"La communication politique des élections régionales de 2010: premier bilan"
Le Centre d'Etudes Comparées en Communication Politique et Publique (Ceccopop, sous-équipe en Info-Com du Largotec, 4688), organise une journée de recherche le vendredi 4 juin prochain sur le thème "La communication politique des élections régionales de 2010: premier bilan" à l'Université Paris 12 - Paris Est- UPEC.
Cette journée intervient dans le prolongement des précédents travaux du Ceccopop sur le sujet de la Communication politique , qui ont déjà donné lieu à la publication de trois ouvrages collectifs publiés aux éditions L’Harmattan, dans la collection « Communication et civilisation », sous la direction de Philippe J. Maarek, qui anime le Ceccopop: - La Communication politique française après le tournant de 2002 (2004) - Chronique d’un « non » annoncé : la communication politique et l’Europe (2007) - La Communication des élections présidentielles de 2007, participation ou représentation ? (2009)
La communication des partis et des hommes politiques français durant les campagne régionales y sera envisagée aussi bien du point de vue de la forme (anciens et/ou nouveaux outils, du meeting au Web 2.0 et autres médias "participatifs") que du contenu (prise en compte ou non de la crise économique, place des enjeux nationaux par rapport aux enjeux locaux, autres thèmes de campagne privilégiés, etc.).
Les chercheurs et enseignants-chercheurs désireux de faire une communication lors de cette journée peuvent envoyer une proposition de participation (abstract de 300 à 500 mots, et bref CV) avant le 28 février prochain, à Philippe J. Maarek, Professeur à l'Université Paris 12, Directeur du Centre d'Etudes Comparées en Communication Politique et Publique (Ceccopop/Largotec - EA 4688) à l'adresse électronique suivante:
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C’est avec une infinie tristesse que la Sfsic a appris le décès du Professeur André-Jean TUDESQ, Professeur Emérite de l'Université de Bordeaux 3. Le Professeur André-Jean TUDESQ s’est éteint le mercredi 2 décembre à l’âge de 82 ans. Ses recherches ont porté principalement sur « Espace public et médias en Afrique ». Toutes celles et ceux qui ont eu le privilège de l’approcher garderont de lui le souvenir d’un homme à la fois ouvert et rigoureux, discret, passionnant et d’une grande gentillesse. La Sfsic tient à saluer la mémoire d’une grande figure intellectuelle qui a contribué à la construction de notre discipline. Il a laissé à la communauté scientifique une série de travaux de grande qualité.
Le prochain Congrès de l'AIERI, l'Association Internationale d'Etudes et Recherches en Information et Communication, dont la SFSIC est un membre collectif, aura lieu cette année à Braga, au Portugal, du 18 au 22 juillet prochain. Le site du Congrès se trouve à l'adresse: http://www.iamcr2010portugal.com/
Les langues de travail de l'AIERI sont le français, l'anglais et l'espagnol, et il est donc possible de présenter des communications, ou des ateliers entiers (4 à 6 communications) dans l'une de ces trois langues.
L'appel à communication des différentes sections thématiques et des groupes de travail de l'AIERI se trouve sur le site permanent de l'AIERI à l'adresse: http://iamcr.org/home-a-news/542-2010-cfp. Le dernier délai est le 31 janvier.
Si nécessaire, vous pouvez contacter Philippe J. Maarek,
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, à qui le CA de la SFSIC a demandé de servir d'intermédiaire en cas de difficulté. Par ailleurs, nous vous invitons à lui indiquer par la suite si votre communication a été retenue avant de procéder à votre enregistrement au Congrès pour quelques conseils utiles.
Marie-Gabrielle Suraud, Marie-Pierre Blin et Gilbert de Terssac (2009)
Risques industriels : quelle ouverture publique ?
Octarès Éditions, Collection « Le travail en débats », Série MSHS-T n°8.
Alors que l’industrie a longtemps été considérée d’un point de vue avant tout économique, avec des tensions sociales portées par le monde du travail, elle est maintenant aussi envisagée comme la source d’un problème environnemental générant de nouvelles tensions sociales. La mise en cause des autorités étatico-administratives et des industriels dans leur capacité à maîtriser les risques a fait germer l’idée d’une transformation des formes démocratiques conduisant à l’intégration systématisée et institutionnalisée de l’opinion publique dans le développement industriel. Ce mouvement a engendré une évolution législative significative. Le droit de regard sur l’organisation des entreprises – désormais juridiquement établi – accordé aux parties civiques, bouscule les pratiques et la gestion des industries à risques. Le contrôle par les parties civiques du mode de fonctionnement de l’entreprise entame les prérogatives traditionnelles de la sphère économique privée, ce qui soulève deux difficultés : celle de la responsabilité et celle de la tension entre confidentialité et accès à l’information. Ce contrôle par les parties civiques leur permet de formuler des exigences réalisables pour l’entreprise, et il incite les dirigeants d’entreprise à s’inscrire dans une dynamique tendue vers la réduction des risques et des dangers. Cependant, comme le montrent les diverses contributions, malgré la redéfinition des conditions d’ouverture publique de la sphère industrielle, l’implication citoyenne reste inégale, tout comme l’exercice d’un contrôle civique n’est pas forcément bien perçu par les « décideurs », notamment économiques. En ce sens, l’objectif de cet ouvrage est de pointer les enjeux soulevés par la question de l’information, de la concertation et, plus généralement, de l’entente sociale sur les risques technologiques.
Liste des auteurs
Marie-Pierre Blin, Laure Bonnaud, Stephan Castel, Pierrick Cézanne-Bert, Patrick Chaskiel P., Eric Chauvier, Isabelle Desbarats, Irène Gaillard, Alain Garrigou, Guillaume Grandazzi, Françoise Lafaye, Alexandre Le Gars, Mathieu Leborgne, Emmanuel Martinais, Wanda Mastor, Magali Nonjon, Pierre Lénel, Odile Piriou, Marie-Gabrielle Suraud, Gilbert de Terssac, Virginie Vidalens.
Olivier Dupont (Université Lyon 3 – ELICO) : Communication au travail : expression, occultation ou instrumentalisation des sentiments
Le contrôle des sentiments des individus semble un objectif susceptible d’être assigné à certains dispositifs communicationnels au sein des organisations. Ainsi certaines émotions, certaines aspirations peuvent être suscitées, d’autres occultées, d’autres encore satisfaites. Néanmoins la perte d’efficacité de certains dispositifs traditionnels est indéniable et l’efficacité d’autres plus complexes, semble contradictoire avec une vision non instrumentale de l’individu au travail. L’accompagnement d’une communication interpersonnelle basée sur un développement de la proximité peut-elle véritablement déboucher sur une communication intersubjective au sein des organisations ?
Valérie Larroche (IUT, Université Lyon 3 – ELICO) & Marie-France Peyrelong (Enssib – ELICO) : En quête de reconnaissance dans l’organisation ?
Dans cette communication, nous souhaitons faire une synthèse de nos différents travaux portant sur la reconnaissance dans l’organisation. A partir des trois dimensions de la reconnaissance (intersubjective, organisationnelle et institutionnelle) proposées par Honneth, nous étudierons la manière dont elle se vit par les cadres intermédiaires que sont les bibliothécaires. A travers leurs témoignages, nous distinguerons une « reconnaissance éprouvée » centrée sur les ressentis de l’individu, une « reconnaissance assignée » pointant sur le rôle et la position de l’individu dans l’organisation et enfin une reconnaissance que l’on qualifiera de « dérivée » en ce qu’elle s’adresse en premier lieu et au-delà des personnes à l’organisme ou au service auquel elles appartiennent. Outre le fait de voir comment se joue la reconnaissance dans l’activité concrète de travail, notre objectif est de voir comment les dispositifs mis en place dans l’organisation articulent ces formes de reconnaissance.
Odile Riondet (Rectorat de Lyon – ELICO) : Penser des solidarités entre villages européens dans les petites collectivités locales
La forme traditionnelle que prennent les relations entre villages est le jumelage. Or, cette forme est idéologiquement marquée : elle se rattache soit aux mouvements du rapprochement franco-allemand après la Seconde Guerre mondiale, soit aux utopies universalistes. Ces perspectives ne sont plus totalement justes aujourd’hui et cette question des solidarités entre communautés locales mérite d’être largement repensée, notamment entre villages européens. Car les exigences de solidarité restent certainement économiques (entre pays plus riches et pays plus pauvres), mais deviennent aussi écologiques ou éducationnelles. A travers l’exemple concret d’un jumelage de villages, nous poserons la question du modèle des relations internationales solidaires en nous interrogeant sur les apports possibles de trois modèles théoriques : les travaux de Jürgen Habermas, des auteurs roumains ayant travaillé sur les imaginaires collectifs et l’école utilitariste (Bentham, Mill).
15h15 – 15h30 pause
15h30 – 17h : deuxième table ronde et débat
Françoise Bernard (Université de Provence – CREPCOM) : Programme de recherche « La communication environnementale engageante et instituante » : bilan d’étape - questions méthodologiques et théoriques.
Françoise Bernard présentera un bilan de 10 ans de travaux (projets de recherche financés et publications) consacrés à la communication engageante et instituante en montrant quelles sont les questions théoriques, méthodologiques et pratiques travaillées dans le cadre de ce programme de recherche. Une des caractéristiques de ces travaux est d'étudier la relation entre communication, action, engagement et institution. Par ailleurs les projets conduits s'inscrivent dans la perspective de la recherche-action et de la recherche participative (the living knowledge). La question des formes interorganisationnelles et des pratiques de communication interculturelle sera posée à la fois sur le plan des pratiques de recherche participative et sur le plan théorique.
Alain van Cuyck (Université Lyon 3 – ELICO). Le 8ème S – La RSE entre espace discursif, mise en scène et action. Les enjeux d’une nouvelle légitimité institutionnalisante de la participation, l’adhésion, la solidarité et la gouvernance.
A partir de la définition du 8° S (Sustainabilty) que l’on peut rajouter au schéma 7 S de la culture d’entreprise de Mc Kinsey, le discours concernant la responsabilité sociale des entreprises institue un nouveau modèle idéologique (voire théorique) des organisations tant d’un point de vue symbolique que d’un point de vue normatif et règlementaire. Ce modèle qui tend à l’institutionnalisation de la soutenabilité tend à développer sa légitimité tant par des procédés sémiotiques de mise en scène et de discours que par la mise en place de dispositifs d’action afin de susciter l’adhésion de ses parties prenantes et de l’opinion publique aux valeurs de l’ entreprise, afin qu’elle soit rendue universelle et légitime dans son acceptation et son image et induire la soutenabilité non seulement de ses projets et politiques, mais également celle de ses marchés. Ce modèle ne devrait-il pas conduire à terme à une société de l’Observance - à des règles et dispositifs - qui contraindra et régulera de plus en plus les acteurs à des formes d’évaluation normatives et autorégulatrices des comportements, des valeurs, des actions, s’instituant en guise de contrat narcissique idéal, sublimé idéalisé et intériorisé et fonctionnant comme l’idéologie dominante d’un néo-libéralisme mondialisé ?
Dana Popescu (ICOM, Université Lyon 2 – ELICO) & Elisabeth Vercher (ICOM, Université Lyon 2 – ELICO). L'entreprise et l'ONG - entre rationalité marchande et construction communautaire. Identités, pratiques et stratégies de communication.
La communication solidaire se trouve aujourd'hui à l'articulation de deux sphères : d'un coté elle rejoint de plus en plus la communication marchande dans l'emploi des moyens. De l'autre coté, elle doit conserver une éthique liée à la spécificité de son domaine pour rester légitime et rassembler des communautés autour d'un projet où chaque membre peut s'identifier dans une construction identitaire par rapport à une cause. La communication des ONG semble se rapprocher des formes de communication marchande. En même temps, l'entreprise fait souvent aujourd'hui appel à un positionnement solidaire. Des médiations en termes de pratiques et de discours se mettent en place autour des actions humanitaires et de solidarité. Notre recherche vise à comprendre et analyser les différents moyens utilisés ainsi que les dispositifs de communication mis en oeuvre par des ONG et par des entreprises autour des différentes formes de solidarité à partir d'exemples concrets. Notre corpus se compose d'entretiens, d'analyse de discours et d'échanges ainsi que de rencontres autour de ce thème avec des professionnels ou bénévoles impliqués dans ce secteur.
Ce séminaire du 8 janvier 2010 à la MSH Paris Nord est ouvert à tous, enseignants chercheurs et étudiants (3ème cycle & doctorants). L’entrée est libre et gratuite sur inscription.