Séminaires du vendredi 13 juin de 14h à 17h Pour ce XVIe Congrès, plusieurs collègues ont pris l’initiative de proposer des séminaires thématiques. Ces derniers sont ouverts à tous les participants au Congrès, mais pourront également accueillir d’autres chercheurs intéressés (inscription préalable demandée) par les quatre thèmes et qui pourraient nous rejoindre à Compiègne à cette occasion.
Séminaire 1Pratiques sémiotiques émergentesAnimation : Jean-Jacques Boutaud et Jean Davallon
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Les sciences de l'information et de la communication sont, depuis l’origine, préoccupées parla description et la compréhension des processus de sens. La sémiotique, les sémiotiques, établissent, de longue date, des bases particulièrement solides pour répondre à cette exigence, selon une trajectoire favorable à la communication. Au-delà du signe et des codes, on sait combien l’attention s’est portée sur les conditions pragmatiques d’émergence du sens : à travers l’énonciation, les cadres d’expérience, les situations sociales. Pour autant, le cadre sémiotique n’a pas la réputation d’être des plus ouverts. Question de jargon, sans doute, de méthodes et d’Ecoles coupées les unes des autres, d’héritage linguistique plus favorable àl’immanentisme de la signification qu’aux négociations permanentes du sens. À voir le foisonnement des recherches d’inspiration sémiotique, tout cela, cependant, est en train de bouger. L’attrait du signe et du sens reste le plus fort. L’esprit de chapelle est dépassé, au profit de méthodes davantage inspirées par les objets, les pratiques, les cadres d’analyse. À travers ses communications, le Congrès de la SFSIC va témoigner, à n’en pas douter, de cette élaboration et de cette émancipation des recherches sémiotiques, sur tous les plans : théoriques, méthodologiques, opératoires. Application scrupuleuse de la théorie, pour les uns, ou simple sensibilité sémiotique, pour les autres, la sémiotique a déjà conquis de nombreux espaces de communication : les images, la publicité, les médias, les organisations, la vie sociale comme théâtre d'expériences. Mais à l’intérieur de ces vastes domaines, voit-on se manifester des tendances, des priorités ? À quels niveaux les situer ? Par rapport aux objets, aux méthodes, aux attentes sociales ou professionnelles ? Comment se manifeste cette évolution, et sous quelles formes d’émergence ? Il nous paraît nécessaire d’offrir un espace à part entière à ces « pratiques sémiotiques émergentes » en communication, au carrefour, précisément, de recherches innovantes et ouvertes à l’interdiscipline. Séminaire 2La radio, objet d’études pour les sciences de l’information et de lacommunication : héritages, compositions et repositionnements Animation : Jean-Jacques Cheval
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Si l'examen des ressources bibliographiques sur les moyens d'information révèle aisément les déséquilibres des recherches sur les médias, au détriment de la radiodiffusion, les recherches autour de l’objet radiophonique existent pourtant. Elles sont même nombreuses et un nouvel élan a été constaté dans ce sens sur les dernières années. Au niveau européen, une étape importante a été franchie par le développement entre 2004 et 2006 du programme de coordination d’action IREN (International Radio Research Network) financé par l’Union européenne. En France, la création du GRER comme groupe de recherches et d'études sur la radio, et depuis 2005 comme association nationale (largement ouverte aux chercheurs étrangers) a prolongé et relancé la recherche sur ou autour de la radiodiffusion et a contribué à une meilleure visibilité de celle-ci. Le GRER a pour but d’aider à la connaissance, la reconnaissance et au développement des études radiophoniques en France en regroupant des universitaires, des étudiants et des professionnels de la radio. Ayant pour vocation d’organiser et promouvoir des recherches sur la radio, qu’il s’agisse de recherches fondamentales ou appliquées, le GRER souhaite être un lieu de réflexions sur la réalité et l’avenir de la radio (actuellement ses évolutions numériques et les nouveaux usages par exemple), sur les problématiques et enjeux de ce média. Il ne s’agit pas d’étudier la radio simplement d’un point de vue monographique, mais de sesaisir de cet objet médiatique dans des problématiques et des perspectives interdisciplinaires, croisant les approches théoriques et les méthodologies, et où les sciences de l'information et de la communication occupent naturellement une place, non exclusive, mais de choix. C’est dans cet esprit que nous concevons l’organisation de ce séminaire autour des thèmes : « La radio, objet d’études pour les sciences de l'information et de la communication : héritages, compositions et repositionnements ». À partir de bilans, de questionnements théoriques et méthodologiques, de la présentation des projets en cours et de résultats de recherches de terrain, il s’agira de montrer la pertinence et la richesse de ce sujet d’étude au sein des sciences de l'information et de la communication.
Séminaire 3
Débat avec Yann Moulier-Boutang
Capitalisme cognitif et industrialisation de la formation : pour une nouvelle approche socio-économique de la connaissance ?Animation : Pierre Moeglin
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À l’occasion du Congrès de Compiègne, le Séminaire Industrialisation de la formation (Sif) organise un débat avec Yann Moulier-Boutang1. Celui-ci sera l’occasion d'un échange de vues approfondi avec le principal animateur de l’un des courants les plus originaux et les plus féconds de la recherche en France et à l’étranger, visant à comprendre les mutations contemporaines de l’économie et de la société. Au-delà des seules sciences économiques, les questions posées par Yann Moulier-Boutang, sur la transformation des modes de régulation, l’avènement du capital immatériel comme avantage compétitif et le développement d’une organisation postindustrielle fondée sur la production et l’exploitation de nouvelles formes de connaissances intéressent directement les sciences de l’information et de la communication et l’ensemble des sciences humaines et sociales. Précédé par une brève présentation de Yann Moulier-Boutang, le débat portera notamment sur la pertinence de l’approche en termes de capitalisme cognitif pour rendre compte des mutations industrielles et servicielles de la formation, sur Knowledge Management et les modalités des nouvelles formes de régulation 1 Yann Moulier-Boutang est Professeur de sciences économiques à l’Université de Technologie de Compiègne et International Adjunct Professor au centre Fernand Braudel de l’université de Binghamton-New York (USA). Parmi ses livres récents : Le droit dans la mondialisation : une perspective critique, PUF, 2002, avec Monique Chemillier-Gendreau ; La révolte des banlieues ou les habits nus de la République, Éd. Amsterdam, 2005 ; Le Capitalisme Cognitif. La Nouvelle Grande Transformation Éd. Amsterdam, 2007. socio-économique, sur la place qui y revient aux industries de la connaissance, sur l’articulation entre capitalisme cognitif et industries créatives, ainsi que sur les contours et le poids de la valeur-savoir dans le nouveau régime économique. Le Sif, premier groupe labellisé par la SFSIC, se réunit régulièrement depuis 1991, à raison d’une journée tous les mois et demi, alternativement à Paris et en province, dans les universités et centres de recherche de ses membres (soit : 6 réunions par an, auxquelles s'ajoutent une ou deux manifestations publiques et, lors des congrès de la Sfsic, une séance ouverte, autour d’une personnalité scientifique invitée). Les travaux du Sif interrogent, dans une perspective critique et interdisciplinaire, la question de l’industrialisation de la formation. Ils s’intéressent notamment : - aux modèles, modalités et enjeux de cette industrialisation en formation initiale, continue et autodidactique : usages d'outils et médias industriels dans la formation etdominante industrielle de la formation, - à la référence à cette industrialisation dans les politiques et discours publics ainsi que dans la production scientifique, - aux mouvements alternatifs et contestataires suscités par les théories et idéologies industrialistes dans le champ de la formation : théories du capital humain et du capital social, productivisme et consumérisme éducatif, gestion entrepreneuriale des établissements et cursus, etc.
Séminaire 4 Groupe d’études Org & Co
Animation : Catherine Loneux et Bertrand Parent
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Fondé en 1994, le groupe Org&Co est un réseau scientifique comprenant près de 200 chercheurs en sciences humaines et sociales. Il s’est développé en lien avec les mutations affectant la communication professionnelle des organisations publiques et privées : apparition des fonctions de « communication », développement des « études-conseils » en communication, accroissement de la « communication institutionnelle », etc. L’objectif de ce réseau est de constituer un espace de réflexions et de débats entre les chercheurs en sciences humaines et sociales sur les évolutions de la communication des organisations. Dans le cadre du 30è anniversaire de notre société savante, ce séminaire comprendra deux temps. D’abord, dans un souci d’ouverture à l'ensemble de la communauté en SIC, et des sciences humaines et sociales de manière encore élargie, et comme nous avons commencé à le faire depuis quelque temps, nous souhaitons laisser un espace de parole à un intervenant qui a manifesté son intérêt pour notre groupe (sous réserve). Dans un deuxième temps, dans une optique plus interne au groupe, poursuivant ainsi notre activité scientifique régulière, nous proposerons un bilan d'étape de notre activité depuis un an et demi, et surtout, nous reviendrons collectivement sur nos projets de développement pour les deux ans à venir. |