaient en eux cette relation au monde et aux autres.
  • J’ai appris que la science correspondante cherche à comprendre de façon systématique ce rapport : en l’inscrivant dans son histoire théorique, en l’insérant dans l’actualité pratique, en le renvoyant aux autres sciences et en sensibilisant les étudiants comme le grand public.
  • Je m’engage à renforcer la dynamique actuelle de SFSIC en ce qui concerne la compréhension des contours de la discipline en relation avec les autres disciplines et les travaux similaires dans les autres pays (participation à un travail épistémologique).
  • Je m’engage à valoriser la complémentarité de nos spécificités méthodologiques (tant quantitatives que qualitatives) qui renvoient aux histoires singulières de la discipline (travail de coordination méthodologique).
  • Je m’engage à favoriser la mise en perspective pédagogique de nos travaux de recherche, à renforcer les liens entre théories et pratiques dans une dimension internationale (travail de coordination pédagogique).

Je suis maître de conférence depuis 1997 en écoles des Mines d’Albi et chercheur associée au laboratoire de Parina Hassanaly, récemment rattaché au C.H.E.R.P.A., jeune équipe à l’I.E.P. d’Aix-en-Provence. J’habite en Espagne (Asturies) depuis trois ans, ce qui permet de développer la dimension interculturelle. J’ai été formée aux métiers du management et de l’informatique il y a près de 25 ans et j’ai exercé une dizaine d’années. Je connais bien les rouages des organisations au quotidien. J’ai cherché à comprendre ce monde par une thèse en gestion avec une orientation particulière, celle de l’étude systématique des relations de travail dans leur inscription institutionnelle et culturelle.  J’ai rejoint les SIC en 2000 étant donnée la grande proximité de mes thèmes avec ses travaux. Cette double affiliation enrichit mon regard et je souhaite sincèrement le partager en m’investissant dans la communauté scientifique SFSIC.