Editions Bruylant, Collection "Médias, sociétés et relations inernationales".
Depuis près d’un siècle, le journalisme et les journalistes ont fait l’objet de nombreux travaux académiques. À partir du cas de la recherche française, cet ouvrage propose une synthèse historique inédite. Il met en relation les différentes théories scientifiques produites par les chercheurs, puis les resitue dans le contexte politique et culturel qui les a vues naître et se développer. Ce faisant, il constate l’existence d’un déphasage entre les productions académiques francophone et anglo-saxonne. Alors que la seconde cherche à se renouveler, la première est actuellement en plein essor. Mais ce dynamisme récent s’accompagne aussi d’un déficit de structuration des recherches qui nuit à la visibilité et à la légitimité de leur objet. À l’origine de ce problème, l’auteur identifie un phénomène de dispersion des travaux des chercheurs. Il montre cependant que ce phénomène est révélateur de leur caractère interdisciplinaire et ouvert. Le journalisme ne saurait se réduire à ce qu’en disent et font les professionnels des médias et des sciences sociales. Il est l’affaire de tous les citoyens qui s’y intéressent. Les recherches qu’il suscite, en cette période de crise de la représentation, gagnent donc à être connues du plus grand nombre.
Presses Universitaires de Franche-Comté (Besançon, France)
coll. Annales Littéraires de l’Université de Franche-Comté
146 pages, 9 euros
Quatrième de couverture
“Mondialisation”, “choc des civilisations”, “sans-papiers”, “problème des banlieues”, “fracture sociale”, “devoir de mémoire”, “développement durable”, “malbouffe”… Toutes ces expressions – et bien d’autres – peuvent être envisagées comme des formules : à un moment de l’histoire, elles s’imposent à la fois comme des passages obligés des discours et comme des objets polémiques dans l’espace public. Elles condensent des enjeux politiques et sociaux. Elles cristallisent le débat. Elles mettent en place des évidences et des questionnements. Dans une perspective pluridisciplinaire, cet ouvrage propose un cadre théorique et méthodologique pour comprendre et étudier de tels faits discursifs. La présentation du cadre théorique permet de situer la notion de formule dans ses fondements conceptuels. Les éléments de méthode proposent au lecteur des catégories d’analyse et des critères pour étudier sur corpus telle ou telle formule déterminée. Ce livre est destiné à des étudiants (master, doctorat) et à des enseignants-chercheurs de différentes disciplines qui souhaitent soumettre à l’analyse du discours les réalités politiques et sociales dont ils se saisissent. Plus largement, ce livre retiendra l’attention de tous ceux qui aspirent à porter un regard critique sur les discours dominants. Ces derniers, faut-il le préciser, ne se comprennent pas sans les contre-discours qui se donnent à voir comme des alternatives ou des contradictions.
L'auteure
Alice Krieg-Planque est docteure en sciences du langage. Elle est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 12 - Paris-Est, membre du Céditec (Centre d’étude des discours, images, textes, écrits, communications, EA 3119). Ses recherches portent sur les discours politiques, médiatiques et institutionnels.
Les politiques publiques de réduction de la « fracture numérique » visent à ce que les femmes et les hommes, quels que soient leur statut ou leur lieu d’habitation, puissent avoir les mêmes chances de tirer profit des opportunités offertes par les technologies de l’information et de la communication. Mais, en l’absence des dispositions et des mesures particulières, il est facile de constater la persistance des inégalités « sexospécifiques » ou « tribales » observées dans les autres domaines ainsi que dans des processus d’introduction d’innovations. La question est éminemment éthique, dans la mesure où il s’agit d’éviter d’accroître les écarts et de ce fait de limiter les injustices. Aborder la question en termes de rapport entre « fracture numérique » et justice sociale, c’est prendre le parti d’envisager la technologie dans une perspective humaine. L’objectif est ici de mettre en débat la notion de « fracture numérique », de questionner les enjeux techniques, politiques, économiques, sociaux et culturels liés. Elle renvoie à une justice sociale basée sur la mise en œuvre de réelles solidarités entre les femmes et les hommes, les jeunes et les moins jeunes, les pauvres et les nantis, les analphabètes et les autres…
Ethique de « La société de l’Information », sous la direction de Jean-Louis Fullsack et Michel Mathien
Collection Médias, Sociétés et Relations Internationales, dirigée par Michel Mathien, Bruxelles, Ed. Bruylant.
Cet ouvrage précise les orientations ayant conduit à la réflexion sur l’éthique de l’information à l’échelle d’un débat international, les contextes auxquels elles s’appliquent, notamment dans l’aspiration à la diversité culturelle dont la nécessité est affirmée par ailleurs dans les textes du SMSI. Comment comprendre les souhaits de partage des techniques, des connaissances, de lutte contre la « fracture cognitive » ? La participation de tous au réseau mondial peut-elle aller avec une gouvernance d’Internet qui resterait en partie significative aux mains d’un seul Etat ? Comment décrire les comportements personnels et collectifs dans la cadre d’une socialité universelle ?
Dans cet ouvrage, les chercheurs, experts et praticiens observent et analysent les problématiques liées aux questions éthiques des usages des TIC. Un sujet qui doit nous interpeller, tous.