| Ecrit par Administrateur,
le 24-05-2008 20:29
|
(Production, diffusion, réception, enseignement, thèmes et auteurs)
Séminaire organisé par le GRER (Groupe de Recherches et d’Études sur la Radio) et le Master 2 Professionnel Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias (UFR 3 - Paris 1), le samedi 31 mai 2008, de 9h30 à 13h30, à l’Université Paris 1 – Sorbonne Panthéon Institut National d’Histoire de l’Art - Salle René Jullian, 6, Rue des Petits Champs, 75002 PARIS, (Stations de métro : Palais Royal, Pyramides ou Bourse – lignes de bus 29 39, 48 et 67) Accès libre et gratuit (dans la limite des places disponibles) Le documentaire est un genre peu diffusé à la radio. Peu d’espaces lui sont attribués au sein des stations, exclusivement publiques (France Culture, France Inter) et associatives (Canal Sambre, Radio Grenouille par exemple). La radio privée, le jugeant trop onéreux en termes de conditions de production, et peu fédérateur en termes d’audience, ne l’a quasiment jamais fait entendre sur ses antennes. Le documentaire radio est aussi peu étudié par les chercheurs, ce qui se traduit par une relative méconnaissance du genre et de son histoire, alors que par contraste, il existe des travaux sur la naissance du documentaire au cinéma et à la télévision.
Le documentaire radio, qui suppose un travail élaboré de mise en onde (prise de son, montage, mixage) se conjugue par ailleurs avec une écoute qui nécessite plus d’attention que les émissions en direct. Des plans sonores multiples se télescopent et invitent l’auditeur à entrer dans des mondes imaginaires que seul le son a fait naître. Si le documentaire est un format rare, en revanche, c’est un dispositif qui est souvent valorisé à travers des festivals (Italia, Europa, à l’étranger, Longueur d’Ondes, Arles en France), où des prix sont remis à leurs auteurs. Le documentaire est perçu comme un instrument de légitimation de la radio dans le champ intellectuel, souvent très critique vis-à-vis de la radio de flux. Il accède même parfois au statut d’œuvre, certains évoquant un art sonore. Parallèlement le documentaire s’est désacralisé, les conditions de production se sont démocratisées (appareils d’enregistrement et de montage plus accessibles permettant aux radios associatives de s’emparer de ce format) et des sites dévolus au genre sont apparus sur Internet (Arte Radio par exemple). Et n’importe quel internaute peut même produire et diffuser un documentaire sonore en ligne sur son blog, ce qui renouvelle le genre. Grâce aux nouvelles technologies, le documentaire de radio se développe donc comme jamais auparavant, mais on peut se demander si, à l’avenir, il peut exister une économie du documentaire radio qui permette comme pour le cinéma et la télévision à ses auteurs d’être rémunérés pour leurs productions. Dans ce séminaire, nous souhaiterions mieux faire connaître ce genre radiophonique, à travers les questions suivantes : quelles sont les esthétiques présentes dans le documentaire sonore ? quels sont ses espaces de diffusion ? qui sont les auteurs de documentaire ? quelles sont ses conditions de production ? quels sont ses modes de financement ? existe-t-il un enseignement du documentaire de radio ? Le développement d’Internet peut-il favoriser ce type de programmes ? Avec : Emmanuelle Taurines, documentariste indépendante ; Frédéric Antoine, professeur à l’Université Catholique de Louvain, et membre du Fonds d’aide à la création radiophonique (Belgique) ; Denis Bourgeois, maître de conférences à l’Université de Poitiers et coordinateur d’un master de documentaire sonore ; Pierre Chevalier, conseiller au documentaire à France Culture, producteur coordonnateur de l’émission Sur les docks ; Sylvain Gire, créateur d’Arte Radio. Séminaire animé par Christophe Deleu, maître de conférences à l’Université de Strasbourg 3, producteur délégué à France Culture et membre du Conseil d’Administration du GRER. Contact :
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
/
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
|
|
|