Les recherches en éducation et formation se sont depuis des années intéressées aux activités mettant en jeu des ressources numériques et des interactions instrumentées. Les deux premiers colloques JOCAIR ont montré la fécondité des études multidisciplinaires autour de ces pratiques des technologies en éducation et formation.
Par-delà les environnements classiques de transmission de connaissances et de culture, sont apparues diverses pratiques fondées sur la mise en œuvre de logiciels communiquant directement, sans intervention d'acteurs humains (Data portability, échanges sans contact, partage bluetooth, web services, linked data, objets « intelligents »…).
Nous sommes en présence d'une évolution technique et organisationnelle majeure dont les usages, et même les concepts d'usage, sont encore largement à leur début. Quelles peuvent en être les conséquences ? Comment les apprenants utilisent-ils ces nouveaux dispositifs dans leurs études ? Comment les enseignants, à titre individuel ou collectif, interviennent-ils dans la conception et l'utilisation de nouvelles activités instrumentées en classe et dans leur travail de préparation et de gestion ? Comment évolue la relation entre les différents acteurs des pratiques éducatives ?
La conférence JOCAIR est désormais coordonnée avec le colloque ÉPAL (Échanger pour apprendre en ligne). Sa prochaine édition tentera de faire un tour d'horizon des innovations et de leurs incidences sur les pratiques éducatives et de les mettre en perspective avec les tendances et les pratiques actuelles de l'internet en éducation et en formation.
Nous attendons des propositions de communications partant de réalisations déjà opérationnelles et visant à décrire et expliquer les évolutions en cours :
Enjeux pour la construction des communautés en ligne d'enseignants ou d'apprenants
Modèles d'innovation en éducation intégrant l'expérience des usagers et l'impact des outils modifiables par les utilisateurs (« innovation ascendante »)
Production des ressources pédagogiques numériques et multiplicité des supports et modes de diffusion
Conception, ergonomie et pratique des environnements personnels d'apprentissage
Nouvelles interfaces et scénarios d'interactions
Modalités ludiques de l’apprentissage en réseau (serious games, jeux en réseaux, univers massivement multi-joueurs…)
Nouvelles approches de l'identité numérique et construction de la personnalité
Acquisition de l'autonomie des apprenants et réseaux ubiquitaires et submersifs
Conséquences organisationnelles du développement des pratiques des dispositifs numériques au sein et en dehors des institutions éducatives.
Du 1er au 3 juin 2010, Université Concordia, Montréal
Le colloque annuel de l’Association canadienne de communication se tiendra du 1er au 3 juin 2010 à l’Université Concordia, à Montréal, sous l’égide du Congrès de la Fédération canadienne des sciences humaines (FCSH), qui aura pour thème « Le savoir branché ». L’ACC vous invite à proposer une communication sur ce thème ou sur tout autre thème relié au champ des études en communication.
Le deuxième congrès du World Journalism Education se tiendra à l’Université de Rhodes (Rhodes University), en Afrique du Sud, du 5 au 7 juillet 2010.
Il aura lieu en collaboration avec la 14e Africa Highway Conference et coïncidera avec la Coupe du monde de football (soccer) 2010 qui aura lieu en Afrique du Sud. Il succède au premier congrès, qui s’est déroulé en juin 2007, à Singapour, voir http://wjec.ru.ac.za/
Numéro spécial dirigé par : Fabrice PAPY -
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Corinne LEBLOND -
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Les technologies du numérique ont atteint aujourd’hui un tel degré de maturité, qu’elles se placent en filigrane de toutes les activités humaines rattachées au projet de la Société de l’Information. Or les cycles récurrents d’innovation et d’obsolescence dans le domaine des TIC mettent à rude épreuve l’acquisition de « compétences numériques », au sens de la recommandation du parlement européen et du conseil du 18 décembre 2006 concernant les compétences clés pour l'éducation et la formation tout au long de la vie, qui implique par extension l’usage sûr et critique de ces technologies du numérique dans la vie de tous les jours, dans la vie privée, en société et au travail. Désormais la responsabilité juridique des acteurs, utilisateurs et membres des réseaux informatiques et des systèmes communications mondialisés, est fréquemment convoquée à l’occasion de leurs activités dans des univers numériques toujours plus complexes (publication Web, forums, blogosphère, etc.).
Dossier pour la revue Les Enjeux de l'information et de la communication (GRESEC)
La (les) médiation(s) en SIC
La notion est apparue dans les champs les plus divers: social (médiation familiale), juridique, politique (médiateur de la République) et même médiatique (le médiateur dans la P.Q.), souvent en s’inspirant de réalisations étrangères.
Il semble que l’apparition de la fonction même de médiation commence à s’imposer de manière spécifique lorsque les normes, les habitudes, les règles habituelles qui encadraient les pratiques institutionnelles, ne fonctionnent plus ou se révèlent impuissantes à régler les désaccords et les conflits. L’effacement, l’ignorance ou la délégitimation des normes conduit à l’émergence d’autres pratiques : intermédiaire, troisième homme, recours, etc.
Les pratiques de médiation ont remplacé dans certaines institutions les pratiques d’animation dans les groupes, sans qu'on perçoive bien ce que ce changement de dénomination a produit.
La notion elle-même et les pratiques qui lui correspondent sont-elles aujourd’hui encore pertinentes, efficaces, opératoires ? N’ont-elles pas subi un effacement, une usure, une banalisation ? Comment les descriptions et les analyses des pratiques sont-elles conduites lorsqu’il est fait référence à la notion de médiation ? Cette référence conduit-elle à définir de nouvelles compétences, de nouveaux métiers, de nouvelles méthodes de communication à l’intérieur des institutions sociales ou culturelles, et dans leur rapport à leur environnement ?
Autrement dit, la référence à la médiation est-elle une révérence obligée à l’air du temps ou représente-t-elle une construction réflexive, avec des avantages théoriques identifiables, qui conduit à examiner différemment les actions sociales engagées dans le cadre qu'elle propose ?