APPEL À COMMUNICATION : DANS LE CADRE DE LA PRÉCONFÉRENCE DU 22 MAI 2008 À L’INTERNATIONAL cOMMUNICATION aSSOCIATION (ICA)
Depuis plusieurs décennies, les théories et pratiques en communication ont présenté différentes stratégies de changement selon les pays. De la radio à Internet en passant par la tradition orale, les responsables politiques, les journalistes, les chercheurs ou les partenaires du développement ont privilégié la communication comme moyen de changement social. Les exemples de l’Asie (Inde, Japon, etc.) montrent que ces pays ont su exploiter les forces de la tradition pour mieux s’investir dans le développement tandis que d’autres ont misé sur les industries culturelles (Brésil, Argentine, etc.) alors que les TIC ont suscité une inventivité chez les Africains. Toutefois, la communication internationale inclut aussi le rôle des médias dans les pays industrialisés : la concentration des médias (USA, Canada, Royaume-Uni, France, etc.) peut avoir des conséquences sur la société. De même, l’évolution de l’immigration et la diversité des cultures ont un impact sur le traitement médiatique qui en découle. Par conséquent, les médias jouent un rôle important dans les changements sociaux liés à la diversité culturelle. Au-delà des médias et des TIC, la communication sociale par le biais de la participation ou de l’empowerment, concourt au changement. Autant en Amérique latine qu’en Afrique, les propositions effectuées par Paulo Freire sur la conscientisation ou par Julius Nyerere sur l’influence des paysans dans le changement illustrent l’importance des relations interpersonnelles et de groupes dans l’avènement du changement.
Contrôle parental, peur des jeunes, émancipation féminine, nouvelles formes d’intimité, rivalités entre enfants et parents, affirmation de soi par le biais de la compétence technologique, etc. : comment l’ordinateur, objet devenu banal, redessine-t-il les contours de la famille contemporaine ? Pourquoi certaines familles décident-elles de ne pas avoir d’ordinateur ? Existe-t-il différents types de famille-à-ordinateur ? Quelle importance accorder à son emplacement ?
Un essai passionnant sur l’ordinateur comme miroir de la famille, les tensions qu’il génère, les questions de pouvoir qu’il met en lumière, la redistribution des rôles familiaux qu’il accompagne.
Comment conseiller un chercheur débutant dans la réalisation de ses premiers travaux ? Comment l’amener à réfléchir sur la construction de son objet sans le condamner à une réflexivité paralysante ? Comment montrer des manières de (bien) faire sans les ériger en modèles indépassables ? Comment transmettre des principes de méthode sans imposer de dogmes inutiles ?
À l’heure de la scientométrie triomphante et des critères de Shangaï, au moment où s’imposent aux SHS - sciences humaines et sociales - des critères d’évaluation de la recherche qui semblent en méconnaître la nature même, l’analyse des pratiques citationnelles permet de dissiper quelques fâcheux malentendus. La productivité d’un chercheur se mesure-t-elle au nombre de citations qu’il obtient ? Cite-t-on le travail d’un collègue pour sa valeur, ses apports à la recherche ou pour d’autres raisons moins avouables ? La beauté d’une carrière scientifique se juge-t-elle à la longueur d’un CV, faisant figurer le plus grand nombre de publications ? La logique de la production scientifique dans les SHS se résume-t-elle pour un chercheur à aligner des performances éditoriales destinées aux seuls professionnels de la profession ?