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Figures mythique et imaginaires de l’espace méditerranéen Convertir en PDF Version imprimable Envoyer à un ami



Dans le cadre de la chaire UNESCO « Cinéma et imaginaire(s) », l’Université de Nice - Sophia Antipolis organise les 20-21 novembre 2008 un colloque international sur le thème :Figures mythique et imaginaires de l’espace méditerranéen.
 

Dans la sélection des propositions, le comité scientifique privilégiera les textes sesituant de façon précise et pertinente sur l’un des quatre axes de réflexion suivants :
1/ L’imaginaire au cinéma : approche par genres Si la production cinématographique est historiquement associée à une « industrie de l’imaginaire », les mondes et les narrations qui naissent de son activité sont le fruit d’une inspiration largement influencée par les mythes les plus profonds de l’humanité. Les genres cinématographiques, en particulier, s’enracinent dans des schémas narratologiques qui reposent,entre autres, sur des figures mythiques. Les grands mythes fondateurs se sont transformés, adaptés à de nouvelles formes narratives, à de nouveaux paysages, pour trouver une nouvelleexpression dans certains genres littéraires, puis cinématographiques. Cet héritage propose une lecture particulière des genres dominants de l’industrie cinématographique, passée et actuelle :comment expliquer ce besoin de référents, d’histoires éternelles, et comment se manifestent ces résonances ? Comment s’opère cette déclinaison par genres en termes narratologiques ? Quelsliens peuvent ainsi être établis en terme de structure scénaristique, de « morale », d’archétypes de héros, d’adjuvants et d’opposants etc. ? Comment et pourquoi certaines périodes de l’histoire ducinéma privilégient un retour à ces genres précis ? Quelle signification contemporaine proposer à l’émergence, implicite ou explicite, des mythes fondateurs dans les genres qui structurent l’artcinématographique ?

2/ Déclinaisons du mythe à travers les figures cinématographiques Les grandes figures porteuses de la narration cinématographique au cours de l’histoire se sont construites sur des archétypes issus de la mythologie, lesquels ont été réélaborés au gré des évolutions sociales, politiques et techniques. L’usage qui a été fait au cours du temps des
personnages de monstres, de diables, de justiciers etc. permet d’évaluer l’ampleur de cettecontinuité dans les prototypes en matière de narratologie, dont il convient de dégager l’essence et la réincarnation. Comment identifier ces figures et leurs déclinaisons cinématographiques ?
Quelles sont les grandes figures oubliées ? Quelles fonctions et quel sens attribuer à cetteréminiscence en fonction des époques et des recompositions géopolitiques ? Ainsi, appréhender la notion de géographie sacrée à travers un regard fantastique signifie sans doute se demander en quoi tel territoire se distingue des autres et, de la sorte, quel moment de son histoire apparaît comme le plus emblématique. Le monde actuel tend vers une affligeante uniformité, le passé offre une échappée vers des territoires portant des peuples fortement différenciés.
Page 2 sur 3 3/ Nouveaux discours, nouvelles idéologies, nouvelles figures : limites et espoirs Les nouvelles technologies ouvrent-elles aujourd’hui les frontières de l’imaginaire cinématographique ? Entre effets numériques et images de synthèse, elles agissent aux différents stades de la réalisation des effets spéciaux et du trucage, en donnant forme à des univers
inconcevables dans le cadre de notre réalité, en corrigeant des décors, en donnant corps à des êtres irréels ou en transformant les caractéristiques de certains acteurs. Que devient l’allusion aux mythes et à leurs figures lorsqu’elle est confrontée à cette nouvelle forme de réification, d’incarnation ? Quels sont les enjeux qui y prévalent ? Il existe, par exemple, sans aucun doute, des modèles et des stratégies économiques régissant le recours à ces nouvelles technologies ; la première d’entre elles consistant à se créer, pour quelques acteurs, un avantage concurrentiel basé sur la captation d’un genre dans la sphère de production (« le film à effets spéciaux »…). Y a-t-il dès lors une relecture des mythes à la lumière des nouvelles technologies ? Quelles en sont les principales influences ? Ces nouvelles technologies accompagnent-elles un « appauvrissement » de l’interprétation des mythes autour de quelques mythes fondateurs, et/ou représentent-elles une
véritable chance de relectures, d’interprétations, d’adaptations et de découvertes ? Enfin, de la mise en image de mondes imaginaires post-modernes naissent de nouveaux discours sur le sens du progrès, sur l’essence de l’humanité, sur le retour aux racines etc. : comment interpréter cesnouveaux paysages narratologiques ? Des liens existent-ils avec les mythes fondateurs ? Quelle place reste t-il à l’Homme dans l’interprétation de sa condition ?

4/ Cinéma ethnologique : les formes de l’imaginaire« L’imaginaire n’a de force que quand il est croyance, norme de comportement, source de morale. » (GODELIER, 2002).
Dans le récit filmique, l’image et le son donnent à voir la gestuelle et à entendre lesintonations des personnes impliquées dans des relations sociales. Leurs formes d’expression se donnent dans l’ordre du discours mais également dans des formes non discursives, dans unecommunication non verbale. Le film ethnographique est particulièrement apte à saisir des
manifestations qui représentent des rapports sociaux matérialisant de l’imaginaire lors de cérémonies, rites, relations des hommes avec les dieux, les esprits, avec ce qui est invisible, ce qui peut être sous-jacent aux formes et aux figures du pouvoir. Les symboles qui traduisent l’imaginaire des membres d’une société peuvent ainsi être appropriés et transmis par le film de l’ethnologue avec la mise en image et en son, le montage, et véhiculés au sein d’un autre univers social et culturel.
Comment le récit filmique, placé à l’articulation de l’art et des sciences sociales, donne-t-il à penser sur cet imaginaire et les pratiques sociales qui le révèlent ? Comment le film ethnographique peut-il s’inscrire dans une muséologie en association avec la présentation d’objetsqui sont investis d’une part de l’imaginaire présent chez les membres d’un groupe social ?
Les propositions doivent être adressées par courrier électronique, avant le 10 mai 2008, à :
Chaire UNESCO « Cinéma et imaginaire(s) »
Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines
98 Bd Edouard Herriot
BP 3209
F-06204 NICE CEDEX 3
ou
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COLLOQUE INTERNATIONAL
« FIGURES MYTHIQUES ET IMAGINAIRES DE L’ESPACE MEDITERRANEEN »
Informations pratiques
CALENDRIER
Date limite de réception des propositions : le 10 mai 2008
Réponses du comité scientifique : le 21 juin 2008
Réception des textes définitifs : 15 septembre 2008
Dates du colloque : 20-21 novembre 2008
CONSEILS POUR LA PRESENTATION DE LA DEMANDE D’INSCRIPTION
Nombre max. de signes : 1500 signes (précisant l’axe choisi) + éventuellement bibliographie indicative
Langues de travail : français, italien, anglais
Présentation de l’auteur : 200 signes max.
FICHE INDIVIDUELLE
Nom, prénom de l’auteur : …………………………………………………………………………………………...
Statut : ……………………………………………………
Organisme de rattachement :…………………………………………………………………………………………
Adresse postale : ……………………………………………………………………………………………………..
Adresse e-mail :……………………………………………
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Chaire UNESCO « Cinéma et imaginaire(s) »
Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines
98 Bd Edouard Herriot
BP 3209
F-06204 NICE CEDEX 3
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