634 pages, 25 euros, Presses universitaires de Rennes (PUR)
ISBN: 978-2-7535-1147-7.
Les discussions et les jugements habituels sur les journalistes supposent que l'on en sait bien assez pour exprimer un jugement. Mais que penser de cette liste de mots et d'expressions bizarres ?
Accord de zone, à-la, ampexage, Anastasie, anchorman, bible, blonde, bolo-bolo, boeuf carotte, bouillon, caviardé, chemin de fer, concuvi, couillard, cuir, débuller, drapeau, dsng, embargo, enrobé, étalonnage, filmer en bois, fixeur, flou net, gonzo journalism, grue de Latché, infotainment, jri, louma, marronnier, ménage, minette, moirage, morgue, mur, nazeur, ours, palette, parachute journalism, pâté de têtes, péréqué, pied, piétage, pigiste, pleurage, polichinelle, pré-roll, re-croper, règle des 30°, repasse, retravail, saucisse, sérif, singe, stringer, tapis, tricard, tunnel, vote de paille, voleurs de patates, vumètre, weekender, zoomite.
Ce livre, publié par la maison d'Édition John Benjamins, propose de reconsidérer l'étude des interactions à partir de la métaphore de la ventriloquie, entendue comme le processus par lequel les interactants font parler implicitement ou explicitement des choses et des êtres en situation d'interaction. Exploitant cette nouvelle métaphore de la communication, Cooren montre qu’elle nous permet non seulement d’analyser comment les interactants animent ou ventriloquisent constamment des règles, des valeurs, des principes, des collectifs, des faits, des situations, etc. en situation d’échanges, mais que ces mêmes règles, valeurs, principes, collectifs, faits, situations, etc. les ventriloquisent ou les animent également, ouvrant ainsi la porte à l’étude des passions en situation interactionnelle. Par ailleurs, son propos dépasse la seule étude des interactions et nous propose des pistes de réflexion portant sur la nature incarnée des collectifs, qu’il s’agisse d’organisations, des groupes ou des sociétés.
François Cooren, PhD est professeur et directeur du Département de communication de l’Université de Montreal. Auteur de quatre livres, plus d’une quarantaine d’articles et d’une vingtaine de chapitres de livre, il est l’ancien rédacteur en chef de la revue Communication Theory et le président de l’International Communication Association.
La revue électronique tic&société (http://ticetsociete.revues.org/) est heureuse d’annoncer la sortie d’un nouveau numéro sur l’interactivité coordonné par le professeur Christian Papilloud de l’Université de Caen Basse-Normandie. Ce numéro, consacré aux rapports entre le lien social et les technologies de l’information et de la communication (TIC) dites interactives, comprend cinq contributions qui témoignent de la permanence du questionnement sur cette notion polysémique. Comme l’annonce le coordonnateur du dossier, on a « l’impression que le concept, couramment utilisé aujourd’hui, a une définition stable ». Or, ce nouveau dossier de la revue tic&société montre que nous avons le devoir de « déconstruire (les) idées reçues ». De plus, en engageant la réflexion sur la question du lien social, Christian Papilloud propose d’analyser « l’enjeu de société que constitue l’interactivité […] généralement sous-évalué ». Pour ce faire, la première contribution introduit la réflexion sur l’interactivité et cède ensuite la parole aux auteurs pour inviter les lecteurs à la déconstruction de l’évidence de l’interactivité.
En lançant ce nouveau numéro, tic&société souhaite apporter une contribution pour « réinterroger l’interactivité [et] encourager des contributions en langue française souvent difficiles à repérer au milieu d’une littérature majoritairement anglophone qui domine sur ce thème ».
Sommaire du vol. 4, n° 1 | 2010
Christian Papilloud, Université de Caen Basse-Normandie : Introduction
Christian Papilloud, Université de Caen Basse-Normandie : L’interactivité
Bernhard Rieder, Université de Paris 8 Vincennes à Saint Denis : De la communauté à l’écume : quels concepts de sociabilité pour le « web social » ?
Alain Vaucelle et Henri Hudrisier, Télécom Sud Paris et Université de Paris 8 Vincennes à Saint Denis : Langages structurés et lien social
Catherine Lejealle, Télécom Paris Tech : Dans quelle mesure la TV sur mobile est-elle interactive ?
Guillaume Latzko-Toth, Université du Québec à Montréal : Le chat est-il (encore) un média interactif?
Varia
Mariangela Roselli, Université de Toulouse 2 Le Mirail : Formes de réception et d’appropriation des ressources numériques en milieu étudiant.
tic&société a récemment rejoint le portail de revues en sciences humaines et sociales Revues.org qui comprend 250 revues et collections ainsi que 114 carnets de recherche (http://www.revues.org). tic&societe constitue, depuis trois ans, un lieu d’échanges scientifique multidisciplinaire, international et francophone.
Sous la direction d'Alain KIYINDOU Editions L'Harmattan, Collection Mouvements Économiques et Sociaux
Cultures, technologies mondialisation, trois termes qui s’interpénètrent et se fécondent mutuellement. Dans le « magma » de la mondialisation, les cultures se croisent, s’observent, s’imitent, se confrontent et dialoguent, quand elles ne s’ignorent, ne s’excluent ou ne se rejettent. Elles s’enchevêtrent, s’enlacent et s’écartèlent. Mais au-delà de ce brassage, que deviennent les cultures minoritaires ? Comment les réseaux techniques prennent-ils place dans des espaces particuliers et comment les cultures se construisent ou se détruisent ? Les différentes contributions regroupées dans cet ouvrage apportent un éclairage distancié de ce bouillonnement technico-culturel, fondement de la mondialisation. Les mutations se situent à tous les niveaux,mais les auteurs prennent garde de ne pas confondre changement technologique, culturel, mondialisation avec progrès social. Les bénéfices de ces évolutions sont plus complexes et inégalement répartis, à l’image de la société ellemême.
Réseaux et communautés de savoirs partagés s´inscrit dans une réflexion autour des questions d´éducation et de formation par les TIC dans le cadre de la mondialisation. L´approche proposée lie l´aspect technique et la dimension sociale en s´appuyant sur la diversité des cultures dans laquelle s´organisent le partage des savoirs et la formation à distance. L´analyse des logiques de production des contenus, associée aux conditions d´usages et aux stratégies d´acteurs, permet de mieux comprendre les enjeux liés aux réseaux et aux communautés de savoirs. Quelles sont les stratégies mises en oeuvre par les apprenants pour surmonter les difficultés liées au dispositif d´apprentissage ? Comment les nouveaux médias, comme les blogs interviennent-ils dans le partage des savoirs ? Comment les civilisations dites de l´oralité s´approprient-elles ces nouveaux outils ?... Autant de questions auxquelles les auteurs des contributions ont tenté de répondre. Se démarquant des postures universalistes, ils envisagent la formation à distance dans le cadre d´une société des savoirs différenciés. Une telle approche interroge les pratiques de formation et le rôle de chacun des acteurs ainsi que l´idéologie (marchande) dans laquelle se réalise l´industrialisation de la formation à distance.