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Report de la date limite des propositions au colloque international culture communication et globali Convertir en PDF Version imprimable Envoyer à un ami
La date limite de remise des propositions est repoussée au 10 janvier 2008

10-12 mai 2008,
Université de Jijel, Algérie

Organisé conjointement par l’université de Jijel (Algérie) et l’université Robert Schuman de Strasbourg (France), le colloque de Jijel poursuit une réflexion sur les questions de culture et de communication en contexte de mondialisation amorcée lors du précédent colloque de Brazzaville et Kinshasa d’avril 2007.

Quelles sont les dynamiques de globalisation ou de participation à la globalisation, qui se mettent en place avec l’internationalisation accrue des flux de communication et, dans quelle mesure les potentiels culturels résistent ou adhèrent aux déterminismes ambiants.
C’est en substance, l’interrogation principale autour de laquelle vont se structurer les communications au colloque de Jijel.
Site du colloque http://www.tidev.com/culture

Axe 1 : RESEAUX – RAPPORT ENTRE GLOBALITE ET LOCALITE
L’observation de l’expérience historique des nations laisse apparaître que si l’expression culturelle a longtemps constitué un enjeu politique, artistique, éthique, l’expression des activités et des échanges des sociétés l’a progressivement élevée à la dimension d’enjeux économiques, politiques et sociaux. De nombreux travaux issus de la sociologie, de l’économie et des sciences de l’information et de la communication tendent à démontrer que, contrairement à l’hypothèse répandue, selon laquelle les cultures minoritaires subissent une globalisation passive par absorption des standards culturels et des modalités d’organisation qui en découlent, les sociétés en question réagissent aux processus d’intégration dominants, selon des mécanismes divers, de rejet, d’adaptation, d’assimilation, etc.Les différents travaux mettent en relief :
• le rôle des dynamiques sociales des réseaux (fixes, Internet, mobiles, sous-marins) pour les processus d’appropriation de la mondialisation• l’incidence des tensions nées de la rencontre entre le modèle global et la réalité locale, la remise en cause des gouvernances locales face aux nations ou bien aux nouvelles entités territoriales et économiques émergentes (UE, UMA, OUA, ASEAN, EEE, etc.)

Axe 2 : CONSTRUCTION DE LA SOCIETE DE L’INFORMATION
La convention sur la diversité culturelle adoptée le 20 octobre 2005 rappelle le lien entre la multiplication des échanges, conséquence de la mondialisation et la nécessaire promotion des spécificités culturelles. Dans la même perspective, la Déclaration des principes du Sommet Mondial sur la Société de l’Information, chapitre 8 alinéa 52, affirme que :
« La société de l’information devrait être fondée sur le respect de l’identité culturelle, de la diversité culturelle et linguistique, des traditions et des religions ; elle devrait promouvoir ce respect et favoriser le dialogue entre les cultures et les civilisations. La promotion, l’affirmation et la préservation des différentes identités culturelles et des différentes langues, qui font l’objet de textes pertinents approuvés par les Nations unies et notamment la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle, enrichiront davantage la société de l’Information ».
Dans de nombreuses disciplines dont les sciences de l’information et de la communication, la question de la culture, la communication et la globalisation a été abordée sous plusieurs angles à savoir : le rapport entre offre et besoin d’information, les effets des médias les normes et standards, l’échange inégal des flux avec notamment la question du Nouvel ordre mondial de l’information et de la communication (NOMIC). En effet, les débats initiés dans le cadre du NOMIC ont mis l’accent sur le fait que, l’information est aussi source d’aliénation et de dépendance qui peut intervenir lorsqu'une population donnée est subordonnée à de l’information exogène.
Quel regard les chercheurs de différentes disciplines apportent-ils à la question éthique et au dialogue des cultures dans la société de l’information ?
Que penser du développement de l’expression citoyenne sur Internet ?
Comment aborder la question des industries culturelles au regard des rapports Nord-Sud et Sud-Sud ?

Axe 3 : INDUSTRIALISATION DE LA CULTURE
Le développement des nouvelles technologies va de pair avec celui des industries culturelles. Celles-ci forment un système avec les industries tout court, dont la fonction consiste à fabriquer les comportements de consommation en massifiant les modes de vie. Les œuvres de la créativité humaine deviennent des produits d'industries culturelles que sont l’édition de livres, de journaux et hebdomadaires, l’édition musicale du disque, la production cinématographique et vidéographique, et plus récemment, l’édition électronique multimédia...
Si pour beaucoup de chercheurs, l’industrialisation de la culture contribue au modelage des esprits et au façonnement des consciences, d’autres considèrent, par contre, considèrent qu’elles participent au développement culturel du monde. Une chose est sûre, le développement des industries culturelles est à la base des grandes manœuvres : fusions acquisitions, diversification des activités, délocalisation…
Le développement des industries culturelles est-il compatible à la sauvegarde de l’intérêt des citoyens ?

Axe : 4 CO-DEVELOPPEMENT, CIRCULATION DES PERSONNES ET PRESENCE A DISTANCE
Les nombreuses catastrophes naturelles présentes ou à venir ont éveillé la conscience d’une communauté de destin se traduisant par la nécessité d’un co-développement c’est-à-dire un développement en coopération entre les peuples où chacun peut défendre ses intérêts et ses besoins sans en empêcher l’autre. La question du co-développement est donc corrélée à celle de la circulation des personnes et de la présence à distance rendue possible grâce au développement technologique. Le lien nécessaire à la coopération ne peut se faire que par la communication, ce qui nous amène à examiner les dispositifs, pratiques et usages en la matière. Mais la question du co-développement implique d’autres paramètres à savoir :
Le partage des richesses et nouveaux rapports Nord-Sud
Le transfert technologique
La coopération scientifique internationale.

Axe 5 : ECONOMIE, ET MANAGEMENT
L’internationalisation des économies, renforcée par les avancées technologiques, entraîne avec elle de nouveaux besoins en matière de savoir, de pratiques et de compétences. Les pays du Sud ont souvent ressemblé à un nouvel eldorado des pays industrialisés. Faiblement équipés, dotés d'une main d'œuvre abondante et peu formée, ces pays ont vu débarquer des multinationales sans considérations pour les spécificités culturelles et sociales locales. Cette pratique induit de fréquents changements de procédures, mais aussi l’émergence de nouvelles cultures auxquelles les différents acteurs doivent s’adapter. En effet, les employés d'une organisation partagent des valeurs communes, une culture d'entreprise, pouvant être remises en question par la globalisation. Devant ces bouleversements, la résistance au changement apparaît comme un choc en retour dû à la fois à l’accélération du rythme des changements et à l’écart entre les pratiques locales et celles qui viennent s’y ajouter.
Dès lors, l’une des premières questions qui se posent est celle de savoir comment les entreprises gèrent-elles leur entrée dans les différents recoins du « village planétaire » ?
Par ailleurs, il est intéressant de savoir quel regard portent les chercheurs de toutes disciplines sur les dispositifs de formation professionnelle et les méthodes d’acquisition de connaissances ?
Un autre aspect qui semble mériter une attention particulière est celui relatif aux résistances au changement. Comment se manifestent-elles et sous quelles formes ?
L’impact, non négligeable, des IDE nécessite aussi que l’on s’y intéresse.
Comment les investissements directs étrangers (IDE) affectent-ils les paysages culturels locaux ?

Modalités pratiques
• Réception des propositions de communication (4000 caractères, espace non compris, plan et bibliographie non compris + nom et adresses électronique et postale) : 10 janver à l’adresse suivante \n Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir "> Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
• Les propositions doivent être soumises en deux langues choisies parmi les langues de communication du colloque.
• Langues de communication du colloque : Anglais, Arabe, Français.• Consignes scientifiques : préciser les références théoriques, le corpus, la méthodologie…
• Notification d’acceptation : 30 janvier 2008
• Remise des textes (25 000 signes espaces compris) : 15 mars 2008

Modalités de soumission
Évaluation en double aveugle

Inscription
Les frais d’inscription comprenant l’hébergement, les pauses café et les déjeuners sont de :
- 100 euros pour les enseignants-chercheurs et de 70 euros pour les doctorants.
- 6000 dinars pour les enseignants-chercheurs algériens et 3000 pour les doctorants algériens.

Coordination :
ALAIN KIYINDOU , université Robert Schuman Strasbourg, France
DJAMEL KEBIECHE, université de Jijel, Algérie